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Le passé ressurgit. # Asilys

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MessageSujet: Le passé ressurgit. # Asilys Jeu 18 Aoû - 2:54



Certaines personnes importent plus qu’on ne l’aurait imaginé.



Assis. J’étais enfin assis à la terrasse de ce maudit café. Je sors à peine de ma visite journalière à l’hôpital, et aujourd’hui est un jour un peu particulier. Pour la première fois depuis des semaines, je suis enfin autre part que dans un fauteuil roulant. Bon, j’ai deux béquilles, et franchement je traîne plus mes jambes que je n’arrive à marcher, mais c’est un changement assez imposant. Quand j’ai franchis la porte de l’hôpital, lunettes de soleil sur le nez, j’avais un sourire à en faire craquer plus d’une. Je n’avais qu’une hâte : rentrer à la maison et montrer ce miracle à ma fiancée. Cependant, je ne sais pas si c’est par fierté ou quoi que ce soit d’autre, j’avais eu soudainement envie de me balader en ville. De montrer à tout le monde de quoi j’étais capable maintenant. Et intérieurement, je priais pour rencontrer Dwayne, l’ex à Sharly. Ce dernier avait le culot de se pointer en ville et de prétendre pouvoir récupérer ma fiancée en un claquement de doigt. Et parce que j’étais en fauteuil roulant, il était persuadé que je ne pouvais pas lui foutre une bonne droite en plein visage. C’est mal me connaître. J’ai envie de voir sa tête quand il remarquera que je ne suis plus dépendant d’un truc à quatre roues et que bientôt je n’aurais même pas besoin d’aide pour marcher. Mon ardeur du départ était légèrement refroidie au bout de 500 mètres à peine. C’est évidemment beaucoup plus difficile de se déplacer avec des béquilles et des jambes peu sûres d’elles que de se laisser traîner par un fauteuil roulant. C’est avec soulagement que je me suis donc assis dès que j’ai vu l’enseigne du French Café. J’adore venir ici, déjà parce que se situant dans un quartier chic j’ai souvent l’occasion d’y aller avec mon boulot, et aussi bien sûr parce que les boissons y sont délicieusement préparées. Je pose mes béquilles par terre, pose mon coude sur la table et me laisser aller en appuyant ma tête dessus. Je n’ai aucune idée de la manière dont je vais partir d’ici. Le plus simple bien sûr était d’appeler Sharly et de lui dire de venir me chercher, mais dans ce cas là ça gâcherait un peu la surprise de ma « liberté » retrouvée. Ou bien je pouvais appeler un taxi, et profiter de ma réduction pour handicapés. Mais là, c’était ma fierté qui refusait de le faire. Ce que ça peut être stupide comme sentiment ça aussi ! Je ne sais pas si c’est le fait d’être un mec ou bien d’être quelqu’un qui n’a jamais voulu dépendre des autres qui me rend comme ça, mais c’est sacrément gênant dans une situation comme celle-là. Ma main passe dans mes cheveux et les ébouriffent tandis que je me redresse pour observer la serveuse qui vient à ma rencontre. « Bonjour Monsieur Wilson ! Ca va beaucoup mieux non ? Qu’est-ce que je peux vous servir ? » Je ne m’étais absolument pas décidé à vrai dire, j’avais plus passé de temps à ruminer sur mon propre sort qu’à regarder la carte. D’habitude je suis adepte du café, mais cette fois-ci j’avais envie de quelque chose de frais, et de la glace serait parfait. Il faisait une chaleur épouvantable, et même si je n’étais vêtu que d’un bermuda et d’une chemise entrouverte j’avais chaud. « Une pêche melba ça serait parfait. Merci. » Gourmand, oui je le suis. Heureusement pour moi ça n’a jamais eu de conséquences sur mon physique. Je peux m’empiffrer tout ce que je veux pendant des jours et je ne prendrais pas un gramme. Le sport y est pour beaucoup bien sûr, mais je pense que ça dépend aussi de la morphologie des individus.

L’espace de quelques secondes, mon attention fut attirée par une femme de dos pas loin du café. J’aurais juré que je connaissais cette silhouette. Mes sourcils se froncèrent et mon cerveau se mit en ébullition, essayant de capter les images d’une personne de ma connaissance qui pourrait lui ressembler. Cette dernière était trop loin pour que je puisse voir quoi que ce soit de précis, mais le sentiment de la connaître ne voulait pas disparaître. Mon attention fut détournée par la charmante serveuse qui arriva avec ma commande. Le temps de la remercier et de lui adresser un sourire, la personne que j’observais au loin avait disparue de mon champ de vision. J’hausse alors les épaules, me disant que c’est peut-être le soleil qui me joue des tours. J’ôte mes lunettes et les pose sur la table, contemplant alors la coupe de glace qui me fait de l’œil. Je ne peux m’empêcher de sourire et de me traiter de goinfre intérieurement. J’attrape la cuillère et l’enfourne dans la première boule de glace qui se présente à moi, sous la chantilly. Vanille. C’est succulent, il n’y a rien à redire là-dessus. C’est dans ces moments-là que je plains les gens qui n’ont qu’une idée en tête : le régime. Je conçois qu’on veuille faire attention à soi, et qu’on soit vigilent, mais certaines personnes se gâchent vraiment la vie pour pas grand choses. Elles ne sont pas plus épaisses qu’un cure-dent et elles continuent de maugréer dès qu’elles entendent le mot sucre. Il faut savoir se faire plaisir de temps en temps, sinon je ne vois pas trop à quoi ça sert de rester en vie. Tout le monde ne partage pas mon point de vue bien sûr, mais ça je m’en fiche royalement.


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Jeu 18 Aoû - 3:50





Parfois, revoir une personne fait
plus mal qu'on ne le pensait.



Cela faisait maintenant trois mois que j'étais arrivée à Phoenix avec Erwan. Nous avions pris un petit appartement dans le quartier le plus coté de la ville et nous avions enfin finis de déballer les derniers cartons. Ce n'était pas vraiment dans mes habitudes de m'installer avec un homme, cela faisait trop engagement et je n'étais pas vraiment prête pour ça. Ou du moins, pas avec lui. C'est vrai qu'il ne connaissait pas vraiment le pourquoi du comment, je voulais absolument venir ici. Je penses qu'il n'avait pas besoin de savoir et d'un coté, il s'en foutait.
Il y avait une chose étrange entre nous, un truc qui n'allait pas. Nous n'avions aucuns points au commun. Il aimait la pluie, je préférais le soleil etc. Nous n'étions vraiment pas accordé ensemble, seul le sexe l'intéressait et pour ma part, seul son frère m'intéressais. Autant dire que nous avions tout deux à gagner à venir ici. Parfois je me demandais pourquoi j'étais aussi ... Oui, on va le dire : aussi garce ! Une personne ne me connaissant pas, ou même me connaissant, me regarde faire et parler, je suis une vraie garce à ses yeux. C'était l'image que j'aimais donner de moi, on me voyait ainsi et on gardait alors ses distances. Mon armure personnelle marchait à tout les coups et il était plus simple pour moi de garder mes sentiments à distances. Ce que j'avais ignoré quelques années auparavant, était que je ne pouvais pas ignorer les sentiments que j'avais pour Oakley. Certes, notre relation était compliquée et sans doute la plus nulle du siècle mais je m'étais tout de même attacher à lui. Il avait réussi à briser mon armure, quand à moi, j'avais dû simplement effleurer la sienne. Il y a des choses qui ne sont pas réciproque, les sentiments en font malheureusement partis.

Quand je m'étais levée ce matin là, le soleil était de mise et il rayonnait de mille feux. J'avais comme une envie de sortir et de rencontrer par un simple hasard Oakley. Il est vrai que j'étais là depuis trois mois et je n'avais encore rien tenter pour le retrouver. J'avais peur. Oui, Asilys Salling avait peur d'un garçon. Ou plutôt de sa réaction en me voyant. Qu'est ce que je pouvais bien lui dire ? Il s'en foutait de moi et il avait refait sa vie avec une autre, une autre sans doute bien plus meilleure que moi.
Je pris tout de même mon courage à deux mains, je n'étais pas du genre lâche et je ne devais pas baisser les bras. Après tout, je n'avais rien à perdre à part un peu de fierté ... Bon d'accord ! Beaucoup de fierté !
Après mettre habiller des plus simple, c'est à dire d'une robe légèrement, et oui le soleil rayonnait, je pris mes espadrilles, les enfilais rapidement et sortis de l'appartement, mon sac à main sur mon épaule. Je ne savais pas trop si j'avais changé depuis l'époque du lycée, ma tenue vestimentaire, peut être un peu vulgaire. Je me tenais plus droite aussi, montrant toute ma splendeur. J'avais pris plus d'assurance et j'étais devenue une femme, une vraie.
Tant dis que je déambulais dans les rues de Phoenix, je cherchais où est ce que je pourrais trouver Oakley. Erwan m'avait alors parlé d'un bar la veille, pourquoi ne pas tenter ? En plus, j'avais vraiment très soif avec cette chaleur et si jamais il était là, je pourrais simplement faire croire à un pur hasard. Je vis alors le bar en question et entra rapidement dans l'enceinte de l'établissement, je ne pris pas la peine de regarder autour de moi voir si Oakley était présent. J'avais maintenant cette atroce boule au ventre, la peur, le stress et l'anxiété. J'étais tétanisé devant le bar, le palpitant ratant quelques battements. Le barman vient alors à ma rencontre, tout sourire. « Bonjour. Que puis-je vous servir ? »
Il m'avait légèrement surpris avec sa voix grave. Il était fin mais il avait une grosse voix de ténor. Je toussotais histoire de réfléchir en même temps à ce que je voulais et je fis ce qu'il ne fallait, je tournis la tète vers la terrasse et la je vis Oakley entrain de se faire servir. J’entrouvris légèrement la bouche en le voyant, il n'avait pas vraiment changer. Toujours aussi mignon, je ne me lassais jamais de le regarder, même quand il dormait mais ça, il ne le savait pas. Je retournais alors rapidement la tête vers le serveur. « Un smoothie au chocolat. » J'avais parlé un peu sèchement, de façon à ce qu'il comprenne que j'étais pressé. Je ne savais pas si Oakley m'avait vu mais moi oui et j'avais tout à coup envie de partir en courant. Le serveur vient alors rapidement me donner mon smoothie, je paya puis je m'éloignais du bar. A l'abris de son regard, je réfléchissais à comment sortir d'ici sans me montrer. Il n'y avait qu'une seule sortie possible mais il fallait que je passe devant lui, je grimaçais légèrement à cette idée. Sentant que je ne pouvais rester une minute de plus en sa présence, je pris mon courage à deux mains et traversais rapidement le bar. Me retrouvant sur la terrasse, je ne fis pas vraiment attention dû à la précipitation, je me pris les pieds dans un sac à main et mon smoothie vola alors en éclat, s'écrasant sur le haut de Oakley. Je m'arrêtais nette, évitant de justesse la chut et je le regardais sursauter sous la froideur du liquide au chocolat. J'entrouvris instinctivement la bouche et me précipitais vers lui, je pris une serviette et l’apposa sur son haut, frottant légèrement pour enlever le chocolat. Je bafouillais légèrement, une petite voix me disait qu'il n'allait pas me reconnaître et que tout se passerait bien. « Oh ! Je suis vraiment désolée. Quelle maladroite je suis. » Je frottais toujours son haut, grimaçant et me pinçant la lèvre. Quand je compris que ça ne servait à rien, je m'arrêtais et me reculais légèrement. Je le regardais, attendant une réaction de sa part. Je devais l'avouer, il était encore plus beau de près et moi j'étais décidément une gourde !



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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Jeu 18 Aoû - 5:29



Certaines personnes importent plus qu’on ne l’aurait imaginé.




La journée s’était embellie rien qu’au moment où la glace avait fondue dans ma bouche. C’était divin, et finalement je crois que si je devais choisir une liste d’aliments orgasmique, je mettrais forcément la glace dans la catégorie des desserts. Je suis d’accord, on en trouve partout et c’est un met des plus communs, mais franchement de mon point de vue ce sont les choses les plus simples qui nous surprennent encore et encore. En face de moi se trouvait une table avec une femme et son enfant. Ce dernier n’avait qu’un sirop à l’eau devant son nez, et je crois qu’il m’enviait beaucoup. J’aurais bien proposé à sa mère de payer une glace au petit mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de lui adresser la parole. Très jolie femme, ça il n’y aucun doute là-dessus. Cependant elle a un air sévère et si peu chaleureux qu’il faudrait me payer pour faire la conversation avec elle. Tant pis pour le gamin, après tout ce ne sont pas mes affaires. Si j’étais père d’un bout de choux aussi mignon je ne le laisserais pas baver devant une glace sans la lui acheter. Mais quand j’y repense, je n’ai jamais eu de glace quand j’étais gamin. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que j’aime tant ça aujourd’hui. Je me rappelle encore voir Erwan se ramener dans la cave où ma mère m’enfermait, son cornet à la main et son sourire hypocrite collé au visage. Je faisais comme si son cinéma ne m’atteignait pas, comme si je me fichais complètement de savoir quel goût pouvait bien avoir ce truc rose. Mais au fond de moi je n’attendais qu’une chose : être assez grand pour pouvoir avoir tout ce dont j’ai envie et lui balancer mon bonheur à la figure. Finalement, je n’en ai jamais eu l’occasion. Depuis que j’ai quitté New York et Boston je ne l’ai jamais revu, je n’ai jamais eu de ses nouvelles et je ne m’en porte pas plus mal au final. Je ne sais pas comment je réagirait si j’étais amené à le revoir. Je l’ai toujours détesté, et sa présence ne m’a jamais manqué. Il est l’une des nombreuses raisons pour laquelle je n’ai pas donné signe de vie là-bas. Quand nous étions enfants, je ne l’intéressais que parce qu’il voyait en moi quelqu’un de plus faible que lui. Quand nous avons grandi, il ne s’est intéressé qu’à l’argent que je me faisais en travaillant à droite et à gauche. Si aujourd’hui il savait que j’étais un avocat renommé il accourrait dans le seul but de me soutirer de l’argent. Je n’ai pas besoin de ce genre de personne dans ma vie. Je secoue la tête, comme pour évacuer toutes ces pensées concernant la paternité et ma famille. Il s’avère que j’ai très envie d’élever des enfants à mon tour, et plus ça va plus la question se pose pour moi. J’espère juste que j’arriverais à être à la hauteur le jour où ça se produira, je refuse de finir comme ma mère. Cette harpie était tout sauf un parent respectable. J’entame ma deuxième boule de glace, pêche cette fois-ci. Mais je n’ai pas le temps de profiter de son goût comme il se doit, sentant quelque chose de glacé contre mon torse. Je sursaute avec tant d’ardeur qu’on pourrait presque pensé que je viens de voir un fantôme. La sensation gelée perçant à travers mon T-shirt m’a pris par surprise et surtout m’est désagréable au plus haut point. Je m’apprêtais franchement à injurier la personne qui avait osé tomber devant mon nez et tâcher de la sorte un vêtement auquel je tenais. Mais bizarrement, je fus sans voix.


« Oh ! Je suis vraiment désolée. Quelle maladroite je suis. » Cette voix, j’aurais pu la reconnaître entre mille. Toute colère s’évapora de mon visage et même de mon esprit. Elle essayait tant bien que mal d’enlever le chocolat de mon haut, mais moi je n’y pensais même plus. Mon regard s’était perdu sur sa silhouette, et je ne savais même plus quoi dire. Elle avait changé, c’était certain. Elle était plus belle, et plus femme que dans mon souvenir. Il faut dire qu’à l’époque nous n’étions que des lycées ou universitaires, nous avions encore tout le temps de mûrir. Elle semble nerveuse, et pour être honnête mon cœur bat un peu plus vite qu’il ne le devrait. Un tas de questions commençaient à prendre forme dans mon esprit. Etait-elle à Phoenix depuis longtemps ? M’avait-elle oublié ou faisait-elle semblant de ne pas me reconnaître ? Parce que même si je suis coiffé différemment et que mon visage est plus « vieux » je ne pense pas avoir changé au point d’être un inconnu à ses yeux. Elle recule légèrement, abandonnant l’idée de pouvoir réparer son erreur. Je la quitte des yeux quelques secondes et observe les dégâts. J’ai horreur de garder un vêtement sale sur moi, il allait falloir que je trouve une solution rapidement à ce problème-là. Je redresse ma tête et me mets à sourire, un sourire franc. « Toujours accro au chocolat alors. C’est à se demander comment tu fais pour être aussi belle malgré tout. » J’étais assez direct sur cette action, mais ça avait toujours fonctionné comme ça entre nous. Il n’y avait pas de drague derrière ces paroles, j’étais franchement ravi de la voir. Mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir un pincement au cœur. J’avais honte, honte de l’avoir laissé sans nouvelles toutes ces années, honte de ne pas avoir été plus à la hauteur que ça. Même si je ne pense pas avoir été amoureux d’elle lorsqu’on était ensemble, je ne peux pas dire que je ne ressentais absolument rien. Et le fait de la voir devant mes yeux aujourd’hui ne faisait que renforcer cette pensée. Je me mordille la lèvre et appelle la serveuse qui arrive instantanément. « Excusez-moi, est-ce que vous auriez un T-shirt de l’établissement par hasard ? Peu importe son prix. Ah et si vous pouviez amener un autre smoothie au chocolat à la jeune femme ça serait parfait, merci. » Asilys était toujours plantée devant moi, et j’aurais aimé me lever pour prendre une chaise moi-même et lui dire de s’asseoir, mais mes capacités physiques ne me permettaient pas de faire ce que je voulais. Je tends alors juste le bras pour lui indiquer de s’installer à côté ou en face de moi. « J’aimerais vraiment me lever et te faire la bise mais on va dire que j’ai quelques difficultés de ce côté-là. » La serveuse arrive avec le fameux T-shirt et le smoothie, et je la paye en la remerciant. J’ôte le vêtement sale, et reste l’espace de dix secondes torse-nu avant d’enfiler le haut tout neuf sur lequel un grand « French Café » est imprimé. Un peu trop voyant à mon goût mais je m’en contenterais. « Le moins qu’on puisse dire c’est que tu sais soigner tes entrées. » Taquin moi ? Jamais de la vie.. « Je ne m’attendais pas à te voir. Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu devrais être à Boston, diriger ton entreprise florissante. »


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Smile Girl Bitch



MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Jeu 18 Aoû - 6:59





Parfois, revoir une personne fait
plus mal qu'on ne le pensait.



Je venais de faire la plus désastreuse de toutes mes entrées en scène, j'étais honteuse et je ne savais plus du tout où me mettre. Tant dis que je le regardais, surpris d'ailleurs de me voir, je repensais à tout ces souvenirs qui se bousculaient dans mon esprit. Mes années lycée, aussi catastrophique me vie entière. Pourquoi est ce que je l'avais laissé partir ? Étais-je stupide ? Je crois bien que oui. Son visage me rappelait pourtant les plus beaux souvenirs de mon adolescence, comme la fois, où malgré de le manque d'intention que mes parents me portaient, ils avaient décidé que je n'aurais pas le droit d'aller à une fête. J'étais alors enfermée dans ma chambre dans l'impossibilité même de pouvoir dormir tellement cette fête me préoccupait. Je savais que Oakley y allait et bien entendu il n'allait pas repartir seul. Si j'y avais été, cette question ne se serait pas poser sachant pertinemment qu'il serait repartie avec moi.
Bien que nous ne soyant pas réellement un couple, nous savions tout les deux que plus d'un point commun nous réunissez. Seulement, pas friant des sorties de couple et autres trucs dans se genre, nous nous voyions juste pour une partie de jambes en l'air. Sur ce point, je crois qu'on s'accordait superbement bien, j'en garde d'ailleurs des souvenirs assez ... Assez bons.

Tout à coup, il me sortit de mes pensées, me regardant d'ailleurs assez bizarrement. A moins que ma mémoire me trompe, jamais encore il n'avait eu ce regard envers moi. « Toujours accro au chocolat alors. C’est à se demander comment tu fais pour être aussi belle malgré tout. » Je souriais doucement, il se rappelait un peu de moi et de mon chocolat. Je ne pouvais alors le quitter du regard, bien trop hypnotisé par la couleur de ses yeux. Il était d'un vert profond, si bien que j'arrivais parfois à m'y perdre. Je repensais alors à ma tentative vainement échouée qu'il ne me reconnaîtrait pas, peine perdu j'étais trop reconnaissable. Il avait cette tendance à se pincer la lèvre, de façon très sensuel je dois dire que je fondais à chaque fois. Sur son visage ont pouvait y lire plus d'assurance, oui, il est plus sur de lui qu'à l'époque du lycée. « Excusez-moi, est-ce que vous auriez un T-shirt de l’établissement par hasard ? Peu importe son prix. Ah et si vous pouviez amener un autre smoothie au chocolat à la jeune femme ça serait parfait, merci. » Je restais toujours face à lui, un peu perdu par ce qui venait de se passer. Je ne savais pas trop où me mettre, ni même ce que je faisais encore ici. Je laissais trop entrevoir ma personnalité, si décalée que ce que je faisais voir habituellement. Je décidais alors qu'il était tant que je redeviennes la garce si aimée des gens. Après tout, il allait se marier et j'avais cru quoi en débarquant ici ? Le reconquérir ? Peine perdu, j'étais pas le type même de la fille engagée et sage. Il me regardais toujours, cherchant sans doute une réaction de ma part où une quelconque invitation, mais je venais de réaliser qu'il m'avait commandé un deuxième smoothie. Ce n'étais pas dans ses habitudes de me faire des cadeaux même si c'était simplement un smoothie. Il tendit alors son bras an face de lui, tout en me regardant. « J’aimerais vraiment me lever et te faire la bise mais on va dire que j’ai quelques difficultés de ce côté-là. » Sous cette phrase, je fronçais légèrement les sourcils puis baissais mon regard vers ses béquilles. Le pauvre était en béquilles, décidément j'avais mal choisis mon jour. La serveuse revint alors, avec l'autre tee-shirt dans les mains. Elle lui donna puis il paya tout, ainsi que mon smoothis. Je devais vraiment avoir l'air stupide à cet instant, puisque je le regardais se changeait et que je n'avais toujours pas prononcer un homme. J'étais vraiment folle de ce type pour le contempler torse nu, telle une harpies ou une gamine devant son dessin animé préféré. Je me mordis alors la lèvre, donnant à la scène plus de sensualité. « Le moins qu’on puisse dire c’est que tu sais soigner tes entrées. » Je secouais alors doucement la tête, espérant qu'il ne mets pas vu le regarder. J'eus de nouveau un petit sourire, il est vrai que je soignais toujours mes entrées mais pas de cette façon. « Je ne m’attendais pas à te voir. Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu devrais être à Boston, diriger ton entreprise florissante. » A ses mots, je décidais de revêtir de suite mon armure, je pris donc une chaise et la plaça en face de lui. Je m'y installa ensuite, posant mon sac à main sur le sol, près de moi. Mais il y avait quelque chose qui bloquait en moi, comme si malgré tout mes efforts, je ne pouvais remettre totalement cette armure qui me protéger de lui. Le smoothis posait devant moi, je le pris doucement et apporta la paille à ma bouche. J'aspirais doucement, le liquide parvenant à ma bouche. Il était parfait, pas trop chocolaté ni trop sucré, comme il le fallait. J'avalais alors le liquide en bouche et reposais le smoothis sur la table. Mes yeux n'avait toujours pas quitté son visage et ses traits parfaits. « Mes entrées sont habituellement moins dégradante pour la personne en face, encore désolée pour le tee-shirt. Je tacherais de te l'emmener au pressing. » Je souriais une nouvelle fois et passais une main dans mes cheveux, ceci toujours légèrement bouclés. Je pinçais une nouvelle fois ma lèvre, un peu comme un tique que j'avais de faire toujours ça. « J'ai pu remarquer tes jolies béquilles, tu as encore essayer de te la jouer super héros ? » J'avais soudainement repris un air sérieux, peut être un peu trop. Un pincement au coeur me parcourir le corps, il ne fallait pas que je sois trop gentille avec lui ou trop moi. Je n'avais pas non plus envie de m'attacher une fois de plus à sa personne pour être déçus. Est ce qu'il fallait que je lui dise que j'étais venu à Phoenix avec son frère pour le reconquérir et le suppliais de ne pas épouser sa pimbêche de fiancée mais de partir loin avec moi ? Mauvaise idée. Je ne pense pas qu'il le prendrait bien. « J'avais besoin de changer d'air. Boston, j'avais trop de souvenir là bas et quelqu'un s'occupe de l'entreprise pour moi. Je crois que je ne suis pas très utile, y a une tonne de sous directeur que je ne saurais te dire combien ils sont exactement. » Je me mis a rire soudainement, mais pas un de ses rires forcés. J'avais encore retirer mon armure devant lui et laisser entrevoir qui j'étais réellement, une femme souriante et rigolote. A le regarder, on aurait dit qu'il était tout aussi surpris que moi à la vue de ma nouvelle personnalités, j'essayais tant bien que mal de reprendre mon air sérieux mais rien à faire, je ne pouvais m'empêcher de sourire en le voyant, les yeux légèrement pétillants.

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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Ven 19 Aoû - 1:50



Qu’est-ce que je ferais sans toi ?



J’étais agréablement surpris de la voir en face de moi, plus que je ne l’aurais imaginé finalement. Je ne l’avais pas oublié, mais disons qu’en partant de Boston et de New York, j’avais essayé de tirer un trait sur mon passé familial. Malheureusement pour Asilys, ça avait également signifié tirer un trait sur notre histoire. Notre passé était plutôt tumultueux, ça c’est le moins qu’on puisse dire. Je n’avais jamais montré d’attachement envers la jeune femme, et pourtant je pense que j’en avais fortement. Seulement à l’époque j’étais quelqu’un de différent. Je m’amusais avec les filles, sans vouloir me caser de façon déterminée. J’étais persuadé que l’amour avec un grand A n’existait pas. Pour moi, ce n’était que des conneries divulguées dans les contes de fées pour faire croire aux enfants que le monde autour d’eux n’était pas seulement noir et triste. J’avais tellement souffert toute mon enfance que je ne voulais pas me prendre la tête et croire à des sentiments farfelus. Aujourd’hui, ma vision des choses est bien différente, et je regrette d’être passé à côté de tant de choses. Je me souviens encore de la manière dont on s’est rencontré tous les deux. En l’empêchant de se droguer ce jour-là je n’imaginais pas finir dans son lit plus tard, mais c’est ce qui s’était passé. Le sexe était à l’époque tout ce qui nous unissait, du moins en apparence. Il faut que je sois réaliste : elle importait plus que les autres à l’époque, même si je me voilais la face grossièrement. C’était après tout la seule avec qui je gardais contact, et même si nous ne sortions pas dehors en nous tenant la main, tout le monde savait que le terme « amitié » n’était pas ce qui nous définissait. Toutes ces pensées se chevauchent dans ma tête tandis que je la regarde. Je dois lui sembler très différent, beaucoup plus attentionné et beaucoup trop heureux de la revoir à son goût je suppose. Elle ne devait pas s’attendre à ce que je l’accueille comme ça, mais je ne vois pas comment j’aurais pu réagir autrement. Je suis de nature chaleureuse, et malgré notre dernière séparation je ne verrais pas l’interêt de mal me comporter en sa présence. Après tout, c’est moi qui ai tout fait foiré en partant. Je ne sais toujours pas pourquoi elle n’acceptait pas l’idée que je m’en aille, mais je sais que je n’aurais pas dû faire l’idiot et partir sur une discussion inachevée comme celle-là. Mais ce qui est fait est fait, et je ne pourrais absolument rien y changer. Tout ce que je peux modifier aujourd’hui c’est le présent.

« Mes entrées sont habituellement moins dégradante pour la personne en face, encore désolée pour le tee-shirt. Je tacherais de te l'emmener au pressing. » Je ris, d’un rire cristallin qui laisse apparaître mes dents parfaitement blanches. Je me souviens qu’effectivement elle n’était pas le genre de fille à faire son entrée dans de telles circonstances. Heureusement d’ailleurs, parce que sinon un paquet de gars auraient eu, comme moi, l’obligation de se changer. Non, généralement, quand elle arrivait dans une pièce ou à une fête quelconque, les hommes se retournaient forcément sur son passage. Elle trouvait toujours le moyen d’attirer l’attention, que ce soit par une remarque finement placée, ou tout simplement par une tenue vestimentaire osée. Elle a un physique lui permettant de porter n’importe quoi, et à l’époque elle en profitait pleinement. Comme tous les autres j’avoue avoir vu uniquement son côté charmeur et garce. Ca me plaisait, je ne dirais pas le contraire. Après, je pense avoir toujours sut qu’il y’avait une personnalité totalement différente derrière cette façade, mais je n’avais pas cherché à creuser plus loin que ça, certainement de peur d’y trouver quelqu’un qui me fascinerait. . «Ne t’inquiètes pas pour le T-shirt, je m’en occuperais. Alors comme ça tu me réserves la pire de tes entrées. Je sais que tu ne dois pas me porter dans ton cœur après toutes ces années, mais il n’était pas très utile de me le faire savoir aussi clairement. » Je suis un plaisantin né. Même quand nous « sortions » ensemble je ne pouvais m’empêcher de la taquiner de la sorte. Je fais de même avec Sharly aujourd’hui, et avec mes amis en règle générale. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis un emmerdeur, puisque tout ce que je dis n’est jamais bien méchant. C’est simplement ma façon à moi de divertir ceux qui m’entourent. Mes yeux ne quittent pas les siens, et je suis soulagé de voir qu’elle a fini par s’asseoir. Je commençais à demander pourquoi elle restait debout, figée. Certes je ne suis pas la compagnie la plus agréable en ce bas-monde mais de là à ne pas vouloir prendre place à mes côtés… Elle entame le fameux smoothie au chocolat, qui je dois le dire semble tout aussi apetissant que ma pêche melba. Je replonge donc une cuillère dans ma coupe de glace. Je remarque qu’elle se pince les lèvres encore une fois, un geste tout aussi sensuel que dans mes souvenirs. Néanmoins je détourne le regard quelques secondes, il était hors de question que je joue à ce jeu-là pour le moment. Je ne suis plus l’homme célibataire qui couchait à droite et à gauche dès qu’une fille lui plaisait. Et tôt ou tard de toute façon Asilys l’apprendra, et ça m’étonnerait fortement qu’elle me regarde de la même manière après. « J'ai pu remarquer tes jolies béquilles, tu as encore essayer de te la jouer super héros ? » Je souris, amusé. Je n’aurais pas qualifié mes béquilles de « jolies » puisque pour moi elles restreignaient ma liberté plus qu’autre chose. Mais je les préfère au fauteuil roulant, et je me dis que ce n’est qu’une question de temps avant que je ne m’en débarrasse. J’avais très hâte de le faire, et de pouvoir me remettre au sport. Ne serais-ce qu’au jogging tous les matins. L’adrénaline qui s’empare de moi dans ces moments précieux me manque. Quand on est habitué à courir tous les jours depuis plus de dix ans, il est difficile de s’arrêter du jour au lendemain. Surtout quand on voit que les autres, eux, en ont toujours la possibilité. «On peut dire ça comme ça oui ! En fait, j’ai eu un accident de voiture il y’a quelques semaines. Un abruti de camionneur qui nous a foncé dedans. C’est mon premier jour en béquilles ! Tu m’aurais vu hier j’étais encore en fauteuil roulant..» J’avais dit « nous » sans y prêter attention. Peut-être me fera-t-elle une remarque à ce propos. De toute manière je n’ai rien à cacher sur ma vie privée, et tout le monde en ville sait que je suis fiancé. « J'avais besoin de changer d'air. Boston, j'avais trop de souvenir là bas et quelqu'un s'occupe de l'entreprise pour moi. Je crois que je ne suis pas très utile, y a une tonne de sous directeur que je ne saurais te dire combien ils sont exactement. » Elle rit, un rire franc que je n’avais pas vu depuis… Depuis jamais en fait. Je suis quasiment certain que toutes les fois où elle a rigolé devant moi c’était quelque peu forcé. Je ne comprenais pas à l’époque pourquoi elle jouait la comédie à ce point-là, mais en y réfléchissant bien c’était peut-être une façon pour elle de se faire remarquer ou bien de cacher sa véritable personnalité. Quoi qu’il en soit je trouve ça dommage qu’elle ne m’ait pas présenté cette version-là d’elle à l’époque. Je passe une main dans mes cheveux, les ébouriffe un peu au passage, puis souris jusqu’aux oreilles. «Je vois le genre. T’es ici depuis longtemps ? Phoenix devrait te plaire, je crois que ça ne manque pas d’hommes charmants. Enfin, sauf si tu es casée bien sûr. »Ce n’était pas très habile de ma part, mais c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour en savoir un peu plus sur elle.


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Ven 19 Aoû - 2:48





Je voudrais parfois pouvoir remonter le temps.


Plus je le regardais et plus je me perdais dans son visage, ses mimiques et tout ce qui faisait que j'étais tomber amoureuse de lui. Mais je savais que rien n'était réciproque, pourquoi est-ce que la vie était-elle toujours aussi mal faites ? C'est vrai que je n'avais surement pas été une gentille fille pendant toutes ces années et sans doute que j'avais mérité une vie dénuée de sentiments mais tout de même, n'avais-je pas droit au bonheur à présent ? Peut être que si mais pas avec lui, il semblerait. J'avais tellement mis du temps à me faire croire à moi même que je n'étais pas amoureuse de lui que pendant un temps j'y avais cru. Mais aujourd'hui, me voila devant lui et toutes mes tentatives de discernements sont alors nulles. Me retrouver face à lui, maintenant et en sachant pertinemment qu'il était avec un autre, c'était trop pour moi. Derrière mon beau sourire, j'avais mal. Vraiment très mal. C'est comme si on m'avait pris mon coeur et qu'on l'avait écrasé sur le sol puis piétinait. On peut prétendre avoir un coeur de pierre et ne jamais rien ressentir, il y aura toujours une personne sur cette Terre qui changera tout. Bien sur, à l'époque, ma fierté avait emporté sur tout le reste et j'avais gardé pour moi mes sentiments, espérant que se serait lui qui ferait le premier pas. Mais lui aussi avait sa fierté aparament et n'éprouvait rien à mon égard.

«Ne t’inquiètes pas pour le T-shirt, je m’en occuperais. Alors comme ça tu me réserves la pire de tes entrées. Je sais que tu ne dois pas me porter dans ton cœur après toutes ces années, mais il n’était pas très utile de me le faire savoir aussi clairement. » Faux ! Archi faux ! Moi, ne pas le porter dans mon coeur ? N'importe quoi ! C'est comme si on demandait à un aveugle s'il veut voir. J'avais envie de me lever et de crier haut et fort que je l'aimais depuis le lycée et que malgré toutes mes tentatives pour l'oublier, je n'avais pas réussi. Mais je restais stoïque sur ma chaise, le regardant simplement.
Tandis que je jouais avec la paille de mon smoothie et que j'attendais une réponse à ma questions concernant ses béquilles, il avait quelque peu détourner le regard. Est ce que mon pincement de lèvres y était pour quelque chose ? Sans doute. Peut être que au final, je lui faisais toujours de l'effet. Mais cette fois, je ne voulais pas lui faire du rentre dedans, comme une aguicheuse. Je voulais d'abord le tester, voir comment il réagirais à chacune de mes tentatives pour le séduire. Après tout, je n'avais pas encore entamer la partie que je préférais, la séduction. Mais je ne savais pas trop comment m'y prendre. Habituellement, j'aurais tout de suite su quoi faire mais la c'était différent et je jouais avec le feu. Au risque de me prendre un gros râteau dans la figure, je le savais. « On peut dire ça comme ça oui ! En fait, j’ai eu un accident de voiture il y’a quelques semaines. Un abruti de camionneur qui nous a foncé dedans. C’est mon premier jour en béquilles ! Tu m’aurais vu hier j’étais encore en fauteuil roulant.. » Nous ... Ce que je détestais quand les gens parlaient comme ça. Comme s'ils ne pouvaient vivre sans leur moitié. Je me crispais un peu, j'étais nerveuse, je dois l'avouer. Je déviais alors mon regard, cherchant autre chose à contempler. Mais rien n'était aussi beau que lui alors je décidais simplement de fixer mon smoothis, le seul à me comprendre en ce lieu. J'aurais aimé que le "nous" signifie, lui et moi mais ce n'était pas le cas. J'avais une certaine haine envers cette fille bien que je ne l'a connaissais pas. Elle avait droit au bonheur avec lui alors que j'avais eu juste le droit à des coucheries avec lui. La jalousie me rongeait et je détestais ça. Etre jalouse ... « Je vois le genre. T’es ici depuis longtemps ? Phoenix devrait te plaire, je crois que ça ne manque pas d’hommes charmants. Enfin, sauf si tu es casée bien sûr. » Je relevais une nouvelle fois le regard vers lui, souriant un peu histoire de ne pas montrer qu'il y avait quelque chose qui clocher. Il m'avait fait mal à l'endroit le plus sensible du corps humain et j'avais envie de lui rendre l'appareil. Non pas que je sois méchante de nature mais j'avais cette haine en moi et il fallait que je l'a sorte, par n'importe quel moyen. Je jouais alors la fille indifférente bien que ce n'était pas du tout le cas, je repris ma paille en bouche de façon sensuel cette fois-ci. Nouveau test pour voir comment il allait réagir. Ma jambe droite, quand à elle, eu un léger mouvement nerveux et alla frôlait sa jambe gauche. Je souris doucement puis avala une fois de plus le liquide au chocolat. « Je suis arrivée il y a trois mois de ça je crois. » Je me mis alors en arrière, histoire de faire croire que je n'avais pas fait attention à ma jambe et me cala dans la chaise. « C'est une ville plutôt sympas en effet. Quand aux hommes, j'ai pas vraiment fait attention. J'en ai un dans ma vie et ça me suffit amplement. » Je voulais voir comment il allait réagir. Même si c'était un mensonge, enfin pas tout à fait, j'avais bien un homme dans ma vie mais je m'en foutais. Il n'y avait que Oakley qui comptait, fin de l'histoire. Ou pas tout à fait, j'avais omis de dire qu'il s'agissait de son frère. Peut être plus tard.

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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Ven 19 Aoû - 5:44



Certaines personnes importent plus qu’on ne l’aurait imaginé.



L’homme est une drôle de machine. L’ambiance était très étrange, nous nous regardions à la fois comme de parfaits inconnus et à la fois comme deux amis qui s’étaient seulement quittés la veille. Tout un tas de choses remontent à la surface, et les secondes qui s’écoulent ne m’affectent plus comme tout à l’heure, où je trouvais le temps long. J’avais du mal à détacher mon regard du sien, et ça semblait plutôt réciproque. Je dois admettre que si on m’avait dit que je croiserais Asilys aujourd’hui, j’aurais sûrement imaginé une rencontre toute autre. La question était de savoir si elle avait changé, ou bien si c’était moi qui n’avais pas été capable de la voir telle qu’elle est aujourd’hui. Je ne crois pas être quelqu’un d’insensible et qui ne porte aucune attention aux autres. Bien au contraire, j’essaye de faire de mon mieux pour aider les gens, d’où mon métier d’avocat. Même à l’époque du lycée je n’étais pas complètement inattentif aux problèmes de mes copains. Du moins c’est ce que je pensais jusqu’à aujourd’hui. Quand je la vois devant mes yeux, souriante et pensive à la fois, j’ai des remords. Un sacré paquet de remords même. Je suis de nature plutôt fière, et j’ai généralement du mal à admettre mes torts, mais là je n’ai même pas besoin qu’on me le dise à haute voix. Ma conscience se charge elle-même du boulot. Un tas de « si » semble frapper à la porte de mon esprit. Et si j’avais agis autrement ? J’aurais peut-être trouvé la seule raison de rester à Boston. Et si au lieu de coucher à droite et à gauche comme un véritable Dom Juan j’avais sillonné mon âme et vu les véritables sentiments que j’éprouvais pour elle ? Mais toutes ces questions ne mènent à rien aujourd’hui. A quoi servirait-il de vouloir refaire le passé quand on sait que de toute façon on ne pourra pas le changer. Je suis heureux aujourd’hui, et il y’a une personne dans un appartement qui m’attend. Une personne à qui je suis prêt de dire « oui » pour le restant de mes jours. Alors pourquoi diable est-ce que j’éprouve tout ça ? C’est stupide, complètement stupide. Et en même temps intriguant. Si ça se trouve, Sharly a ressenti la même chose en revoyant Dwayne, des regrets ou bien une peine qui traduirait beaucoup plus que des sentiments oubliés et laissés pour compte.

Son corps semblait complètement immobile devant moi. Figé comme une statue. Ca ne me mettait pas mal à l’aise, mais disons que ça ne m’enchantait guère. Parfois j’aimerais être un super-héros. Pouvoir savoir ce que les gens pensent, scruter leur inconscient. Ca ne serait pas très malin, je dois l’admettre. Parce que même si dans certaines occasions on aimerait mettre des mots sur un regard, dans d’autres on préférerait largement ne rien savoir. Par exemple, je n’ai absolument pas envie d’entendre toutes les insanités que peuvent penser les avocats à mon égard quand ils se retrouvent confrontés à l’un de mes clients. Je peux être très rusé et vicieux quand il s’agit de mon boulot. Je ne laisse aucune place à la défaite, et c’est certainement ça qui a forgé ma réputation dans le milieu. A chaque fois que mon attention déviait à nouveau vers elle, j’avais l’impression de voir un sentiment différent du précédent se graver sur son visage. Elle passait du sourire heureux de me voir à une certaine tension, voire peut-être même de la colère. J’aurais aimé savoir quelle était ma part de responsabilité là-dedans, quelle parole offensante j’avais prononcé. J’étais à mille lieux de penser qu’elle puisse être jalouse, amoureuse de moi et au courant de ma relation avec ma fiancée. Pour moi, elle venait de débarquer il n’y a pas longtemps, parce que la vie à Boston ne lui semblait plus aussi intéressante qu’avant. Je gobais toutes ses paroles tel un être naïf et complètement idiot. Je suis sûr qu’un tas de gens auraient reconnu tous les signaux de la femme amoureuse, mais moi pas. Etait-il possible que je veuille simplement me voiler la face pour éviter une conversation houleuse qui m’échapperait ? « Je suis arrivée il y a trois mois de ça je crois. » Trois mois. Cela faisait déjà un moment qu’elle était là donc. L’espace de quelques secondes je me demandais pourquoi je ne l’avais pas croisé plus tôt. Puis, mon accident me revint en mémoire et je compris qu’elle n’aurait pas pu croiser ma route facilement, à moins de l’avoir voulu. A part l’hôpital, mon bureau quelques fois et mon appartement, je n’avais pas fréquenté beaucoup d’autres établissements. Je remarque alors sa manière de boire son smoothie, et sur le coup je reste la bouche légèrement entre-ouverte. J’aurais pu gober une mouche si je n’avais pas repris mes esprits à temps. J’étais quasiment certain qu’elle l’avait fait exprès, il n’en était pas possible autrement. Pour me distraire et ôter cette image sensuelle de ma tête, je prends de nouveau un morceau de glace. Au moment où la cuillère frôle mes lèvre, je sursaute et laisse tomber le bout de glace sur mon bermuda. Sa jambe. Contre la mienne. Ce n’était pas un rêve non ? Pourtant ça en avait tout l’air, j’ai presque l’impression d’être dans un de ces films romantiques où le gars est complètement paumé en face d’une fille attirante et croqueuse d’homme si on peut dire ça comme ça. Je racle ma gorge, gêné et embarrassé au possible. « Je.. Hum.. Bon sang quel idiot. Cette fois-ci en plus je ne risque pas de pouvoir changer de pantalon. » Je ne suis pas maniaque mais c’est vrai que j’ai horreur de porter un vêtement sale, quelles que soient les circonstances. Je soupire et attrape une serviette, essayant de retirer le plus possible cette tâche, très mal placée en plus de ça. Mon mouvement s’arrête alors qu’elle reprend la parole.« C'est une ville plutôt sympas en effet. Quand aux hommes, j'ai pas vraiment fait attention. J'en ai un dans ma vie et ça me suffit amplement. » Mon cœur s’arrête de battre quelques secondes. C’est impossible. Impossible qu’elle soit casée et qu’en plus elle me sorte qu’elle n’en a rien à foutre des autres hommes. De la jalousie ? Je n’en sais trop rien, après tout je n’ai aucune raison d’être jaloux, je suis moi-même heureux en ménage. Mais ça ne me fait pas trop plaisir non plus de l’apprendre, et ça doit se voir sur mon visage. « Content de l’apprendre . » Mon ton me trahit, et ça se voit comme le nez au milieu de la figure que je mens. Je me ressaisis cependant. « Je le connais ? Si il est si important que ça à tes yeux ça doit faire plusieurs mois que t’es avec, et donc il y’a de fortes chances pour que ce brave gars soit de Boston.»


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Ven 19 Aoû - 6:39





Parfois, revoir une personne fait
plus mal qu'on ne le pensait.


Il y a parfois des choses qu'on aimerait revivre une dernière fois. Vous savez, des fois le futur dépend simplement d'un évènement, d'une soirée, d'un geste ou d'un mot. Mon futur avec lui aurait peut être dépendu de simplement c'est quelques mots. On ne peut pas changer le passé mais on peut changer le futur. Bien qu'à cet instant, toutes les convictions que j'avais à propos de Oakley était quasiment nulles. Je ne pouvais le récupérer.
Tant dis que je restais sans bouger sur ma chaise, je pensais à ce soir la. C'est vrai que si on n'y faisait plus attention, les choses avaient été différentes cette nuit la. Simplement parce que juste pour cette fois, j'étais restée moi même si Oakley n'y avait pas fait vraiment attention ou s'en foutait, j'étais moi.

Flash Back


Nous étions à une fête Oakley et moi, l'anniversaire d'un ami à lui je crois. On s'était tous retrouvé près de la forêt dans un de ces terrains abandonnés. Il était tard, au alentours de une heure du matin et c'était Oakley qui m'avait amené. Comme à mon habitude, j'étais frileuse et le temps ne se prêtait pas vraiment à la soirée. Les boissons y allaient à gogo ainsi que la musique, trop bruyante à mon gout. A vrai dire, je n'aimais rien de cette soirée. Vous savez, j'étais dans un de ces jours où on a envie de rien. J'étais donc partie à la recherche d'Oakley, bien décidée à rentrer. Je marchais non loin de la forêt quand je le vis contre un arbre entrain d'embrasser une autre fille. Quand je dis embrasser, le mot est faible. Ils se tripotaient et si je n'avais pas été la, ils auraient fait l'amour sauvage contre le tronc de cet arbre. Je n'étais pas vraiment surprise de le trouver ici, avec cette fille loin de la foule. Mais ce soir la, plus que les autres, j'en avais marre. Vraiment, j'étais fatiguée d'essayer de lui prouver par mille raisons que j'étais amoureuse de lui. Il ne voulait pas ou refusait de comprendre. La colère pris le dessus et je m'approchais alors d'eux, le visage glaciale. « Ça va ? Je vous déranges pas trop ? » Oakley, surpris de ma présence, recula aussitôt en me regardant. Il avait froncer les sourcils, interrogateur. il est vrai que jamais je n'avais montrer la moindre jalousie et pourtant ... Je croisais les bras, comme pour attendre une réponse de sa part mais en réalité, il n'avait pas à m'en donner. Nous n'étions pas un couple officiel et nous avions une sorte de pacte : Chacun fait ce qu'il veut. Mais au fil des mois, je ne faisais plus rien de mon côté tellement j'étais folle de lui. « Pourquoi est ce que tu réagis comme ça ? J'ai encore le droit d'embrasser et de coucher avec d'autres filles, on est pas marier et encore moins ensemble. » Sur ce point, il avait raison mais une partie de moi avait envie de le gifler et de lui dire que je l'aimais. Mais je ne fis rien, je me contenta de le regarder, les yeux devenus subitement humides. Puis une larme coula le long de ma joue, j'avais espéré qu'il ne l'est remarquer. Je me retourna rapidement et repartis vers la voiture.
Jamais plus, nous ne reparlâmes de cette soirée.


Fin du Flash Back


Je fus alors sortis de mes pensées et relevais mon regard vers lui. « Je.. Hum.. Bon sang quel idiot. Cette fois-ci en plus je ne risque pas de pouvoir changer de pantalon. » Je souriais amusée par la situation. A l'écouter, je lui faisais toujours un peu d'effet et il était déstabilisé. Quelques fois, je l'avais vu comme ça, un peu perdu. C'était souvent quand je le surprenais et l’entraînais avec moi, loin des regards dans un lieu insolites pour coucher ensemble. Pour être franche, nous deux au lit c'était quelque chose. Je dois dire qu'on s'accordait parfaitement bien à ce niveau là. « Content de l’apprendre. » Est-ce que c'était de la jalousie que je lisais sur son visage ? Je crois ne pas me tromper en répondant que, oui c'était belle est bien de la jalousie. J'eus un petit sourire de fierté, j'avais obtenu un peu ce que je désirais au final. Mes yeux pétillaient et je m'étais à présent pencher en avant vers lui, mes coudes contre la table. Je le regardais, un peu malice. « Je le connais ? Si il est si important que ça à tes yeux ça doit faire plusieurs mois que t’es avec, et donc il y’a de fortes chances pour que ce brave gars soit de Boston.» Il voulait en savoir plus, mais je ne sais pas si j'étais prête à lui dire que c'était son frère. Après tout, je savais qu'il allait mal le prendre et je ne voulais pas lui faire de la peine à présent. Je n'avais jamais aimé lui faire de la peine, c'est sans doute pour cela que j'acceptais toujours ce qu'il me disait. je buvais ces paroles, ne m'en lassant jamais. J'étais peut être un peu naïve à l'époque et trop obsédée par cet homme. « Pourquoi est ce que ça t'intéresses subitement ? Tu veux vraiment connaitre ma vie sentimentale ? » J'avais dis ça, un sourire toujours aux lèvres. Je voulais, certes, m'amuser un peu mais il allait bien le savoir tôt ou tard et je devais lui dire, je lui devais bien ça. J'aurais aimé qu'à cet instant, il me dise que ça l'intéresser vraiment parce qu'il était jaloux et qu'il voulait savoir quel idiot avait osez sortir avec moi. Mais il n'en fit rien. « C'est ... Eh ... Ton frère. Voila tout. Bizarre hein ? » J'avais perdu mon sourire et m'étais éloignée de lui, reprenant ma place au fond de ma chaise. Je ne le regardais plus à présent, un peu honteuse. Je crois que je ne voulais pas voir l'expression de son visage, j'aurais voulu une fois de plus partir en courant.



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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Sam 20 Aoû - 1:33



Certaines personnes importent plus qu’on ne l’aurait imaginé.




« Pourquoi est-ce que ça t'intéresses subitement ? Tu veux vraiment connaitre ma vie sentimentale ? » La question me laisse bouche-bée. C’est vrai ça, elle pointe le doigt sur quelque chose que je suis incapable d’expliquer. Pourquoi sa vie sentimentale m’intéresse-t-elle ? Nos chemins se sont séparés il y’a un bon bout de temps déjà, et jusqu’à présent je ne m’étais pas posé la question de savoir si oui ou non elle était mariée, si elle avait des enfants, si elle allait bien tout simplement. Bien sûr il y’a des moments où, nostalgiquement, on fait des petits retours dans le passé, et où on se demande ce qu’ont bien pu devenir telle ou telle personne, qui a une époque faisaient partie intégrante de notre vie. C’est incroyable de voir à quel point l’être humain peut parfois oublier les gens, ou en tout cas continuer sa vie tranquillement en laissant derrière lui autant de choses. Pourtant, si ça ne m’affectait pas du tout, je n’aurais même pas posé cette question, je serais resté sur l’idée qu’elle est en couple sans être amené à être plus curieux que ça. Je ne montrais aucune indifférence, et ça m’inquiétait légèrement pour tout vous dire. C’était trop étrange, et plus j’essayais de comprendre mes sentiments, plus je m’éloignais de la vérité. N’ayant aucune réponse à lui fournir, mes lèvres ne bougèrent pas et aucun son ne sorti de ma bouche. Il n’y avait que ce regard perçant et un peu perdu qui laissait paraître mon état d’esprit. Et j’aurais gardé cette mine-là si seulement elle n’avait rien dit d’autre.« C'est ... Eh ... Ton frère. Voila tout. Bizarre hein ? » Bizarre ? Le mot est faible. Elle avait détourné son regard, mais moi je la fixais avec plus d’intensité encore. Alors que jusqu’à présent un sourire avait orné mes lèvres, cette fois-ci les traits de mon visage se durcirent, et mes yeux si verts jusqu’à présent prirent une couleur presque noire tant j’étais en colère. Mon cœur palpitait d’une drôle de manière, mon poing se serra et mes sourcils se froncèrent. Ma mâchoire était complètement resserrée, et il valait mieux qu’elle le reste pour le moment, sinon des paroles injurieuses risquaient de voler dans les airs.« C’est une blague ?! »Question rhétorique bien sûr, puisque de toute façon vu comment elle l’avait annoncé je me doutais bien qu’elle ne plaisantait guère sur le sujet. J’avais payé l’addition tout à l’heure, et je n’avais aucune envie de rester là maintenant. Je bouillonnais intérieurement, je crois que même Dwayne ne m’avait pas autant mis en colère. J’étais furieux certes, mais j’étais également désarçonné et profondément blessé. Comment avait-elle pu me faire ça ? Elle connait parfaitement le passé qui nous lie, mon frère et moi. Ce sombre imbécile me regardait en riant quand ma mère me frappait ou m’enfermait à la cave. Il riait encore plus les soirs où, complètement bourré, il se pointait chez moi à New York et osait me demander de l’argent. Et c’est avec cet abruti-là qu’elle avait décidé de se foutre en couple ? Oui j’étais jaloux, jaloux qu’elle puisse entrevoir un futur avec Erwan . Je ne me considère pas plus intelligent que la moyenne, mais je vaux quand même mieux que lui et ça me rend fou de savoir qu’elle couche avec tous les jours après être sortie avec moi. Ma voix est glaciale, je ne peux rien contrôler. « Tout s’explique.. Bravo. »

Je frappe dans mes mains pour l’applaudir, et finalement attrape mes béquilles. Ca ne servait à rien de faire un scandale ici, d’autant plus vu le quartier huppé dans lequel on se trouve. Je mets un certain temps à me lever, ayant encore beaucoup de mal à me servir de mes jambes, mais j’y arrive néanmoins et je commence à me traîner vers une direction aléatoire, lunettes de soleil sur le nez. Seulement, après avoir fait quelques mètres, je me rends compte que j’ai besoin de déverser toute la rage qui m’habite. Si ce n’est pas Asilys qui se la reçoit en pleine figure, ça sera Sharly à la maison, et elle n’a rien fait pour mériter ça. Au contraire, ça me prouve encore une fois qu’elle est la seule en qui je puisse avoir confiance. Même si j’avais été horrible avec elle, jamais elle ne m’aurait fait un coup aussi tordu et cruel. Si seulement mes jambes pouvaient m’obéir !!! J’aurais pu renverser la table et marcher d’un pas décidé. Là, j’avais simplement l’air d’un pantin désarticulé. Je regarde à nouveau Asilys, debout à quelques pas d’elle. « Putain de merde mais tu pensais à quoi exactement ? Ça t’amuse de me faire ça ? La dernière chose au monde dont j’avais besoin c’était bien de me retrouver avec ce cinglé dans une ville où je travaille ! Et ne me dis pas que c’est une coïncidence que vous ayez choisi Phoenix, parce que je ne suis pas un abruti ! Tu te fous avec mon frère, et comme par hasard tu viens vivre à des kilomètres de Boston ? Il y’avait une chance sur des millions que tu te foutes là où je suis et évidemment t’as tiré le jackpot ! » Les regards des quelques personnes en terrasse s’étaient tous tournés vers moi, mais ça m’était complètement égal à cet instant. J’étais dans un état second, et je n’arrivais pas à croire que ce cauchemar était en train de se produire. En venant ici j’étais heureux de tirer un trait sur ma famille, et il fallait que le destin en décide autrement. Quel besoin ce salaud avait-il de venir me voir ? Ça ne devait pas être une question d’argent en tout cas, pour ça il avait sa petite copine. D’ailleurs je ne serais pas surpris qu’il ait été attiré par les billets verts de la jeune femme, il n’a toujours vu que par l’argent et comme il est trop fainéant pour aller le chercher lui-même, il se repose sur les autres. « Si tu voulais me faire du mal, t’as gagné. Je te félicite.» Je lui tourne le dos et avance péniblement dans la rue. Je suis tellement en colère que du coup j’en ai mal au bras. J’ai du mal à avancer, mais l’idée que je puisse faire pitié ne me surgit même pas à l’esprit. Vu la gueule que je tire ça m’étonnerait qu’il y’ait un blaireau qui me propose son aide avec un air compatissant. Et tant mieux d’ailleurs, parce qu’il y’a de grandes chances pour que je le renvoie balader.


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Sam 20 Aoû - 4:37





Parfois, revoir une personne fait
plus mal qu'on ne le pensait.


Je me sentais mal. J'avais voulu le blesser mais je savais déjà à quel point il allait être briser. Non pas qu'il soit jaloux mais par principe que ce soit Erwan. Oakley n'avait pas eu une enfance facile dû à son frère, pour la grand majeur partie. Et je venais de lui planter un coup de couteau dans le dos à cette annonce. Je fermais les yeux un instant, essayant de ne pas faire apparaître ma tristesse à ses yeux. « C’est une blague ?! » Vu la tonalité de sa voix, il était en colère. Je l'avais cherché aussi mais le temps où je me préoccupais moins de mes paroles était révolu. A l'heure d'aujourd'hui j'avais mûris et j'avais appris le compassion. Bien que mes yeux étaient ouvert, je n'osais toujours pas le regarder. Fuyant son regard glaciale, la tension était palpable. Quelle idiote j'avais été ! Pourquoi lui dire maintenant et aujourd'hui ? C'était sur, jamais il ne voudrait m'adresser la parole une fois de plus et mes tentatives pour le récupérer seraient nulles. « Tout s’explique.. Bravo. » Il avait le ton glaciale, même moi je ne l'avais jamais vu dans un état pareil et pourtant, je crois être la mieux placer pour dire que je l'ai vu passer par tout les états possibles. Cette fois-ci, j'avais tourné la tête en sa direction, le dévisageant presque surprise par autant de haine. Il me détestait mais après tout, c'était lui qui était partie et pas moi. J'avais encore le droit de sortir avec qui je voulais et certes, je ne l'aimais pas, mais quand même ! Il frappait à présent des mains, je détestais ça. Est ce qu'il se foutait de moi ? Je crois bien que oui mais si seulement il savait tout ce que j'ai sur le coeur et que je n'ose lui dire. Je me contenais, au fond, je n'avais pas envie de tout lui déballer maintenant. Je ne penses pas qu'il aurait été capable de tenir le choc à l'annonce de mes sentiments et de toutes ces choses qui faisait que je n'avais pu l'oublier. Cela semblerait plutôt ironique même, je venais de lui déballer ma relation avec son frère et l'instant d'après je lui dévoilais mes sentiments. Incompréhensible !

Je n'avais pas dis un mot, contemplant la scène comme simple spectatrice. Je dois dire que j'étais ailleurs à cet instant, perdu dans mes pensées et j'avais peur. Incroyablement peur de le perdre une nouvelle fois, mes mains tremblée et mes yeux me piquaient. Si bien qu'on aurait pu croire que je n'allais pas tarder à pleurer. Mais je me retins, gardant tout au fond de moi, comme à mon habitude. Je garder toujours tout pour moi, encaissant chaque parole, chaque mort, chaque peine. Quand on me voyait, on pensait que j'avais eu une vie heureuse. De l'argent, de l'amour et un avenir mais la réalité était bien différente. J'étais vide, comme une coquille sans escargot. Plus rien ne m'importer, je n'avais plus le goût à rien et parfois je me demandais bien ce que je faisais ici. Au fond, j'étais seule. Je crois que j'ai toujours été seule.
Quand je sortis de mes pensées, il s'était levé et déjà à plusieurs mètres de moi. Je sentais mon coeur lâché à chacun de ses pas maladroits. Puis il s'arrêta et se tourna vers moi, on pouvait lire une fois de plus de la haine sur son visage. Mon coeur rata un battement et j'avais envie de crier, crier que j'en avais assez d'être loin de lui et que je voulais simplement qu'il me prenne dans ses bras pour me dire que tout aller bien se passer. Mais la réalité fut une fois de plus, toute autre chose. « Putain de merde mais tu pensais à quoi exactement ? Ça t’amuse de me faire ça ? La dernière chose au monde dont j’avais besoin c’était bien de me retrouver avec ce cinglé dans une ville où je travaille ! Et ne me dis pas que c’est une coïncidence que vous ayez choisi Phoenix, parce que je ne suis pas un abruti ! Tu te fous avec mon frère, et comme par hasard tu viens vivre à des kilomètres de Boston ? Il y’avait une chance sur des millions que tu te foutes là où je suis et évidemment t’as tiré le jackpot ! » J’entrouvris la bouche, surprise par ses paroles. A présent, je bouillonnais vraiment ! Il avait touché une fois de plus où ça faisait mal. C'était tellement évident après tout. Boston ou une autre ville, il y en a des milliers sur cette Terre et il a fallut que je viennes ici. Plus il parlait et moins je restais dans la réalité, j'étais vraiment perdu, le regard vide. Je fixais alors un point invisible, cherchant un sens réel à ma vie sans pour autant en trouver. Elle n'avait aucun de sens, de même que mon existence. « Si tu voulais me faire du mal, t’as gagné. Je te félicite.» Il me sortis de ma léthargie, oui j'avais voulu lui faire de mal mais pas à ce point. J'avais tellement souffert quand il était partit qu'une partie de moi voulait le faire autant souffrir mais l'autre me disait de le laisser partir, simplement parce qu'il était heureux et que je n'avais pas le droit de gâcher tout ça. Cependant, le première partie l'emporta et j'avais vraiment besoin de vider mon sac. Quitte à ce qu'on s’engueule, autant ne pas faire les choses à moitié. Le regardant de dos, s'éloignait pas à pas de moi, je pris une subite inspiration et me levais de ma chaise. J'étais furieuse, non pas qu'il me tienne ces propos mais que tout le monde nous regarde comme des bêtes de foires. Sans que je m'en aperçoives, des larmes avaient glissé le long de mes joues, les rendant alors humides et brillantes. Plus j'avançais vers lui et plus je serrais les point, je n'allais pas le frappé rassurez vous. Je me mis alors devant lui, lui bloquant le passage. Je m'étais peut être mise trop proche de lui, si bien que je pouvais sentir son parfum. Je le regardais droit dans les yeux. « J'espères que tu as finis ton scandale en pleine rue. Tu veux savoir moi ce que je pense de tout ça ? Je suis fatiguée de devoir toujours me justifier Oackley ! Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que personne ne me croit jamais. J'ai beau dire la vérité, je reste la menteuse alors je vais te parler franchement. Quitte à ce qu'un scandale éclate, autant faire les choses bien et que tout le monde soit témoin de mes paroles ! » Je le fixais toujours mais je n'attendais pas de réponses de sa part, à présent mes larmes coulaient à flots sur mes joues mais je m'en fichais. Je ne lui laissais pas le temps de répliquer. « Tu crois sans doute être le seul sur cette Terre à habiter à Boston ? Et bien sache que j'aime bien cette ville et peu importe ce qui ce passe avec ton frère, ce ne sont pas mes affaires. J'aimerais simplement te dire que je suis désolée. Sincèrement je m'excuses si j'ai pu te faire du mal mais il faut que tu saches que j'ai jamais été doué avec les gens ... » Je marquais une pause, le ton de ma voix était retombé mais on pouvait sentir que celle-ci trembler dû à mes larmes. « Les gens que j'apprécie. Tu peux me blâmer pour un tas de chose mais au final, Erwan et toi vous êtes pas si différent. Il s'en contre fou de moi, je suis pas stupide et tu t'en fichais pareil. Et tu veux savoir un autre truc ? J'ai jamais respecter le pacte qu'on avait fait au lycée parce que j'étais tout simplement amoureuse de toi. Seulement t'as rien vu, tu t'en fichais. Alors dis moi, en quoi t'es différent d'Erwan ? A vos yeux je reste la jolie petite demoiselle qui sert juste à vous vider. T'as jamais chercher plus loin, alors me blâme pas aujourd'hui d'être venu ici pour toi. Mais après tout, je suis stupide. Qu'est ce que j'avais cru ? T'es heureux en ménage et t'as certainement pas besoin d'un boulet comme moi. Alors je te souhaite d'être heureux, sincèrement, soit heureux. Tu le mérites.» J'avais tout balancé comme ça en plein rue et je me surpris moi même. Jamais je n'avais été aussi franche avec quelqu'un, jamais je n'avais pleuré devant quelqu'un. Cependant, je n'attendais aucunes réponses de sa part. Je reculais simplement avant de me retourner et d'avancer droit devant moi dans la rue, passant mes mains sur mes joues, essuyant mes larmes qui n'arrêtaient pas de couler. Je ne fis même pas attention que j'avais laissé toutes mes affaires à la table, au fond je m'en fichais. Tout le monde nous regardait, la bouche entrouverte et le regard fixe. Je l'avais perdu, sans était sur à présent.




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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Sam 20 Aoû - 8:35




Certaines personnes importent plus qu’on ne l’aurait imaginé.



Je ne suis pas quelqu’un qui me met en colère très rapidement. Quand j’étais gamin, les instituteurs étaient loin d’imaginer le calvaire que je vivais chez moi tout simplement parce que j’arrivais à me fondre dans la masse, à sourire quand il le fallait, et à ne pas me faire remarquer. Ce self-control, j’étais bien obligé de l’avoir de toute manière, sinon j’aurais perdu la tête depuis bien longtemps. Quand tout est noir autour de nous, que l’humidité bat son plein, qu’on a seulement une carafe d’eau à côté de soi, il est préférable de garder son calme et de se dire que quelques heures plus tard votre mère sera bien obligée de vous ouvrir, ne serais-ce que pour aller à l’école. Bien sûr, j’avais accumulé une certaine rage contre les gens de ma famille, même contre mon père que je n’ai jamais connu. Contrairement à Erwan qui s’en foutait pas mal vu que sa mère comblait le manque, moi je détestais ce gars-là qui avait osé m’abandonné sans se retourner derrière lui. Il est évident que les choses auraient été différentes si il nous avait élevé, mais on ne peut pas refaire le passé. Savoir qu’Erwan pouvait être à Phoenix me rendait nerveux. Je ne l’avais pas revu depuis des années, et jamais une seule fois je n’avais pensé à lui avec regret. Pour moi il restait ce bâtard effroyable qui m’avait traité n’importe comment alors que j’étais son frère jumeau. Je n’avais pas envie que Sharly croise un membre de ma famille, encore moins celui-là. Je n’avais pas non plus envie qu’un jour mes enfants puissent croiser le chemin d’un personnage ignoble comme ce dernier. Et enfin, je n’avais pas envie de revoir son visage. Mais la cerise sur le gâteau, c’était bien sûr qu’elle sorte avec. Dans mes souvenirs, elle n’était absolument pas attirée par mon frère quand nous sortions ensemble. Au contraire, elle éprouvait presque de la répulsion à son égard après que je lui ai confié ce qu’il représentait pour moi. Alors pourquoi diable était-elle avec lui maintenant ? C’est impossible qu’il ait changé, on ne devient pas une personne entièrement différente en l’espace de quatre pauvres petites années. Mon instinct me dit même qu’il doit être pire qu’avant, plus vicieux encore. Si c’était devenu quelqu’un de bien il n’aurait pas osé sortir avec Asilys et en plus de ça osé venir me hanter dans la ville où j’avais trouvé refuge après mes années universitaires. Tremblant presque de rage, j’avais fini par tourner les talons, estimant que cette conversation était terminée. Ca ne servait à rien de s’acharner, de remuer le couteau dans la plaie en quelque sorte. Je savais à présent quoi penser de tout ça, et rien qu’elle ne puisse me dire me fera changer d’avis. Du moins c’est ce que je pensais…

. « J'espères que tu as finis ton scandale en pleine rue. Tu veux savoir moi ce que je pense de tout ça ? Je suis fatiguée de devoir toujours me justifier Oackley ! Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que personne ne me croit jamais. J'ai beau dire la vérité, je reste la menteuse alors je vais te parler franchement. Quitte à ce qu'un scandale éclate, autant faire les choses bien et que tout le monde soit témoin de mes paroles ! » Elle venait de m’arrêter en plein élan. J’avais envie de la repousser et de continuer mon chemin, mais d’un côté je n’arrivais pas à la faire. Une petite partie de moi me disait de l’écouter, tandis qu’une autre s’évertuer à vouloir me boucher les oreilles, pour mon propre bien. C’est la première voix que j’avais décidé d’écouter, et pour une seule et unique raison : les larmes sur le visage d’Asilys. Je ne l’avais jamais vu pleurer devant moi, et mon cœur se serra d’une étrange façon à cette vision. Je ne suis pas stupide au point de n’avoir jamais vu qu’elle pouvait être sensible, mais à l’époque elle donnait tellement l’impression de la fille sûre d’elle qui ne craint rien qu’il aurait difficile d’imaginer une scène aussi intense que celle qui se déroulait sous mes yeux. La sévérité sur mon visage disparaissait petit-à-petit, troublé par ce changement de comportement inattendu. Mon regard sillonna l’environnement qui nous entourait, et je constatais en effet que notre altercation semblait intéresser ou choquer certains. D’habitude je me serais mordu les doigts, mais j’avais encore trop en travers de la gorge le coup du « je suis avec ton frère » pour pouvoir me soucier d’un truc aussi futile que les mondanités. Je m’apprêtais à répliquer, mais elle ne m’en laissa pas l’occasion.« Tu crois sans doute être le seul sur cette Terre à habiter à Boston ? Et bien sache que j'aime bien cette ville et peu importe ce qui ce passe avec ton frère, ce ne sont pas mes affaires. J'aimerais simplement te dire que je suis désolée. Sincèrement je m'excuses si j'ai pu te faire du mal mais il faut que tu saches que j'ai jamais été doué avec les gens ...Les gens que j'apprécie. Tu peux me blâmer pour un tas de chose mais au final, Erwan et toi vous êtes pas si différent. Il s'en contre fou de moi, je suis pas stupide et tu t'en fichais pareil. Et tu veux savoir un autre truc ? J'ai jamais respecter le pacte qu'on avait fait au lycée parce que j'étais tout simplement amoureuse de toi. Seulement t'as rien vu, tu t'en fichais. Alors dis moi, en quoi t'es différent d'Erwan ? A vos yeux je reste la jolie petite demoiselle qui sert juste à vous vider. T'as jamais chercher plus loin, alors me blâme pas aujourd'hui d'être venu ici pour toi. Mais après tout, je suis stupide. Qu'est ce que j'avais cru ? T'es heureux en ménage et t'as certainement pas besoin d'un boulet comme moi. Alors je te souhaite d'être heureux, sincèrement, soit heureux. Tu le mérites.» Un discours qui me laissa sans voix. Mes jambes étaient assimilables à du coton, et si je ne m’étais pas tenu fermement à mes béquilles, je crois que je serais tombé à terre. Cette fois, c’est moi qui eu les larmes aux yeux. Je ne savais plus où me mettre, plus quoi penser. La comparaison qu’elle venait de faire avec Erwan me blessait plus que je ne l’aurais imaginé. C’était la dernière personne au monde à qui je voulais ressembler, et elle me jetait dans la figure ces paroles-là. J’essayais de regarder ailleurs, pour éviter de perdre toute fierté masculine. Ma gorge était complètement serrée, et chacun des mots qu’elle venait de prononcer raisonnait dans ma tête. Je suis un abruti. Un parfait crétin. Une ordure. C’est exactement ce qu’elle essayait de me dire, et c’est aussi ce que je pensais de moi. Comment se fait-il que j’ai pu être aussi aveugle ? Jamais une seule seconde ses sentiments ne m’avaient effleuré l’esprit. J’étais persuadé d’être un instrument pour elle, un mec très bon au lit dont elle pouvait profiter. Du coup je ne m’étais jamais interrogé sur mes propres sentiments, et je pensais qu’il en allait de même pour Asilys. Elle avait tort, tellement tort quand elle disait qu’elle ne m’avait servi qu’à me vider. Elle a toujours représenté plus qu’une simple partie de jambes en l’air, aussi bonnes soit-elles. Parce que oui, je n’hésitais pas à lui dire à quel point j’adorais coucher avec elle, mais je n’avais jamais voulu dire par là qu’elle n’était bonne qu’à ça. Jamais je n’avais voulu lui faire du mal, et jamais je ne l’avais considérée comme un objet. . « Assilys…» Trop tard, elle partait déjà. J’élève la voix pour qu’elle s’arrête. « Je t’en prie arrête !» Mais rien n’y fait. Je vois alors qu’elle a oublié toutes ses affaires sur la table. Ni d’une ni deux, je me précipite aussi vite que je le peux vers l’endroit où nous nous trouvions il y’a quelques secondes encore, et m’empare de ses effets personnels. Ca allait être très difficile de la rattraper, mais je n’abandonne pas aussi rapidement que ça. J’avais sûrement l’air d’un pigeon, d’un sombre crétin, mais tant pis. J’allais aussi vite que je le pouvais, encombré par ses affaires et mes béquilles. J’arrivais enfin à la rattraper, et tout comme elle précédemment je lui barre la route et la regarde dans les yeux. . « Arrête, tu sais bien que je ne peux pas te suivre comme je le voudrais, alors arrête toi s’il te plaît. » J’étais tout prêt de son visage, et même si le geste peut paraître déplacé à cet instant, je me penche et l’embrasse sur la joue. Une joue humide de larme bien sûr, mais ça m’importe peu.. « Je t’interdis de pleurer pour un abruti comme moi. J’ai.. Bon sang je ne suis pas comme Erwan Asilys, tu n’as pas le droit de me dire ça ! Je suis franchement désolé que tu aies pu penser que je ne te prenais que pour baiser, parce que ce n’était pas le cas. Je te jure que ce n’était pas le cas. » Je soupire et me mord la lèvre. Ce n’était pas facile pour moi d’expliquer exactement ce que je ressentais. . « Tu n’es pas un boulet, tu ne l’as jamais été. Et je regrette sincèrement de ne pas m’être rendu compte de ce que tu ressentais pour moi et surtout de ce que moi je pouvais éprouver. Tu as raison sur une chose cependant : je suis heureux en ménage. Sharly est merveilleuse et dans d’autres circonstances peut être que vous auriez pu vous entendre. Mais… Mais je ne la mérite pas. Je ne la mérite pas vu ce que tu viens de me dire. Un gars comme moi, capable de faire autant de mal à une personne sans s’en rendre compte ne devrait même pas toucher du doigt le bonheur. Toi par contre tu devrais. Mais je n’acceptes pas l’idée que tu sois avec Erwan. C’est.. Trop me demander. Jalousie, haine, je ne sais pas ce qui me motive le plus, mais ça ne me plaît pas.»


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Sam 20 Aoû - 10:34





On ne juge pas les gens par leurs paroles mais plus par leurs actes.


Je décidais de marcher droit, sans me retournais. Après tout, je n'avais que ça à faire et l'idée même de le regarder me donnais encore plus envie de pleurer. Il fallait que je reste forte, non seulement pour moi et ma fierté, parce qu'elle en avait pris un sacré coup mais aussi pour lui. Il n'avait pas à me voir comme ça, après tout j'avais débarqué ici et je me permettais de vouloir chambouler sa vie comme il me l'entends. Ce n'était pas juste, il en avait tant baver que je me devais de faire en sorte qu'il soit heureux et cette fille le rendait heureux, alors je devais simplement passer mon chemin. C'était mieux comme ça, mieux pour lui et sans doute pour moi. Il était tant que je passe à autre chose, que j'arrête de ne regarder que vers le passé. Je me devais d'avancer, sans me retourner. Pour mon bien, parce que j'en avais marre de souffrir. Sincèrement, je n'en pouvais plus si bien que j'avais failli me droguer mais après mure réflexion, l'idée n'était pas la meilleur. Je crois que depuis la mort de mes parents, mon monde s'était brisé. Non pas que mes parents portaient une grande place dans mon coeur, mais ça rester mes parents et malgré tout, je les aimais. C'était les dernières personnes de ma vie et maintenant, je n'avais plus rien à part cette stupide entreprise. J'étais sans doute destiner à ça, fille riche, habitant dans un appartement vide de tout sentiments. Mais je détestais cette idée.
Vous savez, quand on est petite fille, on rêve toutes du prince charmant et des contes de fées. Au fond, on ne les oublies jamais, espérant qu'un jour notre histoire se finisse par : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Malheureusement, la vie n'est pas un conte de fée et d'ailleurs, on en est très loin.

« Asilys…» Je continuais d'avancer, bien que j'eus l'envie irrépressible de me retourner pour l'affronter, une voix en moi m'interdisait de m'arrêter. C'était pour mon bien au fond, j'avais déjà bien assez mal comme ça et je venais de lui balancer presque toute la vérité sur ce que je ressentais. Bien que je crois qu'il n'avait pas compris que je l'aimais encore. Mes jambes me portaient toutes seules, c'était mon cerveau qui me faisait avancer mais mon coeur refusait de suivre le pas. Il était rester avec lui, une partie de moi était partie avec Oakley le jour où celui-ci avait quitter Boston. Et malheureusement, il refusait de me rendre cette partie de moi. « Je t’en prie arrête ! » Je me fis force, espérant qu'il ne tenterait pas de me rattraper, la douleur était trop forte, trop intense. Plus j'avançais et plus les images de passé me venaient à l'esprit. J'essayais tant bien que mal de les chasser, mais rien à faire elles persistaient dans ma tête. C'est comme un film qui défile à grande allure, des tonnes d'images qui passe et vous avez juste à faire pause sur une image pour revivre la scène. Sur l'instant, j'avais fais pause sur une image, celle de Oakley et moi devant le panneau d'affichage des activités du lycée. Je ne sais pas trop pourquoi je m'étais arrêter sur cet instant.

Flash Back
C'était une semaine avant que Oakley ne parte et nous marchions dans les couloirs, parlant de tout et de rien. Enfin surtout de quand nous allions nous voir pour fricoter une fois de plus. Je m'étais soudainement arrêter devant ce panneau d'affichage stupide auquel je ne prêtais jamais d'importance. Il y avait dessus, une affiche de pièce de théatre. Celle de Roméo & Juliet. Sincèrement, j'avais toujours adoré cette histoire, la trouvant à la fois romantique, dramatique et un peu tordu. Aller savoir pourquoi. Tandis que je scrutais l'affiche, Oakley se tenait derrière moi, légèrement surpris par mon arrêt. Il se mit alors à sourire en voyant l'objet de mon regard et me chuchota à l'oreille.

« Deux familles, égales en noblesse,
Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,
Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles
Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.
Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies
A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable
Doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.
Les terribles péripéties de leur fatal amour
Et les effets de la rage obstinée de ces familles,
Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,
Vont en deux heures être exposés sur notre scène.
Si vous daignez nous écouter patiemment,
Notre zèle s'efforcera de corriger notre insuffisance. »

Je fus d'abord surprise qu'il connaisse le texte par coeur. Je ne pense pas que c'était un des hobby d'Oakley les pièces de théâtre et encore moins Roméo & Juliet mais il m'avait surprise, si bien que je ne sus quoi répondre.

Fin du Flash Back
« Arrête, tu sais bien que je ne peux pas te suivre comme je le voudrais, alors arrête toi s’il te plaît. » Je m'arrêta subitement, ne comprenant pas tout de suite ce qui venait de se passer. Oakley m'avait sortit de mes pensées et il se tenait devant moi, le visage contrasté. Je ne pourrais vous dire quelles émotions y passaient tellement la scène était incompréhensible. Il avait mes affaires dans les bras et je me rappela tout à coup que je les avais complètement oublier. Le temps que je reprennes mes esprits, il avait poser ses lèvres sur ma joue et y dépose un baiser. J'entrouvris légèrement la bouche, une fois de plus surprise par son comportement. Mais qu'est ce qu'il faisait au juste ? Est-ce de la pitié ? De la compassion ? Une marque d'affection ? Je ne trouvais pas la réponse mais peu importe, il avait simplement embrasser ma joue. « Je t’interdis de pleurer pour un abruti comme moi. J’ai.. Bon sang je ne suis pas comme Erwan Asilys, tu n’as pas le droit de me dire ça ! Je suis franchement désolé que tu aies pu penser que je ne te prenais que pour baiser, parce que ce n’était pas le cas. Je te jure que ce n’était pas le cas. Tu n’es pas un boulet, tu ne l’as jamais été. Et je regrette sincèrement de ne pas m’être rendu compte de ce que tu ressentais pour moi et surtout de ce que moi je pouvais éprouver. Tu as raison sur une chose cependant : je suis heureux en ménage. Sharly est merveilleuse et dans d’autres circonstances peut être que vous auriez pu vous entendre. Mais… Mais je ne la mérite pas. Je ne la mérite pas vu ce que tu viens de me dire. Un gars comme moi, capable de faire autant de mal à une personne sans s’en rendre compte ne devrait même pas toucher du doigt le bonheur. Toi par contre tu devrais. Mais je n’acceptes pas l’idée que tu sois avec Erwan. C’est.. Trop me demander. Jalousie, haine, je ne sais pas ce qui me motive le plus, mais ça ne me plaît pas.»

Je buvais chacune de ses paroles, restant tout d'abord bouche bée. Il me fallut un temps de réflexion avant de tout bien comprendre, je remis alors tout en place dans mon esprit. Je l'avais rabaisser, il n'étais pas du coup comme son frère. S'en était même l'opposé et mes paroles avait été trop loin, beaucoup trop loin. Elles avaient simplement dépasser ma pensée et il était tant que je répare les choses, que je mettes une fois de plus ma fierté de côté. Je le regardais alors et pris une grande inspiration, histoire de me persuadais moi même que ce que j'allais dire été le mieux pour lui. C'est alors que je remarqua qu'une légère mèche de ses cheveux était retombée sur son front, je plaça alors mes doigts sur celui-ci et la replaça comme il se devait . Un léger geste tendre, déplacé par la même occasion. « Ecoute moi ... Ce que je viens de dire est faux. Tu es l'opposé même de ton frère et tu mérites sincèrement cette fille alors pourquoi tu restes ici à me parler ? Va la rejoindre et profite d'elle jusqu'au bout. » Ma voix était légèrement basse presque comme un chuchotement, je le regardais toujours droit dans les yeux, nos deux visages bien trop proche. « Tu en as tellement bavé que tu as le droit au bonheur alors fonce et ne te pose plus de question. Reste toi, celui que tout le monde apprécie. Ne pense plus à ton frère, ne pense plus à ta mère, pense juste à elle. » Je souriais légèrement ou peut être un peu faussement, cherchant à dissimuler ma tristesse. Bien que je pensais chaque mot que je venais de prononcer, ce n'était pas ce que je souhaitais. Bien au contraire.Je pinçais une nouvelle fois ma lèvre, anxieuse de savoir comment il allait prendre mes paroles. J'inspirais une nouvelle fois puis déposais ma main sur sa joue. Je ne pourrais vous dire pourquoi j'ai eu ce geste. Je déposais alors doucement mes lèvres sur les siennes, fermant par la même occasions les paupières. Ses lèvres n'avaient pas changé, toujours ce même petit gout sucré. Je l'embrassais alors délicatement, effleurant presque ses lèvres. Ce fut un geste stupide de ma part et complètement déplacé une fois de plus mais j'avais plus pris ce baiser comme un baiser d'adieu qu'autre chose. Tant dis que j'avais garder ma main sur sa joue, je reculais légèrement mes lèvres des siennes et chuchotait contre celle-ci, mes yeux toujours clos.

« Deux familles, égales en noblesse,
Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,
Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles
Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.
Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies
A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable
Doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.
Les terribles péripéties de leur fatal amour
Et les effets de la rage obstinée de ces familles,
Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,
Vont en deux heures être exposés sur notre scène.
Si vous daignez nous écouter patiemment,
Notre zèle s'efforcera de corriger notre insuffisance. »

Je ne sus pas trop pourquoi j'avais eu ces paroles, sans doute pour lui faire comprendre que je me souvenais de chaque instants à ses cotés. Je reculais par la suite mon visage et laissais retomber ma main le long de mon corps. Le regardant, je pris mes affaires de ces bras. « Prends soin de toi. »

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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Dim 21 Aoû - 2:31



Ça c’est ce qui s’appelle un sacré retour dans le passé.



Ce qui était en train de se passer était extrêmement perturbant. Une partie de moi me criait de partir et d’arrêter de remuer des choses qui étaient enterrées depuis bien longtemps. Je ne pouvais plus fermer les yeux sur les sentiments que j’avais eu à l’époque, mais c’était il y’a quelques années maintenant, et depuis beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts. J’allais me marier, fonder une famille. Et toute aussi douloureuse soit-elle pour Asilys, cette décision n’était pas remise en question. J’aime trop Sharly pour la laisser du jour au lendemain comme ça, en plus elle en a déjà assez bavé avec Dwayne. C’est la dernière chose au monde qu’elle mérite, et en plus de ça je n’en avais pas envie. Je ne suis pas comme ça, plus maintenant du moins. A une époque j’en avais rien à cirer de mes sentiments, et encore moins de ceux des autres. Les filles ne représentaient qu’une chose à mes yeux : le moyen le plus sympa de me vider l’esprit. Je les choisissais toujours selon le même critère : le physique. Et plus elles étaient idiotes, mieux c’était pour moi car ainsi elles ne me poseraient pas trop de problèmes. La plupart se contentaient largement de la seule nuit que j’avais passé avec elle, parce que jamais elle n’aurait espéré pouvoir m’atteindre. Ça m’arrangeait fortement, n’aimant pas trop les complications à l’époque. Devoir expliquer encore et toujours que je ne cherchais que l’aspect sexuel d’une relation de couple m’énervait. Je préférais partir au petit matin avec un mot expliquant qu’il était inutile de me rappeler. Je faisais quand même ça proprement : jamais une seule femme avec qui j’avais couché n’avait entendu les mots « je t’aime » ou « je veux être avec toi ». J’étais clair et net dès le début : ça se produirait une fois, mais pas deux. Et puis Asilys était arrivée. Elle avait tout de suite pris une place différente de celle des autres. Je ne lui avais jamais dit que je ne voulais plus la revoir, je ne lui avais jamais refusé quoi que ce soit. Je me rappelle tout à fait avoir fait de nombreux jaloux à l’époque, parce qu’il faut bien admettre qu’elle a un physique de rêve. J’évitais de trop y penser, ne voulant pas montrer un quelconque signe de jalousie à son égard. Car j’étais resté persuadé qu’elle couchait avec d’autres gars que moi, et aujourd’hui cette certitude s’était évanouie. J’étais perdu dans mes sentiments en la regardant. Je ne savais plus si je devais être en colère parce qu’elle sortait avec mon frère ou si je devais la prendre dans mes bras parce qu’elle avouait m’avoir aimé alors que moi je ne prêtais pas assez attention à elle.

« Ecoute moi ... Ce que je viens de dire est faux. Tu es l'opposé même de ton frère et tu mérites sincèrement cette fille alors pourquoi tu restes ici à me parler ? Va la rejoindre et profite d'elle jusqu'au bout. » J’hausse un sourcil, étonné de la voir me renvoyer chez moi. Je ne pensais pas qu’elle réagirait comme ça et qu’elle me dirait de partir dans les bras de Sharly. J’avais très envie de retrouver ma fiancée et de lui montrer que j’étais à présent capable de me déplacer sans fauteuil roulant, mais quelque chose m’empêchait de partir. Je n’avais pas peur de rentrer à la maison et de devoir lui expliquer que mon ex petite amie était à présent à Phoenix, après tout ce n’était pas de ma faute si Asilys avait décidé d’habiter ici. Mais je ne savais même pas comment j’allais pouvoir aborder le sujet, comment je pourrais tenter de lui expliquer tout ce qui s’était passé. Je n’étais pas fier de moi, mon attitude me décevait grandement. Je n’avais peut-être pas fouillé dans mon passé à cause de ça : la peur de reconnaître le genre d’homme que j’avais pu être. Asilys avait beau essayer de réparer les propos qu’elle m’avait balancé juste avant, c’était trop tard de mon point de vue. Elle avait touché un point sensible et j’étais incapable de m’ôter cette image de la tête à présent. Ressembler à mon frère me donnait envie de vomir, et mon dégoût pour moi-même ne faisait qu’augmenter au fur et à mesure de la conversation. A mon grand étonnement, elle replaça une mèche de mes cheveux devenue gênante sur mon front. Un geste anodin certes, mais rempli d’une telle tendresse de sa part que c’était bouleversant. Mes yeux traduisaient la perplexité dans laquelle elle venait de me mettre. Etais-ce un geste un peu trop déplacé que j’aurais dû arrêter ? Je n’en savais rien, j’étais trop perdu pour réagir de toute façon. Un simple « merci » émana de mes lèvre dans un bruit semblable à un chuchotement. « Tu en as tellement bavé que tu as le droit au bonheur alors fonce et ne te pose plus de question. Reste toi, celui que tout le monde apprécie. Ne pense plus à ton frère, ne pense plus à ta mère, pense juste à elle. » Elle n’avait pas le droit d’être si compréhensive et indulgente à mon égard. Je ne le méritais pas, je ne méritais pas non plus d’être dans mon appartement tout souriant alors que je laissais derrière-moi quelqu’un de brisé et triste à l’idée de me perdre. J’avais l’impression d’être un pion mal placé dans un jeu d’échec. Un pas en avant et je me fait bouffé par la reine, une position statique et c’est le fou qui s’empare de moi. Je m’apprêtais à enfin mettre fin à mon silence, même si je n’avais aucune idée de ce que j’allais lui dire, quand son visage s’approcha dangereusement du mien. Sa main se posa sur ma joue, et je savais alors exactement ce qui allait se passer. La scène se déroulait au ralentit dans mon esprit, et j’aurais dû l’arrêter. J’aurais dû… Mais je n’en fis rien. Asilys avait fait en sorte que nos lèvres se rejoignent, et moi, idiot que j’étais, je l’avais laissé faire. Un baiser doux qui aurait sans nul doute pu m’enivrer si je n’avais pas eu mauvaise conscience. Mes yeux s’étaient fermés sans même que je ne leur demande, et ma respiration s’était soudainement arrêtée. Il fallait que je réagisse, et que j’arrête de jouer l’homme stoïque. Mais une part de moi n’arrivait pas à la repousser. Je détestais l’idée même de pouvoir lui infliger ça, de lui faire du mal. Elle retira ses lèvres avant que je n’effectue le moindre mouvement, et je rouvris les yeux. Une boule s’était formée dans ma gorge, je ne me sentais pas bien du tout. Mon regard affronta le sol plutôt que son regard à elle.
« Deux familles, égales en noblesse,
Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,
Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles
Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.
Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies
A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable
Doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.
Les terribles péripéties de leur fatal amour
Et les effets de la rage obstinée de ces familles,
Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,
Vont en deux heures être exposés sur notre scène.
Si vous daignez nous écouter patiemment,
Notre zèle s'efforcera de corriger notre insuffisance. »

Mon vieil ami Shakespeare. J’ai toujours adoré la littérature, même si je ne le laissais pas paraître avec mes petits airs de tombeur à l’époque du lycée. J’étais loin d’être scientifique comme beaucoup de mes amis, pour moi il n’était question que de politique, d’économie et de bouquins. Vu les études que j’ai fait il valait mieux d’ailleurs ! Avec une dissertation à rendre tous les deux jours, si je n’avais aimé ni lire ni écrire je n’aurais jamais obtenu mon diplôme avec brio. Ce jour-là, devant le panneau d’affichage, Asilys avait vu cette facette de moi. Celle passionnée par les études et les écrivains d’un autre temps. Roméo et Juliette orne toujours ma bibliothèque, et il n’est pas prêt de finir dans un carton. Je n’étais pas étonné de voir qu’elle se souvenait encore de ça, après tout ce qui venait de se passer j’étais difficilement impressionnable. Mais je n’avais toujours pas dit un mot, à croire que j’étais en pleine léthargie. Elle me réveilla avec des paroles semblables à un adieu. « Prends soin de toi. » Je n’en croyais pas mes oreilles. Alors, elle souhaitait réellement que je la laisse à nouveau ? « Alors c’est comme ça que ça se termine ? Tu m’embrasses et tu me dis au revoir ? » Mon ton laissait percevoir mon agacement pour le coup. Il était hors de question qu’elle me plante en plein milieu de la rue après ce qu’elle venait de me dire et surtout de me faire. Je n’avais pas envie d’envenimer les choses et de lui faire du mal, mais j’estimais avoir le droit à quelques explications. J’étais déjà assez furieux contre ma propre attitude, je ne pouvais pas en plus affronter ça tout seul dès maintenant. Je venais de la retrouver, et même si elle attendait quelque chose de moi que je ne pouvais pas lui donner présentement, ça ne signifiait pas pour autant que j’avais envie de la voir disparaître de ma vie. « Tu n’es pas obligée de partir. Et tu n’aurais pas dû m’embrasser. Je n’aurais pas dû te laisser-faire non plus. Je suis fiancé Asilys, et ce qui vient de se passer c’est… C’est mal voilà tout. Comment veux-tu que je rentre à la maison après ça ? » Je me mords la lèvre, j’étais complètement paumé et les reproches ne s’adressaient finalement même pas à elle. C’était moi qui étais en tort, et il allait falloir que j’en assume les conséquences très vite. Je soupire et fais signe à Asilys de me suivre sur un banc juste à côté. J’avais mal aux jambes et besoin de m’asseoir. « Roméo et Juliette hein ? Tu sais, je me souviens de tout ce qui nous concerne aussi. Je n’ai absolument pas oublié la première fois où on s’est embrassé, ou on a fini dans le même lit, où on s’est quitté. Je n’ai pas non plus oublié la fois où tu m’as aspergé de nutella pour pouvoir tout retirer avec ta langue après ! » Je ris à ce petit souvenir puis hausse les épaules. « Ce que je veux dire c’est que tu es une fille formidable, vraiment. J’aurais dû m’en rendre compte avant. J’étais trop brisé pour comprendre que je t’aimais. Et j’aimerais vraiment te rendre heureuse, mais même si j’étais célibataire si ça se trouve tu te lasserais vite de moi. »




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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Dim 21 Aoû - 5:04





On désire toujours par dessus tout l'inaccessible avec avidité.


Pourquoi est ce que je l'avais embrassé ? C'était vraiment stupide de ma part. Je me sentais pas très bien à cet instant, j'avais une énorme boule au ventre et j'avais beau essayé de pensé à autre chose, je n'y arrivais pas. Elle ne voulait pas disparaître et plus je tentais de me dire que ce n'était qu'un simple baisé et plus la boule au ventre devenait imposante à l'intérieure de moi. Une nouvelle fois, j'avais envie de partir. Loin de lui, loin de Boston et loin de tout. Me réfugiais dans un endroit désert où plus jamais je ne pourrais souffrir, je ne pourrais plus jamais rien ressentir mais cet endroit n'existait pas et je savais que fuir ne changerait rien. On ne fuit pas ses sentiments, ils nous suivent peu importe l'endroit. J'avais les jambes tout à coup ramollies, si bien que je crus tomber à plusieurs reprises. Mais je me tenais toujours debout, face à lui et tandis que je remettais mon sac à main sur mon épaule, mon regard croisa de nouveau le sien. Erreur. Je n'aurais pas dû le regarder et encore moins l'écouter. C'était moi où il refusait que je parte ? J'avais besoin de m'éloigner, c'était vital mais il ne comprenait pas ou refusait tout simplement cette possibilité. J'essayais tant bien que mal de remettre mon masque mais pour une raison que j'ignorais, mon corps refusait de faire ce que je lui demandais. Alors je restais planté la, le regard perdu dans le sien. « Alors c’est comme ça que ça se termine ? Tu m’embrasses et tu me dis au revoir ? » Je ne compris pas sur le coup, il n'avait rien dit concernant le baiser mais il avait compris que c'était sans doute un baiser d'adieu. Je commençais à étouffer, je manquais d'air et je ne savais pas quoi lui répondre. J'étais tout aussi perdu que lui après tout, j'étais venu ici seulement pour le récupérer et maintenant que j'étais plantée devant lui, je me disais que je n'en avais pas le droit. Il avait sa vie, j'avais la mienne et nos chemins s'étaient séparés depuis bien longtemps déjà.

Dans l'incapacité même de répondre, je me tus. Évitant alors que je ne dises une parole de trop, un geste déplacé de plus. Je me contentais simplement de reculer d'un pas, cherchant tant bien que mal de l'air. J'étais trop proche de lui, mon corps refusait que je me recule mais j'y arrivais enfin. Bien que tout mon être l'appelait, je me faisais force pour ne pas l'écouter. Je n'allais tout de même pas lui sauter dessus en pleine rue. C'était vraiment n'importe quoi et rien que cette pensée me passe à l'esprit, j'en rougissais légèrement. Je pris alors tout l'air nécessaire à ma survis et j'inspirais un grand coup. « Tu n’es pas obligée de partir. Et tu n’aurais pas dû m’embrasser. Je n’aurais pas dû te laisser-faire non plus. Je suis fiancé Asilys, et ce qui vient de se passer c’est… C’est mal voilà tout. Comment veux-tu que je rentre à la maison après ça ? » Je voulais tout simplement lui répondre qu'il n'avait qu'à avancer tout droit, que ces jambes lui indiqueraient le chemin qui était le mieux pour lui mais les mots n'arrivaient pas à sortir. C'est vrai qu'il n'avait omis aucun refus concernant le baiser, il s'était simplement laisser faire bien qu'il n'y avait pas répondu. Mais cela ne m'importais pas vraiment. Et puis pourquoi il était encore là à me parler ? Je voulais simplement qu'il s'en aille, oui vraiment, je voulais qu'il parte. Qu'il le fasse pour moi, pour mon bien être mais rien. Il continuait à rester ici et il m'empêchait tout simplement de continuer ma vie. Il partit alors s’asseoir à un banc, sans doute que ces jambes ne le portaient plus. Je le suivis du regard tout d'abord, ne sachant pas trop comment réagir. C'était le moment, je pouvais m'enfuir, je savais qu'il ne me rattraperait pas. Mais je ne fis rien, une fois de plus. Je n'arrivais pas à le quitter, du moins pas maintenant. Il y avait toujours des questions sans réponses et j'avais besoin d'avoir ces réponses pour me permettre de continuer la route seule. C'était devenu vital. J'inspirais un grand coup et le suivis sur le banc, je pris place à ses cotés et posa mes affaires près de moi. Cependant, je refusais de le regarder, préférant observais les gens qui déambulaient dans la rue. J'enlaça mes mains entre elles et me pencha légèrement en avant, afin d'éviter au mieux de tourner les yeux vers lui. « Roméo et Juliette hein ? Tu sais, je me souviens de tout ce qui nous concerne aussi. Je n’ai absolument pas oublié la première fois où on s’est embrassé, ou on a fini dans le même lit, où on s’est quitté. Je n’ai pas non plus oublié la fois où tu m’as aspergé de nutella pour pouvoir tout retirer avec ta langue après ! » J'eus un léger sourire à l'évocation du dernier souvenir, ce n'était pas très catholique de reparler de ça, surtout dans ces circonstances. Mais cependant, je ne le regardais toujours pas. Je savais qui si une fois de plus, mon regard croisé le sien, tout mes efforts pour me tenir à distance de lui seraient vains. « Ce que je veux dire c’est que tu es une fille formidable, vraiment. J’aurais dû m’en rendre compte avant. J’étais trop brisé pour comprendre que je t’aimais. Et j’aimerais vraiment te rendre heureuse, mais même si j’étais célibataire si ça se trouve tu te lasserais vite de moi. » Encore des mensonges, comment est ce que je pourrais me lasser de lui alors que ça faisait des années que j'en étais amoureuse. Il ne comprenait rien, je voulais qu'il comprenne mais aparament, mes mots n'avaient pas tant d'impact sur lui. Cependant, il venait d'avouer qu'il m'avait aimé. Jamais il ne me l'avait dit. J'eus alors un léger pincement au coeur devant tout ce gâchis. Si seulement nous avions eux, à l'époque, les mots justes pour se parler, sans doute qu'aujourd'hui nous serions ensemble. Seulement, aujourd'hui c'était trop tard, de l'eau avait coulé sous les ponts et nous avions tout deux vécu autre chose, du moins lui plus que moi.
Tout en regardant devant moi, je pris soudainement la parole, estimant qu'il n'avait rien à ajouter de plus et que c'était à mon tour de parler. « Pourquoi ? Pourquoi est ce que tu t'acharnes ainsi ? On sait tout les deux que tout est finis. Je me souviens de tout moi aussi et jamais je n'oublierais. Et tu sais pourquoi ? Parce que t'es le seul garçon que j'ai jamais aimé. Jamais je ne pourrais t'oublier et je crois, enfin j'en suis sure que je suis encore amoureuse de toi. Depuis toutes ces années, j'ai toujours chercher la chose qui me manquait puis c'est devenu une évidence. Toi. Au fond, tout mon monde n'a tourner qu'autour de toi depuis que tu es partis et même avant. » Je me refusais à le regarder, le visage presque froid, j'essayais de faire paraître le moins possible d'émotions. Une partie de moi avait tout simplement envie qu'il parte avec moi. Qu'on s'enfuis tout les deux, laissant tout derrière nous mais encore une fois, tout ça n'était pas réel et c'était égoïste de ma part. Mais j'avais vraiment envie de lui prendre la main et de l’entraîner avec moi je ne sais où, dans un endroit et j'aurais pu simplement le regarder droit dans les yeux et lui dire que tout irait bien à présent. Mais tout aller déjà bien dans sa vie, il n'avait pas besoin de moi.
Je fis alors une autre chose stupide, pour changer. Je me tourna vers lui et le regardais, réfléchissant à ce que j'allais dire. Quand mon regard croisa le sien, j'avais baissé toutes possibilité de me protéger de lui. Je ne portais plus mon armure à présent et j'étais vraiment moi, rien que moi pendant ces quelques minutes. « Tu sais ce que j'aimerais faire tout de suite ? J'aimerais juste que le temps s'arrête et que tu partes avec moi. Qu'on parte loin tout les deux, seulement je n'ai pas à te demander ça. Alors je te demande de partir, part maintenant, s'il te plait. Je te supplierais même de me laisser parce que si tu continus à rester ici avec moi, je vais faire sans doute des choses que je vais non pas regretter mais toi tu vas regretter. »


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Dim 21 Aoû - 7:31



Ça c’est ce qui s’appelle un sacré retour dans le passé.



Elle avait mis le temps, mais elle avait fini par me rejoindre sur ce banc. L’espace d’un instant je m’étais dit qu’elle allait partir, et peut-être aurait-il mieux valu qu’elle le fasse au fond. Je ne sais pas ce que je cherchais à prouver exactement, ni pourquoi mes réactions étaient ainsi faites. J’avais beau retourner la question dans tous les sens, aucune réponse ne venait à mon secours. J’avais ce besoin soudain d’être prêt d’elle. De la pitié ? Certainement pas. Je n’aime pas qu’on ait de la compassion à mon égard, alors je ne veux pas en avoir pour les autres. Et puis Asilys ne pouvait pas me faire pitié, elle avait beau aimer un homme indisponible ce n’était pas une raison pour estimer que c’était une pauvre fille qui avait besoin que je reste à ses côtés. De l’amour ? Question difficile. Je ne pense pas que je puisse appeler ça de l’amour avec un grand A. Je veux dire, j’ai quelqu’un d’autre dans mon cœur, une personne qui n’en partira pas à moins de me chasser. Oui j’ai laissé Asilys m’embrasser et n’ai eu aucune réaction négative à son égard. Mais je n’ai pas répondu non plus. J’étais juste secoué par l’intensité de la scène. Cela ne remet pas en cause mes sentiments à l’égard de ma fiancée, et il faudra vraiment que j’arrive à m’expliquer dans ces termes pour qu’elle ne m’en veuille pas. Je réalisais à peine toutes les conséquences que ça pourrait avoir pour moi et pour nous deux en règle générale. Comment aurais-je réagis si j’avais su que Dwayne l’avait embrassé et qu’elle n’avait pas réagi ? Me connaissant, ça serait mentir que de dire que j’aurais souris et estimé que ce n’était pas grave du tout. J’aurais très certainement voulu frapper l’homme en question. Quant à Sharly… Je ne la quitterais pas pour un simple baiser si elle n’en était pas l’initiatrice. Mais je crois que j’exigerais quelques explications et lui demanderais de choisir. Mon choix à moi était clair, et c’est pour ça que je ne comprenais pas mes réactions. « Pourquoi ? Pourquoi est ce que tu t'acharnes ainsi ? On sait tout les deux que tout est finis. Je me souviens de tout moi aussi et jamais je n'oublierais. Et tu sais pourquoi ? Parce que t'es le seul garçon que j'ai jamais aimé. Jamais je ne pourrais t'oublier et je crois, enfin j'en suis sure que je suis encore amoureuse de toi. Depuis toutes ces années, j'ai toujours cherché la chose qui me manquait puis c'est devenu une évidence. Toi. Au fond, tout mon monde n'a tourner qu'autour de toi depuis que tu es partis et même avant. » Et voilà, elle me pose la question fatidique, à laquelle je suis incapable de répondre. Mes mains sont moites, et je suis bien content d’être assis parce que je ne suis pas sûr que j’aurais réussi à tenir debout plus longtemps. En plus j’ai tendance à toujours fourrer mes mains partout : dans mes poches, dans mes cheveux, derrière mon dos… Elles ne tiennent généralement pas en place, et avec les béquilles il m’était impossible de calmer ces dernières à ma guise. Je regarde d’ailleurs ces dernières, en espérant qu’elles me donneront la réponse que j’attends tant. Mais rien, ce qui était plutôt prévisible : ce n’est pas demain la veille qu’elles se mettront à parler. Elles ont beau être magnifiques pour des mains d’hommes, elles ne sont ma foi que des mains, rien de plus. Asilys me confirme une fois de plus ses sentiments, mais me parle cette fois-ci au présent. Bien qu’elle l’avait fortement souligné un peu plus tôt, je n’étais pas sûr d’avoir bien compris. Là au moins ça ne pouvait être plus clair que ça. Je savais qu’il fallait que je lui réponde quelque chose, alors je tourne mon regard à nouveau vers elle. « Sincèrement je n’en sais absolument rien. Est-ce que je peux moi aussi te poser une question ? Pourquoi moi ? Comment se fait-il qu’une fille comme toi soit amoureuse d’un gars comme moi ? Tu pourrais avoir n’importe qui à tes pieds, et tu choisis la personne qui t’as fait souffrir ? Je ne mérite vraiment pas que tu t’intéresses à moi.»

« Tu sais ce que j'aimerais faire tout de suite ? J'aimerais juste que le temps s'arrête et que tu partes avec moi. Qu'on parte loin tous les deux, seulement je n'ai pas à te demander ça. Alors je te demande de partir, part maintenant, s'il te plait. Je te supplierais même de me laisser parce que si tu continus à rester ici avec moi, je vais faire sans doute des choses que je vais non pas regretter mais toi tu vas regretter. »D’un côté, depuis qu’elle s’était assise à mes côtés je m’attendais à ce qu’elle me sorte quelque chose comme ça. Je ne pouvais pas l’en blâmer, après tout si les positions étaient inversées, peut-être que moi aussi je préférerais être seul. Ça me fendait le cœur de savoir que j’allais devoir la laisser comme ça, mais je ne pouvais que respecter son choix. Je n’avais pas le droit de m’imposer, de faire partie de sa vie si elle n’avait pas envie que ce soit ainsi. J’aurai pu lui dire qu’on avait tout à fait la possibilité de rester amis, comme Dwayne et Sharly essayaient de le faire en ce moment. Mais je trouvais cette idée ridicule, en ce qui me concernait moi et Asilys j’entends. Il était inutile de se voiler la face et de se persuader qu’une amitié était possible entre nous. Elle veut plus, beaucoup plus, et de mon côté je ne suis pas sûr de pouvoir être confronté à ça. Il y’aura toujours ce genre de geste qui dépasse les bornes entre nous, et ça serait abominable de ma part de laisser faire ça. Que ce soit pour Sharly ou pour Asilys d’ailleurs ! La première parce qu’elle mérite tout sauf un homme qui flirte avec une de ses anciennes conquêtes, et la deuxième parce qu’elle a besoin d’aller de l’avant, et que je ne la ferais que reculer à jouer ce petit jeu-là. Ça serait terriblement égoïste de l’obliger à supporter ma présence plus longtemps, alors je me relève tant bien que mal à l’aide de mes béquilles. Je la regarde avec un air triste que je ne peux contrôler, et me penche en avant. A ma grande surprise je l’embrasse du bout des lèvres. Je lui rend en quelque sorte son baiser de tout à l’heure, non pas pour lui dire que j’avais décidé de partir avec elle, mais juste pour qu’elle puisse partir sur une note un peu plus agréable et qu’elle comprenne qu’elle aura toujours une place dans mon cœur. « Très bien. Je te laisse tranquille et je te demande pardon pour tout ce que j’ai fait, dans le passé et maintenant également. J’espère que t’arriveras à me pardonner. Phoenix n’est pas si grande que ça comme ville, alors si jamais t’as besoin de quoi que ce soit tu sais où venir me chercher.» Je lui donne ma carte d’avocat, sur laquelle mon numéro et l’adresse de mon cabinet se trouve. Je n’allais pas lui donner l’adresse de mon appartement parce que je ne pense pas qu’une rencontre entre elle et Sharly serait recommandable. Elles en viendront peut-être à se croiser, comme moi j’ai croisé Dwayne, mais je préfère ne pas être responsable de ça. Je me mords la lèvre puis tourne les talons, et m’éloigne progressivement du banc et donc d’Asilys. Je savais que j’allais très vite regretter ce qui s’était passé aujourd’hui, mais je regrettais tout autant de devoir laisser une personne triste et amoureuse de moi derrière mon dos. Je ne sais pas comment je vais faire pour m’expliquer avec Sharly, je ne sais pas comment je vais pouvoir me regarder dans la glace pendant quelques jours, mais il va bien falloir que j’avance de toute façon. J’arrive à la hauteur de quelques taxis, et porte une dernière fois mon regard en direction du banc.


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MessageSujet: Re: Le passé ressurgit. # Asilys Dim 21 Aoû - 11:44





On désire toujours par dessus tout l'inaccessible avec avidité.


Pourquoi est ce que j'avais dis tout ça ? C'est vrai que je le pensais mais ce n'est pas pour autant que j'avais une folle envie qu'il parte. Je venais de le retrouver et la seule idée d'être une fois de plus loin de lui me révulser. Cependant, j'en avais besoin. C'est contradictoire, je le sais mais je suis de ces personnes paradoxal auquel il n'y a jamais rien à comprendre. Jamais personne ne m'avait réellement comprise, j'étais plutôt du genre lunatique aussi. Un coup je souriais et j'étais heureuse puis la seconde d'après je déprimais totalement. Et les raisons de ce changement soudain étaient toutes aussi incompréhensible que ma personne. Mais la vérité c'était que je ne savais vraiment plus quoi pensé, il me perturbait. Ses réactions étaient tout aussi complexes que les miennes ainsi que ses paroles d'ailleurs. Je crois qu'il se contredisait pas mal, ne cherchant réellement pas à me comprendre. Je savais qu'il essayait tant bien que mal. Soudain, je repensais à ma venu ici et au fait que Erwan n'était pas loin. Je me sentais coupable parce que je savais qu'il allait chercher à voir Oakley et celui-ci n'en avait pas besoin. Tout était de ma faute au fond, je m'en voulais terriblement mais je ne voulais pas être mêler à leurs querelles.

« Sincèrement je n’en sais absolument rien. Est-ce que je peux moi aussi te poser une question ? Pourquoi moi ? Comment se fait-il qu’une fille comme toi soit amoureuse d’un gars comme moi ? Tu pourrais avoir n’importe qui à tes pieds, et tu choisis la personne qui t’as fait souffrir ? Je ne mérite vraiment pas que tu t’intéresses à moi. » Si il le méritait. Tout simplement parce que malgré tout ce qui avait pu se passer entre nous, j'avais réussi à passer de belles années lycée. Il avait réussi à compenser le manque de mes parents, le manque d'affection. Même si nous n'avions jamais été un couple, après que nous aillons finis de coucher ensemble, nous restions souvent muer à regarder vers le haut. Et parfois, il m'arrivait simplement de me calais contre son torse et alors il passais son bras autour de moi. C'était peut être des gestes anodins, mais pour nous, ça changeait tout parfois. Ce fut lors de cette réflexion que je me rendis compte que nous avions eux plus d'un geste de tendresse lors de nos années lycée. Il est vrai que je n'y avais pas apporter d'importance jusque maintenant mais en y réfléchissant bien, quand nous étions tout les deux, les choses étaient bien différentes. Nous avions souvent des gestes de tendresse l'un envers l'autre. Nous rigolions souvent ensemble de mes conneries comme la fois avec le nutella. Oui, il m'avait rappelé ce moment. Bien que la tension sexuel était forte, je me souviens que je ne pouvais m'empêcher de rire et lui aussi d'ailleurs. Imaginez vous, quelqu'un allongeait sur un lit et entièrement couvert de nutella. Et bien, la scène a de quoi faire rire. C'était son idée de plus, je crois qu'il voulait me faire plaisir sachant que j'adorais le chocolat et le nutella de plus.

Je n'avais pas répondu, sachant très bien que si je le faisais, j'allais m'énervé tellement la question était stupide en soit. Il s'étaient alors lever du banc et je le suivais du regard, anxieuse de ce qui allait se passer. Il allait partir, me laissant seule une fois de plus. J'eus un raté au niveau du coeur, je crois qu'il cessa de battre pendant 3 secondes au moins. Une pression à l'intérieure de moi me disait de tout faire pour le retenir mais je ne fis rien, mon corps ne me répondait plus. On aurait dit une scène de film quand le héros doit partir sauver le monde, laissant alors sa dulcinée. La réalité était bien différente mais l'intensité de la scène, beaucoup moins. Il fit alors un geste auquel je ne m'attendais pas, dénuant tout mes sens. Il vint déposer un léger baiser sur mes lèvres, me laissant sans aucunes possibilité de répondre au geste. Je restais stoïque, incapable de lui rendre le baiser. Ses lèvres étaient d'une douceur insensées. « Très bien. Je te laisse tranquille et je te demande pardon pour tout ce que j’ai fait, dans le passé et maintenant également. J’espère que t’arriveras à me pardonner. Phoenix n’est pas si grande que ça comme ville, alors si jamais t’as besoin de quoi que ce soit tu sais où venir me chercher. » Il me tendit par la suite la carte de son cabinet que je pris sans un mot. Je n'arrivais plus à parler, j'en étais vraiment incapable et je ne savais pas quoi dire. Ça me déchirait tellement le coeur que j'en avais perdu la parole. Puis il s'éloigna de moi, de nous. Par la suite, j'avais le regard perdu sur mes pieds, cherchant une solution à cet fin trop proche. Mais rien, je n'en avais pas. Il fallait simplement que je le laisse partir, pour lui, pour moi.

The End

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