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Get Out # Sharly

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MessageSujet: Get Out # Sharly Ven 22 Juil - 10:15




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




Mardi matin, 11h30. Normalement, à cette heure-là j’aurais dû me retrouver dans mon bureau, face à des clients. Et à la place j’étais dans mon appartement, fatigué de la séance de rééducation d’une heure et demie que je venais de faire. Cela faisait à présent une semaine et deux jours que j’étais sorti de l’hôpital, et pour l’instant aucune preuve d’amélioration ne pointait à l’horizon. C’était beaucoup trop tôt d’après les médecins, et je n’avais pas à m’inquiéter, mais ça ne m’empêchait pas de le faire. Sharly m’avait emmené elle-même ce matin mais avait demandé à l’infirmière de bien vouloir me récupérer et me ramener chez nous le temps qu’elle fasse quelques courses. Pour l’instant, étant encore en congés, elle n’avait pas besoin d’une infirmière à temps complet, elle ne la faisait déplacer que lorsqu’elle avait autre chose à faire. En voyant ma tête de déterré, la femme en question tenta de me faire la conversation, mais je ne répondis à aucune de ses questions. Je n’étais vraiment pas d’humeur à me faire interroger, je n’avais qu’une envie : celle de marcher tout seul et de lui dire de me foutre la paix. Mais je n’étais pas tellement en position de refuser un peu d’aide, et c’était ça le plus humiliant dans toute cette histoire. La première chose que j’avais faite en arrivant à l’appartement avait été de lui demander de lâcher mon fauteuil et de me laisser me débrouiller tout seul. Elle avait marmonné un truc du genre « à vos ordres chef » mais son ton cynique et ironique ne m’atteignait absolument pas. Soyons clair : je n’ai absolument rien contre cette infirmière. Elle fait son boulot à la perfection, et elle n’est pas désagréable. Mais je n’arrivais à être sympathique avec elle que lorsque Sharly était dans les parages. Je ne sais absolument pas si elle s’en est plaint auprès de ma fiancée d’ailleurs, et si elle l’a fait je ne peux pas la blâmer. Il m’arrive d’être insupportable en ce moment, le moindre petit truc m’affecte et me donne envie de me jeter par la fenêtre. Me rendant compte que mon t-shirt est trempé à cause de ma séance de rééducation, je me dirige vers la salle de bain dans l’espoir de me laver. Je ferme la porte derrière moi, mais pas à clé, sachant que si je me casse la figure il vaudrait mieux qu’on puisse me donner un coup de main. La salle de bain reste encore à aménager pour moi, bien que c’est un peu de ma faute si nous n’avons toujours pas entreprit d’y changer quoi que ce soit. Je reste persuadé que ça ne sert à rien de changer toute la maison si jamais je dois retrouver l’usage de mes jambes dans les mois à venir. Je retire mon polo tranquillement, et le roule en boule pour pouvoir l’envoyer au loin dans la corbeille à linge sale. Heureusement que j’étais un super basketteur, il y file directement sans que j’ai besoin de me déplacer à nouveau. J’hausse alors un sourcil en regardant la baignoire. Je ne savais même pas comment j’allais m’y prendre tout seul.

«Un peu d’aide peut-être ? » Dépité, j’étais dépité. Les deux mains sur le rebord de la baignoire, la tête baissée. En l’entendant entrer, je m’étais retourné vivement, et mes sourcils s’étaient froncés. Je ne suis pas un enfant de dix mois à qui on doit donner la main pour qu’il reste debout sur ses deux jambes. Parce que même si on le faisait, je tomberais quand même ! La haine que j’éprouvais en ce moment même n’était pas adressée à la femme en face de moi en particulier. Non, c’était plutôt une colère contre le monde entier. J’ai mon égo, et ma fierté prenait des coups un peu plus chaque jour. Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point ça peut être embarrassant de voir les gens dans la rue détourner le regard ou au contraire s’attarder sur votre fauteuil roulant. J’ai l’impression constante d’attirer la pitié des autres et ça ne me plaît pas. Tout comme le fait d’avoir besoin d’aide. Je me tourne à l’aide de mon fauteuil pour lui faire face et sans même que je puisse y faire quoi que ce soit les larmes me montent aux yeux. «Je ne veux pas de votre aide bon sang !! J’en ai marre de devoir supplier pour le moindre geste que j’aimerais qu’on effectue pour moi ! Vous savez à quel point c’est humiliant de devoir dire « s’il vous plaît » toutes les quatre secondes ? De se réveiller le matin et de devoir regarder le plafond en attendant qu’on vienne vous sortir du lit parce que vous n’êtes même plus capable de préparer à votre fiancée son petit-déjeuner ?! » Je vois qu’elle me regarde, surprise, et elle tente de m’apaiser en s’approchant de moi et en posant sa main sur mon épaule. «Monsieur Wilson calmez-vous. Je sais que tout ça est difficile mais…» je réponds du tac au tac en pointant mon doigt vers la porte. «Non vous ne le savez pas justement. Maintenant partez de chez moi, j’aimerais être seul. Et ce n’est pas la peine de protester, Sharly sera bientôt là de toute manière. » Pour la première fois depuis neuf jours elle ne joua pas les têtues. Elle m’observa avec un air sévère, le même qu’avait ma mère avant de me frapper, et se retira en claquant la porte de l’appartement avec une telle force qu’on devait l’avoir entendue à dix kilomètres à la ronde. Je l’avais sûrement vexé. Je soupire, mais finalement souris en voyant que j’avais fini par l’épuiser et la contraindre à partir. Mes yeux se focalisent de nouveau sur la baignoire et je retrousse mes manches.

Quelle idée stupide ! A peine avais-je essayé de m’extirper de mon fauteuil que mes jambes s’étaient écroulées sous mon poids. Ma tête cogna contre le rebord de la baignoire, et mon corps joncha le sol très rapidement. Sans parler du fauteuil qui s’était retourné quand je m’étais agrippé à lui pour ne pas tomber. Un léger gémissement sort de ma bouche, preuve que je suis bel et bien en vie. Mon poing frappe le sol de rage tellement je suis déçu de ne pas y être arrivé. A l’aide de mes coudes, je me redresse légèrement et observe la baignoire. Ca ne servait à rien que j’essaye de la chevaucher pour me retrouver dedans, sans mes jambes je n’étais pas capable de grand-chose. Je me retrouvais bien con maintenant, sans personne pour me donner un coup de main. Je reste quelques temps à plat ventre avant de grimacer trouvant le carrelage de la salle de bain tout sauf confortable. Je me mets alors à ramper torse-nu pour sortir de la pièce. C’est fou comme cet exercice est vraiment dur quand la moitié de notre corps est un boulet qu’on doit transporter inutilement. A mi-chemin, c’est-à-dire en plein milieu de la salle-à-manger, j’abandonne et reste allongé par terre. Je râle en murmurant un charabia inaudible et sers le poing en me mordant la lèvre aussi fort que je le peux pour ne pas craquer. Je n’avais aucune envie que ma fiancée me trouve dans cet état. Déjà qu’il y’avait de fortes chances pour qu’elle ait soit croisé l’infirmière soit reçu un appel d’elle, alors si en plus elle me voyait là elle allait me passer un savon ou bien s’inquiéter inutilement. Je retente ma chance en rampant, apercevant le salon avec un canapé à proximité. Il n’y avait aucune raison que je n’y arrive pas n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Ven 22 Juil - 11:07


Je suis là quoiqu'il arrive.

Etre chez soi, c’est bien la meilleure chose qu’il soit. Plus besoin de trainer dans les couloirs de l’hôpital à part quand je dois amener Oakley pour ses séances de rééducation. Je ne rate jamais une seule de ses séances. Du moins, je le conduis là-bas à chaque fois. Je ne reste jamais, le laissant seul avec le docteur. D’habitude, je le récupérer après. Mais aujourd’hui, j’ai dû faire une exception à la règle. Le frigo et les armoires étant vides, je dois bien les remplir. Et puis, je veux acheter deux-trois trucs pour le confort d’Oakley dans la maison. Je sais qu’il ne veut pas que je fasse des modifications trop importantes. Seulement, je ne peux pas le voir ainsi. Mettre quelques barres, ce n’est pas un drame et puis, on les enlèvera quand tout ira mieux. Je ne suis pas du genre à faire du shopping seulement, j’ai décidé de faire les choses bien. J’allais faire un petit repas pour Oakley. Ça allait lui remonter le moral un peu. Je ne suis pas la meilleure cuisinière du monde. Avec un livre de cuisine, j’y arriverais bien. Même en prenant mon temps, je passais une bonne heure et demie à faire tout ce que je devais faire. Me dirigeant vers le hip hop dance, il fallait que je passe afin de dire bonjour à mes collègues et aussi parler au patron pour mes congés. Il me restait encore cinq jours. Seulement, je voulais essayer d’en avoir un peu plus afin de bien m’occuper d’Oakley. Juste devant la boite de nuit, mon portable se mit à vibrer. Je regardais l’écran. C’était l’infermière qui s’occupait de mon fiancé. Mon cœur se mit à battre et mes mains tremblaient. J’avais peur. Peur qu’il soit arrivé quelques choses à Oakley. L’infermière ne m’avait jamais appelé par le passé. Tout ce passait très bien. Elle ne se plaignait jamais et s’occupait à merveille de mon fiancé. Donc ça voulait dire que c’était très mauvais signe. «Je n’en peux plus. Trouver quelqu’un d’autre. » Qu’est-ce qu’elle racontait, je ne comprenais pas tout. Aucune plainte de sa part. Elle était l’infermière parfaite. Celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui a du répondant. « Calmez-vous Elena. Je sais que ça peut être dur mais il ne dit pas ça pour vous. Il est juste un peu énervé contre son état. Ça va lui passé. J’arrive tout de suite. » Ce n’était pas vraiment la fête à la maison. Oakley s’énervait contre tout et tout le monde. Son état le mettait dans un état d’énervement. Je comprends que sa réaction, c’est tout à fait normal. Tout le monde réagirait de cette manière. « Je suis partit de votre appartement. En revoir et bon courage, Sharly. » Elle me raccrocha au nez. Je n’eu pas le temps de lui répondre. Elle avait osé laisser Oakley tout seul dans notre appartement. Elle était complètement folle et irresponsable. Je m’en voulais de ne pas avoir fait le bon choix. Il fallait quelqu’un d’encore plus costaud. Je ne perdis pas une seule minute ici. Il fallait que je traverse plusieurs quartiers avant d’arriver chez nous. Il fallait aussi que je cherche une nouvelle infermière. J’avais cinq jours pour en trouver une. Je ne voulais pas la première venue. Surtout pas après ce qui c’était passé aujourd’hui. Je devais me montrer plus chiante avec la suivante.

Les paquets dans les mains, je montais les marches deux par deux. J’avais fait ficelle pour arriver le plus vite possible. Reprenant mon souffle avant d’ouvrir la porte tout de même. Je posais mes achats à côté de la porte. Mais aussi mes clés, mon sac et ma veste. Et si je retrouvais Oakley mort sur le sol. Ah non, je ne pouvais pas imaginer une telle chose. Il n’était pas aussi bête que ça pour faire une chose dont il était incapable. J’attrapais mes cheveux pour en faire une queue de cheval. J’allais devoir faire quelque chose alors autant pas avoir les cheveux devant les yeux. Je ne prononçais pas un mot, avançant à pas de loup dans l’appartement. Lorsque j’aperçus sur le sol du salon, je stoppais mes pas pour le regarder faire. Pourquoi ne voulait-il pas de l’aide. C’était tout à faire normal. Il n’allait pas remarcher du jour au lendemain. Ça prendrait du temps, et il fallait qu’il le comprenne. On ne marche pas en claquant des doigts sinon ça se serait. J’attendais patiemment essayant de voir ce qu’il essayait de faire. Son fauteuil n’était pas dans les parages. Il n’avait pas dû tomber ici mais dans une autre pièce. Et là, il essayait de s’en sortir seul. Je fis quelques pas pour me retrouver près de lui. Les mains sur les hanches et le regard pas très gentil, je le regardais. Il n’avait pas encore dû voir ma présence. Un petit hmmm sortit de ma bouche afin qu’il se rende compte que j’étais ici. « Ça va pas la tête. Quand tu vas prendre conscience que tu as besoin d’aide. Nous sommes là Oakley. Maintenant, il n’y a que moi puisque tu as fait fuir l’infermière. Si tu dois crier sur quelqu’un, vas-y crie moi dessus. » J’attendais qu’il me dise quelque chose. il fallait qu’il fasse sortir ce qu’il avait sur le cœur. Alors autant le faire sur moi. Je n’avais pas peur d’entendre ce qu’il avait à dire. J’étais bien plus costaud que cette fille. Je pouvais tout encaisser, même des mots désagréables jetés en pleine face. « Vas-y ! Défoule-toi. Tu vas voir, ça va te faire du bien. » J’avais haussé le ton. Afin de le faire craquer et qu’il sorte tout. Une fois fait, il se sentirait bien mieux et il ne serait plus aussi désagréable. Du moins, peut-être. Car je ne pouvais pas connaître ses pensées et ce qu’il avait au fond de lui. On ne parlait pratiquement jamais de son état. Je savais que c’était le point sensible. Et chaque fois que j’avais essayé. Le ton était monté. Seulement, cette fois, je ne lâcherais pas. Je serais têtue comme pas possible, jusqu’à qu’il me dise tout. qu’il m’avoue son mal être et son désespoir.


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    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Ven 22 Juil - 23:04




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



Je commençais à regretter amèrement mon geste. J’ai u mal à comprendre mes excès d’agressivité ces derniers temps. Je ne suis pas comme ça d’habitude, je ne m’en prends jamais à des gens qui ne sont absolument pas responsables de mon état. Et là pourtant j’ai l’impression d’être une bombe à retardement, de ne rien supporter, d’accuser toute personne qui ose élever la voix devant moi. Je ne sais pas si finalement ce n’est pas la jalousie qui parle. Ils peuvent tous marcher, courir, faire du sport, atteindre le haut de l’étagère. Tandis que moi, je suis coincé et même incapable de prendre un bain tout seul. Si ça ce n’est pas injuste ! Le médecin ce matin se réjouissait parce que j’ai été capable de bouger l’un de mes doigts de pieds au bout d’une heure. Lui trouvait ça énorme, et moi j’ai failli éclater de rire tellement je trouvais ça stupide de se réjouir pour un truc aussi minuscule et banal. Ils pensent tous pouvoir me comprendre et me faire relativiser, mais aucun d’entre eux ne pourra jamais se mettre à ma place. J’en veux tellement à ce chauffeur qu’on a pas coincé que si je le croisais dans la rue je serais capable de lui foutre une balle en pleine tête. Il y’a même des moments dans la journée où c’est à ma propre existence que je m’en prends. Je me déteste tel que je suis aujourd’hui, et si il n’y avait pas Sharly à mes côtés je ne sais même pas quelle idée me traverserait l’esprit. Pourtant, je n’aime pas faire dans le mélodramatique, et je sais bien que je serais incapable de m’infliger un truc pareil. Mais parfois je me demande ce que ça ferait si je n’étais plus là. Un malade en moins à la charge de la société. Allongé sur le sol c’était à toutes ces petites choses que je pensais. Puis, reprenant mon courage à deux mains je décide de retenter l’impossible : arriver près du canapé. Le plus drôle dans tout ça c’est que je ne sais même pas ce que je vais faire une fois que je l’aurais atteint. Monter dessus sera le même challenge que d’arriver dans la baignoire. Mais tant pis, je continue quand même. Ne regardant pas derrière moi, je ne m’étais absolument pas aperçu de l’intrusion de ma fiancée dans l’appartement. C’est seulement en entendant un petit « Hum » que je me suis retourné, en sursautant soit dit en passant. Je m’apprêtais à gueuler en disant que j’avais failli avoir une crise cardiaque, mais la vision de la jeune femme m’en empêchait. Je l’aime trop pour la traiter n’importe comment. Elle fait énormément de choses pour moi, et je m’en veux d’être aussi désagréable à longueur de journée. « Ça va pas la tête. Quand tu vas prendre conscience que tu as besoin d’aide. Nous sommes là Oakley. Maintenant, il n’y a que moi puisque tu as fait fuir l’infermière. Si tu dois crier sur quelqu’un, vas-y crie moi dessus. » Je la regarde, énervé de voir qu’elle aussi est persuadée que j’ai besoin d’aide. Néanmoins, je n’étais pas assez en colère pour éliminer le fait qu’elle était la femme de ma vie de ma tête. Je ne pouvais donc pas lui crier dessus comme elle l’éspérait. Je me contente de ravaler ma salive, le visage creusé. « Je… Non, je ne le ferais pas. » et j’aurais réussi à me taire si seulement elle n’avait pas renchérit avec un ton qui ne me plaisait pas le moins du monde. « Vas-y ! Défoule-toi. Tu vas voir, ça va te faire du bien. »

Je me mets à rire, jaune bien sûr. Le fait qu’elle monte le ton et les paroles qu’elle avait prononcées juste avant me mettent en rogne. Je m’étais retourné pour continuer mon chemin, mais je sers le poing et donne un coup au sol avant de m’emporter sans même m’en rendre compte. « Je n’ai pas besoin de ton aide, ni de celle de personne !!!! Tu sais ce que vous faites tous autant que vous êtes ? Vous m’émasculez ! Je ne suis même plus un homme digne de ce nom puisque j’ai besoin de demander de l’aide pour le moindre inconvénient ! Même un gamin dans un cadis est capable d’attraper plus de choses dans un magasin ! Je ne peux plus courir, je ne peux plus conduire, je ne peux même pas enfiler mon pantalon tout seul ! Je n’étais pas censé vivre comme ça, et je ne suis pas censé être celui qui dépend de tout le monde ! Je devais pouvoir te protéger si il arrivait quelque chose, être celui qui te ferai à manger le jour où tu es malade, être celui qui te soutiendrais tout le long de ta grossesse. A force je me demande même si ça vaut le coup de toute façon qu’un jour j’ai un enfant, parce que si c’est pour essayer de lui apprendre à marcher et qu’il ne comprenne pas que moi je ne sois pas capable de le faire ça ne sert à rien ! » J’avais débité ça avec une rage et une vitesse hallucinante, à tel point que j’en avais même mal à la tête. Je reprends mon souffle difficilement, et bizarrement m’apaise, n’ayant rien d’autre sur le cœur. Mais me rendant compte de tout ce que je venais de débiter, je baisse la tête et lui tourne le dos. Je ne me supporte pas moi-même et j’avais du mal à envisager qu’elle puisse encore m’aimer tel que je suis. Je laisse ma tête toucher le sol, et mes mains glissent dans mes cheveux, les arrachant presque. Je ferme les yeux et laisse mon cœur reprendre une vitesse de battement normale. Je m’en veux terriblement, et je ne comprends pas comment j’ai pu faire pour laisser tout ça sortir de ma bouche. Je n’avais pas envie qu’elle sache ça, et je n’avais pas envie de lui faire du mal. Je préférais encore me pendre que de lui infliger une quelconque douleur, physique ou morale. Je murmure de façon si basse que je ne sais même pas si elle m’entend. « Je voulais juste prendre un bain… » Je rouvre les yeux et lentement tente à nouveau de me rapprocher de ce fameux canapé sans rajouter quoi que ce soit d’autre. J’étais de toute façon assez pitoyable comme ça, il valait mieux que je m’éloigne et que je me taise.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Sam 23 Juil - 9:40


Je suis là quoiqu'il arrive.

Pendant une semaine et demie, j’avais fait le nécessaire pour ne pas laisser seul Oakley avec l’infermière. Je ne connais que trop bien mon fiancé, il me ressemblait trop pour ne rien dire. Je pensais que ça durerait bien plus longtemps avant que les choses deviennent ainsi. Cependant, je m’étais trompé là-dessus. J’étais rentré à la maison directement. J’avais observé Oakley sur le sol entrain de ramper jusqu’au canapé. Il avait dû mal et ça se voyait. Si j’avais écouté mes sens, je serais immédiatement venu l’aider. Cependant, je devais faire le contraire. Et montrer à mon fiancé qu’il avait besoin d’aide tout comme les autres personnes qui sont dans le même cas que lui. « Je… Non, je ne le ferais pas. » Je savais qu’il n’allait pas le faire. Il ne voulait pas m’infliger sa peine et son désespoir. Pourtant, je n’étais pas prête à laisser tomber. J’étais allé plus loin bien plus loin. Je le poussais au bout. Il avait rit jaune tout en continuant d’avancer. Puis d’un seul coup, il tapa du poing. Un petit sursaut s’empara de moi. Ça me surprit bien que c’était quelque chose qu’il avait l’habitude de faire quand il était énervé. «Je n’ai pas besoin de ton aide, ni de celle de personne !!!! Tu sais ce que vous faites tous autant que vous êtes ? Vous m’émasculez ! Je ne suis même plus un homme digne de ce nom puisque j’ai besoin de demander de l’aide pour le moindre inconvénient ! Même un gamin dans un cadis est capable d’attraper plus de choses dans un magasin ! Je ne peux plus courir, je ne peux plus conduire, je ne peux même pas enfiler mon pantalon tout seul ! Je n’étais pas censé vivre comme ça, et je ne suis pas censé être celui qui dépend de tout le monde ! Je devais pouvoir te protéger si il arrivait quelque chose, être celui qui te ferai à manger le jour où tu es malade, être celui qui te soutiendrais tout le long de ta grossesse. A force je me demande même si ça vaut le coup de toute façon qu’un jour j’ai un enfant, parce que si c’est pour essayer de lui apprendre à marcher et qu’il ne comprenne pas que moi je ne sois pas capable de le faire ça ne sert à rien ! » ça avait marché. Il venait de se lâcher. Il me disait tout, tout ce qu’il avait au fond du cœur. Je dois dire que ça faisait mal, très mal. Seulement, c’est ce qu’il ressentait. En l’aidant, je le rabaissais. Pourtant, j’essayais de le faire le moins impossible et dès que j’installais un nouveau truc dans la maison, il ne voulait pas. Lui, le grand sportif ne pouvait même plus faire du sport. Comment je ferais si je ne pouvais plus courir tous les matins ? Je serais malheureuse et j’en voudrais surement à la Terre entière. Puis, il revint au faite qu’il devait me protéger. Pourquoi toujours en revenir à ce sujet. Je savais me débrouiller toute seule, je n’avais besoin de personnes. Non, il ne devait pas dire ça. Non il n’avait pas le droit de dire ça. Ne pas vouloir d’enfant était une chose horrible après tout ce qu’on avait dit à l’hôpital. Ce n’est pas parce qu’il est en fauteuil roulant qu’il ferait un mauvais père. Même sans l’usage de ces jambes, il ferait le meilleur père du monde. Il voulait des résultats trop rapidement. Il n’allait pas marcher du jour au lendemain. Et ça il devait le comprendre coute que coute. Le médecin qui s’occupait de lui me téléphonait souvent. C’est moi qui le voulait afin d’en connaître les résultats. Oakley ne disait jamais rien alors que moi, j’avais envie de connaître chaque détail de sa progression. «Je voulais juste prendre un bain… » Prendre un bain, un truc banal que tout le monde faisait sans se poser de questions. Pour Oakley, c’était une autre affaire. Il ne pouvait pas le faire seul. Du moins, il ne pouvait pas rentrer dedans seul. Avec une barre, il pourrait le faire et c’est ce que j’avais l’intention de mettre en place.

Je me rapproche de lui et m’agenouille à côté de lui. Je passe ma main sous son menton et le soulève doucement. Je le regarde droit dans les yeux. Même avec ce qu’il venait de me dire, je n’avais pas envie de partir, de claquer la porte de l’appartement et d’aller prendre de l’air. J’allais rester ici avec lui. J’allais le soutenir encore plus. J’allais essayer de moins l’aider pour qu’il progresse et pour qu’il se sente moins émasculer comme il le disait. « Tu as le droit de ressentir ça, tu as le droit de me le dire aussi. Je ne vais pas partir même si tu me cris dessus pour te libérer. Tu peux le faire, je comprendrais parfaitement. » Je posais mes fesses en calant mon doigt contre le canapé. Il m’avait demandé de le laisser faire, j’allais faire. S’il me le demandait, je pouvais l’aider. Seulement, je ne le ferais plus sans qu’il me le demande. « Tu ne peux pas penser ça. Rappelle-toi de tout ce qu’on a dit sur les enfants qu’on aimerait avoir. Et ce n’est pas parce que tu es dans un fauteuil que ça sera différent. Tu es le même Oakley et tu feras toujours un excellent père quoiqu’il arrive. » Je me levais pour aller récupérer les affaires que j’avais laissé dans le couloir. J’attrapais les trois sacs et marchait vers la cuisine où je déposais le tout sur la table. Je rangeais tranquillement les aliments au bon endroit en jetant de temps en temps un coup d’œil à Oakley. Le temps est la seule qui lui permettrait d’aller mieux. Rien d’autre n’y ferait. Du temps, de la force et de la persévérance. Une fois que tout fut ranger, je me callais contre un des placards en regardant un livre de cuisine que j’avais sortit d’un placard.


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    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 24 Juil - 5:55




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




Oui, je peux parfois être une vraie tête de mule alors même que c’est pour mon propre bien que les gens autour de moi agissent. J’étais en colère, même furax. Je savais qu’une épreuve comme celle-ci serait dure à avaler pour moi, le grand sportif, mais finalement la douleur était plus vive que tout ce que j’aurais pu imaginer. Je ressentais un tas d’émotions négatives dont je ne soupçonnais pas l’existence jusque-là. Et alors que j’aurais préféré garder ça pour moi, Sharly avait envie que j’extériorise tout ça et que je lui balance mes pensées. Franchement il aurait mieux valu que je me taise et que je fasse ce que j’avais prévu de faire en premier lieu : me ronger les sang tout seul et ne m’en prendre à personne, surtout pas à ma fiancée. Mais cette dernière étant tout aussi têtue que moi, elle avait fini par me faire cracher le morceau. Chose qu’à présent je regrettais, parce que je voyais bien dans son regard que ce que je venais de lui dire n’était pas plaisant. Et franchement, je n’en pensais pas tous les mots. Quand on est désespéré ou désemparé, on a tendance à ruminer des choses qui au fond sont loin d’être la vérité. Je venais de lui dire que j’hésitais même à vouloir des enfants, alors que je sais tout à fait que rien ne me ferait plus plaisir que d’apprendre une nouvelle pareille. Je clamais ne pas avoir besoin d’aide, alors qu’il me suffisait d’observer le canapé en face de moi pour comprendre que je ne pourrais jamais monter dessus sans l’aide de ses deux bras à elle. Je disais ne pas supporter que les gens s’occupent de moi sans même que je leur demande, alors que je ne pouvais remercier assez Sharly d’être à mes côtés. Oui, ce que je venais de dire n’avait aucun sens quand j’y réfléchissais, et pourtant c’est ce que l’espace de quelques jours je n’avais cessé de penser. La tête baissée, je me rends compte qu’elle s’est agenouillée à côté de moi. Elle me force à me redresser pour que je puisse la regarder dans les yeux. Mon regard se brouille, j’avais terriblement honte de mon attitude. « Tu as le droit de ressentir ça, tu as le droit de me le dire aussi. Je ne vais pas partir même si tu me cris dessus pour te libérer. Tu peux le faire, je comprendrais parfaitement. » Je sais bien qu’elle ne partirait pas, pas tout de suite. Vu l’amour qu’on se porte mutuellement il est évident qu’on serait capable de supporter beaucoup de choses sans partir en courant. Cependant, je ne suis pas un imbécile, et je sais bien que mon comportement pessimiste ne lui plaira pas très longtemps. Les battements de mon cœur s’étaient apaisés, et je soupire légèrement. «Non je… Je suis désolé. Et je n’ai pas à te crier dessus, pas avec tout ce que tu fais pour moi. » J’avais parlé des enfants, et bien sûr ça aurait été étonnant que Sharly ne me remette pas les idées en place. J’étais stupide, je n’aurais jamais du aborder ce sujet de la manière dont je l’ai fait. Parce que c’est évident que le fait d’être handicapé ne nous empêche pas d’être un bon parent. Et parce que j’aurais beau crier que je ne veux plus d’enfant, ça sonnera toujours aussi faux. « Tu ne peux pas penser ça. Rappelle-toi de tout ce qu’on a dit sur les enfants qu’on aimerait avoir. Et ce n’est pas parce que tu es dans un fauteuil que ça sera différent. Tu es le même Oakley et tu feras toujours un excellent père quoiqu’il arrive. » Je la regarde sans savoir quoi dire, quasiment persuadé qu’elle est blessée par les paroles que j’ai prononcé. Elle se relève et se dirige vers la porte pour récupérer son sac. Je reste planté là quelques secondes, puis retente ma chance vers le canapé. Je fini par arriver à sa hauteur au bout de quelques minutes, mais quand il s’agit de monter dessus c’est une toute autre affaire. Je m’acharne à réitérer chacune de mes actions, tentant de prendre appui sur ce que je peux trouver à portée de main. Mais au bout d’un quart d’heure de bataille nerveuse et physique avec le meuble en question, je finis par abandonner et me laisser retomber contre ce dernier. De là où je suis, j’ai tout le loisir d’observer ma fiancée. Elle tient un livre de cuisine dans les mains, et cette vision me fait sourire. Elle est adorable, elle a son petit air concentré qui me fait si souvent fondre. Je reste quelques minutes dans cette position, aimant la regarder du coin de l’œil sans rien dire.

Je me mets à frissonner, ce qui n’est pas bien étonnant vu que je n’ai plus de t-shirt sur moi. Je regarde la distance qui me sépare de notre chambre, et me résigne à y aller. Je rampe difficilement, ressentant une fatigue certaine. Normalement, je ne suis pas censé trop bouger après mes séances de rééducation. Le médecin ne cessait de me répéter qu’il fallait que je me repose et que j’évite de trop forcer alors que je venais déjà de passer une demi-heure à le faire. Mais voilà, encore une fois je n’écoutais rien et me persuadais que je pouvais endurer plus que ça encore. Une fois dans la chambre, je saisis une chemise posée sur une chaise à ma hauteur. Sharly m’avait mis quelques vêtements à portée de main au cas où j’en ai besoin. Je me redresse, étant à présent assis, et enfile cette dernière. Je boutonne la chemise, laissant quand même mon col ouvert, et essuie mon front juste après. J’avais soudainement un peu trop chaud, et je ne me sentais pas dans mon assiette. Je me glisse maladroitement vers mon lit, et arrive à monter dessus grâce aux barres installées par Sharly. C’est la seule pièce dans laquelle elle en a mis jusqu’à présent, et je regrette de ne pas lui avoir demandé d’en mettre dans la salle de bain. J’allonge mes jambes sur le lit avec difficultés, en me disant qu’elles sont bien plus lourdes que lorsqu’elles fonctionnaient encore. Je pose ma tête sur l’oreiller, et ferme les yeux. Le mal de crâne que j’éprouvais se dissipe peu à peu, et quand je ré-ouvre les yeux il est totalement parti. Je saisis la couverture et me roule dedans du mieux que je peux. Je n’avais pas froid au point d’enfiler un pull, mais ça me donnait une impression de confort et de sécurité. Toutes les nuits je me couchais en me disant que le lendemain j’arriverais peut être à marcher, qu’il suffisait d’une bonne nuit de sommeil pour qu’elles se rétablissent. Et chaque jour, quand je me réveillais, je constatais avec amertume que ce n’était pas le cas. Que j’allais encore devoir aller suivre ces séances de rééducation sans que ça ne porte aucun fruit. Peut-être que la solution à mon mal-être était de cesser de rêver, cesser de me raconter des histoires. Je ne suis pas prêt de marcher, et il fallait simplement que j’arrive à l’accepter. Blottis dans la couverture, mes doigts se resserrent sur le tissu, avant que je ne le dégage de mon corps. J’observe ma jambe droite, et me penche pour retirer ma chaussette. Je me concentre, et le même orteil que ce matin se met à bouger. Je n’arrive pas à faire plus que ça, mais je ne sais pas pourquoi, je continue de le faire…


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Lun 25 Juil - 5:39


Je suis là quoiqu'il arrive.

Je sais, je suis différente des autres. Quelle fiancée aurait poussé son fiancé à crier sur elle. Aucune. Mais moi, je venais de le faire. Je ne l’avais pas fait pour le plaisir. Car les mots étaient durs à entendre. Seulement, quand on aime, on est prêt à tout pour permettre à son compagnon à retrouver la paix intérieur et une meilleure vie. Son flot de mots avait énorme et je n’avais pas compris certaines choses. J’en avais retenu quelqu’une. De toute façon, je savais ce qu’il ressentait. Je ne voulais qu’il comprenne que je ne partirais pas, et même s’il en venait à me dire des trucs horribles. Les trucs qui me diraient, je ferais comme s’il ne les avait pas dits. Je les laisserais rentrer par une oreille et ressortir par une autre. «Non je… Je suis désolé. Et je n’ai pas à te crier dessus, pas avec tout ce que tu fais pour moi.» Je savais qu’il se sentait mal de m’avoir crié dessus. Il n’avait pas à se faire se reproche, c’est moi qui l’avait amené au bout pour qu’il le fasse. Je l’avais poussé à me dire ces choses afin que je comprenne un peu mieux son mal-être. Et je dois dire que d’un sens, j’étais contente de moi. Car je savais enfin ce qui se passait dans sa tête. Je pouvais agir de manière à ce qu’il se sente mieux. Seulement, il y avait bien une chose que j’avais détestée. C’était le fait qu’il ne veuille pas plus être père. Ou du moins qu’il le dise de cette façon. Ça m’a fait affreusement mal. Je n’avais pû m’empêcher de laisser une larme couler le long de ma joue. Je voulais qu’il soit le père de mes enfants. Et qu’importe qu’il soit en fauteuil ou non. Ce n’est qu’une gouttelette dans un vase. Quand on enlève cette goutte, les fleurs sont toujours aussi belles. Et bien, ce fauteuil est la goutte et nous sommes les fleurs. Nous vivrons même avec cette goutte en moins. Une goutte qui pourrait revenir. Mon livre de cuisine entre les mains, je regarde la recette. Du coin de l’œil, je m’observe tout de même Oakley qui se bat pour essayer de monter sur le canapé. Ça l’épuise et je le vois bien. Mais il essaye coute que coute. Je ne bouge pas le laissant faire comme il me la demandait. Je sors quelques ingrédients pour préparer un gâteau. Espérons que je ne le rate pas comme ça arrive tant de fois. Dans un gros saladier, je mélange le tout puis brasse quelques coups. Puis enfourne le tout. Je me retourne pour voir Oakley. Mais rien. Il n’est plus vers le canapé. A pas de velours, je cherche dans les pièces. C’est dans la chambre que je le trouve. Je le regarde enfiler une chemise. Heureusement que j’ai eu l’idée d’en mettre à un endroit qui lui accessible. Car si je l’aurais écouté, elles seraient dans le placard. Je le regarde s’allonger sur le lit et se blottir. Il ferme les yeux. Il a besoin de repos après l’effort qu’il a accomplit. Il ne devrait pas autant forcer pourtant il en ressent le besoin. Alors autant le laisser faire. Si ça peut lui faire du bien, je ne vois pas d’inconvénient.

Une douce odeur de gâteau se fait sentir dans l’appartement. Mais c’est mon gâteau qui sent cette odeur. J’avais oublié que je l’avais mis dans le four. Voilà pourquoi, j’étais nulle en cuisine. J’oubliais toujours mes plats alors après, ils étaient cramés ou durs comme du béton. Je mets à courir pour aller le voir dans le four. Heureusement, je suis arrivé à temps. Je le sors et le pose sur la table. Il me semble parfait vu de l’extérieur. Je ne sais pas ce qui vaut vraiment, on verra bien. Je le démoule dans une jolie assiette. J’en coupe un bon bout que je place dans une petite assiette. Attrapant une petite cuillère, je me dirige vers la chambre. Oakley est à présent réveiller. Il arrive à faire bouger son orteil. Je reste ébahit par ce spectacle. Je suis heureuse de le voir ainsi. Le médecin a raison, les progrès commencent. Je le regarde faire. Une larme coule le long de ma joue. Une larme de bonheur. Je l’essuie du revers ma manche. Je pousse la porte et rentre dans la chambre avec mon assiette en main. « Tu aurais pu me dire que tu avais fait un tel progrès. Tu devrais être fier, c’est le début de tout. » Je souris puis regarde à nouveau son doigt de pieds bouger. Un vrai miracle mais je dois quand même m’occuper d’autres choses dans la maison. Il faut que je ramène son fauteuil à Oakley. Et que j’installe les deux ou trois trucs que j’ai installés pour la salle de bain. De quoi m’occuper toute la matinée. « Je viens avec le meilleur remède de tous les temps : le gâteau au chocolat. Je ne dis pas que le mien est le meilleur car si ça se trouve, il est horrible. Je suis tellement nullissime en cuisine. » Je me rapproche du lit pour m’installer à côté d’Oakley en position indienne. Je lui tends l’assiette et le regarde en lui faisant un clin d’œil. Je pris pour que ce gâteau soit exceptionnel et qu’il soit très bon. J’attends qu’Oakley goute la première cuillère. Quand ce fut fait et que j’aperçus sa réaction, je me relève. Avant de m’occuper de la salle de bain, je voulais lui proposer de l’aider à prendre un bain. Non, je devais me mettre en tête qu’il voulait se débrouiller seul. Alors autant mettre les trucs de la salle de bain en place, ainsi il pourra prendre son bain tout seul. « Je dois m’occuper de deux-trois petits trucs. Si tu as…. Je suis dans la salle de bain. » Commençant à me diriger vers la porte de la salle de bain, je le regarde un dernier petit coup en lui souriant.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mer 3 Aoû - 0:23




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



Je m’acharnais à vouloir me débrouiller tout seul. Le canapé, la baignoire, le lit, je ne supportais pas qu’on m’aide. Pourtant, sans épaule serviable, j’étais incapable de faire quoi que ce soit. Il fallait que je me raisonne, que je me fasse une raison. En voyant la larme de Sharly couler sur sa joue, j’étais comme électrocuté. Je réalisais à peine ce que je venais de dire, et en repensant aux mots que je lui avais lancé en pleine figure, je ne pouvais que vouloir m’enterrer très profondément. J’avais envie de la prendre dans mes bras et de m’excuser plus profondément que je ne l’avais fait, mais elle était déjà partie dans la cuisine. Je m’étais donc faufilé jusque dans notre chambre, afin de m’allonger sur le lit et de me reposer. Mais pour tout dire, c’était également une manière peu habile de « se cacher » et d’éviter d’affronter ce que j’avais fait, ce que je suis devenu à cause de cet accident. Je refuse de lui faire du mal comme je viens de le faire, et j’essayais, blottis dans ma couette, de trouver une solution à mon problème et de me faire pardonner. En temps normal, je me serais levé et j’aurais été lui acheter des fleurs ou réserver un restaurant rien que pour nous deux. Mais dans le cas présent, j’étais incapable de me déplacer tout seul et la surprise en elle-même serait gâchée. J’entendais quelques pas, puis une odeur de gâteau éveilla mon attention. Je suis très gourmand, même si ça ne se voit pas vraiment vu mon physique. Je fais - du moins faisais – tellement de sport que j’avais beau manger plein de cochonneries à côté ça n’affectait absolument pas mon organisme. Je suis très bien taillé, et je n’ai rien à envier à personne de ce point de vue-là. Du coup, tant que les bourrelets ne pointent pas à l’horizon, je ne vois pas pourquoi je me priverais des bonnes choses. L’odeur s’infiltre dans mes narines, et je me redresse. J’hausse un sourcil et puis finalement soupire, me disant que c’était certainement mon esprit qui me jouait des tours. Je remue à nouveau mon doigt de pied, ne sachant réellement quoi penser de ce progrès-là. J’entends alors la porte s’ouvrir, et Sharly qui arrive. « Tu aurais pu me dire que tu avais fait un tel progrès. Tu devrais être fier, c’est le début de tout. » Cela fait deux fois aujourd’hui que j’entends ce genre de paroles. La première fois c’était bien sûr mon médecin qui me l’avait dit. Ils semblaient tous émerveillés par ce changement, alors que moi j’avais du mal à l’être. Je voulais tellement plus, tellement plus vite. L’impatience ne fait pas partie de mes défauts majeurs, mais dans le cas présent ça l’était. Je baisse légèrement les yeux, sans pour autant lâcher du regard mon doigt de pied. Si au moins les 9 autres réagissaient aussi, peut être que ça me donnerait plus de raison d’être fier de moi. Je finis par hausser les épaules. « Je ne sais pas si je peux être fier. Je n’arrive pas à voir comment ça ça pourrait être génial. Je n’en bouge qu’un seul, et ça me tue de voir que je ne suis capable de faire que ça… » Mon ton était parfaitement calme, et pas agressif comme il avait pu l’être quelques minutes auparavant. Un peu déprimant peut-être, je dois l’avouer. Mais c’est ce que je ressentais vraiment cette fois-ci. Je me repenche en avant, pour saisir mon pied et remettre ma chaussette.

Sharly s’approche de moi, et c’est au moment où elle tend l’assiette que je me rends compte du fait qu’elle a fait un gâteau. Les odeurs senties précédemment n’étaient donc pas issues de mon imagination débordante. Un large sourire se dessine sur mon visage, elle savait parfaitement quoi faire pour me remonter le moral. « Je viens avec le meilleur remède de tous les temps : le gâteau au chocolat. Je ne dis pas que le mien est le meilleur car si ça se trouve, il est horrible. Je suis tellement nullissime en cuisine. » Je me penche vers elle, et délicatement dépose un baiser sur sa joue. Je sais que la cuisine n’est pas forcément son fort, mais ça ne l’empêche pas d’être bien meilleure que moi dans ce domaine-là. La seule chose que je réussis parfaitement bien c’est les lasagnes. Une recette que l’une de mes exs m’avait appris. Mais pour tout le reste je ne suis pas très doué. Quand j’étais célibataire ça se résumait à des plats à réchauffer au micro-onde ou des pâtes ! Du coup, j’apprécie énormément les efforts que fait Sharly dans ce domaine, et contrairement à ce qu’elle peut penser ce n’est pas toujours raté. J’observe le gâteau au chocolat et me lèche même les babines avant d’y avoir goûté. J’attrape la cuillère, et coupe le premier morceau avec. Je ne tarde pas à l’amener jusqu’à ma bouche et à le mâcher. Mon visage me trahit : je me régale. Il est succulent et franchement c’est exactement ce dont j’avais besoin pour retrouver le sourire. Entre deux bouchées, je la regarde avec une pointe de tendresse. « Merci. Il est très bon ! » Je finis rapidement ma part de gâteau, et affiche un air surpris en voyant ma fiancée se relever et se retrouver au seuil de la porte. Ma curiosité est vite rassasiée quand elle élève la voix à nouveau. « Je dois m’occuper de deux-trois petits trucs. Si tu as…. Je suis dans la salle de bain. » La salle de bain. Je ne suis pas tout à fait dupe, et elle n’a pas besoin de rajouter quoi que ce soit pour que je comprenne ce qu’elle manigance. Elle sait très bien que je ne peux pas prendre de bain tout seul, et la seule manière pour moi d’y arriver serait d’avoir quelques barres à proximité. Or, vu comme je suis têtu, j’ai toujours refusé qu’elle fasse quelques changements dans l’appartement. Elle devait en avoir marre de mon attitude et elle préférait faire les choses sans me demander mon avis. Si elle m’avait sorti ça tout à l’heure quand j’étais énervé, j’aurais probablement piqué une autre crise en lui disant qu’elle n’écoutait vraiment pas ce que je lui disais. Mais là tout de suite, je n’avais pas envie de m’en prendre à elle. Je réalisais qu’elle ne faisait ça que pour mon bien, et pour me permettre d’être un petit peu plus indépendant. Lui faire des reproches serait complètement déplacé compte-tenu de toute l’attention qu’elle me porte. « Deux-trois petits trucs hein ? Ecoute, je sais que tu meures d’envie d’aller aménager la salle de bain pour moi mais… » Je me mordille la lèvre inférieure et lui fais un signe de la main lui indiquant de venir près de moi. « Mais est-ce que ça peut attendre encore quelques minutes ? J’aimerais vraiment que tu t’installes à côté de moi et que je puisse te prendre dans mes bras. S’il te plaît. » Je lui fais mon petit regard de chien battu, même si je sais parfaitement que je n’ai pas besoin de ça pour qu’elle vienne à mes côtés. Je pose l’assiette sur la table de chevet, et attend qu’elle s’installe sur le lit avec moi. J’avais besoin de me faire pardonner et de lui témoigner toute l’affection que je peux lui porter. Je ne l’ai pas suffisamment fait ces derniers temps, et le simple fait de la tenir dans mes bras me manque.



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mer 3 Aoû - 8:32


Je suis là quoiqu'il arrive.

Les petits événements apportent les grands bouleversements. Et peut-être que je n’ai jamais fait attention à ça par le passé mais en repensant à tout, je me suis renduis compte que c’est bien réel. Moi qui effaçais tout le temps les petits événements de ma tête, aujourd’hui, j’y crois bien plus. Et je me dois d’y croire plus que quiconque. Mais pour une fois, j’y crois et je ne fais pas semblant. Car je sais qu’Oakley y arrivera. Il est le plus doué, le plus persévérant, le plus fort que je connaisse. Rien ne peut lui résister et pas deux jambes qui ne veulent pas marcher aussi vite qu’il le veut. J’aurais pû le laisser tranquille dans la chambre. Mais ça me faisait mal, mal de le voir se lamenter, mal qu’il ne soit pas bien, mal que je ne puisse pas rien faire pour qu’il aille bien mieux. Parce que oui, je ne pouvais pas rien faire de plus que le soutenir. Et je voulais faire plus. Cependant, je ne pouvais pas. Je n’étais pas Dieu et encore moins une bonne fée. Bien que j’aurais aimé l’être juste pour un instant, juste pour pouvoir lui redonner l’usage de ses jambes à cet instant précis. «Je ne sais pas si je peux être fier. Je n’arrive pas à voir comment ça ça pourrait être génial. Je n’en bouge qu’un seul, et ça me tue de voir que je ne suis capable de faire que ça…» Il n’était pas agressif mais je crois que c’est encore pire. Parce que je préférais largement lorsqu’il me criait dessus. Au moins, je savais à quoi m’en tenir. Là, c’était une sorte de truc hyper déprimant qui ne m’enchantait pas du tout. Je le regardais se pencher pour qu’il remette sa chaussette. Le deuxième doigt de pieds bougera dans peu de temps. « Pourquoi tu ne saurais pas fier de ça ? Tu dois être le plus fier du monde. De toute façon, si tu ne veux pas être fier de toi, je serais fier de toi. Et puis arrête de dire que tu n’en bouges qu’un seul, le médecin a dit que c’était rare de voir une personne après si peu de temps. » Je voulais qu’il voit qu’il devait être fier, que les choses allaient hyper biens même mieux que la moyenne. On ne pouvait pas faire mille fois mieux. L’homme n’est pas super humain, il n’est que mortel.

J’avais fait un effort pour ce gâteau. Un très gros effort pour le réussir. Et j’espérais bien qu’il soit bon, très bon. Pour une fois, je voulais réussir quelques choses surtout en cuisine. Car je dois dire que c’était la plus horrible des cuisinières. Quand il fallait rater un truc, c’était la première à le rater. Il prend l’assiette que je lui tends. Je veux savoir le verdict. Quand je vois sur son visage, une once de délice, ça me rend folle heureuse. Il mange encore une bouchée. Alors oui, j’ai enfin réussi à faire un gâteau au chocolat. « Merci. Il est très bon ! » Comme je vois que le gâteau est bon et qu’il n’a plus besoin de moi. Je descends du lit et retourne vers la porte de la chambre. Je veux absolument faire ces petits travaux dans la salle de bain. Et je ne veux aucunement le faire savoir à Oakley. Car je sais pertinemment qu’il ne voudra jamais que je mette en place des barres un peu partout. Ces barres, c’est pour lui et pour son bien-être. Il ne le dit peut-être pas et je sais qu’il en a besoin. «Deux-trois petits trucs hein ? Ecoute, je sais que tu meures d’envie d’aller aménager la salle de bain pour moi mais… » mince ! Je pensais qu’il ne se douterait pas de ça. Mais voilà qu’il avait bien deviné le truc. Il faut absolument que je le fasse, je ne dois pas succomber à la tentation qu’importe ce qu’il fera. Car je sais qu’il va essayer des trucs, de la petite tricherie. Mais lorsqu’il se mordille la lèvre inférieure et qu’il fait son petit geste de la main, je ne peux que succomber à cet appel. « Mais est-ce que ça peut attendre encore quelques minutes ? J’aimerais vraiment que tu t’installes à côté de moi et que je puisse te prendre dans mes bras. S’il te plait. » Si ça peut attendre quelques minutes mais je ne veux pas attendre pour le faire. Comment résister à ça ? Je ne peux pas, pas le moindre du monde surtout comme ça. Et puis son petit regard de chien battu fait que je peux encore moins résister. Alors je cours et saute sur le lit pour venir me blottir dans ses bras. Après la pseudo dispute qu’on a eu, je suis contente de pouvoir être près de lui. C’est tellement bien de trouver ces petits moments. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas été comme ça. Je dois dire que ça me fait du bien. Je déteste quand tu te sens mal, quand tu es triste, quand tu ne vois pas bien. Car moi, je ne vais pas bien non plus. On est lié tous les deux. J’ai besoin que tu ailles bien sinon je ne pourrais me sentir bien à mon tour. » Je m’étais redressé afin de pouvoir lui parler. Pouvoir lui dire ce que je voulais. A genoux sur le lit, je regardais Oakley. Je voulais qu’il prenne conscience qu’il n’était pas le seul à souffrir de ça. J’ai mal tout autant que lui et parfois même plus car je me sens mal d’avoir l’usage de mes deux jambes alors que lui il ne peut que bouger un seul doigt de pieds. C’est pour cela que je me donne corps et âme à lui. Si je ne me bougeais, nous serions deux à se lamenter sur cet accident. Mais je ne veux pas. « Alors si tu n’es pas prêt à faire un effort pour me montrer que tu es heureux de bouger cet orteil ou que les choses vont bien passés, moi je retourne à la salle de bain, faire mes petits trucs. Je ne sais plus comment te le faire comprendre alors autant utiliser la manière forte. C’est toi qui à la balle Oakley ? » Je n’allais pas le quitter, loin de là. Mais si c’était pour rester dans ses bras et qu’il me dise qu’il s’en voulait de ne pas plus doué pour aller mieux ou que je méritais pas un homme dans un fauteuil roulant, je préférais largement aller bricoler dans la salle de bain.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Jeu 4 Aoû - 7:30




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?


« Pourquoi tu ne saurais pas fier de ça ? Tu dois être le plus fier du monde. De toute façon, si tu ne veux pas être fier de toi, je serais fier de toi. Et puis arrête de dire que tu n’en bouges qu’un seul, le médecin a dit que c’était rare de voir une personne après si peu de temps. » Je relève les yeux, comprenant que mon ton déprimé ne lui plaisait pas plus que celui chargé d’irritation. Elle tentait par tous les moyens de me prouver que ce que je venais d’accomplir était merveilleux. Est-ce qu’elle réussissait ? Oui et non. D’un côté, ses réflexions étaient bénéfiques parce que j’étais incapable de trouver des arguments qui pouvaient la contrer. De ce fait, j’étais contraint d’admettre qu’elle n’avait pas tout à fait tort. Mais de l’autre côté, n’étant pas prêt de changer d’avis d’une seconde à l’autre, je n’étais pas convaincu à cent pour cent. J’observe mes jambes silencieusement, me demandant combien de temps il me faudrait pour arriver à marcher à nouveau. On ne se rend compte de l’importance des choses qu’on possède qu’une fois qu’on l’a perdu. J’avais pris mes jambes pour acquises, comme la plupart des gens. Je n’avais jamais envisagé la possibilité de me retrouver en fauteuil roulant avant mes quatre-vingt ans. Et voilà que la vie avait décidé de me prouver que j’avais eu tort de ne pas me rendre compte de la chance que je pouvais avoir. Cependant, rester des années à s’apitoyer sur mon propre sort ne ferait pas avancer les choses. Même si j’avais terriblement envie de gueuler sur le monde entier et de rester enfermé dans ma chambre jusqu’à la fin de mes jours, il fallait que je me ressaisisse. Pour moi bien sûr, et puis pour mon entourage. Les gens aigris finissent… Comme ma mère. Finalement quand j’y repense je me dis que le comportement que j’ai doit être celui qu’elle a eu au début. Elle n’avait pas perdu ses jambes, mais mon père. Et du coup elle a fini par reverser toute sa haine sur moi. Je refuse d’être comme ça, je refuse d’être une plaie pour mes proches et mes enfants. Ca serait la pire chose qui pourrait nous arriver à tous les deux. «Tu sais, si ça se trouve le médecin dit ça à tous ses patients pour éviter qu’ils se découragent. Je n’arrive pas à être fier de moi parce que je voudrais plus et aussi parce que je ne mérite pas qu’on m’encourage comme tu le fais. Je suis trop stupide ces derniers temps…» Je reconnaissais parfaitement le fait que j’étais imbécile depuis quelques jours. Je n’étais jamais content de rien, et je sortais des énormités qui pourraient faire rire la terre entière. Comme le fait de ne plus vouloir d’enfants ! Il allait vraiment falloir que je rectifie le tir, et que je fasse comprendre à Sharly que j’avais dit n’importe quoi.

Je savais qu’en tirant cette tête-là elle ne pourrait pas me résister. Nous avons tous les deux nos petits secrets pour faire flancher l’autre. Par exemple, je fonds à chaque fois qu’elle fait la moue et que j’ai l’occasion d’apercevoir ses petites fossettes. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais dans ce genre de cas je ne peux rien lui refuser. Je la vois atterrir sur le lit et très rapidement sur moi. Mes bras l’enlacent donc rapidement, et je me retiens de soupirer d’aise. Parce que oui, la sentir tout contre moi me faisait un bien fou. C’était encore mieux que le gâteau au chocolat ! Même si je ne suis pas réjouis à l’idée qu’elle tienne absolument à aménager la salle de bain, ma requête n’avait pas été faite pour qu’elle ne puisse pas travailler. C’était un petit plus de la retarder, mais ça s’arrêtait là. De toute manière, quoi que je fasse et quoi que je dise ça ne l’empêchera pas de mettre des barres. Elle est aussi têtue que moi, et dans le fond ce n’est pas plus mal. Comme ça, elle peut me tenir tête et éviter de me laisser m’enfoncer tout seul. Je l’ai toujours dit : une femme soumise je n’en veux pas. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas été comme ça. Je dois dire que ça me fait du bien. Je déteste quand tu te sens mal, quand tu es triste, quand tu ne vois pas bien. Car moi, je ne vais pas bien non plus. On est lié tous les deux. J’ai besoin que tu ailles bien sinon je ne pourrais me sentir bien à mon tour. » Mes yeux enchaînent les allers retours visuels entre le visage de ma fiancée et le sol. Oui, des remords ça j’en suis rempli. Je me suis tellement focalisé sur ce que j’avais perdu que j’en ai oublié ce que j’avais encore. Sharly avait vécu la même chose que moi, et si elle avait eu la chance de n’avoir aucune blessure profonde, elle était quand même marquée psychologiquement. Ma main glisse le long de son visage et se faufile dans ses cheveux. J’étais pris de court, je ne savais pas trop quoi dire. Un « désolé » n’aiderait absolument pas si il était tout seul. « Alors si tu n’es pas prêt à faire un effort pour me montrer que tu es heureux de bouger cet orteil ou que les choses vont bien passés, moi je retourne à la salle de bain, faire mes petits trucs. Je ne sais plus comment te le faire comprendre alors autant utiliser la manière forte. C’est toi qui à la balle Oakley ? » Elle n’était plus dans mes bras à présent. Elle s’était redressée pour m’affronter, et ma première réaction fut nerveuse : je me mis à sourire, et même à rire légèrement. « On me menace Mademoiselle Princeton ?» Il faut dire qu’elle pouvait être vraiment impressionnante quand elle le voulait. Elle semblait déterminée à obtenir une réponse, et surtout déterminée à me faire voir les choses autrement. Je n’avais absolument pas envie qu’elle parte tout de suite, et qu’elle soit plus ou moins en froid avec moi. Car c’est ce qui risquait de se passer si je faisais ma tête de mule et que je continuais à bouder dans mon coin. Je me redresse légèrement à mon tour, me servant de mes coudes. J’inspire profondément et lève les yeux au ciel quelques secondes. Mon cœur se serrait, parce que je ne me trouvais pas à la hauteur. Elle attendait, et méritait, beaucoup de ma part. Je n’étais pas sûr de pouvoir lui fournir tout ce dont elle avait besoin pour son bonheur. Je pose mes mains sur ses hanches, et doucement la fait basculé pour qu’elle s’allonge sur le lit. Une fois qu’elle a sa tête sur l’oreiller, je m’aide de mes bras pour me rapprocher le plus possible d’elle. Il m’est difficile de rester autrement qu’allongé sur un lit, mais je faisais tous les efforts possibles pour être en tout cas sur le côté. Mon visage était au-dessus du sien, l’une de mes mains caressait son bras et son épaule de bas en haut. « D’accord, tu as gagné. Je vais essayer d’être plus optimiste. » J’affiche un petit sourire en signe de preuve. «Je t’aime Sharly, et je ne sais pas comment faire pour me faire pardonner. J’aimerais que tu sois heureuse, terriblement heureuse même. Et si pour ça je dois changer d’attitude, je le ferais. » Mes lèvres effleurent les siennes avant de s’appuyer un peu plus et d’entamer un baiser empli de douceur. Finalement le meilleur des remèdes c’est bien celui-là ! Le baiser terminé, je pose mon front contre le sien et ferme les yeux. J’avais besoin d’éclaircir un autre point, même si Sharly savait très bien ce que je pensais au fin fond de mon être. « Je suis tellement idiot… J’ai dit une énormité tout à l’heure. Bien sûr que je veux toujours des enfants avec toi, j’ai même très hâte que ce jour-là arrive. En plus, même dans le cas où je resterais dans ce fauteuil pour le restant de mes jours, je n’ai aucun souci à me faire pour eux : ils auront de toute façon une maman formidable. »



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Sam 6 Aoû - 3:05


Je suis là quoiqu'il arrive.

Avoir un mari dans un fauteuil roulant n’est pas tous les jours faciles. Beaucoup de femmes auraient déjà pris leurs jambes à leurs cous afin de sortir de l’enfer au plus vite. Et pas seulement parce que c’est dur de le supporter mais aussi pour l’image que ça donne. Pour ma part, je ne suis pas de ce genre-là. L’image que ça donne, je m’en fous carrément. Tout ce qui compte pour moi, c’est l’amour et les sentiments qu’on a. car ça ce n’est pas une image, c’est la réalité des choses. «Tu sais, si ça se trouve le médecin dit ça à tous ses patients pour éviter qu’ils se découragent. Je n’arrive pas à être fier de moi parce que je voudrais plus et aussi parce que je ne mérite pas qu’on m’encourage comme tu le fais. Je suis trop stupide ces derniers temps…» Non, je ne pense pas que le médecin dise ça à tous ses patients. Lorsque je parle au médecin, je lui dis que je veux la stricte vérité. Et apparemment, il a compris tout ça. Il ne me dit jamais ça avec un grand enthousiasme comme je le fais. Mais avec son ton, je sais que les progrès sont conséquents et importants. Il voudrait plus, tout le monde veut plus. Et je comprends cela. Tout le monde voudrait recouvrir l’usage de ces jambes en un claquement de doigts. Mais on ne peut pas. I ne peut vraiment être stupide de voir les choses comme ça. Je veux pouvoir l’encourager parce que la plupart du temps, seul, c’est dur. Parce qu’on croit très peu en nous et ça, c’est pareil pour tout le monde. On peut paraître sûr de l’extérieur et fort, cependant au fond, on est tous sensibles et un peu faibles. Pas dans le sens de la faiblesse pure. Et puis, la stupidité n’a jamais fait de mal à personne. Et dans ce sens-là, c’est tout à fait normal. C’est le même sentiment quand on perd une personne proche. Et ça se comprend. « Non. Il ne ferait pas une telle chose surtout en sachant le caractère que j’ai. Tout le monde veut plus, tout le monde veut faire le meilleur en un claquement de doigt. Mais c’est impossible, on est des êtres humains Oakley. Et même si tu es stupide, je le ferais. Je le ferais parce que tu comptes pour moi. Tu comptes bien plus que quiconque. » Toutes les remarques, toutes les conneries… ça n’avait aucune importance puisqu’au fond de moi, je sais que je l’aime. Il peut très bien me haïr, me détester, m’en vouloir. Rien ne pourra me faire changer d’avis. Je suis prête à tout. À tout parce que c’est lui et pas un autre. Lorsque c’est moi qui n’allais pas, lorsque c’est moi qui avait peur de mes sentiments et surtout tout avouer. Il était là, il était là pour me dire qu’il m’aimait quand même. Il ne me jugeait jamais et c’est pour ça que je voulais lui rendre la pareille. On allait se marier et ce n’était que le début des problèmes alors autant commencer maintenant à s’entraider.

Tout ce que je disais, je le pensais plus que tout. Car en ce moment, je ne me sentais vraiment pas bien. J’avais l’impression que j’étais trop en forme par rapport à lui. Moi, je pouvais marcher, je pouvais courir. Et mes derniers mots n’étaient peut-être pas les plus agréables. Mais parfois, on doit faire certaines choses qu’on n’aime pas forcément. Et faire du chantage ou des menaces, c’était pas du tout mon genre. Je trouve ça horrible surtout quand je repensais au passé. Ma mère m’avait fait la même chose et je lui en avais énormément voulu à l’époque. J’étais partit pour lui montrer que je ne voulais pas de ça, pas des menaces et du chantage. «On me menace Mademoiselle Princeton ? » C’est bien clair que je le menaçais. Je le menaçais de ne pas rester avec lui sur ce lit. Un truc insupportable à faire, parce que je l’aime. J’aimerais pouvoir me blottir dans ses bras et on doit faire des clash parfois. « Oui et cette fois, je ne rigole pas. » je mettais rapprocher pour lui faire face. Et c’est là qu’il pose ses mains sur mes hanches pour pouvoir me faire basculer sur le lit. Je me mets à rire malgré le fait de ce que je venais de faire. Comment ne pas pouvoir succomber à des trucs comme ça ? Il se force à se rapprocher de moi et je vois que c’est difficile pour lui. L’avoir près de moi de cette façon me paraissait bizarre. Mais j’aimais ce changement. «D’accord, tu as gagné. Je vais essayer d’être plus optimiste. Je t’aime Sharly, et je ne sais pas comment faire pour me faire pardonner. J’aimerais que tu sois heureuse, terriblement heureuse même. Et si pour ça je dois changer d’attitude, je le ferais. » ça n’avait pas été dure de gagner. Il avait flanché rapidement ce qui était étrange. D’habitude, je devais user de plus de tact. Mais ça venait de sortir de ma tête lorsqu’il posa ses lèvres sur les miennes. Ce baiser était sublime et plein de douceur. Ça me manquait depuis bien longtemps ce genre de moment. Son front contre le mien, il ferme les yeux. Seulement, moi, je le regarde encore. «Je suis tellement idiot… J’ai dit une énormité tout à l’heure. Bien sûr que je veux toujours des enfants avec toi, j’ai même très hâte que ce jour-là arrive. En plus, même dans le cas où je resterais dans ce fauteuil pour le restant de mes jours, je n’ai aucun souci à me faire pour eux : ils auront de toute façon une maman formidable. » Je pose ma main sur sa joue et la caresse doucement. Puis je l’embrasse pour le remercier de faire une telle chose. Une famille, voilà ce qu’il avait besoin en ce moment. J’aurais tellement aimé lui annoncer que j’étais enceinte aujourd’hui. Mais pour l’instant, rien. Ça ne pouvait pas arriver d’un claquement de doigts comme l’usage des jambes d’Oakley. On devait persévérer et en ce moment, on pouvait le faire. « Je te pardonnes et puis, ils auront aussi un père formidable qui marchera. Parce que oui, tu vas marcher. Ce fauteuil n’est qu’un passage. » Je le pousse pour qu’il tombe sur le dos. Je passe une jambe par-dessus lui pour me retrouver à califourchon. Mon regard plongeait dans le sien, je souriais. « Maintenant, on est seul. On peut poursuivre nos projets d’avenir tout de suite et maintenant. A moins que tu veux que je retourne à la salle de bain ? »


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    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Sam 6 Aoû - 10:07




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



J’avais beau être plutôt déprimé sur mon état de santé actuel, l’une des rares choses que je faisais de bien c’était d’aller à ces séances de rééducation sans broncher. Certains abandonnent vite, ne voyant pas d’efforts pointer à l’horizon. Mais moi, j’avais tellement envie de me démener et de sortir de cette situation qu’on pourrait qualifier de merdique que je persévérais. Et oui, d’après le médecin, j’étais un excellent patient puisque je me donnais à fond et que les progrès semblaient arriver rapidement. Néanmoins je jugeais ces avancées comme étant médiocres. C’est difficile d’être objectif quand on doit se juger soi-même. Soit on en fait trop et on se valorise à tout va, soit au contraire on se critique beaucoup trop sévèrement. Sharly avait un rôle assez délicat à jouer en tant que fiancée. D’un côté, elle devait trouver les mots justes pour me « réconforter » et faire en sorte que je ne lâche pas tout, mais d’un autre côté elle ne pouvait pas me mentir juste pour me faire plaisir. Elle devait également se montrer sévère quand je le méritais… Bref, un rôle que personne n’envie en fin de compte. Quand on décide de se marier, on exprime notre envie de passer le restant de nos jours à côté de l’être aimé. Et si beaucoup de divorces sont enregistrés à la mairie, c’est parce que les gens n’ont pas compris le sens du mot « mariage » et de tout ce qu’il implique. On ne s’unit pas à une autre personne juste pour rire et s’amuser, il faut prendre en compte le fait que certains jours seront plus noirs que d’autres, plus difficiles à supporter. D’où la phrase « pour le meilleur et pour le pire ». L’une des pires périodes de notre couple était en train de se dérouler, et de ce qu’on pouvait en voir, la jeune femme ne semblait pas pour autant vouloir claquer la porte et partir. En y réfléchissant, je ne peux que l’aimer encore plus et vouloir changer. « Non. Il ne ferait pas une telle chose surtout en sachant le caractère que j’ai. Tout le monde veut plus, tout le monde veut faire le meilleur en un claquement de doigt. Mais c’est impossible, on est des êtres humains Oakley. Et même si tu es stupide, je le ferais. Je le ferais parce que tu comptes pour moi. Tu comptes bien plus que quiconque. » Un petit rictus se dessine sur mon visage quand elle évoque son propre caractère. C’est vrai que Sharly n’est pas du genre à se laisser faire, elle impressionne tout autant qu’un homme ! Elle n’a pas peur d’utiliser les menaces, les gros mots ou bien un ton grave pour s’exprimer. Elle est tellement franche qu’il est impossible de se demander ce qu’elle pense de nous, elle l’aura forcément glissé dans la conversation à un moment ou à un autre. Je l’imagine parfaitement face au médecin, exigeant la même franchise de lui. Alors oui, peut-être que le médecin ne mentait pas, peut-être que j’avais un certain talent dans l’art de la guérison. « J’imagine que tu as raison. Mais parfois j’aimerais être plus qu’un simple être humain tu vois ! J’ai horreur de me sentir dans une position de faiblesse. Je n’aime pas que les gens me regardent de haut, et là c’est exactement ce qui se passe puisque je suis assis ou allongé toute la journée. Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi formidable et persévérante. » C’est vrai quoi, elle m’impressionne. Même si je ne peux que la comprendre vu l’amour que je lui porte. Je serais incapable de la laisser tomber si les choses étaient inversées.

Des menaces de la part de ma fiancée j’en avais reçu un paquet de fois. La différence avec celle-ci cependant, c’est que jusqu’à présent c’était juste un jeu, des paroles en l’air. Il suffisait d’écouter son ton pour comprendre qu’elle en pensait tous les mots. J’avais envie de la taquiner, de lui montrer qu’elle aurait beau me hurler dessus elle ne me ferait toujours pas peur. « Oui et cette fois, je ne rigole pas. » Ma tactique avait été de l’allonger sur le lit, et il avait suffi d’un dixième de seconde pour que l’éclat de son rire me parvienne aux oreilles. J’adore voir ses dents, et entendre le son de sa voix dans ce genre de moments. Ca m’a manqué. Je sais que c’est de ma faute si ces derniers temps elle n’avait pas l’opportunité de rire, mais je compte bien rattraper ça. J’hausse un sourcil amusé et caresse délicatement sa joue sans protester. J’essaye de m’excuser comme je le peux, lui confiant notamment qu’elle ne devait pas prendre en compte ce que j’avais dit plus tôt. La colère me fait souvent dire n’importe quoi. Heureusement que je ne suis pas souvent comme ça, sinon je ne pourrais pas exercer mon métier d’avocat sans rencontrer quelques difficultés. Mais là encore, c’est plus facile de rester calme et de défendre un gars qu’on ne connait ni d’Adam ni d’Eve plutôt que de faire face à ses propres problèmes. « Je te pardonnes et puis, ils auront aussi un père formidable qui marchera. Parce que oui, tu vas marcher. Ce fauteuil n’est qu’un passage. » Je souris, content de voir qu’elle ne m’en veux pas pour ce que j’ai fais. Pourtant je le mériterai, mais je suppose que mon état est une bonne excuse pour expliquer mon comportement trop impulsif. Je ne sais pas si je serais un père formidable, mais ce que je sais c’est qu’au moins je n’abandonnerai jamais ma famille comme le mien l’a fait. Et je ne serais pas non plus violent comme ma mère. Je veux avoir des enfants, pour pouvoir changer le cours des choses. Prouver que quel que soit le genre de famille dont on vient, on peut faire en sorte de prendre un chemin complètement différent du leur. Et quand je regarde Sharly dans les yeux, je sais que c’est avec elle que je veux avoir des petits bouts de choux à quatre pattes partout dans la maison. J’ai hâte de voir ce que peut donner une Princeton et un Wilson réunis. « Merci. Merci pour tout ce que tu fais pour moi. » J’avais abdiqué assez rapidement, j’en suis conscient. Mais c’est la moindre des choses après tout ce que je lui ai fait enduré depuis quelques jours. Parfois il faut savoir laisser tomber son sale caractère, et arrêter de jouer les têtes de mule. Sans crier gare, elle me repousse sur le lit, et je me retrouve tête sur l’oreiller. Elle ne tarde pas à me chevaucher, et je dois avouer que ce genre de contact me donne des frissons. Avec tout ce qui est arrivé dernièrement, nous n’avons pas eu tellement l’occasion d’être tout seul ou bien tout simplement d’avoir de genre de relation. Je pose mes mains sur ses hanches, approche mon visage du sien. « Maintenant, on est seul. On peut poursuivre nos projets d’avenir tout de suite et maintenant. A moins que tu veux que je retourne à la salle de bain ? » Je ris légèrement puis pose mes lèvres au creux de son cou, remontant délicatement jusqu’à son oreille. «C’est une proposition très alléchante. Il est hors de question que tu retournes tout de suite dans la salle de bain. Parce que… Je crois qu’on a quelque chose de mieux à faire. Comme tu l’as si bien dit, on doit poursuivre nos projets d’avenir… » Ma main glisse dans ses cheveux, et je l’embrasse plus passionnément que jamais. Tous mes soucis viennent de s’envoler, et je ne pense à rien d’autre qu’elle. Mon cœur s’emballe, et je n’ai qu’une envie : ne refaire qu’un avec elle. Lui prouver encore une fois qu’elle est la femme de ma vie. Mes yeux se plongent dans les siens, je me mords la lèvre. « Un jour il faudra quand même que tu m’expliques comment tu fais pour me mettre dans un état pareil en un dixième de seconde. »



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 7 Aoû - 1:16


Je suis là quoiqu'il arrive.

«J’imagine que tu as raison. Mais parfois j’aimerais être plus qu’un simple être humain tu vois ! J’ai horreur de me sentir dans une position de faiblesse. Je n’aime pas que les gens me regardent de haut, et là c’est exactement ce qui se passe puisque je suis assis ou allongé toute la journée. Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi formidable et persévérante.» Etre un superhéro, un rêve de gamin que tout le monde rêve surtout quand on se sent mal et que tout ne va pas bien. Il était en position de faiblesse, c’est sûr. Mais cela ne voulait pas dire qu’il était lamentable ou qu’il était en dessous des autres. Ce fauteuil, ce n’était rien. Qu’il me dise des choses comme ça, ça me tuait. Je me sentais lamentable. Il était vraiment dans un sale état et ça me rendait vraiment triste. Il ne pouvait plus être celui qu’il était. Le gars sportif et sûr de lui. Et c’est ce satané fauteuil qui faisait cela. Et même avec mes mots doux ou mes gestes, je n’arriverais pas à lui redonner cela. Je ne pouvais pas réparer ça, je pouvais seulement être là. Je ne sais pas si j’aurais les mots pour continuer à le soutenir. J’avais l’impression que tout ce que je disais, ne faisait rien. Mais je continuerais tout de même à lui parler, à essayer de trouver les mots. « Tu n’es pas dans une position de faiblesse. Loin de là. Je crois qu’il faudrait que tu recommences à travailler. Ce n’est pas parce que tu es en fauteuil que tu ne peux pas être un super avocat et le même qu’avant. Il faut que tu es confiance en moi. » Voilà, ça c’était la bonne solution. Se remettre au travail lui permettrait de penser à autre chose. De ne pas penser au quotidien et de plonger le nez dans les bouquins et dans la paperasse. C’est vrai que ça n’allait pas être facile mais je pouvais tout faire pour améliorer le bureau d’Oakley. Et puis, s’il avait besoin d’aide là-bas, je prendrais la voiture et j’irais à son secours.

Je n’avais pas fait les choses à moitié. Je ne m’étais jamais comporter de la sorte. Des menaces, j’arrivais jamais à les garder. Et ça même si c’était pour des amis. Heureusement, je pense qu’il avait compris cela. Ou du moins, qu’il m’écoute sur ça. Heureusement, on oubliait cela pour passer à des choses beaucoup plus amusantes. Oakley s’excusait pour ce qu’il avait dit sur notre avenir et le fait d’avoir des enfants. En ce moment, c’est le truc que j’avais vraiment envie et que je pense que je ne lâcherais pas. Je pense déjà à des tonnes de prénoms mais aussi à des trucs de maman délurée. Je n’arrivais pas à penser que je pensais à cela. Ce n’était pas mon genre, de penser à la décoration d’une chambre, à des habits… Oakley m’avait changé, et pas en une mauvaise Sharly. Mais plutôt en une femme convenable et qui a énormément grandis. Et qui est prête à faire des efforts et avoir une vie mille fois merveilleuse. Avoir un enfant me permettrait de changer ma vision d’une mère. La mienne n’avait pas été la meilleure de toute lorsqu’elle avait voulu que je change pour qu’elle gagne son deuxième mandat. Je ne ferais jamais ça à ma fille ou à mon fils. Je serais une mère digne de ce nom, du moins je ferais tout pour. Je voulais d’une famille soudée et fabuleuse que tout le monde voudrait avoir. «Merci. Merci pour tout ce que tu fais pour moi.» Je n’avais pas perdu de temps. Etant donné qu’Oakley ne pouvait pas le faire, j’avais décidé de le faire moi-même en le renversant. « C’est tout à fait normal. Je suis ta fiancée et bientôt ta femme, donc c’est mon devoir. Nous allons être mariés pour le meilleur et le pire et je prends ces mots très au sérieux. » Nos visages étaient très proches. Je m’amusais à l’embrasser sur le front, sur le bout du nez, dans le cou, sur l’oreille. Il souriait et fit de même. Ce qui me fit rire à mon tour. J’étais très chatouilleuse et dès qu’il faisait cela, je rigolais comme une gamine. J’étais contente d’avoir enfin retrouvé Oakley et ce qu’on aimait faire. Ces moments-là m’avaient énormément manqué et j’étais heureuse de les retrouver. «C’est une proposition très alléchante. Il est hors de question que tu retournes tout de suite dans la salle de bain. Parce que… Je crois qu’on a quelque chose de mieux à faire. Comme tu l’as si bien dit, on doit poursuivre nos projets d’avenir…» Dès que sa main glisse dans mes cheveux, je me cambre en arrière. Il m’embrasse et là, mon cœur se met à battre la chamade. Les bruits de mon cœur sont si forts qu’il pourrait les entendre. Je prends une de ses mains et la plaque sur mon cœur. Ainsi, il peut ressentir les battements réguliers de mon cœur. « J’espère bien que tu aimes cette proposition sinon je me saurais sentit vraiment triste. » S’il m’aurait dit l’inverse, je n’aurais pas été très bien, je crois. Je saurais tout de même aller dans la salle de bain faire mes bricoles. De toute façon, j’allais les faire et aujourd’hui. Mais je voulais d’abords passer un petit peu de temps en la charmante compagnie de mon fiancé. «Un jour il faudra quand même que tu m’expliques comment tu fais pour me mettre dans un état pareil en un dixième de seconde. » je n’avais pas de réponses à cela car je ne faisais rien de spécial. Avec Oakley, je mettais toujours montrer telle que je suis sans me cacher derrière une façade. Et c’est peut-être ça qui le fait craquer. Du moins, c’est ce que je pense car je n’ai jamais vraiment compris pourquoi il me choisissait moi et pas une autre mille fois mieux. « Je crois que je ne fais rien de spécial à part rester naturel.» rester naturel, c’était bien moi ça. Mais il allait voir un petit changement aujourd’hui car j’allais marquer le coup. J’avais voulu réserver un costume de princesse pour lui faire voire comme on avait parlé une fois. Seulement, je n’avais pas trouvé mon bonheur. Mais ce que j’avais acheté à la place, était encore plus waouh. Du moins espérons. « Je voulais garder cela pour ce soir mais on peut faire une grosse exception, rien que pour toi. Attends ici quelques minutes, je reviens tout de suite. » Je me dégage de son étreinte pour aller dans l’armoire et attraper un sac. Je courrais dans la salle de bain. J’espérais que ma petite surprise allait émerveiller Oakley. J’avais acheté cette tenue exprès pour lui et pour ramener un peu de rire et de joie ici. Dès que j’avais enfilé tout ça, je retournais dans la chambre. Sur le pas de la porte, je me tenais dans cette nuisette tout de noir, transparente avec des dessous ultra-sexy et glamour. C’est la première fois que je jouais à la femme fatale. Jamais, je ne l’avais fait.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 7 Aoû - 8:14



Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




« Tu n’es pas dans une position de faiblesse. Loin de là. Je crois qu’il faudrait que tu recommences à travailler. Ce n’est pas parce que tu es en fauteuil que tu ne peux pas être un super avocat et le même qu’avant. Il faut que tu es confiance en moi. » Je la regarde déconcerté. Elle venait de toucher du doigt un sujet que je n’avais pas abordé. Le travail. Elle avait plus que raison à mon sujet, et me prouvait encore une fois qu’elle me connait mieux que personne. Je suis né pour travailler, j’ai toujours aimé ce que je faisais. Quand je prends la défense d’un client, qu’en dépit de toutes les preuves contre lui j’arrive à le sortir d’un grand pétrin, je me sens utile. Je n’irai pas jusqu’à dire que je me sens surhumain dans ces moments-là, mais en tout cas je me sens bien. J’ai l’impression d’être sur cette terre pour une raison bien précise. Et peut-être qu’effectivement c’était ça qui me manquait. Rester dans l’appartement à me lamenter sur mon sort n’arrangerait rien. Si je faisais autre chose, si j’étais forcé de penser à un autre être humain que moi-même, le moral reviendrait peut-être. Néanmoins, je ne veux pas passer mon temps à ça, pas comme avant. Ma fiancée compte de plus en plus chaque jour à mes yeux, et même si depuis quelques semaines je suis assez désagréable, aucun mot ne pourrait définir l’égard que j’ai envers elle. Elle m’a soutenue tout ce temps, et continue de le faire. Elle a l’impression d’être inutile et impuissante, mais elle se trompe. Si elle n’avait pas été à mes côtés, Dieu seul sait ce que j’aurais pu faire. J’hoche la tête en signe d’approbation. « Je crois que tu as raison. J’ai dû accumuler un retard considérable, et m’occuper de ça me changerait les idées. Et j’ai confiance en toi Sharly. Plus qu’en n’importe qui. Je ne serais pas là sans toi. » Je l’embrasse sur la joue et prend sa main dans la mienne, comme pour lui prouver que j’irai n’importe où avec elle si elle me le demandait, que je ferais n’importe quoi pour la rendre heureuse. Nous avons tous nos passages à vides, ces instants ténébreux qui nous empêchent de voir tout le bien qu’il peut y avoir autour de nous. Je ne sais pas ce qui m’a pris de réagir comme ça à cette situation, mais je crois que je n’avais pas tellement conscience du mal que je pouvais faire. Je ne pensais qu’à moi, et je me disais que de toute façon personne ne pouvait souffrir plus que moi à cet instant. Pourtant, je ne suis pas à plaindre. J’ai toujours toute ma tête, j’ai une merveilleuse femme à mes côtés, un boulot qui me plaît. Je suis comblé, et je n’étais pas foutu de m’en rendre compte. Comme quoi l’être humain peut vraiment s’avérer être un imbécile.

Avoir des enfants devenait un sujet récurrent entre nous. Il y’a un an je n’aurais jamais imaginé Sharly en parler. Elle qui craignait encore ses sentiments à cette époque. Mais aujourd’hui, elle avait changé. Je suis tombé amoureux de la fille au bar qui ne voulait pas me laisser entrer dans son cœur. Eh bien aujourd’hui je suis encore plus charmé par la femme que j’ai devant moi. Je savais que si j’arrivais à briser cette carapace je trouverais une personne exceptionnelle, et franchement chaque seconde passée à lui montrer qu’elle pouvait avoir confiance en moi en valait la peine. J’étais plus que prêt à fonder une famille avec elle. Cette envie grandissait un peu plus au fur et à mesure de nos discussions. Je me voyais déjà, ma main sur son ventre, sentir les coups de pieds de notre progéniture. Je me voyais assister à l’accouchement, et pouvoir prendre un être minuscule dans mes bras. Un être dont une partie du sang qui coule dans ses veines serait mien. Un garçon ou une fille peu importe. Les deux m’enchanteraient. Avec un fils, une certaine complicité masculine se mettrait en place. Je serais le premier à l’encourager durant ses matchs de basket, le premier à lui expliquer comment aborder une fille et surtout comment la respecter. Avec une fille, j’aurais un sentiment beaucoup plus protecteur, une envie de lui inspirer une certaine sécurité, des repaires. Je serais certainement l’homme qu’elle haïra le plus à ses quatorze ans, mais aussi celui vers qui elle viendra se réfugier quand sa crise d’ado aura passé. « C’est tout à fait normal. Je suis ta fiancée et bientôt ta femme, donc c’est mon devoir. Nous allons être mariés pour le meilleur et le pire et je prends ces mots très au sérieux. » Ma femme. J’avais vraiment hâte de pouvoir l’appeler madame Wilson, de mettre une alliance à son doigt. Tout un symbole, une tradition magnifiquement romantique. Je l’embrasse sur le front. «Je vais faire une tonne de jaloux le jour où ça arrivera. Je vais faire en sorte de surtout te donner le meilleur, et d’éviter de recommencer le pire.» Elle était à présent au-dessus de moi, et je me prenais à son jeu comme un adolescent amoureux. Elle m’embrassait un peu partout, et je fis donc de même, la faisant rire à nouveau. Sharly est très chatouilleuse, et il m’arrive souvent d’en abuser ! J’aime la voir se tordre dans tous les sens et me supplier d’arrêter de la chatouiller. Bien sûr, là je ne le faisais pas de manière affreuse, puisque c’était à l’aide de baisers multiples tout le long de sa peau. Je faisais exprès de l’effleurer doucement pour accentuer l’effet d’une chatouille. Les choses se corsèrent, puisque c’était à présent le désir qui nous envahissait. Pour ma part, l’envie de lui ôter ses vêtements était grandissante. Elle prit ma main, et la posa sur son cœur. Je sentis instantanément les battements fous qui le caractérisait. Une sensation agréable au possible. Je pris sa main et la posa sur mon propre cœur, avant de l’embrasser sensuellement. « J’espère bien que tu aimes cette proposition sinon je me saurais sentit vraiment triste. » Comment ne pas aimer une telle proposition ? Surtout après autant de temps. Je refusais qu’elle s’éloigne de moi tout de suite, j’avais envie d’elle. La salle de bain pouvait largement attendre, ça ne pressait pas. Son visage entre mes mains, je ne la quitte pas des yeux, lui demandant même comment elle faisait pour me faire tourner la tête aussi vite. Sa réponse ne tarde pas à se faire entendre, et elle ne m’étonne pas le moins du monde. « Je crois que je ne fais rien de spécial à part rester naturel.» Et ça lui réussissait. De toute manière, à partir du moment où on vit constamment avec quelqu’un, il est difficile de se faire passer pour un autre. Garder un masque peut marcher quelques semaines, et encore. Le naturel finit toujours pas revenir au galop. Et la personnalité de Sharly sans aucun artifice me convenait parfaitement. «Eh bien ça marche en tout cas. » Je m’apprêtais à l’embrasser à nouveau, mais elle semblait avoir d’autres plans pour nous deux. Elle se dégage de moi, et j’hausse un sourcil, contrarié. J’espérais qu’elle n’avait pas l’intention de me laisser pour aller mettre ces fameuses barres dans la salle de bain. Or je ne voyais rien d’autre qui pouvait expliquer son attitude. « Je voulais garder cela pour ce soir mais on peut faire une grosse exception, rien que pour toi. Attends ici quelques minutes, je reviens tout de suite. » Ok alors là c’était intriguant. Je la regarde s’éloigner, bouche bée. Je ne sais absolument pas ce qu’elle mijote, mais j’ai très envie de le savoir. Je suis un brin curieux, et le ton qu’elle a employé était mystérieux à souhait. Je laisse ma tête tomber sur l’oreiller, et observe le plafond en l’attendant. C’est lorsque j’entends des pas dans le couloir que je relève légèrement la tête. Mais en voyant Sharly sur le seuil de la porte, je me redresse carrément, la bouche à moitié entrouverte. « Wooooh.. » C’est tout ce que trouve à dire sur le moment. Vêtue d’une nuisette noire transparante, et de sous-vêtements ultra-sexy de surcroît, j’avais l’impression d’être au paradis. Je me mords la lèvre sans même m’en rendre compte, l’effet qu’elle me fait est indescriptible. Elle ne s’était encore jamais habillée comme ça pour moi, même si elle portait toujours des sous-vêtements magnifiques. Mais cette fois-ci c’était… Un tout autre niveau. Toutes ses formes étaient mises en valeur à la perfection, et j’étais déchiré entre l’envie de lui retirer ses vêtements et celle de la laisser comme ça. Enfin, de toute façon elle était trop loin de moi pour le moment pour que je puisse faire quoi que ce soit. « Tu es… » Je n’arrivais même pas à trouver les mots. « Exquise. Sexy. Sensuelle… Bref tu me rends complètement fou. Viens par ici…»



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 7 Aoû - 10:12


Je suis là quoiqu'il arrive.

«Je crois que tu as raison. J’ai dû accumuler un retard considérable, et m’occuper de ça me changerait les idées. Et j’ai confiance en toi Sharly. Plus qu’en n’importe qui. Je ne serais pas là sans toi. » j’avais sortit la bonne carte, on dirait. J’avais le truc qu’il fallait au bon moment. Je me demande bien pourquoi cette idée n’est pas apparue plus vite. Oakley était en fauteuil, mais le reste de son corps fonctionne à merveille. Il n’avait rien perdu de son intelligence et du reste. Il pouvait reprendre le travail. Et ça serait vraiment une bonne chose. Il a toujours adoré travailler et il adore être avocat. Ça doit énormément lui manquer. Et je pense qu’en allant de nouveau au bureau. Il reprendra un truc de sa vie d’avant et il verra qu’il est toujours l’incroyable Oakley. Je voulais qu’il est confiance en moi. Car tout ce que je faisais, c’était pour lui. C’était pour l’aider et non pas pour qu’il se sente mal. J’étais un peu trop protectrice et derrière lui, je l’admets mais j’allais faire un effort. Et essayer de mettre mes peurs de côté. J’ai tellement peur qu’il tombe de son fauteuil et que personne ne l’aide. Et d’autres trucs dans le genre. Ça me fait peur. Mais je dois le laisser se débrouiller, je me suis promise de le faire. Je dois respecter cet engagement que j’ai fait avec moi. « Reprendre le travail te permettra de retrouver l’équilibre d’avant. Ça te fera un bien fou, toi qui adore mettre corps et âme dans ton travail. » Je sers un peu plus fort sa main pour lui montrer que moi aussi j’irais où qu’il aille. Et je suivrais toutes les décisions qu’il veut prendre sans le juger. Il peut avoir confiance en moi. Je saurais toujours près de lui à le pousser comme je viens de le faire en lui disant qu’il devrait reprendre le travail. J’aurais pu faire ma égoïste et tout faire pour qu’il y retourne le plus tard possible, pour l’avoir rien qu’à moi durant la journée. Il passait avant moi comme je le disais si souvent. Et reprendre notre petite habitude d’avant m’allait à merveille parce qu’au moins, Oakley était heureux et fier de lui. Il ne broyait pas du noir constamment.

«Je vais faire une tonne de jaloux le jour où ça arrivera. Je vais faire en sorte de surtout te donner le meilleur, et d’éviter de recommencer le pire.» Toujours à me gratifier et à me monter sur un podium, chose que j’avais dû mal à accepter encore. Je ne me voyais pas encore de la sorte. Je faisais énormément d’effort pour changer un peu de fâcheuses habitudes qui n’étaient pas très bonnes. Mais celle d’être sûre de moi et de me gratifier n’arrivaient pas à apparaître. Mais j’embrassais tout de même Oakley pour lui montrer que c’était adorable de dire une telle chose sur mon compte. La tension montait entre nous. Une chaleur intense et subtile. J’avais autant envie de lui qu’il avait envie de moi. Mais comme j’aimais par-dessus tous les surprises, je me stoppais net dans mon élan. J’aurais pû le retirer ses vêtements comme une tigresse. Je ne fis rien. J’avais quelque chose de bien mieux. Quelque chose que j’avais encore jamais fait pour lui. Mais aujourd’hui, j’étais prête à jouer à la femme fatale. Alors c’est revenant de la salle de bain dans une magnifique tenue sexy. Au pas de la porte, je m’amusais la regarder en jouant avec le lacet de ma nuisette. Il pouvait être fier de moi. Car porter ça, c’était vraiment un grand exploit. J’avais sortit le grand jeu et je voulais que ça continue de la sorte. «Wooooh.. » Je n’aurais jamais pensé que cette tenue ferait un tel effet. J’en fus complètement heureuse. Je me mordillais la lèvre de plaisir. J’avais bien fait de sortir ça. Nous allions passer une excellente journée. Et je pense qu’on allait s’en rappeler tous les deux. «Tu es… Exquise. Sexy. Sensuelle… Bref tu me rends complètement fou. Viens par ici…» faisant un tour sur moi-même, je défis la couette que j’avais fait pour faire la cuisine. Je remis mes cheveux sur mes épaules d’une manière sexy. Je jouais et j’aimais ça. Mettre Oakley dans un état tellement fou pour qu’il n’est qu’une envie, m’avoir rien que pour lui et monter au septième ciel avec moi. Je fis un petit pas, puis deux petits pas. J’étais loin du lit et il ne pouvait pas n’atteindre. C’était encore mieux pour jouer au petit jeu. « J’ai chaud, affreusement chaud. » Je pris mes cheveux pour les remonter un peu et passer une main dans mon cou. Je m’étonnais moi-même en jouant à cette petite comédie. Je fis encore un pas, tout en me déhanchant. Encore un petit pas et j’étais devant le lit. Posant un genou sur le lit, je marchais telle une féline. J’étais toute proche de lui. « Je peux te rendre encore plus fou. » Attrapant sa main, je vins embrasser l’intérieur de son poignet. Puis je le lâchais pour me mettre debout sur le lit. Je me mis à bouger lascivement. Un véritable spectacle s’offrait à ses yeux. J’avais affreusement envie de rire car jouer à ce genre de femme ne me ressemblait guère. Le sourire était sur mon visage, j’essayais de garder mon sérieux.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mar 9 Aoû - 9:23



Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




« Reprendre le travail te permettra de retrouver l’équilibre d’avant. Ça te fera un bien fou, toi qui adore mettre corps et âme dans ton travail. » Un acharné du travail, c’est tout à fait ce que je suis. C’est d’ailleurs marrant de constater à quel point j’aime passer des heures entières dans un bureau alors que quand j’étais au lycée ou même à l’université je n’étais pas un bosseur hors pair. Je travaillais afin d’avoir de bons résultats et pouvoir partir de chez moi définitivement, mais jamais je n’aurais passé mes journées entières le nez dans un bouquin pour un examen. Depuis que je suis avocat, je ne compte plus mes heures supplémentaires, et quand je n’avais pas Sharly c’était encore pire. Alors que ma délicieuse fiancée à l’époque se remettait de sa rupture et couchait à droite et à gauche sans s’attacher, moi je sautais dans tous les lits mais pas pour les mêmes raisons. Je n’étais jamais tombé amoureux, et je ne voyais pas l’utilité que de tels sentiments pourraient avoir dans ma vie. J’étais l’un de ces gars qui font passer le travail avant les femmes, qui se lèvent très tôt le lendemain matin et laissent seulement un mot sur l’oreiller en disant que la nuit était géniale mais qu’il n’avait pas le temps de réitérer ce genre de petites folies. Et puis voilà, la belle brune qui se tient devant moi actuellement avait débarqué de nulle part. En un claquement de doigt elle m’avait foutu une gifle sans le savoir. Tout ce que j’avais bien pu penser sur les sentiments, mes priorités ici-bas, avaient disparues. Je ne regrette absolument rien, je me sens au contraire bien mieux maintenant. Elle m’apporte au quotidien ce qu’un job n’a jamais pu me procurer. Néanmoins, j’ai besoin des deux pour m’accomplir et donner un sens à ma vie. Et ça, elle l’a très bien compris également. Elle a tendance à mettre ses propres désirs de côté pour que je sois heureux, et elle fait ça avec brio. « Hum… J’appellerai demain le collègue qui s’est un peu occupé de mes affaires pendant ce temps. Mais je vais m’arranger pour reprendre doucement, parce que je n’ai pas envie de travailler à un rythme fou au début et de ne pas être là pour toi.» J’avais d’ailleurs gardé en tête notre petit projet de partir quelques jours en vacances. Car même si nous avions eu plusieurs jours devant nous ces derniers temps, ça n’avait rien à voir avec du bon temps. Entre l’accident et ma mauvaise humeur, on ne peut pas dire qu’on s’était éclaté. Mais il fallait que ce soit une surprise complète, qu’elle ne s’y attende pas. J’allais donc patienter encore quelques temps avant de prendre des billets d’avions pour je ne sais quelle destination.

La chaleur dans la pièce était palpable, et j’avais du mal à remettre mes idées en place. Je ne suis pas le genre de mec superficiel au point d’exiger de sa petite amie qu’elle s’habille de façon sexy tous les quatre matins. Au contraire, j’adorais la simplicité de Sharly, son naturel. Et je n’ai jamais eu besoin d’autre chose pour aller au septième ciel avec elle. Seulement, comme tous les hommes en ce bas monde, si on m’offre une opportunité comme celle-là, je ne vais pas détourner mon regard. Et vu ma réaction, elle a certainement compris à quel point elle venait de me faire tourner la tête en un rien de temps. J’étais incapable d’expliquer exactement pourquoi, je ne contrôle pas mes hormones, mais cette tenue lui va divinement bien. Elle met sa poitrine en valeur, tout comme son ventre plat et ses autres formes. Ses cheveux retombent sur ses épaules après qu’elle les ai détaché, et là encore on se croirait dans un film. Le fantasme des actrices parfaitement dessinées à la télévision se déroulait devant mon nez, et je n’avais absolument pas besoin d’une autre femme qu’elle. Elle avait du mal avec les compliments, et ne se considérait pas comme étant plus belle que les autres, mais elle a tort. Elle a tort d’imaginer qu’une autre puisse me plaire. Elle est tellement magnifique et elle ne s’en rend même pas compte. C’est moi qui devrais me demander pourquoi elle m’a choisi parmi tant d’autres. J’ai à peine le temps de reprendre mon souffle qu’elle passe sa main sur son cou et avance vers moi à l’allure d’une tigresse. Elle joue le jeu à la perfection, et je suis étonné de la voir dans ce rôle-là. Elle m’impressionne et me déstabilise à la fois. « J’ai chaud, affreusement chaud. » Oh ça pour avoir chaud, j’avais chaud. Heureusement que j’ai un minimum de tenue, parce que sinon je serais sûrement en train de baver. Je me mords la lèvre avec vigueur, et ma main saisit la couverture. Elle se resserre autour du drap sans même que je ne contrôle quoi que ce soit. Je ne peux rien faire, ni aller chercher Sharly et la mettre sur le lit, ni protester. Elle fait de moi ce qu’elle veut, et je n’ai aucune honte à dire que j’aime ça. « Je peux te rendre encore plus fou. » Elle est enfin prêt de moi, et prend mon poignet qu’elle embrasse. Ce contact me fait fermer les yeux deux secondes, tellement c’est bon. Quand je les réouvre, elle se tient debout sur le lit, un sourire aux lèvres. Je suis prêt à parier qu’elle a envie de rire. Il faut dire qu’elle n’en a pas l’habitude, et que son rôle de comédienne doit l’amuser. Mais moi j’adore ça, et je n’hésite pas à le lui dire. « Je n’en doute pas une seconde. Même si tu as déjà atteint un seuil démesuré. J’ai tellement envie de toi que ma tête va exploser. » Je me redresse suffisamment pour pouvoir poser mes mains sur ses jambes et mes lèvres sur ses cuisses. Mon pantalon me semble trop serré depuis quelques minutes tellement je suis excité, mais je profite de chaque seconde du « spectacle ». L’une de mes mains parcoure la longueur de ses jambes, avant de se faufiler discrètement entre ses cuisses. Je frôle à peine son sous-vêtement, et me laisse retomber sur l’oreiller, mes yeux plantés dans les siens. Mon cœur bat la chamade et ma respiration est haletante, je suis complètement à sa merci.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 14 Aoû - 3:14


Je suis là quoiqu'il arrive.

«Hum… J’appellerai demain le collègue qui s’est un peu occupé de mes affaires pendant ce temps. Mais je vais m’arranger pour reprendre doucement, parce que je n’ai pas envie de travailler à un rythme fou au début et de ne pas être là pour toi. » Les idées apparaissent au moment où on en a le plus besoin. C’est ça qui donne qui est le meilleur. Parfois, il faudrait toujours être en position de faiblesse ou dans un sale état pour voir la solution au problème. La solution parfaite en l’occurrence. Ça a bien aucune importance, l’essentielle c’est qu’elle arrive à un moment ou à un autre. Je n’ai jamais été doué pour avoir l’idée du siècle. Souvent au lycée, les professeurs disaient que j’étais dans les nuages et que je n’étais pas assez dans le sujet. Le lycée était une horreur pour moi. Je déteste devoir rester assise pendant des heures pour apprendre des trucs qui me sortaient par les yeux et dont je comprenais la moitié. Seulement dans la famille Princeton, on fait des études et on a un métier important. Et bien, on peut dire que je suis l’exception. Si mon grand-père était encore de ce monde, il ne serrait pas du tout content. Petite, il ne cessait de dire que je ferais une excellente femme d’affaire qui aurait bâtit un empire. Et bien, on peut dire que mon empire n’a pas encore vu le jour. Tout ce truc me fait rire. Je n’ai jamais été doué alors je ne vois pas pourquoi il me disait ça. Ça se voyait dès l’école primaire quand il fallait vendre des barres chocolatés, je n’arrivais même pas à en vendre aux voisins. Je ne suis pas fait pour les affaires. Au lieu de mentir, je leur disais la vérité. Oui, ces barres étaient affreusement pas bonnes. Ça n’avait même pas le gout du chocolat. Heureusement en tant que serveuse, je n’ai pas besoin de faire ça. Les cliens commandent, je les sers et ils payent. C’est simple. Et ça me va bien. Je ne suis pas contre ouvrir un jour mon propre bar ou autre chose mais pour l’instant, ce n’est pas dans mes projets. « Reprend comme tu veux. Ça me dérange si tu passes énormément de temps au bureau. Quoique tu décides, je te suivrais. Et puis, au moins, je pourrais faire quelques petites bricoles dans la maison sans que tu me dises non. » Un peu de changement dans l’appartement ne ferait pas de mal. En même temps, j’améliorais le tout pour Oakley et en même temps, je changerais deux-trois bricoles. J’en avais marre de certaines choses. Elles me sortaient par les yeux. Si je le pouvais, je changerais la couleur des murs tous les mois. Là, j’en avais envie. J’avais envie de plus de fraicheur, plus de clarté, plus de joie. Ce n’est pas que l’appartement est morne et sombre, non loin de là. Mais des couleurs plus fraiches, plus pastels donneraient un plus.

J’adore les surprises car voir le visage des gens est à mourir de rire. Et j’aime ce petit piment dans la vie. Sans surprise, la vie serait bien morne et simplicite. J’avais peut-être vu trop grand et trop différemment. Ou peut-être pas. Seulement pour moi, c’est ce qu’il fallait. Je voulais mettre de côté nos aventures récentes et mettre un peu d’amusement. On avait besoin tous les deux de changer d’air et de s’aérer la tête. Et rien de mieux qu’une tenue sexy pour allumer le feu dans la chambre. Moi, jouant de la sorte. Oakley aurait dû prendre une photo ou bien mettre une croix dans le calendrier, c’était d’une rareté absolue. Et on ne peut pas dire que j’excelle. Je n’étais pas non plus mauvaise. «Je n’en doute pas une seconde. Même si tu as déjà atteint un seuil démesuré. J’ai tellement envie de toi que ma tête va exploser. » Alors ça marcher affreusement bien. Je ferais ça plus souvent dans ce cas-là en changement quelque peu le jeu. En optant pour d’autres tenues, d’autres attitudes. Mes deux jambes entre son corps. Il en profita pour poser ses mains sur mes jambes et venir embrasser mes cuisses. Je me retenais de mordre ma lèvre inférieure. Je devais résister à la tentation pour le rendre encore plus fou. Il retombe d’un seul coup sur l’oreiller. Je me mets à rire. « Tu sais que je peux être très méchante et te faire languir encore très longtemps. » Pliant les genoux, je vins m’asseoir sur son ventre, sans m’appuyer. Mes mains se glissèrent sous son tee-shirt. Mes lèvres vinrent frôler son torse deux fois pour ensuite se retirer. J’étais cruelle mais ça me plaisait. J’avais envie de voir combien de temps, il allait tenir avant de devenir complètement fou de chez fou. Frôlant mon corps contre le sien, je descendais du lit. Je résistais énormément, peut-être encore plus que lui. Car si je m’écoutais, je lui aurais déjà enlevé son tee-shirt pour faire courir mes mains sur son corps. Posant une main sur des bretelles de la nuisette, je l’enlevais. Puis, je fis de même sans enlever le tout. Je marchais tout en ondulant mon corps. Je reproduisais la démarche des bimbos que l’on croise dans la rue. M’approchant à pas de loup du lit, je me tenais près d’Oakley. « Si tu m’aides pas, je n’arriverais pas à l’enlever. » J’aurais pû parfaitement enlevé le tralala toute seule. Seulement, je voulais qu’Oakley fasse partit du jeu. Et puis comme il y avait des lacets dans le dos, j’avais envie de le voir les enlever. Ça allait peut-être lui prendre du temps ou bien qu’un instant. Je voulais voir ça.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Dim 14 Aoû - 9:35




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



« Reprend comme tu veux. Ça me dérange si tu passes énormément de temps au bureau. Quoique tu décides, je te suivrais. Et puis, au moins, je pourrais faire quelques petites bricoles dans la maison sans que tu me dises non. » Je savais très bien que quoi que je décide, elle ne m’en ferait pas le reproche. Notre couple s’était construit de manière très libre, aucun de nous ne voulais restreindre l’autre, l’obliger à suivre une voie qu’elle ne désire pas. Il en était de même de mon côté. Même quand elle était sous l’emprise de ce patron ignoble au bar où elle travaillait, je ne lui avais jamais imposé de partir. Pourtant, certains soirs, quand je voyais ce qui pouvait s’y passer ça m’avait démangé de lui dire de rester à la maison et d’envoyer balader tout le monde. J’ai après tout assez d’argent pour deux. Mais elle tenait à travailler, à rester indépendante. Et je le respectais profondément. Elle était en fait un réel exemple car j’en connais beaucoup qui auraient sauté sur l’occasion pour ne plus rien faire de leur vie. Je préfère d’ailleurs qu’il en soit ainsi, ne serais-ce que pour nos enfants plus tard. Car si tout se passe bien, avec une réputation florissante, je ne serais pas à court d’argent dans dix ans, et donc nos petits fripons non plus. Avoir une mère qui travaille à l’extérieur, qui leur montre que rien n’est jamais acquis et qu’il est nécessaire de toujours avoir une porte de sortie est merveilleux. Jamais je ne lui retirerais ça, comme je sais très bien que jamais elle ne m’imposera un temps partiel. Pourtant, Dieu sait que le manque est affreux quand on est séparé l’un de l’autre. Mais d’un certain point de vue c’est également ça qui nous rapproche. Quand on sait que les heures sont comptées, on prend beaucoup plus soin de ces précieuses minutes partagées ensemble. Comme elle le soulignait, ça lui permettrait en plus de ne pas avoir à faire avec mes sautes d’humeur et mes refus perpétuels quand il s’agissait de transformer la maison pour que je m’y sente plus à l’aise. Mais je me doutais que les petites bricoles dont elle parlait dépassaient le stade de simples outillages pour moi. Elle aime le changement décoratif dans une maison, et je dois avouer que c’est toujours agréable de voir le travail qu’elle peut accomplir quand elle a décidé de tout transformer. Au début de notre relation j’étais assez réticent à la voir transformer l’appartement. Comme tous les mecs quasiment, je ne m’y connais absolument pas en la matière. J’ai tendance à laisser les choses comme elles sont, jusqu’à ce qu’on me donne des idées ou qu’on m’en fasse la remarque. Ce n’est pas que je n’apprécie pas le changement, c’est juste que je n’en prends pas l’initiative moi-même. «C’est pas faux. Mais je te préviens : si je retrouve mon appartement en rose fushia, et toi au milieu en train de draguer le voisin qui t’auras aidé à repeindre les murs, ça risque de mal se passer. » Je lui tire la langue et me met à rire, sachant pertinemment que ce genre de scène ne se déroulera jamais. Déjà parce que je ne pense pas qu’elle soit fana de ce genre de rose non plus, et aussi parce qu’elle ne risque pas de se mettre avec l’un de nos voisins vu leurs âges et leurs têtes !

Elle est forte, très forte. Je ne sais pas d’où lui est venue cette idée, mais je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire. Il faudra que je lui rende l’appareil, j’ai déjà une petite idée en tête. Elle joue avec moi, et ça me donne franchement envie d’en faire pareil. En attendant, je profite pleinement de ce changement soudain qui me fait oublier absolument tout le reste. J’essaye pour ma part de la faire craquer, afin qu’elle cède et nous laisse enfin ne faire plus qu’un. Mais ma tentative a l’air d’avoir complètement échoué, puisque mes baisers sur sa cuisse ne semblaient pas lui faire d’effets. Ou bien alors c’est qu’elle est encore plus forte que je ne l’aurais pensé et qu’elle arrive à dissimuler ses sentiments. Personnellement, je suis incapable de cacher quoi que ce soit. Mon état fébrile, mon cœur qui bat la chamade, mes yeux focalisés sur chacune de ses formes… Oui, il suffit de m’observer pour comprendre que si ça ne tenait qu’à moi elle serait déjà sous mon emprise. « Tu sais que je peux être très méchante et te faire languir encore très longtemps. » Je souris jusqu’aux oreilles, tandis qu’elle s’accroupie sur moi. Mes mains réagissent presque sans me demander la permission et viennent épouser la forme de ses jambes et de ses cuisses. J’hausse un sourcil, ne demandant qu’à voir ça. Jeu très dangereux puisque je suis sûr de perdre. Ses lèvres frôlent à peine mon ventre qui réclame bien plus, et mes paupières se referment. J’essaye de garder mon calme, mais la tension est palpable et je murmure après qu’elle ne soit descendue du lit : « C’est de la torture mademoiselle Princeton… » Je l’observe se déhancher, et bien que ça ne m’aide pas à redescendre de mon petit nuage, cela m’amuse. Je ne la pensais pas capable de faire tout ça, de jouer la comédie à ce point sans sourciller. Elle m’épate et m’excite en même temps. Elle enlève sa nuisette, et je me redresse de quelques centimètres, attendant qu’elle se rapproche de moi. Ce qu’elle finit par faire de manière sensuelle d’ailleurs. « Si tu m’aides pas, je n’arriverais pas à l’enlever. » Je me mords la lèvre, et passe mes mains sur ses hanches dans un premier temps. Je me donne le droit de l’embrasser assidûment le long de son cou avant d’entreprendre quoi que ce soit. Evidemment, elle ne me donnait pas la tâche la plus facile à effectuer. Il y’avait des lacets. Mes mains plaquées dans son dos, je les sentais et me disait déjà que la partie était loin d’être gagnée. La seule fois où je m’étais retrouvé face à une telle situation c’était avec l’une de mes exs, et j’avais mis tellement de temps à le lui enlever qu’elle en rit encore aujourd’hui. Il fallait que j’y arrive rapidement cette fois-ci, mon égo était en jeu. Je n’allais pas lui demander de se retourner pour y voir plus clair, j’arriverais bien à m’en sortir de cette manière non ? Mes mains se baladent le long de son dos, essayant de déceler les secrets de ce sous-vêtement qui me fait tourner la tête. Comme à chaque fois que je me concentre, ma langue sort légèrement de ma bouche, me donnant un air plutôt mignon d’ailleurs. Je tâte plusieurs fois les lacets et son dos avant de finalement parvenir à en comprendre le mécanisme. Je ris légèrement avant de réussir enfin à l’en débarrasser. « Je crois que je mérite une sacré récompense, j’y suis quand même arrivé en moins de cinq minutes.. » Je laisse tomber le sous-vêtement en question par terre, et mes mains se frayent discrètement un chemin vers sa poitrine. Mais alors qu’elles parviennent à l’objet de leur désir, je stoppe tout mouvement. Mes lèvres frôlent les siennes, sans jamais les toucher. Elle voulait me rendre fou ? Elle avait pleinement réussi. Je ne tenais pas en place, et ça se voyait. Pour autant, je ne comptais pas me laisser faire. J’avais moi aussi envie de lui en faire voir de toutes les couleurs..


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Lun 15 Aoû - 3:59


Je suis là quoiqu'il arrive.

«C’est pas faux. Mais je te préviens : si je retrouve mon appartement en rose fushia, et toi au milieu en train de draguer le voisin qui t’auras aidé à repeindre les murs, ça risque de mal se passer. » Jamais, je ne voudrais être dépendante de quelqu’un. Et cela même de mon fiancé ou de mon mari. Du côté du travail, je veux avoir mon propre arbitre. Je veux pouvoir travailler sans qu’on me dise ce que je dois faire ou pas. Et Oakley est parfait de ce côté-là. Il ne me dirige pas et je le laisse faire sa carrière tranquillement sans avoir une fiancée dans les pattes pour lui faire une prison et l’empêchait de faire sa carrière. Je ne veux pas profiter de l’argent d’Oakley. La vie peut nous réserver des surprises. Je sais que dans ce bas monde rien n’est acquis. Cet argent pourra toujours nous servir. Moi qui a envie de quitter d’avoir ma propre maison parce que je ne nous vois pas ici avec des enfants. C’est beaucoup trop petit et puis, il nous faut du terrain et de la verdure pour que des enfants puissent s’épanouir. Cependant, je sais que lorsque le bébé arrivera, j’essayerai de tout faire pour travailler de journée afin d’avoir une vie de famille stable pour profiter des enfants et de mon mari le soir quand ils rentreront du boulot et de l’école. Je ne veux pas qu’ils ressentent l’absence d’une mère comme moi qui est du vivre sans l’amour de mon père et sa présence. Je veux être là pour leur premier mot, leur premier pas, leur premier maman ou papa. Je veux être là quand ils rentreront à l’école. Je ne veux rien perdre de la vie de mes enfants. Et surtout pas à cause de mon métier. « Déjà le rose fushia, je déteste ça. Et puis, le voisin est vraiment horrible et t’arrive pas à la cheville alors aucune chance de me trouver au milieu avec lui. Tu vas devoir attendre encore longtemps avant le droit à ce spectacle. » Du rose fushia. C’est vrai, j’aime le rose comme les autres filles. Mais je ne vais pas mettre ça dans un salon ou dans une cuisine. Je suis réaliste quand même. Et puis le rose fushia, ce n’est pas le rose que je porte dans mon cœur. Je veux opter pour des couleurs qui nous ressemblent à tous les deux et pas seulement à moi. Car c’est notre petit chez nous. De toute façon, j’aime la simplicité alors il peut dormir sur ces deux oreilles.

Je ne céderais pas. Je ne céderais pas cette fois. Car oui, je veux pour une fois avoir les rênes en main. Choses pas faciles quand on est fou dans son fiancé. Il faut que je garde mes sentiments pour jouer à merveille le jeu. Cependant, il y a quand même quelques petits signes qui ne se trompent pas. Le cœur qui bat à tout va. Les mains un peu moites. J’y vais tout de même sans me retourner. Je me lance en plein dans la course. «C’est de la torture mademoiselle Princeton… » Je ne suis pas de celle qui torture. Mais parfois, un petit peu ça ne fait pas de mal. « De la torture pour ton propre plaisir. » Ce n’était rien que pour lui que je fais ça. Je vais ça car je sais que je peux avoir confiance en lui. Que jamais, Oakley ne me ferait de mal et que je peux me laisser aller comme ça. Je peux faire de telles choses sans les voir étaler chez les autres. je continue à me déhancher. La nuisette à moitié enlever, c’est à lui de finir le travail. Ses mains sur mes hanches, je souris en cachette. Il faut jouer le jeu, pas le droit de sourire. Pimenter était une bonne manière de continuer la chose. Les lacets étaient toujours une chose difficile à retirer. Et ce n’était pas tout. La situation dans laquelle se trouvait Oakley serait encore plus difficile pour retirer tout ça. Cette fois, je ne peux m’empêcher de rigoler face à la grimace d’Oakley. C’est sa tête de concentration, c’est ce qui me fait encore plus rire. Mais il réussit cet exploit en moins de temps que je le pensais. J’aurais pensé attendre plus longtemps avant qu’il n’arrive à tout enlever, mais c’était fait. « Je crois que je mérite une sacré récompense, j’y suis quand même arrivé en moins de cinq minutes. » Le vêtement tombe au sol délicatement. Je le pousse du pied pour l’envoyer valsé vers le fond de la chambre. Ses caresses me firent frémir, mais cela se stoppa d’un seul coup. Il frôle mes lèvres sans vraiment m’embrasser. Il essayait aussi de me rendre folle mais j’allais gagner à ce petit jeu. Car je détestais perdre. Il allait succomber avant moi. Parole de Sharly. « Je t’accords une petite récompense pour cet exploit. » Une petite récompense afin de continuer la torture. J’allais faire un truc complètement fou, mais j’espérais que ça allait le faire rire. Je mis une main de chaque côté de son tee-shirt. Puis d’un seul coup, je tirais. Le premier coup ne marcha pas. Mais le deuxième oui. Le tee-shirt se déchira. Je tirais un peu plus fort afin de qu’il soit coupé en deux. Puis, je le tirais pour le jeter. A présent, plus de tee-shirt. Un vêtement de moins. Seulement, il était toujours plus habillé que moi. J’embrassais son ventre, puis son torse. Et remontait le tout en laissant de délicats baisers. Arrivant à ses lèvres, je ne fis rien. Je le regardais droit dans les yeux. avec ce regard charmeur dont j’avais le secret.


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Lun 15 Aoû - 10:00




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



« Déjà le rose fushia, je déteste ça. Et puis, le voisin est vraiment horrible et t’arrive pas à la cheville alors aucune chance de me trouver au milieu avec lui. Tu vas devoir attendre encore longtemps avant le droit à ce spectacle. » Je sais que le jour où Sharly m’annoncera être enceinte, beaucoup de choses vont changer. La première d’entre elle sera effectivement l’endroit où on vit. Je n’ai jamais porté de grande importance à mon chez moi jusqu’à présent, tout simplement parce que j’avais plus l’occasion de voir mon bureau que mon salon. Mais avec un enfant, tout sera différent. J’ai de l’argent de côté, et je n’ai pas d’autre désir que de procurer à ma famille un environnement chaleureux, dans lequel tout le monde se sent bien. J’ai terriblement envie de faire du sport dans le jardin avec mon fils ou ma fille, de les voir courir dans les couloirs de la maison tandis que Sharly leur répète de faire moins de boucan. Je ne sais absolument pas cependant comme je vais gérer mon travail à ce moment-là. J’aime bosser, et surtout je fais un métier qui me demandera quoi qu’il en soit du temps. Que je me contente de dix clients ou que j’en ai trente ça reviendra toujours au même tellement je suis minutieux. Néanmoins, n’ayant pas eu de père, je ne peux que vouloir être présent le plus possible au sein de cette famille, faire en sorte que ces enfants ne manquent pas d’affection. Je sais qu’ils auront tout l’amour possible de la part de leur mère, mais le rôle d’un père de famille importe lui aussi, et je ne veux pas gâcher ça. Tout comme je ne veux pas ruiner ma relation avec Sharly en étant un acharné du boulot. On a besoin l’un de l’autre, et elle sera toujours une priorité pour moi. Même si elle ne me dit rien concernant mes heures supplémentaires, même si elle ne se permettrait jamais de me faire des reproches à ce propos, je préfère prendre les devants et faire en sorte que tout aille bien pour nous deux. «Heureusement pour moi d’ailleurs, parce que si ça devait m’arriver je crois que je ferais des cauchemars tout le reste de ma vie après.» La vision de Sharly avec le voisin ? Rien que de l’imaginer ça me donne des frissons. Déjà ce gars-là est vieux et moche, et en plus de ça mal aimable. Il est toujours en train de râler contre la société et les jeunes, alors je ne le vois pas du tout draguer ou se faire draguer par Sharly. Déjà que je n’ai envie de voir absolument personne l’approcher, si en plus il fallait que je me méfie des gens âgés je ne serais pas sorti. Quant à la couleur dont elle voudra repeindre l’appartement.. Je ne me fais aucun soucis. Elle a beaucoup de goût, beaucoup plus que moi en tout cas. Et je suis certain qu’elle réussira à donner un sacré coup de jeune à cet endroit.

Les discussions étaient bien loin derrière nous à présent, elles avaient laissées place à une ambiance beaucoup plus torride et magique. Magique parce que tout était nouveau. C’était comme si je la redécouvrais une nouvelle fois ce soir, sous un aspect totalement différent. Très sexy, charmeuse, prête à tout pour me faire plier sous ses désirs… Et le pire dans tout ça c’est que j’adore ça. Pourtant, je ne suis pas du genre à me laisser faire la plupart du temps. J’aime rendre la personne en face de moi complètement dingue, l’entendre soupirer et me demander de mettre fin à son attente interminable. Mais peut être étais-ce jusqu’à présent une question d’égo. Comme je ne tenais pas particulièrement aux femmes avec qui je couchais, je n’acceptais pas d’être « dominé ». Là c’était tout à fait différent. Avec Sharly ce jeu-là m’amusait, m’excitait et me donnait envie de capituler, d’être à sa merci. C’était d’ailleurs tout à fait ma position puisque je ne pouvais absolument rien faire sans qu’elle ne le permette. Déjà parce que j’étais de toute façon cloué au lit, et aussi parce qu’elle en avait décidé comme ça. Je le voyais dans son regard et dans ses gestes. Ca ne devait pas être facile pourtant de me résister, je suis plutôt charmeur et je me défends bien sur ce terrain-là. « De la torture pour ton propre plaisir. » Je souris jusqu’aux oreilles parce qu’elle a entièrement raison. Techniquement nous n’avons toujours pas notre corps ancré dans celui de l’autre, mais je prends du plaisir tout autant à cet instant. « Tu es très douée pour mélanger les deux, ça ne fait aucun doute.» Je n’en étais pas encore au point de la supplier d’arrêter ça et de faire l’amour avec moi, mais ce n’était pas loin. Elle me fit participer à sa manière, me demandant de lui retirer une partie de ses sous-vêtements. A ma grande surprise, j’y étais parvenu plus rapidement que la dernière fois où j’avais eu à pratiquer un exercice de ce genre. Tant mieux, ça m’éviterait d’avoir la honte et de me retrouver, embarrassé, à lui demandé de le faire pour moi. N’étant pas quelqu’un qui perd le nord, je demandais bien évidemment une récompense en échange de cet exploit. Sans compter le fait que je venais de me donner la permission de la toucher de façon peu catholique. J’avais remarqué que ce petit geste la faisait frémir, et j’étais content de voir qu’elle succombait autant que moi à tous ces préliminaires pour le moins alléchants. Elle avait beaucoup trop d’atouts en main pour que je puisse être celui qui ferait flancher l’autre en premier. Je le savais, mais ça ne m’empêchait pas de vouloir essayer, de pimenter un peu plus les choses. « Je t’accords une petite récompense pour cet exploit. » Je m’apprêtais à lui demander quelle serait la récompense en question quand elle attrapa mon t-shirt de chaque côté. Ce n’est que lorsqu’elle tira la première fois que je compris de quoi il en retournait, et je me mis à rire. Elle voulait donc non pas se contenter d’enlever mon t-shirt mais de le déchirer. Je me mords la lèvre en la voyant réitérer son geste. Elle fini par y parvenir, et il ne restait plus que du vêtement en question des lambeaux. Son rôle de dominatrice lui va encore mieux que je ne le pensais, elle me laisserait presque sans voix. Taquin comme toujours, je ne peux m’empêcher de l’embêter : « Tu sais, je tenais beaucoup à celui-là ! Tu vas me le payer cher...» En fait ça m’importait peu, et je n’allais pas me plaindre de ce traitement tout particulier ! En sentant ses lèvres sur mon ventre puis mon torse, un léger gémissement sort de ma bouche, je n’avais pas réussi à contrôler ça. Mes mains s’agrippent aux draps et je me mords la lèvre lorsque son visage est à quelques millimètres du mien. Elles finissent par le lâcher pour se poser sur les hanches de ma délicieuse partenaire. Je les laisse se balader le long de son corps, et retient presque mon souffle tellement ma respiration saccadée trahit mon état endiablé. Je laisse ma langue parcourir son cou, me disant que je dois bien essayer de me défendre un peu. «J’en peux plus tu sais… Tu me rends fou. »


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mar 16 Aoû - 2:43


Je suis là quoiqu'il arrive.

«Heureusement pour moi d’ailleurs, parce que si ça devait m’arriver je crois que je ferais des cauchemars tout le reste de ma vie après.» Je crois que j’en ferais encore plus des cauchemars. Rien qu’à regarder le voisin, j’avais envie de vomir. Il était tout ce que je détestais. Et je n’étais pas du genre à aller avec un homme qui a le double, voir le triple, de mon âge. C’est vrai, je ne suis jamais sortit avec des plus jeunes que moi. Je préfère de loin les hommes matures qui ont du plomb dans la cervelle. Avec Oakley, cinq années nous séparent et je pense que c’est une bonne chose. Car il a cette maturité qui me permet moi-même à penser au futur et à des trucs stables. Je pense qu’avec un homme de mon âge ou plus jeune, je ne serais pas comme ça. Je saurais quelque peu l’ancienne Sharly qui fait la fête et qui vit au jour le jour. Le voisin, impossible. Et puis, on avait déjà eu affaire à la voisine que je ne portais pas dans mon cœur. Alors le voisinage, je préférais le garder loin de nous. Il y a tout de même des personnes que j’aime bien dans l’immeuble comme la vieille dame du rez de chaussée qui m’offre toujours un thé glacé et qui me parle de ses jeunes années lorsque je reviens du footing. Ou la mère célibataire du dernier à qui je rends parfois quelques services de babysitting ou des dépannages de nourriture. La vie en appartement peut à la fois avoir des inconvénients et des avantages. Et puis, on ne peut pas toujours s’entendre avec tout le monde. « Je te promets que tu ne feras jamais un tel cauchemar. Il faudrait qu’on me paye pour que ça arrive et encore, je ne crois pas que j’accepterais. Rien qu’en imaginant, sa tête, j’ai du dégout. » Ah non, on peut dire que je suis franche. Et que je ne suis pas très gentille avec le voisin. Mais, si vous le voyez un jour, vous comprendrez ma réaction. Il est tout petit, tout ridé, tout poilu. Puis, jamais il n’adresse de sourire à personne, même pas de bonjour quand je le croise dans l’escalier ou en bas de l’immeuble. Il a toujours ce visage fermé et en colère. Je crois que je ne l’ai jamais vu parler normalement, toujours entrain de crier sur n’importe qui et n’importe quoi. Et ça m’énerve, car quand il y a les fêtes de quartier ou les réunions pour améliorer le quartier, il ne pointe jamais le bout de son nez, et n’aide pas non plus. Il râle pour râler. Je crois qu’un jour, il va avoir le droit à ma grande franchise. Ça va pendant un moment, mais lorsque je saurais à bout ou fatiguer, ça sortira tout seul.

«Tu es très douée pour mélanger les deux, ça ne fait aucun doute.» Je n’étais pas aussi dominatrice que ça. Une vraie dominatrice n’aurait pas enlevé un seul de ses vêtements. Moi, je l’avais fait afin de faire différemment. Cependant, je n’allais pas retirer le dernier vêtement qu’il me restait de si tôt. Je voulais le pousser à bout, à l’extrême. Et cette fois, je ne voulais pas craquer aussi. Car on avait tendance à tous les deux craqué bien avant. «Tu sais, je tenais beaucoup à celui-là ! Tu vas me le payer cher... » C’est la première fois que je déchirais un tee-shirt de la sorte. Et je dois dire que c’était affreusement marrant. Ça ne me gênerait pas d’en déchirer un autre. Oakley aurait pû mal le prendre mais apparemment, il l’avait pris aussi bien que moi. il fallait bien rentrer dans le jeu, et c’était le jeu. « Ce n’est qu’un tee-shirt et puis, il me plaisait pas tellement celui-là. J’irais faire les magasins, tu en aurais un autre mille fois mieux que celui-là. Ne te gêne pas pour me le faire payer cher, je suis prête. » Je déteste faire les magasins. Devoir chercher pendant des heures, le vêtement idéal m’énerve au plus haut point. J’ai l’impression de perdre mon temps. Pourtant souvent, des amies me poussent à aller courir les magasins. Je dois dire qu’elles m’énervent de me faire subir une telle chose, seulement, c’est pour leur faire plaisir. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ses amies ? Et je le ferais aussi pour Oakley. Ce tee-shirt était tout moche et vieux. Je ne sais même pas s’il aurait tenu encore à un autre lavage. Ce n’est qu’un tee-shirt, je ne vais pas pleurer pour ça. Je le vois succomber et ça me fait sourire. Il n’arrive pas à se retenir, c’est plus fort que lui. Je dois dire que ça me plait, car ça veut dire que j’ai encore de l’effet sur mon fiancé. Le contraire serait vraiment dramatique. Mais au moins, on s’est quand tout commencé à changer et où tout va mal. « J’en peux plus tu sais… tu me rends fou. » Posant mes mains sur les siennes, je me cambre en arrière lorsque sa langue parcoure mon cou. Je lui laisse quelques secondes de répits pour qu’il essaye de reprendre ses esprits. Ce n’est pas drôle s’il lâche les armes trop facilement. « Ça risque de continuer… » Je me laisse tomber sur le côté, ma tête posait sur le lit. Je regarde le plafond. Je m’amuse à jouer avec mes cheveux. je sais, c’est cruelle de le faire languir autant.



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mar 16 Aoû - 5:29




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




« Je te promets que tu ne feras jamais un tel cauchemar. Il faudrait qu’on me paye pour que ça arrive et encore, je ne crois pas que j’accepterais. Rien qu’en imaginant, sa tête, j’ai du dégout. » Je ne pouvais m’empêcher de rire en y pensant. C’était plutôt évident qu’elle ne puisse qu’éprouver du dégoût pour un type pareil. Personnellement je n’ai jamais compris les gens ayant une vingtaine d’années qui se retrouvaient avec une personne de plus de cinquante balais. Certains diront que l’amour ne s’explique pas, moi je suis plutôt convaincu que le seul but de ce genre de relation est l’argent. La personne en question se rassure en se disant qu’elle ne supportera la personne que quelques années, et qu’en échange elle aura le droit à une somme colossale sur son compte en banque. Je trouve ça répugnant à souhait, et je me demande bien comment les gens font pour penser de manière aussi avide, et également pour respecter leur engagement jusqu’au bout. Moi il est clair que quel que soit la mamie en face de moi, adorable ou pas, je préférerais vivre sous un pont plutôt qu’avoir à l’embrasser ou pire à la toucher. Les gens capables d’aller aussi loin pour du pognon doivent être sacrément dérangé. Et d’un certain point de vue, les vieux qui se laissent faire aussi. Comment peut-on ne serais-ce qu’envisager d’avoir des rapports aussi intimes avec une personne qui pourrait être notre enfant, voir notre petit enfant ? Après, à titre personnel, je n’ai jamais supporté sortir avec une fille plus vieille que moi. J’avais une impression d’infériorité que je ne supportais pas bien, et puis je suis de la vieille école de ce point de vue ! J’ai toujours estimé que c’était l’homme qui devait être le plus vieux dans une relation. On sait tous que les femmes sont plus mâtures que nous, et même si elles ne l’étaient pas, j’aime l’idée protective qui peut se cacher derrière cette différence d’âge. «Je me demande quelle tête il avait à notre âge. Imagine que je finisse pareil !! Et que toi tu finisses comme la vieille d’à côté… Quel couple merveilleux on ferait ! Déjà que pris tous les deux séparément c’est imbuvable, alors réunis…» Contrairement à Sharly qui avait l’occasion de côtoyer certains voisins, moi je ne les voyait que rarement pour la plupart. Et quatre-vingt-dix pourcents de mes rencontres s’avéraient malheureusement être désagréables. J’ai cet appartement depuis plusieurs années maintenant, et à l’époque où j’étais encore célibataire, le défilé de filles ne plaisait pas tellement à mon voisinage et surtout à ces deux-là. Je me prenais des savons à chaque fois qu’ils en avaient l’occasion, tant et si bien que je faisais exprès de rentrer ou de sortir de chez moi à des heures complètement différentes d’un jour à l’autre. Alors non, je n’avais pas du tout envie de ressembler à ça plus tard. Ma curiosité cependant aurait aimé être assouvie en m’informant sur leur passé respectif. Comment les gens peuvent-ils être aussi aigris ? Est-ce naturel chez eux ou bien est-ce une succession de malheurs dans leur vie qui les a amené à être aussi désagréables ? Je suppose que c’est un peu des deux..

« Ce n’est qu’un tee-shirt et puis, il me plaisait pas tellement celui-là. J’irais faire les magasins, tu en aurais un autre mille fois mieux que celui-là. Ne te gêne pas pour me le faire payer cher, je suis prête. » Elle avait totalement raison sur le principe : ce n’était qu’un t-shirt, et un vieux en plus de ça. Même si parfois j’ai des petites tendances matérialistes, je ne suis pas stupide au point de vouloir absolument tout garder. Surtout quand ça en valait la peine, ce qui est le cas présentement ! Mon corps était parcouru de frissons à chacun de ses gestes, et le fait de déchirer mon t-shirt n’avait qu’accentué l’état dans lequel je me trouvais. C’était inhumain d’être dans cette position, mais c’était une belle manière de rendre mon incapacité à me déplacer charmante et enviable. Si je pouvais utiliser mes jambes, j’aurais très certainement craqué depuis longtemps et l’aurait fait tomber sur le dos. De cette manière, ça m’obligeait à attendre, à me languir d’elle, à la désirer encore plus. Et elle le savait puisqu’elle faisait absolument tout pour ralentir au plus les choses. A chaque avancée, elle reculait d’autant et ça me faisait perdre tous mes moyens. «Toi faire les magasins ? Bizarrement j’ai du mal à l’imaginer. Déjà que tes amies sont obligées de te traîner de force dedans pour ton propre mariage… » Je lui envoie un sourire taquin, sachant pertinemment qu’elle ne pourra pas me contredire là-dessus. Elle se cambre sous l’effet de mes baisers appuyés, et j’ai l’impression d’enfin gagner la partie. Il était impossible qu’elle me résiste plus que ça, non ? Pourtant, tous mes espoirs s’évanouissent d’un coup quand elle élève la voix. « Ça risque de continuer… » J’affiche un air surpris, et elle se laisse tomber sur le côté, regardant le plafond et jouant avec ses cheveux. Je la regarde tel un enfant qu’on vient de punir, et lève les yeux au ciel, amusé. J’étais en train d’essuyer une défaite cuisante, puisque je m’étais laissé aller le premier, lui révélant que je ne tiendrais pas plus longtemps. Un sourire émergea à nouveau sur mes lèvres. Elle voulait jouer ? Très bien, je n’allais pas lui laisser gagner toutes les batailles. Je me mets sur le côté afin de l’observer et me rapproche tant bien que mal d’elle. Ma main se fraye un chemin le long de ses cuisses, frôle le dernier sous-vêtement qu’elle porte, et échoue juste en-dessous sa poitrine. Mes lèvres glissent jusqu’à son oreille. . «Finalement tu as raison. Ca risque de continuer parce que je suis quelque peu refroidi. Et j’ai bien peur que tu ne sois pas à la hauteur pour y remédier..» Bien sûr je racontais n’importe quoi, juste pour la faire réagir. Je me disais qu’en éveillant son égo, elle aurait envie de me prouver tout le contraire et finalement céderait à la tentation autant que moi. Je la regarde en essayant de garder mon sérieux, et me laisse retomber sur l’oreiller, observant à mon tour le plafond l’air de rien. En fait, j’essayais surtout de calmer mon ardeur, j’étais presque en sueur tellement j’avais envie d’elle. Et son petit jeu marchait à merveille..



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mer 17 Aoû - 5:18


Je suis là quoiqu'il arrive.

«Je me demande quelle tête il avait à notre âge. Imagine que je finisse pareil !! Et que toi tu finisses comme la vieille d’à côté… Quel couple merveilleux on ferait ! Déjà que pris tous les deux séparément c’est imbuvable, alors réunis…» La vieille folle d’à-côté, je l’avais oublier celle-là. Elle hurle constamment et le pire, c’est qu’elle se plaint continuellement des bruits de voiture et de la musique alors que son horrible chien aboie tout le temps. Je ne comprendrais jamais ce genre de personnes. Ils n’ont qu’à déménager et s’installer dans une maison pommée au milieu d’un champ à l’autre bout du monde. Là personne ne pourra les embêter et faire du bruit pour les déranger. Ils seront seuls et se plaindront qu’à eux-mêmes ou aux murs, si ça leurs plait. Impossible que ces deux-là se réunissent un jour. Je ferais tout pour saboter leurs rencarts et leur couple. Ce n’est pas mon genre de détruire un amour mais ça serait pour le bien de tous et pas seulement pour mon propre bien. On n’associe pas de telles personnes, on les éloigne plutôt afin qu’ils ne se rencontrent. Pour l’instant, je n’ai pas besoin de me transformer en diabolique Sharly pour saboter des amoureux. Ils ne s’entendent pas du tout et il faut que ça dure. Je ne pouvais imaginer une seule seconde qu’on finisse ainsi. Pour devenir des gens aigris et colériques comme ça, ils ont dû perdre leur âme sœur ou avoir une vie pas très jolie. Et même si c’est le cas, ça n’excuse pas leur façon d’agir. On ne deviendra jamais comme eux car on sera tous les deux et puis, sans nous vanter, nous ne sommes pas aussi abominables. Je ne suis peut-être pas la plus jolie fille de l’immeuble mais jamais, non jamais, je n’aurais une choucroute sur la tête et un corps aussi immense. Car c’est sûr qu’en vieillissant, on perd un peu de tonus et de jeunesse, cependant ce n’est pas une raison pour ressembler à une Big Mama blanche. Il faut savoir faire du sport. C’est essentiel pour son corps mais aussi pour sa tête. Pour ma part, ça me permet d’évacuer le stress de ma journée, de ma nuit plutôt. Je me sens bien mieux après un bon footing. « Jamais une seule seconde, je veux qu’on ressemble à ça. Ils sont détestés de tout le monde. Et puis, regarde-toi, jamais tu ne pourras ressembler à un homme aussi laid. On ne restera peut-être pas toute notre vie aussi bien en forme, mais ça n’empêche pas de garder une certaine forme. » Je ne critique personne sur ces choix. Mais moi, je ne veux pas me laisser aller. Peut-être que je vois trop grand et que je n’aurais plus qu’une envie plus tard, ne plus faire attention. Alors autant se donner un objectif maintenant et essayer de le garder le plus longtemps possible.

«Toi faire les magasins ? Bizarrement j’ai du mal à l’imaginer. Déjà que tes amies sont obligées de te traîner de force dedans pour ton propre mariage… » C’est vrai que ça faisait rire tout le monde quand je disais le mot magasin ou que j’annonçais que j’allais les faire. Tout le monde sait que je déteste ça et le cacher, m’est impossible. Et non, je n’ai pas honte de le dire. Ce n’est pas mon truc, c’est tout. Je dois dire que je commence à y aller de mon propre chef tout doucement. Il le faut bien avec le mariage et tout le tralala. Sinon, je me fais taper sur les doigts par ma meilleure amie et elle me force à rester encore plus longtemps dans les boutiques. Peut-être qu’il y aura un jour, un déclencheur. La naissance d’une fille. Avoir une petite fille qui veut aller faire les magasins. Ça me poussera peut-être à y passer plus de temps pour lui faire plaisir et au fil du temps, ça ne sera plus une corvée mais un bonheur qu’on partagera toutes les deux. Ce n’est pas si ça saura le cas, mais j’espère que oui. « Je dois te dire qu’elles sont de plus en plus fières de moi. La dernière fois, c’est moi qui est voulu aller dans un magasin afin d’aller voir des fleurs pour le mariage. Alors pas de remarques. Et puis, si tu fais le malin, je vais leurs dire de t’emmener pour une journée shopping. Tu verras quel véritable calvaire, je dois supporter. » Les journées shopping la pire chose qui puissent exister. Une fois, nous sommes restés trois heures dans le même magasin. J’ai cru que je devenais folle. Elles n’arrêtaient pas d’essayer des vêtements, je crois même qu’elles ont tout essayé. Et au final, elles n’ont acheté que quatre trucs. Trois heures pour quatre trucs. L’enfer a l’état pur. Je m’étais laissé tomber sur le côté. Il se met sur le côté et m’observe. Je le vois du coin de l’œil se rapprocher. Il me frôle et je me contrôle pour n’émettre aucun bruit, ni aucune sensation d’envie. Je reste de marbre même si je surchauffe à l’intérieur. «Finalement tu as raison. Ca risque de continuer parce que je suis quelque peu refroidi. Et j’ai bien peur que tu ne sois pas à la hauteur pour y remédier.. » Il manque pas de culot de dire une telle chose. Sur le coup, je fais une moue de femme vexée. Puis tout sourire, je me redresse. Il essaye de me faire tomber dans un piège. Très malin, ce piège. Mais Mademoiselle Sharly ne va pas tomber dedans. Je me relève pour descendre du lit. J’attrape un de mes marcels pour l’enfiler. Je mets face à Oakley, le regardant en souriant. « Ca tombe bien, j’ai une envie soudaine d’aller travailler dans la salle de bain. Je suis sûr que tout seul, tu arriveras à te réchauffer. » Je pars de la chambre en fermant la porte. Je reviens sur mes pas pour passer ma tête. « Je suis sûre que tu débrouilleras très bien tout seul. » Mon rire cristallin s’empara de la pièce. Je fais de quelques pas de velours pour pousser la porte de la salle de bain du bout de pieds. Je fais exprès de bien claquer pour lui faire croire que je suis dans la salle de bain. Puis, je m’assois près de la porte de notre chambre en posant ma main sur ma bouche pour que mon rire ne s’entend pas.



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Mer 17 Aoû - 22:39




Qu’est-ce que je ferais sans toi ?




« Jamais une seule seconde, je veux qu’on ressemble à ça. Ils sont détestés de tout le monde. Et puis, regarde-toi, jamais tu ne pourras ressembler à un homme aussi laid. On ne restera peut-être pas toute notre vie aussi bien en forme, mais ça n’empêche pas de garder une certaine forme. » Je ne me suis jamais considéré comme étant quelqu’un de plus beau que les autres. A vrai dire, il y’a même une époque où je me détestais. Je me détestais parce que, dans mon esprit d’enfant, si je n’étais pas blond avec ces beaux yeux je ne ressemblerais pas à mon père. Et si j’avais eu la chance de ne pas lui ressembler, peut-être que ma mère m’aurait moins haït. Cette vision négative de mon apparence je l’ai eu pendant très longtemps, jusqu’à mes quatorze ans environs. Et ma mère évidemment ne faisait rien pour arranger les choses. Quand elle voyait que les larmes me montaient aux yeux quand elle évoquait mon père, elle tambourinait encore plus fort à mes oreilles ses paroles vicieuses. Je n’ai jamais rencontré cet homme-là, je l’ai seulement vu en photos. Et c’est vrai que le lien de parenté se voit au premier coup d’œil. Il était cependant plus mince que moi aujourd’hui, il n’avait pas développé son corps comme je l’avais fait moi. En fait, je crois que je n’aurais jamais apprécié mes traits physiques si les filles qui me fréquentaient au collège, au lycée et à l’université ne m’avaient pas convaincu du contraire. Quand on voit qu’une nana veut sortir avec vous juste en vous regardant, quand certaines rabâchent qu’elles n’auraient jamais pensé sortir avec un si beau mec, on finit par y croire. J’ai fait plus que me laisser persuader d’ailleurs : il est arrivé un moment où je m’en suis même servi à mes fins. Les grands sourires charmeurs que je lance aujourd’hui je ne risquais pas de les sortir quand j’avais dix ans vu ce que je vivais. C’est une chose que j’ai peaufiné au fur et à mesure de mes relations. Et je suis plutôt content de moi aujourd’hui, même si la séduction de toute la gente féminine n’est plus dans mes priorités. Aujourd’hui tout ce qui m’importe c’est de lui plaire à elle. Aussi naïf soit-il, je m’en contrefous du regard des autres femmes. Je continue de me faire draguer, mais la seule chose qu’elles obtiennent en retour c’est un sourire bienveillant qui leur indique que leur proposition m’est bien égale. Alors, si je dois prendre soin de moi aujourd’hui, ce n’est pas pour que les gens autour de moi m’admirent avec stupéfaction, c’est juste pour éviter de me laisser aller et d’être vu avec dégoût par Sharly. «Et toi alors ? Tu es tellement belle que s’en est même cruel pour les autres. Et je suis d’accord avec toi, ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’il faut se laisser-aller. Au contraire. » J’ai toujours eu un élan d’admiration pour les personnes âgées à qui on pouvait donner facilement dix ans de moins. Bien sûr ça ne dépend pas toujours de nous, parfois la maladie nous vieillit de façon considérable. Mais en règle générale les personnes chaleureuses, qui sourient tout le temps, nous renvoient une image dorée de l’âge mûr.

« Je dois te dire qu’elles sont de plus en plus fières de moi. La dernière fois, c’est moi qui est voulu aller dans un magasin afin d’aller voir des fleurs pour le mariage. Alors pas de remarques. Et puis, si tu fais le malin, je vais leurs dire de t’emmener pour une journée shopping. Tu verras quel véritable calvaire, je dois supporter. » Je souris en l’entendant. En vérité, je suis bien content qu’elle ne soit pas fan de shopping et qu’elle ne m’emmène pas de force partout. La plupart des mes potes y ont droit, et franchement quand ils reviennent de ce genre de journée ils n’ont qu’une envie : une soirée entre mec : pizza, bière et football. Je n’ai pas échappé à la règle. Même si j’adore m’acheter de nouvelles chemises ou de nouveaux costumes pour mon boulot, je n’aime pas passer des heures à le faire. J’ai tendance à entrer dans le magasin, faire une fois le tour, et savoir instantanément ce que je veux. Je perds déjà assez de temps comme ça à les ajuster à ma taille alors si en plus il fallait que je mette trois heures à me décider ça serait une véritable torture. Je suis plutôt chanceux d’être tombée sur l’une des rares filles qui détestent ça, même si j’aime bien la charrier là-dessus. Je suis fière d’elle concernant ses progrès cependant, parce que je sais très bien qu’elle fait tous ces efforts-là pour notre mariage. Elle pourrait tout à fait s’en foutre et décider de tout bâcler sous prétexte qu’elle n’aime pas ça, mais non. Je remercie aussi intérieurement sa meilleure amie, parce que je sais qu’elle y est pour beaucoup. Sans elle je ne suis pas sûre que Sharly serait aussi motivée ! « Encore une menace ! Dis donc ma chérie, je trouve que tu y prends trop goût… Si tu crois que je vais avoir peur d’une journée shopping.. » J’essaye d’avoir un air sérieux mais fini par rire. « Bon ok, je risque de ne pas rentrer vivant d’une journée pareille. Et à ce moment-là, tu ne pourras que te le reprocher ! T’as vraiment envie d’avoir ça sur la conscience ?» Je venais de toucher son égo, du moins l’espace de quelques secondes. J’étais vraiment persuadé que ce petit jeu marcherait et qu’elle céderait à ma requête. Mais au lieu de ça, je la vois descendre du lit avec un sourire aux lèvres. Encore une fois elle me surprend, et je dois dire que c’est très agréable. Ce que j’aime entre nous c’est justement cette volonté de ne jamais céder, de réagir de façon incongrue. J’espère sincèrement que même dans dix ans nous entretiendrons toujours la même relation. « Ca tombe bien, j’ai une envie soudaine d’aller travailler dans la salle de bain. Je suis sûr que tout seul, tu arriveras à te réchauffer. » J’ouvre grand les yeux et commence à me demander si elle est vraiment sérieuse. Je me redresse, me retrouvant assis et lui faisant face. « J’espère que tu plaisante ? » pour seule réponse, je la vois revenir sur ses pas et passer sa tête entre la porte et le mur « Je suis sûre que tu débrouilleras très bien tout seul. » Une porte se claque, celle de la salle de bain. Je me relaisse tomber sur l’oreiller, et me mets à rire nerveusement en passant mes mains sur mon visage. « C’est pas vrai.. » puis je crie pour qu’elle m’entende : « Je divorce Lullaby Sharly-Rose Princeton !!! » Je ne l’appelais pas souvent comme ça, juste dans les grandes occasions, et je trouvais que c’était parfaitement approprié maintenant. Techniquement nous ne sommes pas encore mariés, et très très loin de divorcer. Mais je voulais juste attirer son attention. Visiblement ça ne donnait rien, et je soupire rageant intérieurement. Elle avait raison, en soit j’étais parfaitement capable de me réchauffer tout seul. Tous les mecs le peuvent. Mais je n’en avais pas envie, pas après tout ce qu’elle m’avait laissé imaginer dans ma petite tête. J’avais envie d’elle, pas d’un acte en solitaire. Si elle ne revenait pas, ça ne m’empêchait pas d’aller la chercher. J’attrape les barres et arrive à me retrouver par terre sans dommages. Je me traîne alors jusqu’à la porte, et quand je l’ouvre avec difficulté d’ailleurs, je trouve ma fiancée juste derrière. Je me mords la lèvre amusé dans un premier temps, puis prends un air sévère. «On m’espionne ? Drôle de manière de me laisser me réchauffer tout seul. »


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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Jeu 18 Aoû - 4:05


Je suis là quoiqu'il arrive.

«Et toi alors ? Tu es tellement belle que s’en est même cruel pour les autres. Et je suis d’accord avec toi, ce n’est pas parce qu’on vieillit qu’il faut se laisser-aller. Au contraire.» Non je ne suis pas si belle que les filles en sont jalouses ou que les hommes ne veulent rien que moi. Je n’arrive toujours à recevoir de compliments de ce côté-là. J’ai réussi certaines choses mais là-dessus, c’est encore trop tôt. Pourtant, ça devrait être simple de comprendre que j’ai du charme et que j’attire des hommes. Seulement, je n’arrive pas à comprendre pourquoi moi. Et il n’y en a pas qu’un qui me dit ça. Dwayne me dit aussi la même chose. Lui, je n’arrive pas à le croire. Il veut me reprendre, il serait prêt à dire n’importe quoi pour que je retombe dans ses bras. Par contre quand Oakley me le dit, j’arrive de temps en temps à l’accepter car je sais que ces paroles sont sincères. « Non, ce n’est pas cruel parce que je suis bien en-dessous des autres. Elles sont bien mieux que moi. Et bien, mettons-nous d’accords pour toujours pousser l’autre à aller de l’avant et de ne pas dormir sur ses lauriers. » Je vous l’embêtais un peu comme il venait de me le faire avec le shopping. En lui disant que ce n’était même pas la peine d’essayer, qu’il perdrait à coup sûr. Je voulais voir ce qu’il allait me sortir. Il était bien capable de me dire de le faire demain pour voir qui en sortirait vainqueur. Seulement, je pense qu’il gagnerait. Parce qu’en ce moment, je ne suis pas la plus en forme du monde. Je ne le fais pas voir mais j’aimerais pouvoir dormir pendant deux jours d’affilés sans me réveiller. Cependant, ça ne sera pas le cas. Puisque la semaine prochaine, risque d’être très folklorique à part si Oakley travaille. Je vais devoir donner dans tous les sens et je dois dire que ça me fait un peu peur. Puisqu’on n’a plus d’infermière depuis maintenant quelques heures. Avant de reprendre le boulot, je dois trouver quelqu’un qui s’occupera d’Oakley quand je serais au boulot.

«Encore une menace ! Dis donc ma chérie, je trouve que tu y prends trop goût… Si tu crois que je vais avoir peur d’une journée shopping.. Bon ok, je risque de ne pas rentrer vivant d’une journée pareille. Et à ce moment-là, tu ne pourras que te le reprocher ! T’as vraiment envie d’avoir ça sur la conscience ?» Oh, c’était une toute petite menace. Rien de bien méchant. J’étais bien obliger de répondre cela face à sa remarque. Je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Et ce n’était qu’un petit pic de rien du tout qu’il prendrait très bien puisqu’on le faisait très souvent. « Je suis trop gentille pour réussir à te faire subir ça. Et puis, comme tu le dis si bien, tu ne te rentras pas vivant. Alors évitons toutes défaites cuisantes. » je n’avais encore jamais trainer Oakley dans les magasins. Mais ça ne saurait tarder avec le mariage qui avancait à grand pas. On allait faire des choix sur pleins de trucs mais aussi on devait faire une liste de cadeaux de mariage. Je voulais qu’il soit là pour choisir ce qui lui ferait plaisir. Car je n’avais pas envie d’avoir une liste remplit de vaisselles ou de trucs abominables qui ne servent à rien. Autant, mettre des choses qui nous plaisent et nous serons utiles. «C’est pas vrai.. » J’y étais aller très fort même plus que fort en le plantant comme ça au milieu de la pièce. Seulement, si je voulais remporter la victoire, je devais mettre toutes les cartes entre mes mains. «Je divorce Lullaby Sharly-Rose Princeton !!!» ça faisait bien longtemps qu’on m’avait pas appeler Lullaby. La seule personne qui le faisait été ma mère. Normal, c’est elle qui avait choisi ce prénom que je détestais tant. Quelle idée de me donner un truc qui se traduit « Berceuse ». Abominable. Heureusement que mes seconds prénoms ne sont pas comme ça. C’est pour cela que dès que le lycée, j’ai commencé à me faire appeler Sharly-Rose. Ma mère a détesté cela. Cependant, elle n’a pas eu le choix. Elle n’avait pas le droit de m’imposer Lullaby après tout ce que j’avais dû subir : le divorce, son envie de devenir maire… Et après plusieurs engueulades, elle avait accordé mon envie en m’imposant une seule règle : pour la famille, j’étais Lullaby un point c’est tout. Une règle qui me convenait comme ma famille n’était pas nombreuse du tout. En faites, il n’y avait qu’elle. En attendant crier Oakley cela, ça me fit bien rire. Parce que d’une part, il criait tous mes prénoms et parce qu’aussi, il demandait le divorce alors que nous n’étions même pas marier. « Tu peux toujours essayer vu qu’on est même pas marier.» j’entendis du bruit. Comme je ne venais pas à lui, il allait surement venir à moi. Je m’aidais à me relever du mur pour me mettre debout. Il fallait que je me faufile vite avant qu’il ne me trouve. «On m’espionne ? Drôle de manière de me laisser me réchauffer tout seul. » trop tard, je venais d’être débusqué au moment où j’allais me sauver dans la salle de bain, pour de vrai cette fois. J’adorais cette journée car le rire avait repris place dans l’appartement. Pas de cris, pas de mines tristes et colériques. Seulement, de la bonne humeur, de la joie, de la vie. Ce qui nous manquait plus que tout. On ne devrait jamais perdre cela même à cause d’un fauteuil roulant ou bien d’un accident. Ça ne nous ressemblait pas. « Oui, je me suis dit que c’était marrant. Et au moins, je peux tout de même profiter du spectacle. »



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MessageSujet: Re: Get Out # Sharly Jeu 18 Aoû - 8:52



Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



« Non, ce n’est pas cruel parce que je suis bien en-dessous des autres. Elles sont bien mieux que moi. Et bien, mettons-nous d’accords pour toujours pousser l’autre à aller de l’avant et de ne pas dormir sur ses lauriers. » Son manque d’assurance ne me surprend plus, je suis habitué au fait qu’elle se sous-estime depuis le temps. Et j’ai beau lui prouver par A+B qu’elle est plus belle que la majorité des femmes, elle ne le reconnaîtra pas. C’est plutôt naturel comme réaction, personne n’irait dire à voix haute ce genre de chose, à moins d’avoir une estime de soi très prononcée. Néanmoins ces gens-là savent intérieurement qu’ils sont canons, et refuse de le dire juste pour ne pas frustrer ceux qui sont autour d’eux. Pour Sharly, c’est encore différent. Elle se sous-estime vraiment, et si je trouve cet aspect-là très mignon j’aimerais parfois qu’elle soit plus juste avec elle-même. Après tout, quand on est ensemble dans la rue, moi j’arrive bien à voir les regards de certains hommes sur elle. Et je dois avouer que la plupart du temps une espèce de fierté s’empare de moi, je suis certes jaloux à mes heures, mais quand je vois les regards de ces mecs je me dis que je suis l’être le plus chanceux du monde. Enfin, le seul que je n’ai pas envie de voir la regarder de la sorte c’est Dwayne bien entendu. Celui-là je préférerais qu’il baisse les yeux et qu’il évite de s’imaginer trop de choses la concernant. Je suis déjà fou rien qu’à l’idée qu’il ait pu se faire aimer autant de ma fiancée, alors il ne vaut mieux pas qu’il en rajoute une couche supplémentaire. Je caresse doucement sa joue et lui sourit. « Très bien, je vais arrêter de te faire des compliments vu que tu ne les acceptes pas. Mais je ne dirais jamais qu’elles sont mieux que toi, parce que ce n’est pas vrai. Il suffit de regarder la manière dont moi et les autres hommes nous te dévorons des yeux. Et c’est d’accord, nous ferons en sorte de toujours veiller l’un sur l’autre à ce propos. » Je comptais bien tenir ma promesse. Tout simplement parce que si je me laisse vraiment aller, l’écart avec tous les hommes qui la courtisent ne sera que grandissant. Et je refuse d’être responsable du fait qu’elle ait fini par aller ailleurs voulant mieux. Déjà qu’elle mérite très certainement mieux maintenant…


« Je suis trop gentille pour réussir à te faire subir ça. Et puis, comme tu le dis si bien, tu ne te rentras pas vivant. Alors évitons toutes défaites cuisantes. » Je la regarde et rit, à l’entendre c’était totalement perdu d’avance. Même avec la plus grande volonté du monde une telle expérience me tuerait. C’était exagéré bien sûr, parce que tout le monde est capable de survivre à une journée shopping. Mais une part en moi, très curieuse, se demandait comment il était possible de donner envie à des gens de se tirer une balle juste pour ça. Je ne l’ai jamais vécu personnellement, trouvant toujours une excuse de dernière minute pour ne pas me pointer. Même quand il s’agissait de m’habiller moi, je disais à mes petites copines qu’elles n’avaient qu’à choisir elle-même, en leur donnant ma taille de T-shirt et de pantalon. Je préférais encore jeter un vêtement hideux que de prendre le risque de devoir en essayer une trentaine en une journée. Pas très courageux je l’admets, mais quand on voit tous ces clichés à la télévision, ou bien un homme subir cette expérience en direct ça ne nous donne pas très envie de nous jeter dans la gueule du loup. Moi en tout cas ça ne m’attire pas. Je préfère encore être enfermé dans un appartement avec un troupeau de filles qui passent en boucle tous les navets cinématographiques du monde. Bon, là aussi j’exagère un tantinet, mais regarder la télévision me paraît plus sécurisant que d’être à la merci de filles indécises, de vendeuses lèches-bottes et tout le tralala. « C’est pas la défaite que je veux éviter, seulement la honte d’être vu avec une troupe d’hystériques dans un magasin. .» J’avais parfaitement conscience de bientôt devoir me résoudre à aller faire tout un tas d’achat pour le mariage. Mais bizarrement, cette idée ne m’effrayait pas. J’avais tellement envie que Sharly réalise son rêve lors de cette journée toute spéciale que j’étais capable de remuer ciel et terre pour ses beaux yeux. De son côté à elle je ne sais pas si cette perspective la réjouie, après tout le shopping reste le shopping quelle que soit l’occasion. Mais vu qu’elle a déjà fait quelques efforts avec ses amies, j’en déduis qu’il est moins pénible pour elle d’avoir un but. Elle m’avait planté là, me laissant seul dans cette chambre qui soudainement paraissait beaucoup plus froide. Evidemment je pestais, essayant de la ramener dans la pièce. Mais même demander le divorce ne semblait pas fonctionner.. « Tu peux toujours essayer vu qu’on est même pas marier.» Je ris à nouveau, décidemment c’était contagieux. Elle avait tout à fait raison, le divorce n’était pas envisageable avant d’être marié. D’où le fait que je lui sorte ça d’ailleurs, puisqu’une rupture n’était pas au goût du jour de mon côté ! Décidé à ramener ses jolies fesses dans la chambre, j’étais tout simplement descendu du lit. Etre en fauteuil roulant ne signifiait pas que j’allais me laisser aller et ne pas aller chercher l’objet de mes désirs quand il le fallait. Elle se trouvait, bien évidemment, derrière la porte, debout prête à partir dans la salle de bain. J’adore cette ambiance, cette complicité qu’on peut avoir tous les deux, cette insouciance en quelque sorte. Le monde pourrait s’écrouler autour de nous qu’on serait encore là à en rigoler et à batifoler. « Oui, je me suis dit que c’était marrant. Et au moins, je peux tout de même profiter du spectacle. » Je prends un air outré, et lève les yeux au ciel comme si elle venait de dire une insanité. « Bel esprit mademoiselle Princeton ! Pour votre information, il y’a peu de chance que vous me voyez dans ce genre de situation. Faut me payer cher pour que j’autorise les spectateurs.» Je perds mon air sévère et me hisse jusqu’à elle à l’aide de mes bras. Elle est toujours debout, et j’en profite pour poser mes mains sur ses jambes, et laisser mes lèvres parcourir ces dernières. Un sourire tout à fait charmeur aux lèvres, je fais une dernière tentative pour qu’elle cède à ma requête. « Dis-moi ce que je dois faire pour que tu mettes fin à ce supplice. Je suis prêt à tout. » Enfin, normalement..


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Get Out # Sharly

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