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I could die for you # Sharly

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MessageSujet: I could die for you # Sharly Jeu 9 Juin - 9:44




I'm going to live a long, healthy, amazing life with you.



Les tragédies envahissent et s'immiscent dans nos vies de la façon la plus sournoise qu'il soit. Elles décident d'attaquer nos points faibles sans aucune vergogne et aucune pitié. Et la plupart du temps, nous n'y sommes absolument pas préparés. Elles nous prennent par surprise, ou bien elles agissent au moment où nous sombrions déjà dans le malheur. Il y'a différents types de tragédie, et j'ai toujours été persuadé que chacun pouvait, subjectivement, dresser une certaine hiérarchie concernant les différents malheurs qui peuvent s'abattrent sur nos têtes. Etre victime d'une agression, perdre tout son argent, être viré du jour au lendemain d'un poste qu'on occupait depuis trente ans, voir sa maison dévastée par une tornade.. Sont des tragédies. Mais pour l'homme amoureux, celui qui donnerait sa vie pour l'être cher, c'est la mort dans son plus simple appareil qui fait froid dans le dos. Pourtant, depuis notre naissance, nous savons pertinamment que nous avons une date d'expiration, un dernier couplet de chanson, un souffle ultime. Et cela ne nous empêche pas de rêver, de se berçer d'illusion. On reste persuadé que cet instant tragique ne nous touchera pas. Cette nuit, la peur avait tiraillé mes entrailles. La crainte de ne plus jamais revoir son visage animé de centaines d'expressions différentes. On a tous conscience d'être vulnérable quand on aime, mais c'est en vivant des moments comme celui-là qu'on se rend compte que l'amour a un effet dévastateur. Peu importe la douleur physique, peu importe le monde, la seule chose qui compte ne fait pas partie de l'ordre rationnel. Et c'est cette sensation si puissante qui m'avait donné la force de la sortir de la voiture. Allongé à présent sur un lit d'hôpital, inerte, je vivais une situation pour le moins étrange. Celle de n'être ni mort, ni en vie véritablement. Un monde juxtaposé à ces deux notions.

Flash Back ~ Quelques heures plus tôt.


« Je ne vais pas l’abandonner. C’est l’homme que j’aime. » « Les secours vont arriver, restez ici. » . Jonché sur le sol, me débattant comme un dingue pour parcourir de minuscules centimètres, je savais qu'il était trop tard pour moi. La voiture allait exploser, et jamais les secours ne seraient là à temps pour venir me sauver. En plus, je ne le voulais pas. Je n'avais pas envie que quelqu'un risque sa vie pour moi, et meurt assomé par un bout de feraille. Sharly était sauvée, elle, et c'était tout ce qui importait à mes yeux. Jamais je ne remercierais assez l'homme qui venait de l'emporter avec lui. Un bruit fracassant traversa mes tympans, avant que le noir ne s'emparre de moi. Je n'avais même pas senti de douleur lorsque le matériaux en question avait percuté mon crâne. Cela m'avait assomé instantanément, et il en était peut être mieux ainsi. Je ne suis pas du genre à pleurnicher pour la moindre égratinure, mais les blessures sur mon corps ne se comptaient plus à présent et étaient toutes aussi diverses les unes que les autres. Des entailles plus ou moins profondes, des brûlures, des morceaux de verre incrustés dans ma peau, des jambes qui ne fonctionnaient plus.. Oui j'avais eu ma part du gâteau. Ce qu'on dit est tout à fait vrai: les gens dans le coma entendent tout ce qui se dit à leur côté. Normalement, les cris poussés par ma fiancée m'auraient réveillé. Mais j'étais incapable de le faire, mon esprit semblait déconnecté de tout. « Je veux rester près de lui. Et n’essayez pas de me dire non. Et puis dépêchez-vous de faire quelque chose. » . De façon très lointaine et presque irréelle, je sentais une présence à mes côtés. On me tenait la main. Et ça ne pouvait qu'être Sharly. Des secouristes tentèrent de calmer la jeune femme du mieux qu'ils le pouvaient, tandis que d'autres se chargeaient de me garder en vie. Je serai incapable de dire ce qu'ils m'ont fait en détail, mais j'avais une impression désagréable comme quand on essaye de me chatouiller et que mon rire incessant en devient presque douloureux par manque de respiration. Mon corps se mit à bouger, on m'emmenait jusqu'à l'hôpital dans un véhicule médical. J'entendais toujours la voix de Sharly raisonner dans mes oreilles, et j'aurai tant voulu la rassurer. La prendre dans mes bras et lui dire que tout irait bien. Que jamais je ne la laisserais, qu'elle allait vite se remettre de tout ça et qu'on profiterait ensemble de nos jours de congés comme c'était prévu. Mais c'était impossible, et de ce fait terriblement frustrant. Il arriva un moment où seuls les paroles des médecins parvinrent à mes oreilles. Je devais très certainement me retrouver au bloc.

~ Fin Flash Back ~


Maintenant que vous savez tout sur ces minutes pour le moins palpitantes, vous comprenez donc que je suis théoriquement toujours en vie. Je n'ai pas perdu assez de sang pour me retrouver aux portes du paradis, mais j'en ai trop perdu pour réouvrir les yeux tout de suite. C'est tellement énervant. J'ai l'impression d'être dans un cauchemard. Quand on se retrouve dans un réel labyrinthe et qu'on est incapable de trouver la sortie. Pourtant, ce n'est pas faute de chercher. Je vais devenir fou, complètement fou. Des images s'enchaînent dans ma cervelle de moineau, certaines de mon passé, et d'autres complètement fantaisistes. Alors c'est ça d'être inconscient? Bon sang, je ne tiendrais pas dix jours dans cet état. Je préfère encore rendre l'âme. Enfin.. Non. Pas maintenant que Sharly est saine et sauve. Elle a besoin de moi, tout comme j'ai besoin d'elle. Je lui ai promis de la sauver, mais je ne suis pas sûr que ce soit ce que j'ai fait finalement. Si je meurs, elle culpabilisera, j'en suis certain. Et elle se refermera comme une huître face aux autres hommes. Je n'ai jamais pensé que quelque chose comme ça nous arriverait, alors je n'ai même pas pu lui dire ce que je voudrais qu'elle fasse si j'avais un accident. J'aurais aimé lui dire de rester forte, et de continuer à sourire, parce que c'est ça qui m'avait fait tombé amoureux d'elle la première fois que je l'ai croisé. Je lui aurais fait promettre de ne pas abandonner tout espoir concernant sa vie amoureuse, et de faire en sorte de trouver quelqu'un de bien, quelqu'un qui veillera sur elle avec la même attention que j'ai voulu le faire.

J'entends une porte se refermer. Quelqu'un est entré à l'intérieur de ma chambre, et en fait je crois même qu'il y'a deux personnes. Une vois grave s'élève, celle d'un homme d'âge mûr, certainement le chirurgien qui m'a opéré. « Je suis incapable de dire quand il se réveillera. Chaque patient est différent. Il peut très bien reprendre conscience dans la soirée, tout comme il pourrait rester à jamais dans cette situation. Il a subit un choc très violent à la tête, des brûlures du second degré seulement, heureusement. Et.. Le plus grave reste le fait que sa colonne vertébrale a été touchée pendant l'accident, lui faisant perdre l'usage de ses jambes. S'il se réveille, nous restons cependant confiant quant à une rééducation réussie. Ce n'est pas assez profond pour être irréversible. ». . Et voilà. J'allais être en fauteuil roulant pour au moins six mois, si je me réveille. Je me demande ce que j'ai bien pu faire au ciel pour qu'on me réserve un tel sort. Franchement, je suis dégoûté. Je suis sportif de nature, et la perspective de me retrouver dépendant d'un truc à deux roues inésthétique me gêne. Enfin, là n'était vraiment pas la question pour le moment puisque j'étais de toute façon allongé sur un lit d'hôpital. Je ne sais pas qui était le conducteur de ce camion mais si je m'en sors, je le poursuis en justice, et surtout je le démonte bien proprement.


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Jeu 9 Juin - 22:09



Je t’aime plus que ma propre vie...

« Mademoiselle, vous ne pouvez pas venir au bloc. Un autre médecin va s’occuper de vous. » un de mes bras pendait le long de mon corps tandis que l’autre était accroché au brancard d’Oakley comme une moule accrochée à son rocher. Je ne voulais pas lâcher. Je ne voulais qu’il parte sans revoir une dernière fois son visage, si ça venait à arriver. Et pour la première fois dans ma vie, j’ai levé le ciel et demandait à ce soi-disant dieu de le sauver, de ne pas le laisser mourir. Pourquoi j’ai fait ça et bien, c’était la seule chose que je pouvais faire. Je n’étais pas médecin, ni infermière. Je ne pouvais rien faire pour le soigner à part attendre qu’on le fasse. Voyant que je ne lâchais pas ce brancard, un infirmier m’a attrapé pour m’amener dans une chambre afin qu’on me soigne mes blessures. Mais étant une fille plus que bornée, je ne me suis pas laissée faire. Il a réussi mon poing en pleine figure. « Lâchez-moi ! Je veux être près de lui, c’est tout. » Un autre grand gaillard est arrivé en courant. Ah deux contre moi, c’était impossible. J’aurais capitulé et laisser m’emmener. Ils ne pouvaient pas comprendre la détresse que je ressentais. Cette peur de le perdre. Je m’en voulais car c’était moi qui étais au volant. Si j’avais été prudente. Moins rêveuse et moins endormie. J’aurais pû éviter tout ça et il n’aurait pas été dans ce brancard entre la vie et la mort. J’étais l’entière responsable et c’est moi qu’on aurait du punir pour ça. Moi, je n’avais que mon bras cassé et puis d’autres choses, tout était superficiel. La vie est d’une injustice pure et dure. Le médecin qui devait s’occuper, je présume, est arrivé avec une seringue dans les mains. Ils allaient m’injecter leur foutue tranquillisant pour que je me calme. Je n’en voulais pas, tout ce que je voulais c’est de tenir la main d’Oakley quoiqu’il arrive. « C’est pour votre bien, Mademoiselle. Ne bougez pas. » L’aiguille a transpercer d’un seul coup mon bras alors que j’étais bien trop occupé à faire la misère à un des infirmiers. Alors que le tranquillisant agissait rapidement, j’ai tendu une main vers Oakley en criant. Je me suis « endormi » alors que je ne voulais pas.

Une lumière blanche. Des murs blancs. Je me réveillais en sursaut. Je venais de sortir d’un affreux cauchemar. Nous avions eu un accident avec Oakley et il était entre la vie et la mort. Je m’appuie sur mes deux bras et me rend compte que je ne suis pas chez nous, pas dans notre lit. Alors tout ça n’était pas un cauchemar mais la réalité. Une envie de crier s’empara de moi mais je ne le fais pas voyant qu’une infermière se trouve près de moi. Elle me tend un verre d’eau que j’avale d’une traite. Je me touche la tête, la douleur est encore affreuse. Mon bras droit est plâtré. Un énorme bandage pris place sur ma cuisse. Et mon poignet gauche est entouré d’une bande. Cependant tout ça n’a aucune importance pour moi. Ce que je veux savoir, c’est comment va Oakley. Je veux le voir là toute de suite. On m’a empêché de rester avec lui, seulement maintenant je peux bien puisqu’on m’a soigné. Ils ne peuvent plus rien me dire. Je jette le drap sur le côté en passant mes jambes. C’est dur mais j’y arrive. L’infermière semble absorber par autre chose alors autant en profiter. Le seul problème, c’est que je ne peux pas courir. Je ne suis pas assez bien pour le faire. Je pourrais faire une chute et me retrouvait à nouveau dans le lit. C’est lentement que je marche. Elle ne semble pas remarquer jusqu’à que je sois à quelques centimètres de la porte. Elle se plante devant moi les mains sur les hanches en me regardant d’un air sévère. « Je n’ai jamais vu une jeune femme aussi têtue que vous. » Déçue de ne pas avoir réussis, je retourne me mettre dans le lit en faisant une tête de petit enfant qu’on vient de disputer. L’infermière me sourit en me voyant ainsi. Ils sont tellement calmes. Je ne sais pas comment il le fait, moi je ne peux pas. Je suis impatiente, j’ai besoin de savoir. Assise, je la regarde noté des trucs dans son calepin. Elle doit surement prendre en note si je vais bien. Mais je vais bien, je n’ai besoin de personne pour le savoir. Je me mets à taper sur un petit truc en acier pour montrer que j’en ai marre, mais vraiment marre d’attendre. « Votre petit-ami… » « fiancé! » . « Excusez-moi. Votre FIANCE est entrain de sortir du bloc, je vais vous y conduire. Patientez encore quelques petites minutes. » quelques petites minutes, elle est bien bonne celle-là. Les minutes sont passées à une lenteur d’escargot. Mais quand l’infermière m’a regardé en souriant à nouveau, j’ai compris que c’était bon. Elle m’a aidé à me lever et m’a conduite à un autre étage. Elle m’a ouvert la porte et m’a laissé entrer. Elle n’est pas venue avec moi me laissant seule dans cette pièce.

Je n’ai pas perdu du temps, pas même une seconde. Je suis allé directement vers le lit. Je me suis penchait aussi de lui et je l’ai embrassé sur le front. Une tonne de moniteur l’entourait. Son visage avait été nettoyé. Des pansements le jonchaient par-ci, par-là. J’aurais voulu qu’il soit réveillé pour que je puisse le prendre dans mes bras. Mais ce n’était pas le cas. Je me suis couché à côté de lui posant ma tête sur son torse en faisant très attention de ne pas débrancher quelque chose. J’ai pris sa main et les serrer de toutes mes forces. C’était dur mais je l’ai fait quand même. « Oakley, je m’en veux tellement. Tout ça est de ma faute. Je ne sais pas si tu m’entends, mais pardonne moi. Pardonne-moi de t’avoir mis dans ce sale état.» Les larmes coulaient à flots. J’avais besoin de lui parler même si je n’avais pas de réponse en retour. J’aurais pû appeler n’importe qui ma meilleure amie ou bien Nathan qui travaillait ici. Non, je ne voulais les gêner, je ne voulais pas les rendre triste. Et puis, j’avais ce besoin d’être seule avec lui. « Je ne peux pas te perdre maintenant, non je ne peux pas. Je t’aime et j’ai envie de me réveiller près de toi encore bien longtemps. Tous les matins au réveil, je veux voir ton visage et pas celui d’un autre. Je veux porter tes enfants, vieillir à tes côtés, me marier avec toi. Si tu n’es plus là, je n’aurais plus la force. Je n’aurais plus la force de me battre. Tu m’as redonné de l’oxygène, une raison de vivre. Si tu ne peux pas te battre, je vais me battre pour toi. Tu m’entends, je vais battre jusqu’au bout même si le médecin vient m’annoncer que tu ne te réveilleras jamais. Je m’en fous royalement, je resterais là jusqu’à que tu te réveilles.» Mon monologue s’accompagnait de larmes et de sanglots. La porte de la chambre s’est ouverte sur un médecin. Je suis descendu du lit doucement. Il s’est avancé vers moi en se présentant. C’était le médecin qui avait opérer Oakley et qui s’occupait de lui. « Je suis incapable de dire quand il se réveillera. Chaque patient est différent. Il peut très bien reprendre conscience dans la soirée, tout comme il pourrait rester à jamais dans cette situation. Il a subit un choc très violent à la tête, des brûlures du second degré seulement, heureusement. Et.. Le plus grave reste le fait que sa colonne vertébrale a été touchée pendant l'accident, lui faisant perdre l'usage de ses jambes. S'il se réveille, nous restons cependant confiants quant à une rééducation réussie. Ce n'est pas assez profond pour être irréversible. ». Ce n’était plus de simples larmes, c’était les chutes du Niagara. Ma main est venue se plaquer sur ma bouche pour étoffer un cri. Je me foutais de ces brûlures mais aussi de sa colonne vertébrale. Ce n’était que secondaire pour moi. Ce que je voulais, c’est qu’il se réveille. Après le reste, on s’en occupera plus tard. « Promettez-moi de tout faire pour lui. Je ne veux pas le perdre. »


_________________


    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Sam 11 Juin - 5:06




I'm going to live a long, healthy, amazing life with you.



Vous êtes-vous déjà retrouvé dans un rêve qui semblait si vrai que vous ne sachiez plus faire la distinction entre fiction et réalité ? Eh bien, quel que soit ce que vous avez éprouvé ce jour-là, je peux vous garantir que ce qui m’arrive dépasse tout ce que vous avez pu ressentir en dormant. Tout simplement parce que moi je ne dors pas, et que je n’arrive pas non plus à me réveiller. J’ai l’impression d’être une âme errante dans un long couloir. Franchement, je me demande bien à quoi ça rime tout ça. Pourquoi diable cela m’arrive-t-il à moi ? Dans le genre pipelette, avec un besoin incessant de protéger ceux qui sont autour, on ne fait pas mieux que moi je crois. Du coup, cette condition-là est un véritable supplice. Je ne sais pas d’ailleurs si je ne préférerais pas ne rien entendre de ce qui se passe à côté de moi. J’ai l’impression d’être un lâche, un abominable personnage qui abandonne les siens ainsi que tous ses rêves de futur. Il ne faut pas se leurrer : il n’y a que deux possibilités pour moi, celle de ne jamais me réveiller ou celle de reprendre conscience dans les jours qui viennent. Franchement, les gens qui sortent du coma au bout de dix ans sont tellement rares qu’on en fait des films. Je vous le dis tout net : de toute façon une notoriété pareille je n’en veux pas. Me réveiller à 37 ans serait un cauchemar. Ma vie serait complètement foutue. Je serai sans profession, et Sharly ne serait plus là. Non pas que je doute de ses sentiments à mon égard, ne vous méprenez pas. Mais je ne veux pas qu’elle reste à mon chevet aussi longtemps. Elle mérite tellement plus que ça ! Elle a déjà eu son lot de malheurs en ce qui concerne ses petits amis, et il est hors de question que je sois un de ceux qui l’ai fait souffrir. Mais malheureusement, je crois que ce n’est pas de mon ressort. Je ne sais plus trop où j’avais entendu que le réveil du patient dépendait uniquement de ce dernier et de sa capacité à se battre, mais je commence fortement à en douter. C’est incroyable le nombre de balivernes qu’ils peuvent nous raconter à la télé. Si tout ça n’était qu’une question de courage et de volonté, je serais déjà debout à l’heure qu’il est. Mon envie de vivre est si forte que j’en pleurerais presque de rage.

Tandis que je broyais du noir, dans tous les sens du terme, une intrusion au sein de la chambre éveille mon attention. Je ne doute plus de son identité quand je sens un corps bien familier se cramponner à moi. Elle est là, sur le lit, tête contre mon torse. Et là encore c’est la frustration qui m’envahit. J’aimerai la prendre dans mes bras, et l’embrasser sur le haut du crâne après avoir caressé ses cheveux. Mais ça m’est impossible. Sa voix s’élève dans l’air, un son au timbre fragile et anxieux. « Oakley, je m’en veux tellement. Tout ça est de ma faute. Je ne sais pas si tu m’entends, mais pardonne moi. Pardonne-moi de t’avoir mis dans ce sale état.» . C’est pas croyable, j’étais sûr que ça allait se passer comme ça ! Pourquoi diable éprouve-t-elle autant de remords ? Ce n’est pas elle qui conduisait ce camion, ce n’est pas elle qui nous a abandonné à l’article de la mort dans un ravin lugubre, ce n’est pas elle qui est responsable de cette explosion. Je l’aime tant que ça me fait mal de l’entendre s’excuser pour une chose dont elle ne pouvait absolument rien contrôler. J’ai beau avoir compris un dixième de seconde avant elle ce qui se passait sur la route, je n’aurai rien pu y changer si j’avais été au volant. Il roulait trop vite pour ça. Alors non, je ne lui pardonnerais pas parce qu’il n’y a rien à pardonner. Elle s’est montrée plus qu’à la hauteur, et elle devrait même être fière d’elle. Elle a survécut, et c’est tout ce qui compte à mes yeux. J’aurais aimé lui dire tout ça, la rassurer, et éviter ses pleurs. Sa fragilité me va droit au cœur, et je m’en veux tellement de ne pas la protéger suffisamment. J’ai lamentablement échoué de ce point de vue-là. « Je ne peux pas te perdre maintenant, non je ne peux pas. Je t’aime et j’ai envie de me réveiller près de toi encore bien longtemps. Tous les matins au réveil, je veux voir ton visage et pas celui d’un autre. Je veux porter tes enfants, vieillir à tes côtés, me marier avec toi. Si tu n’es plus là, je n’aurais plus la force. Je n’aurais plus la force de me battre. Tu m’as redonné de l’oxygène, une raison de vivre. Si tu ne peux pas te battre, je vais me battre pour toi. Tu m’entends, je vais battre jusqu’au bout même si le médecin vient m’annoncer que tu ne te réveilleras jamais. Je m’en fous royalement, je resterais là jusqu’à que tu te réveilles.» . Je n’ai pas eu le temps de trop ruminer sur ce qu’elle venait de me dire, vu qu’un médecin avait fait son apparition dans la pièce. Mon esprit se concentra sur ce qui était en train de se passer. Le chirurgien en question expliqua mon état, au grand désespoir de ma fiancée. Je ne le vis pas, mais il posa ses mains sur les épaules de Sharly, et lui lança un regard doux et compréhensif. Leur métier n’est pas de tout repos, personnellement je me verrais mal annoncer à une famille la perte d’un proche ou la maladie mortelle dont est victime un enfant. «Je vous promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir. En attendant vous devriez vous reposer, vous avez une petite mine.». . Voilà qui était sagement parlé.

On perd rapidement conscience du temps et de l’espace. Si au départ on suit chacune des actions environnantes, on finit par entendre de moins en moins bien. Les flots incessants de paroles qui nous entourent semblent tellement éloignés qu’on y prête rarement attention. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans cet état. Et c’est carrément flippant. Est-ce seulement depuis 3 jours ? Ou bien cela se compte-t-il en semaines, en mois, en années ? Peut-être pas quand même aussi longtemps, je m’en serais aperçut non ? Pff, j’en ai aucune idée en fait. Mais ce que je sais avec une évidence certaine, c’est qu’aujourd’hui je me réveillerais. J’en ai ma claque d’attendre que ma vie passe sans que je puisse en profiter. Et je ne sais pas, mon organisme m’indique que c’est le moment. Mes paupières sont tellement lourdes que j’ai failli renoncer. Mais je me suis pas laissé abattre, et mes yeux s’ouvrent, avant de se refermer brutalement. Je réitère à nouveau l’expérience, et mes yeux clignent une deuxième fois. On est en pleine journée, et la lumière m’aveugle. Mais peu importe, je recommence jusqu’à pouvoir les garder ouverts. Mon esprit sort de l’inconscience, mais ça a un prix : je ne ressentais aucune douleur pendant que j’étais dans le coma, et maintenant tout arrivait brutalement. Un gémissement sortit de ma gorge, et mon poing se serra. Mais quand mon regard se fit moins flou et que je me suis aperçus qu’il n’y avait personne dans la chambre, un chagrin immense m’a envahi. Alors, ça y est, j’étais seul ? Les larmes me montèrent aux yeux, ma gorge me brûlait, je ne me sentais pas bien. Je vois une table sur laquelle se trouve une bouteille d’eau. Il me la faut, et tout de suite. Ne me rappelant pas instantanément du fait que mes jambes ne fonctionnaient plus, je débranche tout ce qui se trouve collé à mon corps et qui me relie à des machines. Je ne garde que la perfusion. Mais bien évidemment, en arrachant ce qui me relie à l’électrocardiogramme, une alarme se met en place. On doit croire que mon cœur s’arrête. Tant pis. J’ai soif. Et de toute manière, personne n’a l’air de s’en préoccuper ! Je me redresse d’un coup, et penche mon corps comme pour sauter du lit. Sauf que mes jambes ne m’écoutent pas, et que j’ai voulu le faire avant tant de rapidité que je tombe du lit. Ma perfusion éclate en m’arrachant un bruit sourd de douleur. J’entends des pas dans le couloir, on se précipite vers moi. Les larmes coulent toutes seules sur mes joues, et je frappe le sol avec une force étonnante. Je ne voulais pas me réveiller sans elle, et j’avais la certitude d’avoir tout perdu. Le fait qu’elle puisse seulement s’être absenté ne traversait pas mon esprit. Pour moi, j’avais trente-sept ans, et j’étais seul au monde. Je me met à crier de colère et de tristesse quand deux mains différentes saisissent mes bras pour me remettre sur mon lit. Je me débats, en proférant toutes sortes d’insultes avec une voix cassée et grave. «Lâchez-moi !!! Je n’ai pas besoin de vous, et j’en ai rien à foutre de tous vos soins, vous auriez dû me tuer ! » Je ne peux rien faire contre eux, mes jambes ne donnant aucun coup de pied. Mais j’ai bien décroché une droite ou deux au passage. L’un d’eux me regarde bouche bée et essaye d’adopter un ton calme. . «Ne racontez pas n’importe quoi et je vous en prie calmez-vous sinon je vais être obligé de vous attacher à ce lit et de vous administrer des médicaments !» Je le fusille du regard et me laisse faire. Allongé sur le lit, je mets mes mains sur mon visage, m’arrachant presque les cheveux au passage. « Fermez-là et ne me dites pas comment je dois agir. Je suis handicapé, je ne sais pas quel âge j’ai, et.. Elle n’est même pas là ! ». La vie avait un sacré goût amer..



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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Sam 11 Juin - 8:14



Je t’aime plus que ma propre vie...

Ma grand-mère me disait : Perdre quelqu’un qu’on a aimé est terrible, mais le pire serait de ne pas l’avoir rencontré. Elle n’avait pas tord. Mais c’est encore pire. J’avais rencontré l’homme qu’il me fallait dans ma vie, je l’aime d’un amour éternel et véritable. Et voilà que je peux le perdre d’un seul coup. Je pensais que voir le médecin m’aiderait à supporter la douleur mais c’est encore pire. Les larmes ont encore plus coulé au moment où il a dit qu’il ne se réveillerait peut-être jamais. J’aurais pû poussé un cri de détresse. Cependant, il faut être forte, très forte. Dans ces moments-là, il faut se battre, c’est tout ce qu’il compte. Il faut laisser les faiblesses de côté et se battre encore et encore. Le médecin posa ses deux mains sur mes épaules et me regarda avec douceur et compréhension. Ils n’étaient pas tous comme ça et j’aimais savoir que j’étais tombé sur quelqu’un de bien. Je ne pouvais pas imaginer laisser Oakley dans les mains d’un charlatan qui se foutrait de la vie des autres. « Je vous promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir. En attendant vous devriez vous reposer, vous avez une petite mine..» J’avais l’impression d’entendre Oakley. Il m’aurait dit la même chose s’il était là. Le repos n’était pas mon envie du moment. Ne pas dormir ne me tracassait pas. De toute façon, je n’y arriverais pas. J’étais beaucoup trop sur des ressorts pour trouver le sommeil. « Merci. Me reposer, ça non. Je ne peux pas. J’aurais bien le temps de dormir quand il sera réveillé. Pour l’instant, tout ce qui compte, c’est lui et lui seul.» il aurait voulu parler seulement il ne fit pas. J’aurais bien aimé savoir ce qu’il aurait pu dire. Il avait eu affaire à la Sharly têtue quand Oakley était arrivé ici, je pense qu’il ne voulait pas me contrarier plus en m’envoyant dormir chez moi. De toute façon, je ne pouvais pas conduire avec un plâtre et un taxi non merci. Des excuses nullissimes. Mais qui montrait bien le fait que je voulais rester ici dans cette chambre près de lui.

Quatre jours que l’accident a eus lieu. Quatre jours, neuf heures, vingt deux minutes et vingt-huit secondes, plus exactement. Pas un jour ne passe sans je pense à lui. Pas une nuit mes yeux ne se ferment sans qu’il dorme à mes côtés. Je n’ai jamais connu pareille douleur que celle de son absence. J’ai peur de ne plus pouvoir sentir l’odeur de sa peau quand il dormait collé à moi, de ne plus entendre ses éclats de rire quand on se chamaillait, de ne plus le voir manger ces friandises qu’il avait comme si on allait les lui-confisquer. Mille souvenirs de lui, mille souvenirs de nous. Il me suffit de fermer les yeux pour les voir. Des souvenirs qui n’étaient que le depuis de l’album. Non, ça ne peut pas se terminer comme ça. C’est impossible. Je ne peux imaginer une telle chose. Je ne peux imaginer qu’il ne se réveille jamais. Je suis peut-être en plein cauchemar et je vais me réveiller, je le retrouverais à mes côtés et on rigolerait de mon rêve idiot. Pourtant, j’avais beau me frotter les yeux, me pincer, c’était la réalité et elle était bien là. J’étais resté à son chevet nuit et jour en le veillant. Chaque jour, l’infermière me disait que je devais rentrer pour dormir. Chaque jour, je lui répétais que je voulais être présente à son réveil. Seulement hier, ils m’ont forcé à rentrer à la maison, je n’ai pas eu d’autres choix. Je n’ai pratiquement pas dormi. Je ne pouvais pas dormir en sachant qu’il était dans son lit d’hôpital. En pleine nuit, je suis retourné dans sa chambre et je me suis assoupi sur le fauteuil près de son lit. J’étais près de lui, c’est ce qui était important. Mes yeux se sont ouverts en même temps que le soleil. J’étais sur le fauteuil quand l’infermière a débarqué. Elle me commençait par cœur maintenant. « Mademoiselle Princeton ? Vous êtes encore là pourtant je vous avais dit d’aller dormir chez vous. Votre fiancé ne craint rien, on veille sur lui.» Ce petit bout de femme était vraiment adorable. Elle me comprenait et me tenait compagnie quand j’étais dans la chambre. « Je n’ai pas le courage de le laisser tout seul. Je ne veux pas qu’il se réveille seul, sans me voir. » Je m’approchait du lit pour l’embrasser sur le front. Je lui caressais les cheveux puis prit place près de lui. « Allez prendre un café, le temps que je vérifie ses données.» J’ai acquissé de la tête et je suis partit dans le couloir en attrapant mon gilet. Chaque jour, je voyais de nouvelles têtes. Je voyais des gens heureux puis des pleurs. L’hôpital pouvait être aussi bien un lieu de tristesse que de joie. Fouillant mes poches à la recherche d’une pièce, un médecin l’inséra avant moi. Il m’offra ce café car chaque jour, il me voyait et ça lui faisait de la peine. C’est avec un petit merci que je le remerciais. Il me parla sans que je ne réponde. Je n’étais pas d’humeur à parler même de la pluie. Et alors qu’il me disait qu’Oakley était un homme fort et qu’il allait se réveiller, j’entendis des cris venant d’une chambre du couloir. Je faussais compagnie au médecin pour retourner voire mon fiancé. Plus je m’approchais de la chambre, plus j’avais l’impression de l’entendre. «Fermez-là et ne me dites pas comment je dois agir. Je suis handicapé, je ne sais pas quel âge j’ai, et.. Elle n’est même pas là ! . » J’étais folle. Pourtant, c’était bien sa voix. Je pouvais la reconnaître entre mille. Je ne perdis pas une seconde de plus. J’étais à la porte de la chambre. Ma surprise fut si importante que je ne bougeais plus. J’étais de pierre face au spectacle qui apparaissait devant mes yeux. Oakley était entrain de crier sur quelqu’un. Il était réveillé. Je n’avais jamais perdu espoir même quand les médecins me disaient que plus les jours passés, moins il y avait de chance qu’il se réveille. Non, je n’avais jamais perdu espoir. Je savais au fond qu’il se réveillerait. « Oakley ! » Ma voix était toute petite. J’étais tellement heureuse de le voir là que je ne savais plus quoi faire.


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Dim 12 Juin - 22:01




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Mon réveil était...Pour le moins brutal. Je ne sais pas pourquoi je paniquais tant et pourquoi j’étais aussi énervé que ça. Peut-être étais-ce tout simplement la frustration accumulée pendant 4 jours qui me rendait fou. Quand on ne bouge pas pendant tout ce temps-là et qu’on aimerait crier de toutes nos forces et qu’on ne le peut pas, un peu d’excessivité une fois les yeux ouverts n’est pas si choquant que ça. Ce qui me hantait le plus bien sûr c’est le fait de ne pas voir Sharly à mes côtés. L’angoisse qui m’avait envahi lors de mon petit séjour dans l’entre-monde s’était avérée exacte et c’était beaucoup plus difficile à supporter que prévu. Je l’aime de tout mon cœur, et peu importe les années qui ont passé, peu importe les circonstances, je ne suis pas capable de vivre sans elle. Un tas de choses délirantes s’engouffrent dans mon esprit, j’imagine déjà Sharly aux bras d’un autre que moi. Tout ce que je veux c’est son bonheur, vous pouvez me croire. Je n’ai jamais prétendu être celui qui lui apporterait tout ce dont elle avait besoin pour se sentir comblée, mais en tout cas je mets un point d’honneur à donner tout ce que je possède pour elle. Si effectivement elle n’est plus là, si elle a trouvé du réconfort avec quelqu’un de bien, je la laisserai vivre sa vie sans même chercher à troubler sa vie. Par contre il faut quand même que je m’assure qu’elle ne souffre pas. Bref, comme vous pouvez le constater je me prenais la tête pour rien, je faisais des hypothèses complètement délirantes sans même attendre qu’on m’explique la situation dans laquelle je me trouvais. La seule chose dont je pouvais être certain, c’est que j’avais bel et bien perdu l’usage de mes jambes. C’était contraignant, et je risque de passer des mois plutôt pénibles, mais franchement ça n’a rien à voir avec la peine que je peux ressentir en me faisant à l’idée qu’elle ne soit pas là. Le visage collé contre l’oreiller, mes yeux regardent le plafond sans trop de conviction. Je suis comme vidé de l’intérieur, désespéré. Le chirurgien fronce les sourcils, et finit par sourire, comprenant très certainement ce que je traverse. « On va lever le voile sur quelques détails alors, si ça vous perturbe tant. Vous n’êtes ici que depuis quatre jours Monsieur Wilson ! Pas de changement concernant votre âge donc…» . Quatre jours ? Dans ce cas, Sharly était forcément dans les parages, la connaissant c’était impossible qu’elle me laisse là tout seul si peu de temps après l’accident. En plus, elle ne pouvait pas être blessée, j’étais certain de l’avoir entendu me parler, s’excuser et pleurer. Si elle avait été dans un état grave elle n’aurait pas eu le droit de sortir de sa chambre, et n’en aurait de toute manière pas eu la force, n’est-ce pas ?? Toutes mes interrogations s’arrêtèrent quand j’entendis une voix terriblement familière. « Oakley ! » . Une petite voix qui pourtant m’apportait une sérénité infinie. A l’aide de mes bras, je me redresse assez pour l’observer au seuil de la porte et m’assurer que je ne rêvais pas. En la voyant, toutes mes douleurs disparaissent, et un sourire se forme sur mon visage. Je remercie le ciel une centaine de fois avant de briser le silence qui s’est installé dans la pièce. « Messieurs, je vous garantie que je vais beaucoup mieux. Si vous pouviez me laisser avec ma fiancée quelques temps ça serait adorable. ». Le chirurgien esquisse un demi-sourire, puis me fait comprendre qu’il doit, avant de nous laisser un peu de temps pour nous, au moins remettre ma perfusion en place. Je grimace, tend le bras, et le laisse insérer l’aiguille sans rien dire. Puis, je les vois sortir de la pièce, tandis que Sharly est toujours aussi statique.

Je me décale maladroitement, de manière à laisser de la place sur le lit pour qu’elle vienne se mettre là. « Sharly, si tu restes plantée là-bas, je te promets que je vais descendre de ce lit pour te rejoindre. Même si pour se faire je serais obligé de ramper. » Je n’avais pas perdu de mon humour, c’était bon signe. Je comprenais tout à fait sa situation, elle était un peu sous le choc. J’étais tellement heureux de la voir, je me rendais compte que la vie ne tient qu’à un fil, et que si elle devait s’arrêter demain il fallait que je fasse tout ce que je pouvais pour en goûter chaque seconde. Je ne la quittais pas des yeux, et mes sourcils se froncèrent légèrement. Elle avait une toute petite mine, quelque chose me disait qu’elle n’avait pas beaucoup dormi ces derniers temps. Mon cœur se serra légèrement, je haïssais l’idée de lui avoir infligé autant de peine et d’anxiété. Il fallait réellement que je discute avec elle de ce qu’elle avait dit à mon chevet le premier jour. C’est l’une des raisons pour lesquelles je préférais être seul avec elle. Ca, et le fait que je ne voulais pas me sentir observé quand je la prendrais dans mes bras. J’ai été séparé d’elle bien trop longtemps à mon goût, je refuse de partager ces retrouvailles avec qui que ce soit. N’arrivant plus à trouver la force de garder mon buste redressé, je me laisse retomber sur l’oreiller, et ferme les yeux quelques instants. Je m’étais tellement énervé précédemment que mon corps me faisait bien comprendre que je devais y aller mollo et arrêter de me croire invincible. En plus, dans l’agitation, je n’avais même pas pris la peine de demander l’eau qui me faisait tant envie tout à l’heure. Ma gorge était pourtant toujours aussi sèche, ce qui rendait ma voix légèrement pâteuse et plus grave qu’à la normale. Ma main droite parcoure mon visage, à la recherche d’éventuelles cicatrices. Après tout, je me rappelais nettement saigner abondamment lors de l’accident. Je n’avais pas l’air d’être déformé, et en fait les seuls points de sutures qui semblaient envahir mon visage se trouvaient sur l’arcade sourcilière. Je rouvre doucement les yeux, penchant ma tête sur le côté où Sharly va me rejoindre..



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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Lun 13 Juin - 3:33



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À mon avis, les tragédies ça fait partie de la vie, de notre vie. On ne doit pas baisser les bras parce qu’on est malheureux. Je me suis rendu compte d’une chose, quand on vous brise le cœur, il faut se battre de toutes ses forces et s’accrocher à la vie, parce qu’elle continue quoiqu’il arrive et cette douleur qui vous déchire fait partie de la vie aussi, tout comme la peur et le mal être. Toutes ces sensations qui sont là pour nous rappeler que les choses s’arrangeront, ça vaut le coup de continuer à se battre. Ça vaut le coup de se battre, de se battre car il ne fera pas noir éternellement. La lumière jaillira d’un seul coup. Et ma lumière, c’est lui. Il est mon oxygène, sans lui, je ne peux pas respirer, je ne peux plus vivre. Et c’est quatre jours passés à son chevet en train de le regarder, ça m’a fait comprendre que je ne devais plus avoir peur, que je devais me lancer et que je veux me marier le plus rapidement à lui. Car je ne veux pas le voir partir sans m’être unit à lui. Je veux être sienne pour l’éternité. Et j’aurais aimé le lui dire. Mais en le voyant devant moi en chair et en os, je n’avais plus cette question à me poser. Je mettais appuyer contre la porte, car mon corps avait faillit lâcher. La fatigue et le manque de nourriture vous rattrapent très vite. Je suis plus forte que ça et c’est très vite repartit. Il s’était énervé parce que je n’étais pas près de lui. Je m’étais absenté juste quelques secondes pour me rendre à la machine à café. Et voilà qu’il ouvrait les yeux. Je comprenais parfaitement ce que ça pouvait faire. Il était un perdu. Mais en me voyant, il sembla aller mieux. il sourit. Il sourit et mon cœur se remet à battre la chamade. Pourquoi je ne pouvais pas crier de joie ou bien sauter dans tous les sens. Je ne pourrais l’expliquer. J’étais entrain de le regarder, de l’étudier à nouveau. Comme si c’était la première fois que je le voyais. Je sais, vous pouvez me traiter de folle et je comprendrais. Mais quand vous regardez une personne endormie, ce n’est pas pareil. Avec ces quatre jours, j’avais eu l’impression d’oublier son visage quand il était éveillé, quand il rigolait, quand il me tirait la langue. «Messieurs, je vous garantie que je vais beaucoup mieux. Si vous pouviez me laisser avec ma fiancée quelques temps ça serait adorable.» Je regardais le chirurgien remettre la perfusion puis sortir de la pièce en me tapotant sur l’épaule. Il m’avait promis de faire tout son possible et il avait réussi. Je lui donnais un beau sourire pour le remercier d’avoir sauvé mon fiancé. je lui étais redevable pour le restant de mes jours.

Je suis de marbre. Je n’ose même plus bouger de peur que la vision que j’ai devant les yeux ne s’efface d’un seul coup. Je repousse la mèche qui traine devant mon visage de ma main valide puisque l’autre a encore le plâtre. Je regarde Oakley se déplaçait sur le lit pour me laisser une place à ces côtés. J’aurais dû courir, galoper jusqu’à lui pour me laisser tomber dans ses bras. Seulement, je l’observais les larmes aux yeux. Ça me suffisait tellement du bien de le revoir. Toute la peur, la tension que j’avais eue ses derniers jours s’envola dans ses larmes de joie. Je ne l’avais pas perdu. Il avait été bien plus fort que la mort. Il avait ce combat que certains disaient impossibles. Je savais bien qu’Oakley était différent des autres et qu’il arriverait à se réveiller. « Sharly, si tu restes plantée là-bas, je te promets que je vais descendre de ce lit pour te rejoindre. Même si pour se faire je serais obligé de ramper. » il fallait qu’il se réveille et qu’il commence déjà à faire dans l’humour. C’était bien lui. Il avait toute sa tête et c’était un signe qu’il allait bien. Me frottant les yeux une dernière fois pour être sûre que je n’étais pas un plein rêve, je vins vers le lit. Je pris place à ses côtés en essayant de ne pas lui faire mal et mettre au bon endroit pour qu’il nous gêne. Ma tête callait contre lui, je me sentais bien mieux. Les larmes coulaient, signe que j’étais heureuse et que je relâchais tout. « J’ai tellement eu peur, peur de te perdre et me retrouver toute seule. » Je ne pouvais pas faire de l’humour dans une telle situation. Pour moi, je n’étais pas le bon moment et de toute façon, je n’aurais pas réussi à en faire. Le regardant droit dans les yeux, son regard m’avait manqué et je pu enfin me perdre à l’intérieur. Ma main vint caresser son visage délicatement. Les cicatrices étaient quasiment invisibles ce qui était un véritable miracle étant donné de l’état de son visage lorsqu’il était arrivé ici. Tout n’avait été que superficiel et aucune déformation de ce côté-là. La seule chose qui n’allait pas, c’était ses jambes. Le médecin m’avait dit qu’il pourrait retrouver l’usage après de la rééducation. Et puis, s’il m’avait annoncé qu’il serait toute sa vie dans un fauteuil roulant, je ne serais pas partit en courant. Oakley est l’homme que j’aime et je l’aimerais tout autant s’il était dans un fauteuil.


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Lun 13 Juin - 9:46




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Je l’observe avancer vers moi, et j’ai l’impression que le temps s’arrête. Cet accident restera très certainement longtemps gravé dans nos mémoires, et oui c’est un événement tragique. Mais finalement, j’ai presque l’impression que ça nous a encore plus soudé. Pour ma part en tout cas il est clair que ça m’a encore plus ouvert les yeux. Bien sûr que je savais qu’elle représentait tout pour moi, mais la simple perspective de la perdre m’avait déchiré intérieurement. Je n’imagine même pas ce qu’elle a pu vivre pendant quatre jours. Elle s’installe à mes côtés, et mon bras libre de toute perfusion s’enroule autour de sa taille. Elle laisse retomber toute la pression accumulée ces dernières heures et se met à pleurer dans mes bras. Les larmes me montent aux yeux malgré moi, et les traits de mon visage se fermèrent. Mes lèvres se posent sur son front, et ne se décollent pas tout de suite. Le goût de sa peau me fait un bien fou. Mon bras gauche avance lentement vers son visage, et finalement caresse sa joue, essuyant chacune de ses larmes. Sa vulnérabilité me touche, et mon envie de la protéger se fait encore plus ressentir au sein de mes entrailles. Je n’ai jamais été macho, du moins pas volontairement. J’ai toujours fait partie de ceux qui pensent qu’une femme peut effectivement vivre sans un homme et être indépendante. Mais par contre, quand il s’agit d’évoquer le rôle respectif de l’homme et de la femme au sein d’un couple, la première chose qui me vient à l’esprit est de dire que l’époux doit représenter une certaine force. C’est son rôle de faire en sorte qu’il n’arrive rien à celle à qui il a promis un amour éternel. Sharly doit pouvoir se réfugier dans mes bras quand elle a peur, se serrer contre moi une nuit d’orage, me demander de la débarrasser d’un individu trop collant… Je sais qu’elle est beaucoup plus courageuse que la plupart des autres filles, elle tient tête à ceux qui tentent de l’intimider, et elle n’hésite pas à balancer un bon coup de pied bien placé aux hommes qui oublieraient leurs bonnes manières sur le palier. Néanmoins, à mes yeux, elle reste ma fiancée, une personne incroyablement merveilleuse et qui malgré les apparences est tout aussi sensible que les autres. « J’ai tellement eu peur, peur de te perdre et me retrouver toute seule. » . Je la regarde dans les yeux, et hoche doucement la tête de droite à gauche. J’avais beau avoir plaisanté tout à l’heure, ce n’était plus le moment de le faire. « Tu ne me perdras jamais, et je ne te laisserais jamais toute seule. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si il m’arrive un jour quelque chose, je serais juste là. » Ma main se pose doucement sur sa poitrine, à l’endroit du cœur. « Je t’aime plus que ma propre vie Sharly. Et c’est ça qui m’a permis de tenir : l’envie de te revoir, de me marier et d’avoir des enfants avec toi.» Mes lèvres dérivent pour atteindre les siennes. J’avais terriblement besoin de cette bouffée d’oxygène, de ce geste qui représentait tout.

Néanmoins, je ne m’arrête pas là. Il fallait que je lui parle de la culpabilité qu’elle avait pu ressentir. Séparant nos deux visages, je pose mon front contre le sien, et ferme les yeux. Je murmure, comme si ce que j’allais dire restait notre petit secret. « Ce qu’on dit est vrai. On entend bien les autres quand on est dans le coma. Alors, il faut que je lève le voile sur quelque chose. Tu n’es pas responsable de ce qui est arrivé, d’accord ? Je ne veux plus jamais t’entendre t’excuser pour ça, et je ne veux pas que tu portes ce poids là sur tes épaules. Tu n’as rien fait pour que ça arrive ma chérie. Tu n’as pas conduit ce camion, tu n’as donc rien à te reprocher.» Mon regard lui faisait bien comprendre que je pensais chacun des mots que j’étais en train de prononcer. J’aurais bien sûr préféré pouvoir lui dire tout ça au moment même où elle s’était rendue responsable d’un accident qui ne dépendait pourtant absolument pas d’elle. Mais je n’avais pas pu le faire, et je voulais m’assurer qu’à présent cette idée farfelue lui était sortie de l’esprit. Je relève la tête en entendant la porte se rouvrir à nouveau. Le fameux chirurgien était revenu, seul cette fois-ci. J’affiche un petit air désolé pour ma conduite de tout à l’heure, et il sourit en guise de compréhension. Je ne dois pas être le premier à avoir une crise de panique après une petite période de coma. Il sort un petit bloc note et commence à me dire tout un tas de banalités concernant mon état. La partie qui attire véritablement mon attention est celle qui concerne mon handicap. « Malheureusement, votre colonne a été touché. Il va falloir qu’on programme un planning concernant votre rééducation, il est important que vous vous y mettiez rapidement pour avoir une chance de récupérer la quasi-totalité de vos capacités. Evidemment il y’a toujours une infime chance pour que vous ne vous en remettiez pas, mais franchement ça me surprendrait.». Ma gorge se serre, je ne pensais pas un jour faire face à ce genre de situation. En soit, je préfère nettement que mes jambes soient le seul problème quand je vois tout ce qui aurait pu arriver de bien pire. Mais c’est quand même un coup dur vu à quel point j’adore le sport. Une légère crainte m’envahi, et une question brûle mes lèvres. « Très bien, mais euh.. Est-ce que.. Est-ce que l’accident a eu des conséquences sur ma capacité à être père ? » Ce n’était pas évident pour moi de poser cette question, mais il fallait que je le fasse rapidement pour être fixé. On est jamais à l’abri de ce genre de choses, et franchement ça serait le pompom s’il m’annonçait une mauvaise nouvelle. Mais quand je le vois sourire, je me sens tout de suite mieux. « Aucune crainte à avoir de ce côté-là. Mais effectivement, vous avez eu de la chance. Ah, et bien sûr, je sais que vous êtes quelqu’un de très consciencieux quand il s’agit de travailler, mais vous allez devoir vous arrêter de travailler pendant quelques temps. Quant à la date de sortie de l’hôpital, ça dépendra surtout de vous et de votre fiancée. Je préfère que vous restiez ici si jamais elle ne peut pas veiller sur vous pendant quelques temps au moins.» . Je n’avais pas envie que Sharly sacrifie quelques semaines de boulot uniquement pour s’occuper d’un mec qui n’était même plus capable de rentrer seul dans une baignoire. Alors, je me suis permis de répondre avant même qu’elle ne dise quoi que ce soit. Ce qui n’était pas très malin, je le conçois. « Je vais rester là, alors. »


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mar 14 Juin - 6:38



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Quand on est sur le point de perdre quelqu’un, on se rend compte à quel point on aime cette personne. Qu’on est prêt à sacrifier sa vie pour la sienne. Je n’ai jamais pensé que ça m’arriverait à nouveau, que je redeviendrais accro à quelqu’un. Mon côté sensible, que je cache la plupart du temps, a pris le dessus sur tout le reste. La carapace que je suis forgé n’a pas tenu face à cette situation. Et c’est tout à fait compréhensible. Je ne suis pas de marbre comme beaucoup le pensent. La preuve est plus que flagrante dans cet hôpital, dans cette chambre. Blottit tout contre lui, j’ai repris des forces et de la joie. Je ne suis pas encore bien sereine, ce ne sera le cas que lorsqu’Oakley ne sera plus dans ce lit. Dès qu’on sera tous les deux à la maison, là je pourrais souffler et me dire que tout est fini, que le mal est derrière nous et que nous devons avancer sans jamais plus y penser une seule seconde. «Tu ne me perdras jamais, et je ne te laisserais jamais toute seule. Et tu sais pourquoi ? Parce que même si il m’arrive un jour quelque chose, je serais juste là. » Il posa sa main sur ma poitrine. Seulement, je ne veux pas le voir ici. Je veux le voir près de moi. Je ne peux pas me contenter de l’avoir dans mon cœur, il me faut bien plus. Je prends sa main et entrelace mes doigts dans les siens. « Je t’aime plus que ma propre vie Sharly. Et c’est ça qui m’a permis de tenir : l’envie de te revoir, de me marier et d’avoir des enfants avec toi. » Il m’embrasse et je me sens plus en vie, bien plus en vie. Savoir que c’est grâce à moi, et pas seulement, qu’il s’est battu me fait chaud au cœur. Parce que oui de mon côté, je me suis battu. Je suis même allé dans l’église de l’hôpital pour prier. Moi, l’athée, j’avais mis mes genoux à terre pour demander à Dieu de me redonner l’homme que j’aime. Lorsqu’on est entrain de perdre quelqu’un, on fait tout et n’importe quoi pour qu’il revienne. Je ne sais pas si ça à marcher mais au moins, j’ai essayé. Je sais que ce n’est pas ça qui a permis de ramener Oakley. Cependant, ça m’a fait du bien de parler à quelqu’un. Je me suis libérer d’un poids en parlant à un être qui n’existe même. « Tu ne peux pas savoir à quel point, je suis heureuse d’entendre ta voix et de gouter à tes lèvres. Je pourrais t’écouter parler pendant des heures sans rien dire. » je pourrais rester là, l’écouter dire tout et n’importe quoi. Je pourrais des heures et des heures, je ne m’ennuierais pas une seule seconde.

«Ce qu’on dit est vrai. On entend bien les autres quand on est dans le coma. Alors, il faut que je lève le voile sur quelque chose. Tu n’es pas responsable de ce qui est arrivé, d’accord ? Je ne veux plus jamais t’entendre t’excuser pour ça, et je ne veux pas que tu portes ce poids là sur tes épaules. Tu n’as rien fait pour que ça arrive ma chérie. Tu n’as pas conduit ce camion, tu n’as donc rien à te reprocher. » Certains disaient qu’on entendait tout lorsqu’on était dans le coma, d’autres que c’était des bêtises. Et bien pour sa part, Oakley avait tout entendu. Toutes les paroles étaient arrivés jusqu’à lui. Lui parlait m’avait fait du bien et c’était une bonne chose qu’il est tout entendu. Tout ce que j’avais dit venait droit du cœur. Une déclaration d’amour que je ne lui avais jamais dite. Il ne voulait pas que je pense que cet accident était de ma faute. Bien sûr que si. J’étais resté tétanisé face aux phares du camion. Je n’avais rien fait. Il avait fallut qu’Oakley tourne le volant. J’aurais pû nous envoyer tout droit dans ce camion. Et là, je ne crois pas qu’on aurait eu la change de s’en sortir. « Je sais que ce camion n’était pas à sa place. Mais je n’ai rien fait quand j’ai vu ces phares. Je suis fautive, pas autant que l’autre conducteur mais je suis fautive. » je ne conduisais pas le camion et heureusement. De toute façon, je ne suis pas du genre à laisser des gens agonisaient sur le bord de la route. Donc ça n’aurait pas pû être moi. Je me redresse un peu lorsque la porte s’ouvre. Le chirurgien qui s’occupait d’Oakley était de retour. Je me demandais bien ce qu’il allait nous dire cette fois-ci. Pas quelque chose d’horrible. Non, pas quelque chose d’horrible. Il parle encore et encore avec son calepin entre les mains. La plupart des choses, je les sais déjà puisque je lui ai posé tout à un tas de questions à chaque fois que je le croisais. C’était pour Oakley qui le faisait car certaines choses, il ne les avait pas dites dans sa chambre, il avait préféré le faire dans le couloir ou bien dans son bureau. «Malheureusement, votre colonne a été touché. Il va falloir qu’on programme un planning concernant votre rééducation, il est important que vous vous y mettiez rapidement pour avoir une chance de récupérer la quasi-totalité de vos capacités. Evidemment il y’a toujours une infime chance pour que vous ne vous en remettiez pas, mais franchement ça me surprendrait.» Une infime chance, non cette chance n’existait pas. Oakley allait s’en remettre et j’allais l’aider le plus possible dans ce processus. Quand on est deux, c’est toujours plus facile. Quand il traquera, je le boosterais et lui tendrait la main pour qu’il continue. Je serais là durant toutes les minutes, toutes les secondes, toutes les heures que ça durera. Je ne lâcherais rien, je serais têtue comme une mule comme je sais si bien le faire dans la vie de tous les jours. «Très bien, mais euh.. Est-ce que.. Est-ce que l’accident a eu des conséquences sur ma capacité à être père ?» Je le regarde près à poser une nouvelle question. je pensais que ça concernait sa colonne ou autre chose dans le genre. Mais non, il voulait savoir s’il pouvait encore avoir des enfants. Cette question ne m’était pas venue à l’esprit, pour moi il pouvait encore en avoir. Cependant, le médecin pouvait très bien m’annoncer le contraire. De toute façon dès qu’il ira mieux, je ne veux plus qu’on attend. Je ne veux plus avoir peur de le perdre. Je veux vivre pleinement ma vie. Et je suis prête à avoir des enfants maintenant. Je suis prête à être mère et à lui donner la joie d’être père. Il n’a qu’un mot à dire et je me lancerais dans cette grande aventure avec lui à mes côtés. « Aucune crainte à avoir de ce côté-là. Mais effectivement, vous avez eu de la chance. Ah, et bien sûr, je sais que vous êtes quelqu’un de très consciencieux quand il s’agit de travailler, mais vous allez devoir vous arrêter de travailler pendant quelques temps. Quant à la date de sortie de l’hôpital, ça dépendra surtout de vous et de votre fiancée. Je préfère que vous restiez ici si jamais elle ne peut pas veiller sur vous pendant quelques temps au moins. » J’avais peut-être mon plâtre mais j’allais l’enlever dans très peu de temps. Mon médecin disait que un ou deux jours de plus suffirait. Mon poignet s’était cassé mais c’était une cassure très minime. Et puis, je l’avais assez embêté pour qu’il m’enlève ce truc le plus rapidement possible. J’étais prête à parler pour dire que j’allais m’occuper de lui, que j’allais prendre de soin de lui. «Je vais rester là, alors.» Je me redresse d’un seul coup, pose mes deux pieds au sol. Mes mains sur les hanches, je regarde Oakley. Il n’est pas le seul à décider de ça, je suis là moi, j’ai aussi le droit de donner mon avis. Et je ne suis pas d’accords, pas d’accords du tout. Je ne veux pas qu’il reste une minute de plus ici. Cet endroit est trop déprimant. Chez nous, il se sentira mieux et ça lui donnera plus envie. M’occuper de lui n’est pas une contrainte, je peux très bien le faire. Prendre quelques semaines de congés au bout, ce n’est pas la mère à boire et puis les infermières à domicile existent. J’en prendrais une dès que mon patron ne voudra pas me donner ma soirée. Je me tourne vers le chirurgien, le prenant un peu à l’écart d’Oakley. « Je peux très bien m’occuper de lui. Et puis, s’il le faut, j’embaucherais une infermière à domicile qui m’aidera dans ma tâche. Je ne veux pas qu’il reste plus longtemps ici. Dites-lui qu’il sera mieux chez nous. Vous, il vous écoutera. » Je regardais le chirurgien avec ma petite tête de petite fille qui fait craquer tout le monde en espérant qu’avec lui aussi, ça allait marcher.


_________________


    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mar 14 Juin - 9:55




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Lui parler, la toucher, l’embrasser, la tenir dans mes bras, la réconforter.. Des choses que je n’étais pas apte à faire pendant ma période comateuse, si on peut appeler ça comme ça. Les souvenir et les brûlures sont encore vives, je me revois encore arpentant de longs couloirs, entendre sa voix mais être incapable de la localiser avec précision. C’est comme si j’avais été témoin d’une agression mais que je m’étais retrouvé dans une impasse, bloqué. La frustration, et la haine envers ce conducteur maudit m’avaient envahi dans mon sommeil, et j’imagine qu’il en est de même pour Sharly. Mais le plus important aujourd’hui, c’est d’être sain et sauf. Les minutes s’enchaînent, et chacune d’elles me fait réaliser à quel point j’ai de la chance aujourd’hui de ne m’en tirer qu’avec des blessures physiques sans trop d’importance. J’aurais pu y rester, j’aurais pu perdre l’un de mes cinq sens, j’aurais pu être éternellement entre la vie et la mort, j’aurais pu la perdre elle. C’était la perspective la plus horrible. Certaines personnes se demandent pourquoi ils sont sur cette planète, quel est le but de la vie humaine. Je ne suis pas assez bien placé pour avoir la réponse à ces questions, mais une chose est sûre : aujourd’hui je vois les choses d’un œil différent. J’ai toujours cru en Dieu, et là il faut avouer que pendant quelques jours mes croyances étaient ébranlées vu l’épreuve qu’on avait mis sur notre chemin. Mais finalement, maintenant que je suis réveillé, ma foi s’éveille encore plus qu’avant. Et surtout, je suis persuadé d’être encore vivant parce que j’ai des choses à accomplir. Je regarde ma fiancée dans les yeux, et je comprends que c’est avec elle que je veux passer le restant de mes jours. Je veux l’épouser le plus rapidement possible, et avoir des enfants. Oui, je suis totalement prêt à être papa. Certains reculeraient devant la perspective de tant de responsabilités, mais moi pas. La vie ne tient qu’à un fil, et ce n’est pas demain, remplis de regrets, qu’on pourra changer les choses par le seul pouvoir de la nostalgie. J’ai envie de voir à quoi ressemblerait un mélange de nous deux. Je rêve de pouvoir sentir contre moi un être si fragile et en même temps porteur de tant d’espoirs et de joies à venir. Fille ou garçon ? Je ne sais pas, je n’ai aucune préférence particulière. Bien sûr, beaucoup d’hommes veulent un fils pour le prestige et l’honneur de faire perdurer un nom de famille. Mais une petite fille me rendrait complètement gaga, j’en suis certain. « Tu ne peux pas savoir à quel point, je suis heureuse d’entendre ta voix et de gouter à tes lèvres. Je pourrais t’écouter parler pendant des heures sans rien dire. » . Je souris, touché par la confidence de Sharly. Dernièrement, c’est elle qui avait dû faire des monologues incessants, sans que personne ne puisse lui répondre. Elle qui a eu si longtemps tant de mal à me faire part de ses sentiments. Je constatais de jour en jour les progrès accompli à ce niveau là. Elle se confiait à moi, elle me faisait tout simplement confiance à moi et à notre couple. C’était le bien le plus précieux qu’elle pouvait me donner. J’effleure délicatement ses lèvres, gardant une de mes mains sur sa joue. « Je vais faire en sorte que tu puisses entendre ma voix encore très longtemps. Mais j’exige d’entendre la tienne de temps en temps quand même ! » Je lui fais un petit clin d’œil avant de l’embrasser sur le front.

« Je sais que ce camion n’était pas à sa place. Mais je n’ai rien fait quand j’ai vu ces phares. Je suis fautive, pas autant que l’autre conducteur mais je suis fautive. » . Mes sourcils se froncent un peu plus, et mes yeux se ferment quelques secondes. Sharly peut s’avérer très têtue quelques fois, et en temps normal ce trait de caractère ne me déplaît pas. Mais là, l’idée qu’elle avait laissé s’installer dans sa tête me déplaisait fortement. Je ne savais pas comment je devais m’y prendre pour la raisonner et lui faire réaliser à quel point c’était saugrenu et complètement faux. Je relève les yeux, et effectue un signe négatif de la tête pour protester. « Sharly arrête… J’ai réagis quoi ? Deux secondes avant toi ? C’était trop tard de toute façon. Si j’avais été à ta place j’aurais fait exactement la même chose, et on aurait fini dans le fossé de la même manière. Tu m’aurais alors tenu pour responsable ? Non. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Je te dis ça parce que c’est la vérité et que toi tu te fais du mal pour rien. Tu es merveilleuse. Et je ne veux pas que tu doutes de ça, d’accord ? ». J’espérais sincèrement qu’elle changerait d’avis à ce propos. Peut-être que moi aussi, à sa place, je me serais senti responsable, mais je refusais l’idée qu’elle puisse se torturer plus longtemps avec ce genre d’idées. Je n’ai pas eu le temps de rajouter quoi que ce soit que le chirurgien refaisait son apparition. L’espace d’un instant j’avais oublié que nous étions dans un hôpital et que nous ne pouvions pas avoir de longs moment rien qu’à nous. Honnêtement, je n’ai pas écouté toutes les explications du docteur. Non pas que mon état ne m’intéressait pas, mais j’avais d’autres soucis, d’autres questions en tête. La première concernait ma capacité à avoir des enfants. Un grand soulagement m’envahit quand il me confirme que je n’avais aucun dysfonctionnement dû à l’accident de ce point de vue-là. Je me suis même pris à lancer un regard particulier à ma fiancée. Comme si je voulais lui faire comprendre que cette nouvelle me réjouissait et me donnait presque envie de faire en sorte qu’elle soit enceinte très bientôt. La conversation dériva alors sur la date de sortie de l’hôpital. Intérieurement, je brûlais d’envie de sauter dans le premier taxi à ma disposition et de me retrouver chez moi. Mais ça ne dépendais pas que de moi. Alors quand il avait dit qu’il fallait que Sharly soit vraiment présente pour moi dans le cas où je déciderais de rentrer, j’étais intervenu. Je me doutais que ça ne plairait pas à ma future femme, mais moi ce qui ne me réjouissais pas c’était la perspective d’être un boulet. Elle aura beau me dire tout ce qu’elle voudra, ça ne sera pas une partie de plaisir. Je suis drôle, optimiste, mais j’ai mes faiblesses, et je risque d’être déprimé quelques soirs. Je ne sais pas si j’oserais lui demander de faire autant de choses pour moi. Je vais être une plaie, le genre de gars qu’on est obligé de porter et d’aider à rentrer sous la douche. Dès que j’évoque l’idée de rester à l’hôpital, Sharly se lève brutalement, et on a pas besoin d’être devin pour comprendre qu’elle est énervée et qu’elle refuse cette idée. Elle prend à part le chirurgien, et je lève les yeux au ciel. Je n’entends absolument pas ce qu’elle dit, mais je vois le médecin en question craquer face à son sourire. C’est injuste qu’elle use d’une telle stratégie pour obtenir ce qu’elle veut. Bien entendu, ce crétin lui fais un clin d’œil, et revient vers moi. « Vous devriez rester chez vous, c’est beaucoup plus sûr et plus motivant. Vous risquez de ne pas faire autant d’efforts ici, et surtout vous allez droit à la déprime. On va vous garder deux jours maximum, et après vous serez libre de repartir. » En parlant de départ, lui-même se voit contraint de quitter la pièce, appelé par une infirmière. Seul avec Sharly, je croise les bras et lui lance un regard mi- accusateur, mi- amusé. « Tu n’aurais pas dû… Tu dois te remettre toi aussi de cet accident, tu n’as pas besoin d’un poids supplémentaire sur les épaules. » Je la laisse se réinstaller à mes côtés, et mes bras l’entourent à nouveau. Ma tête vient se poser contre la sienne, et je respire son parfum. Mes lèvres sillonnent délicieusement son cou, et bien que ce ne soit ni le moment ni l’endroit, je dis à haute voix ce que je pense depuis plusieurs temps déjà. « Au risque de te surprendre par le changement brutal de conversation… Je voudrais qu’on fonde une famille tous les deux. Tout ça m’a fait réaliser que certaines choses valent le coup d’être vécues. Je ne veux pas attendre trop longtemps avant d’être papa. Je sais que je resterai toute ma vie avec toi, je n’ai jamais aimé quelqu’un aussi intensément. Et je ne pense pas qu’il y’ait de meilleures conditions à la venue au monde d’un enfant.. »



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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mer 15 Juin - 22:39



Je t’aime plus que ma propre vie...

C’est en vivant qu’on apprend le plus de choses. Des tonnes de gens essayent de trouver des réponses dans des bouquins : comment trouvait son prince charmant ? Comment réussir sa vie professionnelle ? Comment devenir heureuse ? … chaque question correspondant à un ouvrage qu’on peut trouver dans une bibliothèque. Je me demande comment on peut bien se faire embobiner par un livre. Faire sa vie selon un livre. Ce genre de livres me fait rire et en même temps, je trouve affreux que des personnes s’y accrochent. J’aimerais pouvoir les approcher et les secouer en leur disant que la seule manière de réussir à ces questions, c’est de vivre et de tracer son propre chemin. C’est vrai que ce n’est pas facile et qu’il sera toujours remplit d’obstacles et de douleurs. Cependant, c’est comme ça qu’il faut faire. C’est ce que j’ai fait et je dois dire que parfois, j’ai eu des doutes, parfois j’ai eu peur, parfois j’ai souffert mais je suis heureuse, je suis comblée, je suis amoureuse. Le bien ne va pas sans le mal. Il y a toujours les deux car ils permettent d’avoir le milieu. Parfois le bien l’emporte sur le mal ou bien le contraire. Mais généralement, notre vie a le droit à ces deux choses. Si vous faites le récapitulatif de votre vie, vous verrez que ce que je dis n’est pas faux. Heureusement aujourd’hui, le bien a surmonté le mal. J’aimerais dire que le bien triomphe toujours. Mais je ne suis pas à cent pour cent sur de cela. Il y a beaucoup trop de surprises et de changements pour pouvoir énoncer cela. « Je vais faire en sorte que tu puisses entendre ma voix encore très longtemps. Mais j’exige d’entendre la tienne de temps en temps quand même ! » C’est sûr que maintenant, j’allais l’entendre tous les jours et c’était une bonne chose. Au moins, je serais qu’il n’est pas dans un lit dans un profond coma. Il pourrait même me crier dessus, je ne serais que heureuse de l’entendre. Fort heureusement, on se disputait très rarement et je ne voulais pas qu’on le fasse en se réveillant. Certains couples ne cessent de se disputer et je suis sûr que certaines femmes seraient capables de crier sur leurs maris quand ils ouvrent les yeux pour les engueuler d’avoir été si longtemps inconscient. Celles qui font ça, ont grandement besoin d’aller un psychologue. « T’inquiète pas, tu vas entendre la mienne. Je ne vais pas te laisser parler tout seul quand même. »

Je ne veux pas qu’on me fasse de cadeaux. Si je suis fautive, je veux l’entendre car c’est comme qu’on se corrige. Et puis pour cet accident, je suis sûr que j’aurais pû changer les choses. En y pensant, si j’avais écouté mon patron et que j’avais travaillé quelques minutes de plus. On aurait pris la voiture plus tard et le camion n’aurait pas été sur notre voie. Si je l’avais écouté pour une fois. Je sais que c’est rempli de si et qu’avec des si on peut refaire le monde. Mais ce que je disais, était bien vrai. J’avais fait une bêtise et on devait me jeter la pierre aussi bien que le chauffeur. C’est pour cela que je voulais tout faire pour réparer mon erreur. J’aurais tellement voulu que ça soit moi dans ce lit qui devrait être dans un fauteuil roulant. Oui, j’aurais préféré que ça soit moi. Je me serais senti moins coupable. Et j’aurais subi mon erreur de façon plus importante. Car face à ça, un poignet cassé ce n’était rien. C’était même très banal. «Sharly arrête… J’ai réagis quoi ? Deux secondes avant toi ? C’était trop tard de toute façon. Si j’avais été à ta place j’aurais fait exactement la même chose, et on aurait fini dans le fossé de la même manière. Tu m’aurais alors tenu pour responsable ? Non. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir. Je te dis ça parce que c’est la vérité et que toi tu te fais du mal pour rien. Tu es merveilleuse. Et je ne veux pas que tu doutes de ça, d’accord ? » Oakley ne semble vraiment pas d’accords avec moi et il me le fait bien comprendre. Je ne sais pas si je peux changer d’avis. Cet accident restera toujours au fond de moi et j’aurais toujours l’idée que c’était de ma faute. Que j’avais mal réagit, que j’avais été trop lente et trop peureuse. Je ne voulais pas qu’on s’engueule pour ça. Non je ne voulais pas. « D’accords. Ce n’est pas de ma faute. » Je l’avais dis sans vraiment le croire. C’était pour faire plaisir à Oakley et rien d’autre. C’est vrai qu’en repensant à ce qu’il disait, certaines choses n’étaient pas fausses. Je ne l’aurais jamais tenu pour responsable d’une telle chose et je ne disais pas qu’il devait me tenir responsable de cet accident. Si en faites, un peu. Car je lui avais demandé de me pardonner, de me pardonner de l’accident. Le chirurgien débarque d’un seul coup et cette idée de culpabilité sort de ma tête. Par contre, les propos du chirurgien, je les écoute une deuxième fois très attentivement pour vérifier que je n’avais oublié quelque chose et que j’avais très bien tout entendu la première fois. Parfois, on n’entend pas tout et seulement, ce qu’on a envie surtout quand on se trouve dans un état de faiblesse. J’avais parfaitement tout bien entendu et tout bien compris sur l’état de santé d’Oakley. Oakley posa sa question sur sa capacité à avoir les enfants et après une réponse positive, il me regarda avec un petit regard de bonheur. Savoir qu’il voulait des enfants me faisait très plaisir. Et ça me rendait encore plus heureuse de savoir qu’il les voulait tellement. Cependant, le sujet que j’attendais est arrivé. La date de sortie d’Oakley. Le médecin nous annonça qu’Oakley aurait besoin de beaucoup d’aide pour pouvoir rentrer à la maison. Je ne posais même plus la question. Pendant ces quatre jours, j’avais réfléchi à son réveil et à tout ce qui se passerait après. J’allais m’occuper de lui et qu’importe ce qu’il me disait. Je sais parfaitement qu’il ne voulait pas être un boulet pour moi. Il n’en saurait jamais un. Je voulais vraiment m’occuper de lui et l’aider dans cette épreuve difficile. Quoi de mieux que sa fiancée pour s’occuper de lui. Les infermières ne sont pas aussi délicates et gentilles parfois. Je sais bien que ça ne sera pas facile. Je le sais très bien. Je sais très bien que des jours, il sera dans un état lamentable et de mauvaise humour. Mais je serais là pour lui dire qu’il faut avancer et s’il le faut, je lui crierais dessus et je le soulèverais de force. Quand il faut se battre, je suis la meilleure car je ne lâche rien. Comme Oakley voulait rester ici, j’ai pris le chirurgien à part. Je lui ai sortit un joli discours avec mon regard qui fait craquer tout le monde. Je ne savais pas si ça allait marcher. Les médecins sont plutôt têtes de mules. J’eu envie de sourire quand il me fit un clin d’œil et qu’il se tourna vers Oakley. Je me tournais vers mon fiancée en lui faisant un beau sourire. «Vous devriez rester chez vous, c’est beaucoup plus sûr et plus motivant. Vous risquez de ne pas faire autant d’efforts ici, et surtout vous allez droit à la déprime. On va vous garder deux jours maximum, et après vous serez libre de repartir. » Ce cher docteur, que j’adore encore plus maintenant, doit aller voir quelqu’un d’autre. Je sens qu’Oakley va me faire la morale et ne pas être d’accord avec moi. «Tu n’aurais pas dû… Tu dois te remettre toi aussi de cet accident, tu n’as pas besoin d’un poids supplémentaire sur les épaules. » Il n’était pas un poids supplémentaire sur mes épaules. Et puis, c’est ce que je voulais. Je ne voulais rien d’autres. Lui et était tout ce qui comptait pour l’instant. J’allais m’occuper de lui et seulement de lui jusqu’à qu’il puisse se débrouiller tout seul. Le reste, je m’en foutais. De dormir dix heures par jour, je m’en foutais. D’avoir mal de partout, je m’en foutais. D’avoir ce p* de plâtre, je m’en foutais. « C’est ce que je veux Oakley. Moi, je n’ai pas besoin de me remettre de cet accident, c’est toi qui passe avant. Et puis arrête de dire que tu seras un poids car ce n’est pas le cas. Tu vas adorer m’avoir comme infermière personnelle, tu vas voir. » Je ferme la porte de la chambre et je retourne m’installer près d’Oakley. Je me remets dans ses bras. Nos têtes callaient l’une contre l’autre. Je sens ces lèvres parcourir mon cou. Ça me fait rire et je prends à nouveau sa main pour pouvoir la caresser et la serrer. «Au risque de te surprendre par le changement brutal de conversation… Je voudrais qu’on fonde une famille tous les deux. Tout ça m’a fait réaliser que certaines choses valent le coup d’être vécues. Je ne veux pas attendre trop longtemps avant d’être papa. Je sais que je resterai toute ma vie avec toi, je n’ai jamais aimé quelqu’un aussi intensément. Et je ne pense pas qu’il y’ait de meilleures conditions à la venue au monde d’un enfant.. » Je n’étais pas surprise, car il y a peu de temps, je pensais exactement la même chose. Avec cet accident, on a vraiment pris conscience de certaines choses et on peut dire que c’est les mêmes. Je le regarde en souriant et en l’embrassant. « Je le veux la même chose. Je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps. Pendant ces quatre jours, j’ai pris conscience de cela et du faites, que ce que je voulais. »

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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Dim 19 Juin - 4:10




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J’ai horreur des hôpitaux, vraiment. Il n’y a pas grand monde qui aime ça, j’en ai bien conscience. Les seuls instants où ce genre d’institution sont appréciées sont les moments où un nouvel être prend vie. Dans tous les autres cas, l’hôpital est synonyme d’attente interminable, de peine, de souffrance, de pleurs et de causes perdues. Pour ma part, l’hôpital était un endroit que je n’avais pas fréquenté depuis que j’avais quitté ma famille. Ma mère me battant dès qu’elle le pouvait, je m’étais parfois retrouvé dans un tel état qu’il n’y avait pas d’autres solutions que de me faire voir un médecin. Une fois parce qu’elle m’avait coincé les doigts dans une portière de voiture d’ailleurs. L’avantage avec ce genre « d’accident » c’est qu’il peut justement se produire avec une mère de famille tout à fait respectable. Personne n’est à l’abris d’un geste malheureux, n’est-ce pas ? Les médecins ne s’étaient pas affolés, et ne m’avaient posé aucune question indiscrète. Contrairement à l’infirmière de l’établissement scolaire dans lequel j’étais à Boston d’ailleurs ! Cette dernière avait vite remarqué que j’avais quelques bleus sur le corps, et avait décidé d’en toucher deux mots à ma mère. A peine avait-elle émis quelques hypothèses que ma mère décida de me changer d’école. Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi je déteste tant le milieu hospitalier, il est synonyme de tout ce que j’ai cherché à fuir en partant de Boston puis de New York. Mais voilà, on ne peut pas tout contrôler, et surtout pas la folie de nos concitoyens ! Enfin, ce qui est clair c’est que pour l’instant je ne risque pas de me retrouver à nouveau au volant d’une voiture. Je sais bien qu’il existe des véhicules pour les gens en fauteuil roulant, mais je ne vais pas investir là-dedans alors que j’ai apparemment la « chance » d’être presque sûr de remarcher. Par contre, il va bien falloir que j’aille voir un concessionnaire automobile : il est hors de question que Sharly soit obligée de prendre le bus. Dans un premier temps elle pourra évidemment se servir de ma voiture, mais dès que j’irai mieux je lui en offrirai une. Elle risque très certainement de me renvoyer balader en disant qu’elle n’en a pas besoin et qu’elle préfère que je garde mon argent pour autre chose, mais je suis tout aussi têtu qu’elle. « T’inquiète pas, tu vas entendre la mienne. Je ne vais pas te laisser parler tout seul quand même. » . Un petit rictus apparaît sur mon visage. C’est vrai qu’il serait très dommage de me laisser parler tout seul. Déjà parce que je finirai par avoir l’air ridicule, et ensuite parce que les monologues ont tous une fin. J’ai beau être bavard, il me faut de la répartie pour que je continue de faire remuer mes lèvres. J’aurais été incapable de sortir avec quelqu’un qui se contenterait de me regarder dans les yeux sans me répondre. « Ça serait bête en effet ! » .

« D’accords. Ce n’est pas de ma faute. » Je ne suis pas né de la dernière pluie, et elle le sait parfaitement. Elle faisait exprès de me donner raison et de stopper ainsi là la conversation. Je fais une petite moue, qui lui montre que je ne suis pas satisfait de cette réponse qui sonne faux. Néanmoins, je sais aussi pourquoi elle fait ça. Ce n’est pas dans les habitudes de ma fiancée de céder si rapidement, et la seule raison qui peut expliquer ce comportement c’est qu’elle ne veut pas qu’on se chamaille pour ça alors que je viens à peine de sortir du coma. Elle a parfaitement raison sur le fond, mais je n’arrive pas aussi facilement qu’elle à passer à autre chose. Ça me gêne vraiment qu’elle ait une aussi mauvaise opinion d’elle-même et qu’elle soit persuadée d’avoir une part de responsabilité dans cet accident. J’aimerais la faire réellement changer d’avis, ôter ce poids qu’elle s’est mis injustement sur ses épaules. Je suis bien content d’être réveillé, parce que je n’imagine même pas ce qui aurait pu se passer dans sa petite tête si j’étais mort. Si elle a déjà des remords aujourd’hui pour mes jambes et mon entrée dans cet établissement, je n’ai pas envie de savoir ce qu’elle éprouverait pour quelque chose de plus grave. Le pire étant qu’elle se fait du mal pour rien puisqu’elle est innocente. J’hésite quelques secondes avant de rouvrir la bouche. Ma première intuition était de relancer le débat et essayer une nouvelle fois de la convaincre, mais une partie de moi me soufflait de laisser tomber. De ne pas l’embêter avec ça, et de profiter simplement de sa présence. Mes bras la serrent un peu plus, et je dépose un baiser sur sa joue. « Je t’aime. Nous sommes là, et c’est la seule chose qui importe au final. » Je voulais à la fois lui faire comprendre que moi aussi je ne voulais pas qu’on se prenne la tête avec des choses futiles, mais également qu’elle n’avait pas à s’inquiéter de savoir si oui ou non elle était responsable puisqu’on était tous les deux en vie. Je pousse un léger soupir en voyant le chirurgien parler avec Sharly. D’un côté je serais un parfait hypocrite si je critiquais sa manière de procéder puisque si les situations étaient inversées je n’aurais aucune vergogne à en faire de même. Mais de l’autre côté, j’étais terriblement embarrassé. C’est bête et ridicule, mais mon égo masculin se mettait soudainement à déclencher l’alarme. Etre dépendant et capable de ne rien faire me déplaisait déjà à la base, alors si en plus ma fiancée devait en payer le prix, l’humiliation n’en était que plus cuisante. Les bras croisés, je les observais tous les deux, et mon regard se focalisa sur la petite mine réjouie de Sharly face au discours du médecin à mon égard. Malgré l’envie de lui en vouloir, je réponds à son sourire sans même m’en rendre compte. Je ne pouvais rien changer à cette situation, il fallait juste que j’accepte et que je me fasse une raison. Par contre, je n’irai pas jusqu’à dire que le geste de Sharly ne me touche pas… Oui, je préférerais qu’elle n’ait pas à s’occuper de moi. Mais qu’elle veuille le faire, qu’elle se batte pour que je rentre à la maison quitte à se sacrifier, me fait chaud au cœur. Elle sait combien je déteste les hôpitaux, l’odeur maladive qui y règne, les infirmières sadiques, les patients ressemblants à des zombies, les parents qui geignent à longueur de temps… Et c’est certainement l’une des raisons qui la pousse à vouloir me sortir de là. « C’est ce que je veux Oakley. Moi, je n’ai pas besoin de me remettre de cet accident, c’est toi qui passe avant. Et puis arrête de dire que tu seras un poids car ce n’est pas le cas. Tu vas adorer m’avoir comme infermière personnelle, tu vas voir. » Elle se remet à côté de moi, et mes bras se referment autour d’elle comme si elle n’avait jamais quitté le lit. Bien que la fin de sa phrase me fasse sourire et soit responsable d’une tonne d’images pas très catholiques défilant dans mon esprit, je soupire légèrement. Même si elle n’avait pas été autant touchée que moi, ça ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas autant souffert. Elle a un plâtre, un tas d’autres blessures, et surtout des cicatrices psychologiques. Elle m’a vu pendant l’explosion, elle a attendu des heures que je sorte du bloc, elle a supporté la vision d’un Oakley entre la vie et la mort pendant trois jours, et elle n’aurait pas à se remettre de cet accident ? C’était des foutaises ! Je sais qu’elle m’aime, et qu’elle veut être forte pour deux, mais elle ne pourra pas m’empêcher de penser qu’elle devrait se reposer. « Passer avant toi ne m’intéresse pas. Et ne me dis pas que tu n’as pas à t’en remettre, parce qu’il me suffit de regarder ton visage pour comprendre que tu as également besoin qu’on soit là pour toi. Alors on va faire un deal : j’accepte de venir à la maison, mais en échange je veux que tu me promettes que quand tu en auras marre, que tu seras fatiguée, tu me le diras. C’est à moi de prendre soin de toi, et je ne veux pas qu’on me retire ça. Marché conclu ? » . Avant d’entendre sa réponse, mon côté taquin reprend le dessus sur mon sérieux, et je murmure à son oreille : « En dehors de ça, je suis effectivement persuadé que tes talents d’infirmière ne me laisseront pas indifférents.. » . Son rire cristallin parvient à mes oreilles pendant que mes lèvres parcourent son cou, et je souris jusqu’aux oreilles. Ces éclats m’avaient manqués, elle est tellement belle dans ce genre de situation. Je relève doucement les yeux pour croiser les siens, et je lui parle de notre futur. J’avais toujours voulu attendre la bonne opportunité pour lui demander de devenir mère, et quelque chose me disait que c’était le bon moment. Le médecin m’assurait que je pouvais avoir des enfants, et il était hors de question que j’attende un autre désastre avant de réaliser à quel point on ne vit qu’une fois. Ce rire que j’aime tant chez elle, je veux qu’il soit complété par ceux d’un ou plusieurs petits bouts de choux. Elle m’embrasse et je prolonge délicatement ce baiser, avant d’entendre sa réponse. « Je le veux la même chose. Je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps. Pendant ces quatre jours, j’ai pris conscience de cela et du faites, que ce que je voulais. » . Mon sourire s’élargit, si cela est possible, et mes deux mains se posent sur ses joues. Je l’embrasse à nouveau, puis pose mon front contre le sien. « C’est parfait . En rentrant à la maison, on essaiera de construire notre famille alors. Et il faudra également qu’on se décide pour notre mariage. J’ai vraiment envie de pouvoir dire à tout le monde que tu es ma femme.. »


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Lun 27 Juin - 0:59



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Le seul moyen que j’avais trouvé pour faire cesser la discussion sur le fait que je me sentais à moitié coupable de cet accident, c’était de donner raison à Oakley. Seulement, je ne suis pas assez bonne menteuse. Il a du voir sur mon visage que ce que je racontais, n’était qu’un tissus de mensonge afin de cesser sur ça. Et la petite moue qu’il me fait le montre parfaitement. Je hausse les épaules afin de montrer que je lâche tout. Je suis une vraie tête de mule seulement aujourd’hui, je n’ai pas envie de jouer à ça. Alors je combats cela afin de pouvoir rien gâcher de ces retrouvailles qui me ranime le cœur. La plupart des gens sortiraient que la faute est due au camion. Mais moi, je ne peux pas. Je ne peux pas mettre toute la faute sur les autres. Chacun de nous peut faire des erreurs. Des erreurs d’inattention. Des erreurs de maniement. Et si un spécialité venait me voir et me disait que j’étais aussi coupable, j’approuverais. Peut-être que je suis beaucoup trop méchante envers moi-même. Cependant, depuis le lycée, je crois avoir perdue de l’estime de moi. Je pense que je ne suis plus aussi sûre que par le passé. Et ça même si en apparence, je semble l’être. Si on gratte un peu à l’intérieur, on peut se rendre compte que je suis sensible et fragile. La carapace n’est là que pour éviter de souffrir et faire rentrer n’importer qui dans ma vie. « Je t’aime. Nous sommes là, et c’est la seule chose qui importe au final.» C’était bien dit. C’est pour cela que j’avais aussi mis fin. Oakley était là près de moi et je ne pouvais pas rêver mieux. si jamais, ça n’aurait pas été le cas. Je crois que je me serais mise en tête de retrouver le conducteur du camion. Je l’aurais cherché jour et nuit jusqu’à mettre la main sur lui. Et quand ça aurait fait. J’aurais réduit sa vie comme il aurait réduit la mienne. Je lui aurais fait vivre un véritable enfer, et quand je parle d’enfer, je mets l’accent sur Enfer. Car ce n’est pas le tout beau et jolie enfer qu’on parle à la télévision. Non, je l’aurais réduit en poussière jusqu’à qu’il me supplie d’arrêter. J’aurais peut-être fini ma vie en prison. Mais qu’importe, j’aurais eu ma revanche. Et toute façon, Oakley n’aurait plus été là donc finir mes jours en prison n’auraient pas été une mauvaise chose. J’aurais encore plus forgé mon caractère de dure à cuire. « Oui, c’est tout ce qui compte. Je t’aime tellement. »

A nouveau dans ses bras, après avoir gagné une bataille, on s’est mis à parler du fait que j’avais demandé au docteur de faire partir Oakley chez nous afin que je puisse m’occuper de lui et qu’il soit dans de meilleures conditions. Pour moi, il passe désormais afin tout. Je m’occuperais de lui avec plaisir et je saurais à ces petits soins comme une véritable infermière. Il ne manquera de rien car je serais là. Peut-être que je saurais trop entrain de le dorloter. Mais ce n’est pas grave, c’est ce que je veux. Mon boss comprendra parfaitement que j’ai besoin d’un peu de vacances. Et puis, ce qui c’était passé la dernière fois avec Oakley. Je pense qu’il ne dira rien et qu’il acceptera immédiatement. «Passer avant toi ne m’intéresse pas. Et ne me dis pas que tu n’as pas à t’en remettre, parce qu’il me suffit de regarder ton visage pour comprendre que tu as également besoin qu’on soit là pour toi. Alors on va faire un deal : j’accepte de venir à la maison, mais en échange je veux que tu me promettes que quand tu en auras marre, que tu seras fatiguée, tu me le diras. C’est à moi de prendre soin de toi, et je ne veux pas qu’on me retire ça. Marché conclu ?» Je fis un signe de tête que non. Je ne mettais pas regarder dans un miroir depuis quatre jours. Et l’infermière m’avait de nombreuses fois disputait parce que je ne dormais pas assez. Seulement, je n’avais pas dormi plus. Et je n’avais pas envie de dormir. Dormir, c’était si futile. Et j’aurais bien le temps de le faire lorsque je serais dans la tombe. Pour l’instant, j’ai besoin d’être là pour lui. Un deal, j’aurais dû m’en douter. J’attends pour savoir ce qu’il va me demander. J’espère que ce ne sera pas le genre de deal que je ne pourrais pas tenir. Lorsqu’il me l’annonce, je souffle un bon coup. Ça va. « C’est moi qui décide et je veux te faire passer avant moi. Tu n’as rien à dire là-dessus et je ne lâcherais pas le morceau par rapport à ça. Marché conclu. Et puis, j’ai déjà contacté des infermières à domicile durant les quatre jours. Comme ça, elle prendra soin de toi lorsque se serait entrain de travailler. » Prendre une ou deux semaines de vacances, je le pouvais. Mais plus que ça, ça allait être impossible. Je devais travailler pour payer le loyer et les frais que les besoins d’Oakley engendraient. Heureusement, l’immeuble avait un ascenseur. J’allais devoir faire des modifications dans l’appartement afin qu’il se sente mieux. Au moins de cette manière, il ne se sentirait pas nul. Car s’il ne pouvait vraiment faire, ça allait l’énerver. Alors mettre des placards en bas serait parfait. J’allais me transformer en Mademoiselle Bricolage en rentrant à la maison. «En dehors de ça, je suis effectivement persuadé que tes talents d’infirmière ne me laisseront pas indifférents.. » Je savais que ça lui plairait ça. Je lui fis en petit clin d’œil avant de me mettre à rire. Ça me faisait du bien de rire. J’avais beaucoup trop pleuré ces derniers temps. J’avais posé mes lèvres sur les siennes pour lui voler un baiser. Un baiser qui a duré plus longtemps parce qu’il la prolongeait. Ça ne m’a pas déranger. Au contraire, j’adorais ça. Puis il m’en donne un autre lorsque je lui annonce que moi aussi, je veux des enfants et que je n’ai plus envie d’attendre. Notre front l’un contre l’autre, je me fonds dans son regard en l’écoutant parler. «C’est parfait. En rentrant à la maison, on essaiera de construire notre famille alors. Et il faudra également qu’on se décide pour notre mariage. J’ai vraiment envie de pouvoir dire à tout le monde que tu es ma femme.. » Le mariage, c’est vrai qu’on devait fixé une date. Chose qu’on n’avait pas encore faite. Il y a une seule chose que je n’ai pas envie. C’est d’être grosse pendant mon mariage. Je ne veux pas devoir porter ma robe de mariée avec un énorme ventre, des énormes cuisses et tout le reste énorme. Alors si on veut des enfants, il va falloir qu’on ne se marie pas dans dix ans. « Si ça ne tenait qu’à moi, je serais prête à commencer tout de suite ici. Mais ce n’est pas une bonne chose, je crois. C’est vrai, c’est une chose qu’on n’a pas fait et qu’on va devoir faire. »


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    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Dim 3 Juil - 1:36




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. « Oui, c’est tout ce qui compte. Je t’aime tellement. » . Et dire qu’il y’a encore quelques minutes je rêvais de pouvoir la regarder dans les yeux quand elle me disait ce genre de chose. Cela semble presque irréel, j’ai l’impression d’être sorti d’un affreux cauchemar et j’ai presque peur de me rendormir. Pourtant, je dois bien avouer que malgré le grand sourire que j’affiche, je sens bien que je ne suis pas au meilleur de ma forme. Je ne sais pas ce qu’on ressent au moment où on naît, je l’ai depuis bien trop longtemps oublié. Mais si il fallait que je décrive du mieux que je le pouvais ce qui vient de m’arriver, j’utiliserais le terme « renaissance ». Je ne réalise pas tellement la chance que j’ai eu, peut-être suis-je trop ingrat ? Ou bien tout simplement encore dans un état second. Sharly et moi avions toutes les chances d’y rester, et nous étions finalement là, dans les bras l’un de l’autre. Certes, je ne suis pas totalement indemne, mais cette histoire aurait pu se terminer de façon tellement plus malheureuse que je pouvais me considérer comme un petit veinard. Le plus important à mes yeux, c’était de voir que ma fiancée allait bien. Mes lèvres se mélangent à nouveau aux siennes, tandis que mon pouce caresse délicatement sa joue. «Je t’aime aussi. Tu m’as fait une peur bleue sur le coup tu sais ! J’ai cru que je n’arriverais jamais à te sortir de cette voiture. Je m’en serais voulu toute ma vie si je n’avais pas réussi.» Je ne veux même pas imaginer ce que ça doit être que d’avoir un tel fardeau sur les épaules jusqu’à la fin de ses jours. Combien de fois on entend parler d’accident dans lesquels il n’y a qu’un seul survivant ? Généralement le responsable bien sûr, mais quel que soit son degré de responsabilité, je pense que sa vie est foutue. On ne peut que se demander pourquoi il a fallu que tous les autres meurent, nous laissant presque dénué de toute humanité tellement leur absence nous hante. Oui, je serais probablement devenu fou. Chaque camionneur m’aurait apparu comme un meurtrier, et je ferais en sorte de ne plus jamais rencontrer qui que ce soit de la gente féminine. Il aurait été hors de question que j’en embrasse une autre, j’aurais eu trop peur d’oublier Sharly, de la tromper même à travers la nouvelle dimension dans laquelle elle se trouvait. Une situation en somme qui aurait été bien trop complexe pour moi. Je ne suis pas surhumain, et je crois que ma faiblesse se trouve juste devant mes yeux. Une faiblesse infiniment charmante, mais une faiblesse quand même. Un talon d’Achille.

Je l’observe d’un œil attentif, me demandant si je n’étais pas trop égoïste. Il est évident que Sharly ne voulait pas me laisser seul dans cet hôpital, j’aurais fait de même si nos situations étaient inversées, mais en acceptant aussi facilement je ne pensais qu’à mon confort personnel. Oui, je déteste l’environnement dans lequel je suis actuellement, mais une fois à la maison ma présence sera un véritable calvaire pour elle. Je ne veux pas qu’elle se donne de mal pour que je me sente à l’aise et non handicapé. Bien que l’idée soit machiste, j’adhère totalement au principe qui veut qu’un homme soit là pour effectuer tous les travaux d’intérieur impliquant des outils. Je suis persuadé que Sharly est capable de monter des meubles toute seule, et de le faire peut être même mieux que moi, mais je ne vais pas supporter longtemps de ne rien faire alors qu’elle allait se donner corps et âme dans ces tâches dont le but est de me faciliter la vie. En plus, si elle arrive à avoir quelques jours devant elle, elle ferait mieux d’en profiter pour se reposer. Si elle commence à aménager l’appartement et à s’occuper de moi, elle va se fatiguer rapidement et elle n’aura pas eu le temps de dire « ouf » qu’elle devra déjà reprendre le boulot. « C’est moi qui décide et je veux te faire passer avant moi. Tu n’as rien à dire là-dessus et je ne lâcherais pas le morceau par rapport à ça. Marché conclu. Et puis, j’ai déjà contacté des infermières à domicile durant les quatre jours. Comme ça, elle prendra soin de toi lorsque se serait entrain de travailler. » Mon sourire s’élargit, je n’arrive même pas à répliquer tout de suite. Je caresse doucement ses cheveux, les replaçant par la suite derrière son oreille. Elle est aussi têtue que moi, et ce trait de personnalité m’a toujours plût. Certains trouveraient ça agaçant qu’aucun des deux ne veuille céder aux affirmations de l’autre, mais moi j’aime avoir en face de moi une femme qui ne se soumet pas, qui se bat pour ses opinions et sa vision des choses. En plus, ce n’est pas comme si ce qu’elle avait prévu était malveillant à mon égard. Elle veut prendre soin de moi, et je mentirais si je disais que ça ne me plaisait pas du tout. Elle accepte sa part du marché, et ça me rassure de voir qu’elle ne sera pas toute seule dans cette épreuve. J’espère simplement que je redeviendrai très vite indépendant, je n’ai jamais être à la botte de quelqu’un ! Même si c’est le boulot des infirmières, j’estime que personne n’a à s’occuper de moi de la sorte. «Très bien chef ! » dis-je avec un sourire taquin sur les lèvres. «Des infirmières pour moi tout seul, hein ? J’espère qu’au moins elles sont jolies… » Il fallait bien que je la taquine un petit peu. Ce que je disais n’était pas tout à fait faux cependant, je n’avais pas envie de me retrouver nez-à-nez avec une femme ressemblant à la faucheuse en personne, ou à un homme avec de la barbe. Oui, oui, j’ai quelques idées préconçues de la chose. Déjà que ça n’allait pas être évident de se laisser habiller ou aidé pour rentrer sous la douche, mais si en plus je devais me taper une infirmière effrayante, je préfère encore rester seul chez moi et me débrouiller sans l’aide de personne. J’exagère très certainement un petit peu, n’étant pas à ce point difficile de supporter la vue d’une infirmière laide, mais on n’est jamais trop prudent. Je la vois rire suite au compliment que je lui adresse de façon indirecte et ça me donne une lueur brillante dans les yeux. J’adore sa joie de vivre, et c’est une raison de plus pour moi de profiter de la chance qu’on a eu de rester en vie. « Si ça ne tenait qu’à moi, je serais prête à commencer tout de suite ici. Mais ce n’est pas une bonne chose, je crois. C’est vrai, c’est une chose qu’on n’a pas fait et qu’on va devoir faire. » Je me mordille la lèvre inférieure, et lui fait un petit clin d’œil. On a beau ne jamais en avoir parlé, je sais bien qu’être enceinte le jour de son mariage ne plairait pas forcément à ma fiancée. Enfin, sauf si elle est dans ses toutes premières semaines de grossesse, c’est-à-dire à un stade assez peu avancé pour ne pas avoir encore de ventre arrondi. Moi personnellement ça m’importe peu, mais je veux que ce soit parfait pour elle. Etant donné notre envie pressante de fonder une famille, il ne nous restait que deux solutions : soit se marier très rapidement, pour pouvoir ensuite élever autant de petits bouts de chou qu’on le voudra, soit attendre la naissance d’un premier enfant pour se marier. Ma main parcoure la longueur de son bras de façon distraite. «Oui, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… Même si j’en ai terriblement envie ! » Je l’embrasse dans le cou tendrement puis ajoute : «La meilleure option aurait pu être de se marier très rapidement, mais je ne suis pas sûr qu’un époux en fauteuil roulant soit le truc le plus sexy du monde, tu vois ! »




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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Dim 3 Juil - 9:25



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«Je t’aime aussi. Tu m’as fait une peur bleue sur le coup tu sais ! J’ai cru que je n’arriverais jamais à te sortir de cette voiture. Je m’en serais voulu toute ma vie si je n’avais pas réussi.» Se rappeler de l’accident ravivait les trucs les plus affreux. Repenser au moment où j’étais coincé dans la voiture et que je commençais à sentir cette odeur de gaz. J’avais eu peur, très peur. J’avais bien cru que ma vie allait se terminer ainsi surtout que je m’étais de nouveau retrouver dans les pommes. Je n’avais pas pû aider Oakley afin de me sortir de la carcasse de la voiture. J’avais dû lui laisser faire tout le boulot en étant un énorme poids mort. C’était grâce à lui que j’étais encore vivante. Grâce à son acharnement et à sa force. Même sans ses jambes, il avait réussi à me glisser hors du véhicule. Cependant, il en avait payé fort puisqu’il avait été brulé à cause de ça. En y repensant, je me rendis compte qu’il avait préféré sauver sa vie plutôt que la mienne. J’aurais voulu le taper pour avoir réagit de la sorte. Mais je ne fis rien car je compris ce qu’il avait fait. Si ça avait été l’inverse, j’aurais tout fait pour le sortir du véhicule même si ça m’aurait couté la vie. Dans de telle situation, je pense aux autres bien plus qu’à moi. Certains sauveraient sa propre peau, mais nous non. Quand on aime, on fait tout pour l’autre. Seulement, si j’avais succombé dans cet accident, je n’aurais pas voulu qu’il s’en veuille toute sa vie. Si un jour, il me perd. Je veux qu’il se relève et qu’il refasse sa vie. Je n’ai aucune envie de le voir triste. Car je suis sûr qu’il pourra avoir une vie belle au côté d’une autre femme qui n’est pas moi. Les gens comme lui méritent d’être heureux et ne pas pleurer leur défunte fiancée. « Tu crois que j’aurais voulu l’inverse. Quand j’ai vu la voiture explosée et toi, au sol, qui ne bougeait plus. J’avais envie qu’on me tue sur place pour te retrouver dans le monde où tu étais. Et promets-moi de ne jamais t’en vouloir si un jour j’en venais à mourir dans un accident. Je veux que tu refasses ta vie, te voir sourire. » C’est quatre jours sans lui, je me sentais comme une enfant sans sa mère. J’étais orpheline de ses bras et pensais à sa « mort » me laissait un gout amer dans la bouche. Si j’avais, il était partit, il n’aurait pas laissé le temps de lui dire à quel point je l’aimais, à quel point je l’aimerais. Heureusement tout ça ne c’était passé, mais je voulais qu’il sache ce que je pensais. Ce que je voulais qu’il fasse, si je venais à mourir soudainement. Ça peut arriver du jour au lendemain alors autant qu’il le sache.

J’aurais aimé pouvoir être forte et m’occuper seulement de lui. Seulement, je savais que c’était impossible. Je n’étais pas un vampire, j’avais besoin de dormir la nuit. J’avais besoin d’un minimum de sommeil. J’aurais aimé ne pas en avoir besoin mais c’était le cas. Et puis, je ne pouvais pas laisser seule Oakley pendant que j’allais travailler. J’avais trop peur qu’il lui arrive quelque chose pendant mon absence. S’il tombait de sa chaise ou qu’il se blessait. L’idée d’embaucher d’une infermière était la meilleure solution. Peut-être que ça plairait pas Oakley. Et bien, aucune importance. Il n’avait pas le choix. Ça serait ainsi. Têtue ? Non, pas du tout. Juste un peu. «Très bien chef ! [..] Des infirmières pour moi tout seul, hein ? J’espère qu’au moins elles sont jolies… » Il me connaissait assez pour savoir que je ne changerais d’avis. Je lui mis une petite frappe sur l’épaule quand il m’adressa un très bien chef. Je n’aimais pas qu’on me dise que je suis un chef. Je prends juste soin de mon fiancé. C’est le rôle de la fiancée de prendre soin de son chérie non ? J’ai envie pour une fois de faire les choses biens. De faire comme toutes femmes feraient pour son homme. Peut-être qu’elles ne feraient pas ça et bien, moi, j’allais le faire parce que j’en avais envie un point c’est tout. « Je n’ai pas dit plusieurs. Une seule mon cher. Et pour la peine, je choisirais celle qui est la moins jolie comme ça tu n’auras pas succombé à son charme. Je ne veux pas non plus devoir surveiller l’infermière. » Il veut bien me taquiner et bien, ça marche. Des infermières étaient vraiment de très jolies jeunes femmes. Bien plus belles que moi. Les savoir habiller Oakley ou l’aider à prendre sa douche me rendait folle de jalouse. C’est pour cela que j’avais dit ça. Je n’allais pas lui prendre une infermière qui fait peur. Non. J’allais lui prendre quelqu’un de têtue, de drôle et de responsable. Je voulais quelqu’un qui soit comme moi et qui n’est pas peur à remuer Oakley pour qu’il fasse des efforts et qu’il ne se lamente pas sur son sort. «Oui, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… Même si j’en ai terriblement envie ! […] La meilleure option aurait pu être de se marier très rapidement, mais je ne suis pas sûr qu’un époux en fauteuil roulant soit le truc le plus sexy du monde, tu vois ! » une envie qui était terrible. Et c’était tout à fait normal. Car si on comptait les jours où Oakley avait dû aller en Europe pour son travail, plus les quatre jours de coma. On arrivait pratiquement à un mois. Un mois qu’on n’avait pas été ensemble, rien que tous les deux sans personne. Ça me manquer terriblement de ne pas l’avoir rien que pour moi. Et dans cet hôpital, c’était pareil. Une infermière ou un docteur pouvaient entrer à tout moment pour nous dire quelque chose ou pour donner des cachets à Oakley. Je me demande bien comment peuvent faire les femmes qui ne voient leurs maris qu’une fois par moi ou une fois tous les deux mois. Je ne pourrais jamais. J’ai besoin de l’avoir un minimum près de moi. Le pire, c’est de s’endormir dans un lit vide. « Tu vois maintenant pourquoi je te veux à la maison. Ainsi, on sera rien que tous les deux, personne pour venir nous déranger. Ça va faire au moins un mois qu’on n’a pas eu un tête à tête rien que tous les deux. » Je ne fais jamais les choses s’en réfléchir un minimum. C’est vrai que je détestais les hôpitaux car je n’aimais pas l’ambiance de mort qui est régnait. Je pensais aussi au bien être d’Oakley qui serait bien meilleur à la maison. Mais je pensais aussi à notre couple. On avait besoin l’un de l’autre. Et je ne crois pas que je serais une bonne chose que je ne vienne le voir que la journée et que je doive partir pour aller travailler. C’est pour cela que rester ici, je ne veux pas. « Oui, c’est vrai que c’est la meilleure option. Mais moi, non plus, je ne veux pas que tu doives passer ce jour dans ton fauteuil. Sinon, tu vas te rappeler que de ça et pas de m’avoir épousé. »


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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mar 5 Juil - 12:05




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« Tu crois que j’aurais voulu l’inverse. Quand j’ai vu la voiture explosée et toi, au sol, qui ne bougeait plus. J’avais envie qu’on me tue sur place pour te retrouver dans le monde où tu étais. Et promets-moi de ne jamais t’en vouloir si un jour j’en venais à mourir dans un accident. Je veux que tu refasses ta vie, te voir sourire. » Mon sourire se fige soudainement. Je la regarde désorienté, et affiche une mine déconfite. Sans le savoir, elle venait de dire exactement ce que je m’étais acharné à vouloir lui souffler dans l’oreille quand j’étais dans le coma. Je me souviens de façon très précise l’avoir entendu à mon chevet et m’être mis à hurler intérieurement parce que je refusais qu’elle reste à mes côté pendant de longues années. Je n’avais pas eu le temps de lui dire que si il m’arrivait quelque chose il fallait qu’elle vive sa vie sans regarder derrière elle. Et voilà que c’était elle qui me donnait ce conseil en premier. Alors que plus tôt ça me semblait couler de source, maintenant que je me retrouvais de l’autre côté de la barrière l’idée me gênait. Je suis incapable de lui faire ce genre de promesse, je sais pertinemment que dans une situation pareille je risquais de perdre le sommeil, de perdre toute joie de vivre et toute foi en l’amour. Je suis perdu sans elle, et mes tripes me l’ont bien fait comprendre il y’a quatre jour. Si je ne tenais pas tant à elle, si elle ne m’était pas vitale à ce point, je n’aurais peut-être jamais eu autant de force. Vu mon état de santé, le fait que j’ai pu la sortir de la voiture relevait du miracle. J’ai horreur de ne pas pouvoir lui faire de promesse auxquelles elle tient, mais elle sait parfaitement que je ne jure jamais quoi que ce soit à moins d’être certain de tenir ma parole. Du bout des doigts, je caresse sa joue, déposant de çà et là des baisers sur le coin de ses lèvres. «Je ne peux pas faire ça, je suis désolé ma puce. Je t’aime plus que ma propre vie, et si demain il t’arrive quelque chose, jamais je ne pourrais sourire comme je le fais aujourd’hui. Jamais je ne pourrais regarder une autre fille, elles me paraissent toutes tellement fades et sans intérêts depuis que je te connais. J’ai besoin de toi, et le reste n’a que peu d’importance. Moi aussi j’aimerais vraiment que tu puisses te relever si une telle tragédie m’arrivait, mais de ce que j’ai pu comprendre quand j’étais dans le coma, tu n’aurais pas abandonné rapidement… Tu peux donc comprendre que ce soit de même pour moi.» Normalement, on ne devrait même pas avoir ce genre de conversation. Nous sommes encore bien trop jeunes pour penser à de telles circonstances morbides, mais vu que la mort vient de nous frôler nous en venons forcément à en parler. La vie ne nous fait pas de cadeau, et finalement se préparer à de telles éventualités nous permet de prendre réellement conscience de la chance qu’on a d’être en vie, de pouvoir encore profiter l’un de l’autre. Chacun de mes sens est en éveil, à l’affût du moindre geste de tendresse de sa part. J’aime sa présence, elle est tellement rassurante et apaisante. J’ai vraiment l’impression d’être en face de ma « moitié » ou de mon « âme sœur ». Ces deux notions un peu naïve sont en faites beaucoup plus proche de la réalité que tous les surnoms qu’on peut donner à l’être aimé.

Même si je n’appréciais pas l’idée de devoir être aidé par quelqu’un, j’étais soulagé d’apprendre que Sharly n’allait pas être la seule et l’unique personne à m’avoir comme fardeau. Je l’adore, je l’aime, et c’est justement pour ça que je ne veux pas qu’elle se tue à la tâche pour mes beaux yeux. Elle a bien d’autres chats à fouetter, et surtout elle a un grand besoin de repos. Aimant la faire enrager, je suggère bien sûr d’avoir au moins une infirmière agréable à regarder. En soit, il n’y avait aucun soucis à se faire, je ne risquais pas de regarder ailleurs. A mes yeux, aucune infirmière au monde n’arriverait à la hauteur de ma fiancée et honnêtement même si par miracle il y’en avait une plus belle qu’elle, je serais de toute façon trop subjectif pour le remarquer. Ma petite remarque fait mouche, et je ris en entendant la belle répliquer. « Je n’ai pas dit plusieurs. Une seule mon cher. Et pour la peine, je choisirais celle qui est la moins jolie comme ça tu n’auras pas succombé à son charme. Je ne veux pas non plus devoir surveiller l’infermière. » . Il n’était pas utile d’en arriver à de telles extrémités avec moi. D’autant plus que ça m’étonnerait qu’une femme saine d’esprit louche sur un gars en fauteuil roulant qui réclame de l’aide. Un peu caricatural, je le sais, mais je dois avouer que ma vision des choses est pessimiste depuis que j’ai connaissance de mon état. J’ai encore de la chance d’avoir toute ma tête et de n’avoir rien au visage, mais la pilule est difficile à avaler. Je ne vis pas dans un monde de bisounours, et je sais très bien que les premiers mois de ma « nouvelle existence » allaient être remplis d’incident du type enfant qui me pointe du doigt en demandant à sa mère pourquoi je suis encore dans une poussette à mon âge. Finalement, on ne se rend compte de l’effet que de telles discriminations peuvent avoir qu’une fois qu’on les subit. J’affiche une mine déçue à l’idée de n’avoir qu’une seule infirmière, et moins belle que les autres de surcroît. «Mince alors. Je ne sais pas si je vais m’en remettre ! Tu sais, le fantasme de l’infirmière sexy ne marche que si l’infirmière est sexy par définition. T’es sûr de ne pas vouloir m’accorder cette faveur ? Quitte à me faire déshabiller autant que ce soit par une personne agréable à regarder. » Je poussais le bouchon un peu loin, mais mon sourire trahissait le fait que je n’en pensais pas un seul mot. J’étais sûr que Sharly allait me trouver une personne adaptée à la situation. Oui, il allait falloir qu’elle soit têtue, parce que si jamais j’étais mal luné, elle allait connaître de sales quart d’heures. Je déteste rester chez moi sans rien faire, et être obligé de me déplacer avec l’aide de quelqu’un risquait de me mettre de très mauvaise humeur. Pourtant je ne suis pas fainéant, et encore moins nonchalant, mais je suis incapable de savoir comment je vais réagir à ce nouveau mode de vie. En parler présentement est une chose, mais en subir réellement les conséquences plusieurs jours de suite n’était pas du même ressort. « Tu vois maintenant pourquoi je te veux à la maison. Ainsi, on sera rien que tous les deux, personne pour venir nous déranger. Ça va faire au moins un mois qu’on n’a pas eu un tête à tête rien que tous les deux. » Elle n’a pas tort, et j’acquiesce sans l’ombre d’une hésitation. Je n’en peux plus d’être constamment séparé d’elle depuis un mois. J’ai vraiment besoin de me retrouver chez nous, rien qu’elle et moi. J’ai terriblement envie de la toucher de toutes les façons possibles, sans craindre l’arrivée imminente d’un médecin, d’un client ou d’un patron. Ce contact charnel là me manque, et la sérénité d’un dîner aux chandelles aussi. En fait, toutes les activités en couple et rien qu’en couple me manquent. Parler mariage et bébé ne fait que renforcer cette envie égoïste de ne l’avoir rien que pour moi. Et je pense, vu son regard, qu’elle ne demande que ça elle aussi. Je crois que je ne repartirai pas en Europe de sitôt, ou en tout cas pas tout seul. Il ne se passait pas une nuit sans que je ne me retourne dans mon lit, inquiet de ne sentir aucune présence à mes côtés. C’est fou de voir qu’on s’habitue absolument à tout, et qu’on a après de plus en plus de mal à se détacher de ce train de vie là. Même si nos horaires ne s’accordent pas tellement, on trouve toujours le moyen de consacrer de notre temps à l’autre. L’avantage de mon accident est que pendant quelques semaines, j’allais être cloîtré à la maison, et donc qu’on allait se voir beaucoup plus qu’avant. « J’ai hâte de rentrer. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar, le genre de rêve où tu sais que tu dois aller quelque part mais que tu n’arrives jamais à atteindre cet endroit. J’ai tellement envie de toi, dans tous les sens du terme, que je m’enfuirai de cet hôpital si mes jambes ne refusaient pas autant de m’obéir. » Ca serait tout à fait mon genre ça. Je n’ai de la patience que quand il s’agit de mon travail ou de Sharly. Pour le reste, j’ai cette fâcheuse tendance à ne pas rester en place. « Oui, c’est vrai que c’est la meilleure option. Mais moi, non plus, je ne veux pas que tu doives passer ce jour dans ton fauteuil. Sinon, tu vas te rappeler que de ça et pas de m’avoir épousé. » Elle n’a pas tort, je dois bien le reconnaître. Je ne voulais pas être en fauteuil, je me sentirai beaucoup trop mal à l’aise. Il fallait que je puisse me tenir debout devant elle, que je traverse l’allée à ses côtés en sortant de l’église, que je danse avec elle ensuite, que je puisse la porter le soir en rentrant chez nous ou à l’hôtel lors de la lune de miel… Oui, tous les clichés possibles concernant le mariage me venaient en tête, et dans chacun d’entre eux il n’est jamais question d’un gars dans un fauteuil. J’avais envie que cette journée soit parfaite pour Sharly, et j’étais persuadé qu’elle ne pourrait l’être que si je savais me tenir debout et marcher. « C’est pas faux. Je te promet d’essayer de récupérer le plus vite possible..»



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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mer 6 Juil - 8:50



Je t’aime plus que ma propre vie...

« Je ne peux pas faire ça, je suis désolé ma puce. Je t’aime plus que ma propre vie, et si demain il t’arrive quelque chose, jamais je ne pourrais sourire comme je le fais aujourd’hui. Jamais je ne pourrais regarder une autre fille, elles me paraissent toutes tellement fades et sans intérêts depuis que je te connais. J’ai besoin de toi, et le reste n’a que peu d’importance. Moi aussi j’aimerais vraiment que tu puisses te relever si une telle tragédie m’arrivait, mais de ce que j’ai pu comprendre quand j’étais dans le coma, tu n’aurais pas abandonné rapidement… Tu peux donc comprendre que ce soit de même pour moi. » C’est vrai que ce que je lui demandais, était totalement invraisemblable. Surtout quand moi, je ne ferais pas la même chose. Et Oakley l’avait bien remarqué puisqu’il m’avait entendu alors qu’il était dans le coma. Je n’aurais pas abandonné, même si ça aurait dû prendre des années. Imaginer ma vie, une seule seconde sans lui m’est insupportable. Alors devoir le laisser partir pour aller dans les bras d’un autre, je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas embrasser quelqu’un d’autre ou lui dire je t’aime. J’ai réussi à le faire car je suis avec Oakley. Mais le refaire, non, je ne peux pas. Je ne peux pas imaginer ça. Je préfère laisser ses pensées obscures de côté. Mais au moins, je lui ai dis ce que je voulais et c’était ça qui compte. Je me blottis contre lui en pensant à tous les sourires que j’aurais de nouveau. De toutes les blagues qu’il me dira. Toutes les choses que l’on ferait ensemble. « Je suis idiote de te demander une telle chose alors que moi, j’en saurais incapable. Les infermières ont même faillit de mettre à la porte parce que je ne voulais pas partir de mon plein gré. Je voulais rester auprès toi jour comme nuit. Alors si tu devais partir, je crois que j’en mourrais et que je viendrais te rejoindre. » Jamais une seule fois dans ma vie, j’avais pensé au suicide. Pour moi, c’était la dernière chose à faire. C’était de la lâcheté pure et dure. Les gens n’avaient pas le courage de se battre pour sortir du noir. Seulement, je crois que j’en saurais capable désormais. Je ne le ferais pas parce que j’ai perdu mon job ou que je suis ruiné. Non, je le ferais si je perdais Oakley. Je ne pourrais pas vivre sur Terre alors que lui a rejoins les cieux. Quand on me parle de prince charmant, j’en rigolais. Et bien, peut-être que je me suis trompé. Peut-être que quelque part, il existe bien, aussi bien que son âme sœur. Et je pense que je l’ai trouvé en la personne d’Oakley. Plus je le regarde, plus je pense qu’il est l’homme idéal. L’homme qu’il me fallait dans ma vie. L’homme qui allait réparer toutes les blessures et les bleues de ma vie. celui qui me réparerait après m’avoir attraper en miettes.

Les hommes et les infermières, une grande histoire d’amour. Ils pensent tous à l’infermière sexy qui les fera flancher et qu’ils pourraient avoir dans leurs lits. Oakley est un homme et cette idée à bien dû lui traverser l’esprit au moins une fois. De toute façon, je n’en avais que faire de l’apparence de l’infermière. Moi ce que je voulais, c’est qu’elle soit de confiance, qu’elle fasse bien son job et qu’elle est du caractère. Le reste, ça m’est bien égale. Si je le pouvais, j’aurais engagé l’infermière qui c’est occupé de moi ici. Aussi têtue que moi et adorable. Je suis sûre qu’elle aurait excellé et qu’Oakley l’aurait adoré. Elle avait de l’humour, c’était un plus. On ne peut pas dire qu’elle était une bombe sexuelle. Mais elle était agréable et souriante, même avec ses kilos en trop. Les gens s’intéressaient beaucoup trop au physique que parfois, ils prennent des personnes incompétentes, ce qui ne saura pas mon cas. Je préfère prendre la plus horrible des femmes qui a un cv fabuleux plutôt qu’une jolie femme qui a un QI de limace. «Mince alors. Je ne sais pas si je vais m’en remettre ! Tu sais, le fantasme de l’infirmière sexy ne marche que si l’infirmière est sexy par définition. T’es sûr de ne pas vouloir m’accorder cette faveur ? Quitte à me faire déshabiller autant que ce soit par une personne agréable à regarder. » je me mets assise sur le lit et pose mes deux mains sur mes hanches en faisant ma tête de fâchée. Lui accorder cette faveur, non pas du tout. Je n’allais pas laisser une jolie femme déshabiller mon fiancé. Il était à moi. Déjà que je n’aimais guère qu’une autre femme puisse le voir, et cela même si elle n’était pas jolie. S’il le fallait, je me chargerais moi-même de l’habiller et de le déshabiller, et aussi pour les douches.au moins, je suis sure que personne ne fantasmerait sur le corps de mon fiancé et sur ses muscles d’Apollon. « Je te ferais pas de cette faveur. Une infermière sexy et puis quoi d’autres ? Des jumelles non ? Et puis, moi, je ne suis pas une personne agréable à regarder ? » Je fis glisser ma main sous le drap parcourant son torse par-dessus son tee-shirt. Puis lentement, je passais mes doigts dessous pour venir caresser sa musculature d’acier. Je lui souris en me mordant la lèvre inférieure. Il allait voir qui était la personne agréable. Approchant mes lèvres des siennes, je reste quelques secondes comme ça ne faisant rien. Puis je l’embrasse, d’un baiser doux et langoureux. Je peux me montrer expressive quand il le faut et très spontanée. Je stoppe le baiser et reprend ma place dans ses bras, tout en souriant. « J’ai hâte de rentrer. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar, le genre de rêve où tu sais que tu dois aller quelque part mais que tu n’arrives jamais à atteindre cet endroit. J’ai tellement envie de toi, dans tous les sens du terme, que je m’enfuirai de cet hôpital si mes jambes ne refusaient pas autant de m’obéir. » Un véritable cauchemar, plutôt. En peu de temps, on avait eu le droit à des trucs inimaginables. C’est fou comme en peu de temps, tout peut être bouleversé. Il avait fallut à peine quelques secondes pour qu’on est cet accident. Quelques secondes pour que je m’apprenne qu’Oakley était dans le coma. Quelques secondes pour prendre conscience que je pouvais le perdre. « Le cauchemar est fini. Ça je peux te le promettre. Je vais tout faire pour qu’on parte demain d’ici. Aujourd’hui, je ne pense pas qu’ils soient d’accords. Et quand on sera à la maison, plus rien ne pourra nous séparer. On le fera dans toutes les pièces de l’appartement. Du moins, où on le pourra car moi avec mon bras dans le plâtre et toi, je pense que ça va être dur. » Si je le pouvais, je ferais encore mieux. je prendrais Oakley dans mes bras et j’irais jusqu’à notre appartement. Mais je ne suis ni Batman, ni Superman. Donc impossible. Mais il y a une chose que je peux faire : faire tout mon possible pour faire sortir Oakley sortir d’ici et le ramener à la maison. Ça c’était dans mes cordes. J’étais même très douée pour avoir ce que je voulais. J’avais déjà réussi avec le chirurgien alors avec les infermières et les autres, ça serait un jeu des plus simples. « C’est pas faux. Je te promet d’essayer de récupérer le plus vite possible.» Je n’avais aucune honte et même s’il fallait qu’Oakley fasse l’allée de l’Eglise en fauteuil roulant. S’il y avait la moindre personne qui le critiquait, je lui enverrais mon poing dans le visage. Mais je pensais que c’était mieux qu’il soit sur ses deux pieds. Du moins, pour lui. Car faire son mariage dans un fauteuil, ça ne doit pas super agréable et génial. Cependant, je ne veux pas qu’il se brusque pour récupérer. Je préfère qu’il prenne son temps afin d’être de nouveau sur ses pieds. Se brusquer ne saurait pas une bonne chose et ça ferait encore pire. De toute façon, mon mariage sera exceptionnel et tous les trucs de filles, je m’en fous. Je n’ai pas besoin qu’on me porte pour rentrer chez moi. Pas besoin d’avoir un mariage cliché comme dans les films romantiques. « Non, je veux que tu prennes ton temps. Pas question que tu te brusques pour le mariage. Tu sais, j’ai pas besoin que tu me portes jusqu’à chez nous et tous ses trucs clichés.»


_________________


    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Sam 9 Juil - 6:13




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« Je suis idiote de te demander une telle chose alors que moi, j’en saurais incapable. Les infermières ont même faillit de mettre à la porte parce que je ne voulais pas partir de mon plein gré. Je voulais rester auprès toi jour comme nuit. Alors si tu devais partir, je crois que j’en mourrais et que je viendrais te rejoindre. » Je souris jusqu’aux oreilles, me rappelant tout à fait d’entendre Sharly protester à l’idée de devoir quitter la chambre d’hôpital. Ca me fait sourire aujourd’hui parce que tout va bien, et que si elle avait abandonné notre belle histoire au bout de deux jours seulement j’aurai eu un mal de chien à remonter la pente. Mais en même temps, ça me fait peur. Oui, j’ai peur qu’elle fasse justement une grosse bêtise s’il m’arrivait quelque chose de plus grave. Je ne l’avais encore jamais entendu parler de suicide comme d’une éventualité en cas de désespoir. Son discours sur la question avait toujours été le même que le mien : se tuer était une preuve de lâcheté. Mais voilà qu’à l’instant elle venait de rompre avec cette tendance, faisant de cette alternative une possibilité à envisager. Je ne suis pas choqué par ses propos, mais plutôt dubitatif. Qu’est-ce que je pouvais vraiment lui répondre ? Mon âme me criait de lui dire d’arrêter de déblatérer des bêtises comme celle-là, mais mon cœur ne pouvait que la comprendre. Notre amour dépasse tout entendement, et ce qui nous paraissait juste et rationnel avant de se connaître peut être aujourd’hui ébranlé. Se donner la mort devenait pour elle quelque chose de possible, l’idée d’une âme sœur ne nous était plus indifférente.. Un tas d’autres exemples pouvaient me venir à l’esprit. L’un deux était tout simple d’ailleurs : je ne suis pas défaitiste à la base, mais j’aime tellement le sport que la simple idée de me retrouver en fauteuil roulant m’hérissait. Et voilà que ça me tombait sur le coin de la figure, et finalement la douleur que j’aurai pensé éprouver était bien moindre. Et la raison était toute simple : je suis peut être sans jambe momentanément, mais Sharly va bien et elle est là pour m’aider à traverser tout ça. Je plains finalement ceux qui n’ont jamais laissé personne percer leurs carapaces. Ceux qui sont trop méchants pour se rendre compte qu’ils sont entourés par des gens formidables, ceux qui au final finiront tout seul parce qu’ils étaient trop égoïstes ou sans cœur. « Oui j’ai entendu ça aussi. Et tu sais quoi ? J’avais envie de te dire de rentrer chez nous. Ca me faisait plaisir de t’entendre, et j’aurais fait comme toi, mais si je ne m’étais jamais réveillé ça m’aurait fait du mal de savoir que tu gâchais ta vie pour un légume. Je sais bien que toi comme moi nous sommes incapable de vivre sans l’autre, mais je ne veux pas que tu meures par tristesse et désespoir. Tu es tellement adorable, belle et intelligente que tu n’aurais qu’à claquer des doigts pour qu’une vingtaine d’hommes se présentent à ta porte. Et je suis persuadé que l’un d’eux saurait te rendre heureuse. » Je pensais vraiment ce que je disais là. Elle m’avait fait comprendre ce qu’elle aurait voulu que je fasse sans elle, et j’en faisais de même. Je ne dis pas que l’idée de la voir dans les bras de quelqu’un d’autre me fait du bien, au contraire, mais son bonheur passe avant le mien, surtout si je suis mort. J’ai beau être jaloux à l’extrême et vouloir défoncer tous les gars qui l’approchent d’un peu trop près, je suis bien trop amoureux d’elle pour vouloir d’elle qu’elle ne refasse jamais sa vie après moi. Tout ce que j’espère au final, c’est que nous vivrons de longues années tous les deux, assez vieux pour voir nos petits-enfants, et que nous partirons ensemble dans l’au-delà. Bien sûr, ça relève de l’utopie, mais il n’est pas interdit de rêver que je sache.

Comme tous les hommes, oui, la vision d’une infirmière sexy avait été mon fantasme. Jusqu’au jour où une fille avait décidé de me faire plaisir en se pointant dans ce genre de tenue. Jusque-là bien sûr ça semble très agréable. Le problème, c’était qu’à la base je n’avais aucune envie d’assouvir ce « rêve » là avec elle. Elle était mignonne, mais c’était pour moi un coup d’un soir dont je ne voulais plus entendre parler. Elle s’était un peu trop amourachée de moi, et résultat des courses elle s’était pointée chez moi dans cette tenue. Amusé plus qu’excité au départ, j’avais fini par céder à la tentation quand même. J’aurais mieux fait de m’abstenir puisque la soirée avait tournée au désastre. Déjà sa tenue d’infirmière était un petit peu trop serrée, et j’ai bien mis une demi-heure avant de réussir à le lui enlever. Ensuite, je ne sais pas si c’est le temps perdu qui m’avait agacé ou elle qui était nulle à souhait, mais le fait est que je ne me suis pas du tout éclaté. Bref, c’était plus gênant qu’autre chose au final, du coup je ne suis pas sûr de vouloir un jour réessayer le coup de l’infirmière. Par contre je ne dirai pas non à la femme de ménage sexy ! « Je te ferais pas de cette faveur. Une infermière sexy et puis quoi d’autres ? Des jumelles non ? Et puis, moi, je ne suis pas une personne agréable à regarder ? » J’adore son répondant, et elle ne me fait que fondre d’avantage. Je souris jusqu’aux oreilles, prêt à lui dire qu’elle était sans hésiter la personne la plus agréable à regarder que je n’ai jamais connu. C’était peut-être peu objectif, mais c’était la stricte vérité à mes yeux. Je n’ai pas eu l’occasion de le lui dire tout de suite cependant, car elle me coupa le souffle dans tous les sens du terme. Sa main glissa sous le drap, et rapidement se retrouva sur mon torse. Je frissonne sous ce geste sensuel, tous mes sens sont en éveil. Mes yeux se perdent sur son visage, et en la voyant se mordiller la lèvre je me mets même à rougir légèrement. Elle fait ça si bien qu’aucun homme normalement constitué pourrait y résister. Nos lèvres sont à quelques millimètres l’une de l’autre jusqu’à ce qu’elle ne vienne m’embrasser à pleine bouche. Je ne mets pas dix ans à y répondre, et c’est avec une légère pointe de frustration que je la vois se détacher de moi pour se replacer correctement au creux de mes bras. Je ris légèrement et murmure à son oreille. « Tu n’avais pas besoin de me le prouver, mais oui tu es plus qu’agréable à regarder. Je dirais même que c’est injuste pour toutes les autres filles ! » Et comme elle m’avait largement montré de quoi elle était capable, je décide de lui rendre l’appareil. Ma main glisse sur sa cuisse, par-dessus son jean, pour remonter lentement jusqu’à sa taille. Je dois dire que je prends un réel plaisir à la toucher de cette manière. Ca m’avait manqué et surtout ça me redonne vraiment l’impression d’être en vie. Ce n’est pas comme quand j’étais dans le coma, où tout ce que je pouvais faire c’était espérer pouvoir la prendre à nouveau dans mes bras. La sensation est belle et bien réelle. Comme elle, je laisse ma main caresser son ventre en la faufilant sous son haut. Je connais par cœur chaque parcelle de son corps, et je suis certain que les yeux fermés, je la reconnaitrait entre toutes rien qu’à l’aide de mes mains. Je mordille gentiment son oreille, puis cesse toute activité « douteuse » bien que l’envie d’aller plus loin se fait sentir. Déposant un baiser sur son front, je la sers un peu plus fort que précédemment contre moi. « Le cauchemar est fini. Ça je peux te le promettre. Je vais tout faire pour qu’on parte demain d’ici. Aujourd’hui, je ne pense pas qu’ils soient d’accords. Et quand on sera à la maison, plus rien ne pourra nous séparer. On le fera dans toutes les pièces de l’appartement. Du moins, où on le pourra car moi avec mon bras dans le plâtre et toi, je pense que ça va être dur. » Il est clair que les médecins ne céderaient jamais si elle le leur demandait de me laisser partir tout de suite. Et c’est vrai que c’était sûrement la meilleure chose à faire. On ne sait jamais ce qui pourrait se passer pour moi, et il vaut mieux être prudent et ne pas faire n’importe quoi. Cependant, j’avais très envie de rentrer, et il me tardait de retrouver un vrai lit, mes affaires, mon environnement à moi. Je n’avais pas vu notre appartement depuis un mois et tout me manquait. Malgré tout, ma « réinsertion » risquait d’être plus compliquée que prévu sans mes jambes. Mais qu’importe, je serais entouré par un milieu qui me plaît, et surtout cette foutue odeur d’hôpital ne sera qu’un mauvais souvenir. Mon sourire s’agrandit quand elle évoque ce qu’on pourra faire, et je ris en l’entendant parler de nos conditions physiques. « On risque en effet de rencontrer quelques difficultés. Ce qui est plutôt certain c’est que tu risques de te retrouver au-dessus les premiers temps. Ce qui en soit ne me déplaît pas, j’ai toujours adoré que tu prennes les choses en main. » Un clin d’œil équivoque, avant qu’on ne reparle de mariage. J’avais vraiment envie de faire le plus d’efforts possibles pour être sur pied dans peu de temps. J’ai toujours été un brin impatient, et un battant. Je refuse de rester toute ma vie en fauteuil roulant, et si pour ça il faut que je travaille physiquement 20 heures par jour je le ferais. L’effort physique ne m’a jamais posé problème, et là j’ai même un objectif : être debout le jour de mon mariage. Cette cérémonie représente tellement de choses à mes yeux qu’il est hors de question que je gâche tout à cause de ma condition. Je sais bien qu’au final si ça devait se passer comme ça je serais quand même l’homme le plus heureux du monde. Après tout le simple fait d’être uni à vie avec Sharly me comble de joie. Tout comme l’idée d’être père un jour. Des choses toutes simples qui finalement s’avèrent compter tellement plus que le reste. « Non, je veux que tu prennes ton temps. Pas question que tu te brusques pour le mariage. Tu sais, j’ai pas besoin que tu me portes jusqu’à chez nous et tous ses trucs clichés.» Je fronce les sourcils, légèrement contrarié. Je sais très bien qu’elle n’accorde aucune importance à tous ces détails futiles en soit, mais moi si. Et comme je suis très têtu dans mon genre, je n’allais pas céder sur ce point, quelle que soit son opinion de la chose. Elle aura beau dire ce qu’elle veut, ces « clichés » sont justement des clichés pour une bonne raison. Tout le monde le fait. Et c’est une preuve de romantisme supplémentaire. Aussi peu original soit-il, je compte bien faire ça correctement et dans les règles de l’art. Je lui tire donc la langue, un brin amusé. «Tu n’en as peut-être pas besoin, mais je le ferai quand même ma belle. J’aime toutes ces petites traditions, et je t’aime toi comme un fou. Il est hors de question que je ne te fasse pas vivre un mariage de rêve. »
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Mar 12 Juil - 0:44



Je t’aime plus que ma propre vie...

«Oui j’ai entendu ça aussi. Et tu sais quoi ? J’avais envie de te dire de rentrer chez nous. Ca me faisait plaisir de t’entendre, et j’aurais fait comme toi, mais si je ne m’étais jamais réveillé ça m’aurait fait du mal de savoir que tu gâchais ta vie pour un légume. Je sais bien que toi comme moi nous sommes incapable de vivre sans l’autre, mais je ne veux pas que tu meures par tristesse et désespoir. Tu es tellement adorable, belle et intelligente que tu n’aurais qu’à claquer des doigts pour qu’une vingtaine d’hommes se présentent à ta porte. Et je suis persuadé que l’un d’eux saurait te rendre heureuse. » Rentrer chez nous m’avait été impossible. J’avais bien essayé de le faire en pensant que ça me ferait du bien. Mais ça avait pire encore. Voir tous les endroits où nous avions été ensemble, je ne pouvais pas. L’hôpital était le seul lieu que j’arrivais à supporter car il était là et que c’est la première fois que je m’y rendais avec lui. Je l’écoutais me dire la même chose que je venais de lui dire. Je prenais sa main et fit glisser mes doigts entre les siens. Je la serrais pour ne plus me séparer de lui. Je ne gâcherais pas ma vie, je ne la gâcherais jamais quand ça le concernait. Il faut savoir voir la vérité en face et c’est que je suis incapable de le quitter. Et lui non plus. On est exactement pareil et on ne peut rien n’y faire. Non, je ne voulais pas des autres. Non, je ne voulais pas qu’un autre me rende heureuse. Et puis, de toute façon, aucun d’eux ne pourrait me rendre autant heureuse que lui. Ils sont tellement fades et je serais toujours entrain de les comparer à Oakley qu’ils prendraient leurs jambes à leurs cous et partiraient immédiatement sans rien dire. On ne peut pas trouver deux fois la même personne. Deux fois celle qui fera battre notre cœur plus fort que les autres. Je pense que nous n’avons qu’une âme sœur et que si on la perd, on n’arrivera plus jamais à être comme avant, à aimer comme avant. Par le passé, j’ai cru avoir trouvé mon âme sœur mais je me suis trompé. Parce qu’elle est là devant moi. on se comprend, on se complète, on ne se lasse pas, on ne se ment pas … jamais aucun de nous ne pourra faire de mal à l’autre. « Comment j’aurais pû rentrer chez nous. Je ne pouvais pas parce que je voulais être là à ton réveil. Je voulais être présente pour que tu te sentes mieux. Et puis la maison, ça me rappelait bien trop de choses. Chaque fois que je voyais une pièce ou un objet, je pleurais. Peut-être que d’autres hommes viendraient vers moi et aucun d’entre eux ne pourrait être comme eux, aucun ne pourrait me rendre heureuse comme je le suis avec toi. Et puis, je ne veux être heureuse avec personne d’autres que toi. Tu es le seul qu’il me faut, le seul qui me suffit. » je n’ai pas envie de le perdre maintenant. Et je crois que je préférerais mourir la première. Je sais ça peut paraître égoïste. Mais me retrouver seule, je ne sais pas, si j’y arriverais. Je ne suis pas aussi forte que lui. De son côté, je suis sûre qu’il arriverait à s’en remettre. Moi pour ma part, je n’y arriverais jamais. Je ferais une croix sur les hommes. Je redeviendrais surement la Sharly qui couchait de droite à gauche sans se soucier de l’amour. Une Sharly que je n’avais pas envie de voir réapparaitre. Je détestais cette Sharly plus que tout et les autres surement. Peut-être pas tout le monde. Les hommes que j’ai eu dans mon lit peut-être pas. Mais ceux que j’ai blessés, eux doivent me détester plus que tout. La preuve, ils ne m’ont jamais plus reparlé.

Il rêvait de l’infermière sexy et bien, je voulais lui montrer que j’étais bien mieux qu’une infermière sexy. Quand il faut agir, je ne perds jamais une minute. Je sais ce que je veux et je ne laisse pas le temps à Oakley de répliquer. J’agis comme une féline. Glissant ma main sous les draps et l’embrassant avec une sensualité irréprochable. Ça n’avait pas duré assez longtemps, mais j’aimais laisser une pointe de mystère et puis, je ne voulais pas voir arriver un médecin alors qu’on était ainsi. Les médecins sont comme tout le monde seulement ça me mettrait vraiment mal à l’aise qu’on me trouve ainsi. «Tu n’avais pas besoin de me le prouver, mais oui tu es plus qu’agréable à regarder. Je dirais même que c’est injuste pour toutes les autres filles !» C’est bien ce que je voulais entendre. Mon cœur commença à battre un peu plus vite lorsque sa main glissa sur ma cuisse pour venir jusqu’à ma taille. Puis, elle se faufilait sous mon haut. Comme moi, il ne fait pas durer la chose. Ça m’a mit vraiment dans un tel état que j’aurais tellement aimé être à la maison pour pouvoir continuer ce petit jeu. De simples caresses qui me mettent dans un état d’envie. Je ne peux rien faire, c’est ça qui est encore pire. Mais je suis ravie d’avoir eu à un peu de ça car ça fait tellement longtemps que je n’ai pas sentit sa peau contre la mienne. Que je n’ai pas pu caresser chaque partie de son corps. Heureusement que je peux rester encore un peu avec lui. Car je sais que les infermières ne vont pas me laisser rester ici ce soir. J’ai assez fait ma tête de bourrique, je vais devoir dormir chez nous. Ce qui ne me plait guère. Il me sert un peu dans ses bras et je me blottis encore plus. Je suis sûr que si quelqu’un essayait de nous séparer, il n’y arriverait tellement on était encré l’un avec l’autre. « Oh mais j’en avais envie. Je n’allais pas manquer une occasion de pouvoir te caresser. » je pensais déjà à notre départ d’ici. Une minute de plus ici, était un véritable enfer. Je détestais cette odeur. Cette tristesse qui régnait dans les couloirs. Les médecins et les infermières courant de partout à cause d’une urgence. Jamais plus, je ne voulais remettre les pieds ici. Du moins, jamais plus à cause d’un accident. Car si on voulait des enfants, j’allais devoir venir ici, car on est plus à l’époque où les femmes accouchent chez elle dans leurs lits. L’évolution a eu lieu. «On risque en effet de rencontrer quelques difficultés. Ce qui est plutôt certain c’est que tu risques de te retrouver au-dessus les premiers temps. Ce qui en soit ne me déplaît pas, j’ai toujours adoré que tu prennes les choses en main. » C’est vrai que durant les prochains, nous allions avoir de nombreuses difficultés dans notre quotidien. Des changements allaient avoir lieu. Et dans pratiquement tous les domaines. Seulement, on trouve toujours une solution à tout, surtout quand on en a envie plus que tout. Et Oakley venait de donner la solution obligatoire à un de nos problèmes. Une solution qui ne me gênait guère. Prendre les rennes était une chose que j’aimais faire. Pas tout le temps. Mais parfois, j’aimais ce changement. Même si ce n’était pas dans mes habitudes, je l’aurais fait. Parce que j’avais vraiment envie d’Oakley, d’unir nos deux corps pour monter au septième ciel. Voilà ce que je voulais. « Tu sais très bien comme j’aime prendre les choses en main. Tu seras à moi, je pourrais faire ce que je veux de toi. » Je lui lançais un petit clin d’œil malicieux. Un clin d’œil que je lui rendais puisqu’il m’avait fait le même quelques secondes plus tôt. Je ne voulais en aucun cas qui brutalise les choses pour le mariage. Les rituels n’avaient jamais fait partit de mes envies. S’il l’aurait fallut, j’aurais fait un mariage tout simple avec seulement deux témoins. Mais je savais qu’Oakley rêvait de mieux, de plus grand. Et au fond de moi, j’avais un peu envie que mon mariage ressemble à celui d’une princesse. Seulement, ça ne le disait pas. «Tu n’en as peut-être pas besoin, mais je le ferai quand même ma belle. J’aime toutes ces petites traditions, et je t’aime toi comme un fou. Il est hors de question que je ne te fasse pas vivre un mariage de rêve. » je n’aurais pas dû être étonné de cette réaction. Oakley voulait que ça soit le plus beau jour de notre vie et il voulait absolument qu’on fasse tous dans les règles. J’allais devoir me faire porter, et suivre à la lettre le rituel du mariage. Si ça lui faisait plaisir, je ne pouvais que vouloir. Qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour lui faire plaisir. « De tout façon, quoique je dise, tu le feras. Alors autant accepter tout de suite. »


_________________


    Oakley and Sharly
    Je te promets mes bras pour porter tes angoisses. Je te promets mes mains pour que tu les embrasses. Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir. J'te promets d'être heureux si tu n'as plus d'espoirJ'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil. J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel. J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'te promets une histoire différente des autres.
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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Dim 17 Juil - 12:15




I'm going to live a long, healthy, amazing life with you.




« Comment j’aurais pû rentrer chez nous. Je ne pouvais pas parce que je voulais être là à ton réveil. Je voulais être présente pour que tu te sentes mieux. Et puis la maison, ça me rappelait bien trop de choses. Chaque fois que je voyais une pièce ou un objet, je pleurais. Peut-être que d’autres hommes viendraient vers moi et aucun d’entre eux ne pourrait être comme eux, aucun ne pourrait me rendre heureuse comme je le suis avec toi. Et puis, je ne veux être heureuse avec personne d’autres que toi. Tu es le seul qu’il me faut, le seul qui me suffit. » J’aurai du me douter qu’elle me répondrait ça. Je la connais depuis le temps, et elle est aussi têtue que moi. Et également aussi amoureuse. Certains prennent leurs sentiments à la légère, que ce soit en amour ou en amitié d’ailleurs. Combien de fois ai-je pu m’apercevoir de l’hypocrisie humaine ! Dire « je t’aime » est devenu tellement banal qu’on le sort pour la moindre occasion. Seulement, quand il s’agit de le prouver, quand il faut donner entièrement de sa personne pour l’autre, bizarrement les soi-disant « amis » ou « petits amis » partent, les jambes à leur cou. C’est malheureux, mais c’est la triste vérité. Mais Sharly, tout comme moi, ne mange pas de ce pain-là. Elle a peut-être mis un certain temps à m’avouer ses sentiments, mais je sais que pour elle ça a un sens. Alors que je me moquerais d’une fille qui me dirait qu’elle ne s’en sortirait pas sans moi, je n’ai pas de mal à croire ma fiancée. Au fond de moi, je suis persuadé qu’elle arriverait à se battre assez avec la vie pour survivre, mais c’est son état sentimental qui lui aurait coulé au plus profond des abysses. Elle est extrêmement sensible, malgré l’apparence qu’elle souhaite se donner, et un « échec » sentimental de plus la rendrait très certainement indifférente à tout charme masculin. De mon côté, je ne sais pas du tout comment je réagirais. Ce n’est même pas certain que je coucherais à droite et à gauche comme avant. Je le faisais parce que je n’avais jamais connu plus qu’une simple réaction organique. Une fille était belle, la machine se mettait en route, et je me retrouvais le lendemain matin avec l’obligation de virer la jeune femme en question de mon pieu. Mais voilà, à présent que j’ai goûté à un univers totalement différent, je n’arriverai pas à regarder ailleurs. Je serais à la fois dégoûté de ne plus retrouver la saveur exquise de Sharly, mais je serais également dans un état d’esprit très particulier. J’aurais l’impression de la tromper, même si elle était morte. Ça peut paraître ridicule comme raisonnement, mais je ne peux rien y faire. «On pourrait continuer à débattre comme ça très longtemps tu sais. Parce que je reste persuadé qu’il y’a forcément une personne avec qui tu t’entendrais très bien, aussi bien qu’avec moi peut être. Mais je sais aussi que tu penses réellement ce que tu dis, et que tu n’arriverais pas à retomber amoureuse, même si le gars en face de toi en valait la peine. Et comme moi je veux que tu sois heureuse, il n’y a qu’une solution à notre problème : qu’aucun de nous ne meurt disons dans les… cinquante prochaines années… !» Le seul inconvénient là-dedans c’est que si on décidait de notre date de mort, ça se saurait ! Mais on peut toujours se prendre à rêver et imaginer que rien ne puisse nous arriver avant très longtemps. On vient bien de prouver qu’on est sacrément solides ! Je la regarde, ne pouvant m’imaginer une seule seconde la perdre. Son petit sourire en coin et ses fossettes me manqueraient trop. Elle n’est comparable à aucune autre, et c’est avec elle que je veux fonder une famille, vieillir. J’ai terriblement envie qu’on se taquine et qu’on se chamaille pour savoir de quelle couleur on peindra les murs de la chambre de notre enfant. Qu’on soit tout triste la première fois où l’on amènera ce petit bout de choux à l’école, ou bien en colère quand on verra qu’il a déchiré un vêtement tout neuf. Bref, je veux partager tous ces petits moments simples avec elle.
Le souffle coupé, le cœur qui bat la chamade, mes mains qui n’ont qu’une envie : celle de parcourir chaque infime parcelle de son corps. Tout un tas de sensation qui m’envahissent, et que j’aurai bien aimé ne voir jamais s’éteindre. Mais nous sommes dans un hôpital, et c’est vrai qu’il vaut mieux être prudent et ne pas faire n’importe quoi. J’ai beau être quelqu’un qui aime prendre des risques, je n’ai aucune envie qu’un médecin ou une infirmière entre par surprise et nous voit dans une position délicate. Je ne suis pas pudique outre-mesure, par contre je détesterais l’idée qu’on puisse voir Sharly sans aucun habit sur le dos. Surtout que je connais les chirurgiens, ils sont déjà tous réputés pour leur visite chez les infirmières, alors si un truc comme ça arriverait, ils n’hésiteraient pas à se rincer l’œil. Chose qui me met hors de moi très très rapidement. Sans compter le fait que nous serions sûrement embarrassés et gênés, incapables de s’expliquer sur ce qui venait de se produire. « Oh mais j’en avais envie. Je n’allais pas manquer une occasion de pouvoir te caresser. » Je ne manquais aucune occasion de le faire non plus. D’après ce que je pouvais voir, je lui faisais autant d’effet que ce qu’elle m’avait fait juste avant. Franchement, c’était presque une torture que de devoir s’arrêter si rapidement, une frustration. Je ne suis pas impatient de nature, mais dans ce genre de cas je peux très vite le devenir. Mes yeux ancrés dans les siens, elle ne pouvait pas rater l’envie qui s’y lisait. Un petit scintillement qui lui faisait comprendre que si je n’étais pas dans ce lit d’hôpital, ça ferait longtemps qu’elle serait mienne, ne faisant qu’un avec moi. Le seul avantage d’une attente forcée, c’est qu’au final quand on ne sera que tous les deux, on profitera encore plus de nos retrouvailles. Ma main glisse le long de son visage, caressant délicatement sa joue puis ses lèvres. Elle mettait tellement de joie et d’espoir dans ce milieu hostile que j’avais pitié de toutes ces âmes en peine dans les hôpitaux qui n’ont personne pour venir les réconforter. C’est un vrai rayon de soleil même après tout ce qui s’est passé. « Une fois à la maison tu auras tout le loisir de le faire. »Nous allons simplement devoir changer nos petites habitudes pendant quelques mois, jusqu’à ce que je sois à nouveau apte à marcher et donc à la porter un peu partout dans la maison. Le coup du bureau n’allait pas pouvoir se reproduire tout de suite ! Mais en soit, c’est le cadet de mes soucis. Le plus important pour moi était de pouvoir vivre correctement, de ne pas avoir à trop dépendre des autres, et de continuer à passer des moments plus qu’agréables avec ma fiancée. Heureusement pour nous deux, Sharly apprécie tout autant que moi le fait de prendre les devants. « Tu sais très bien comme j’aime prendre les choses en main. Tu seras à moi, je pourrais faire ce que je veux de toi. » Elle me rend mon clin d’œil, et la seule chose que je peux faire c’est sourire et poser mes lèvres sur son front. Je ne risquais pas de laisser passer une proposition si alléchante. Néanmoins, mon petit côté taquin reprend le dessus, et je décide de jouer l’homme qui ne risque pas de se laisser faire, comme injurié par l’allusion de soumission qui pouvait se cacher derrière tout ça. «Oh tu crois vraiment que tu pourras faire tout ce que tu veux ? Je n’ai plus de jambe, mais assez de force dans les bras pour t’en empêcher. » Ce n’était pas du tout mon intention bien sûr, je ne rêvais que de ça depuis un mois alors je ne risquais pas de l’en empêcher quand ça arriverait ! Notre conversation déborde sur le mariage, et je me réjouis de voir qu’elle abdique. Je suis quasiment certain qu’au fond elle sera tout aussi heureuse que je peux l’être à l’idée de ce mariage fait dans les règles, avec toutes les petites traditions qui l’entourent. Je tourne la tête cependant en entendant le bruit d’une porte qui s’ouvre. Une infirmière apparaît, et je ne sais pas si c’est la fameuse infirmière qui parlait tant avec Sharly pendant que j’étais inconscient, mais elle a en tout cas le même timbre de voix que dans mon souvenir. « Vous en aurez mis du temps à vous réveiller ! Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de tout le travail que ça peut être d’avoir à faire à une femme aussi têtue que votre fiancée. » Surpris, je finis par rire légèrement en l’entendant taquiner indirectement Sharly. J’affiche une petite mine désolée, avant de laisser place à un sourire. « Elle avait raison cependant sur une chose : votre sourire vaut le détour. » Flatté, j’hausse un sourcil avant qu’elle ne se tourne vers Sharly. « Votre fiancé doit se reposer maintenant, et vous vous avez besoin de dormir confortablement plusieurs heures sans vous tracasser. Et ce n’est même pas la peine de râler, ne serais-ce que parce que sa santé à lui en dépend. Et je vous conseille de m’appuyer monsieur Wilson, sans quoi je ne vous fait pas sortir demain. » Ouch ! Sacré caractère. Mais je l’aime bien quand même. Je grimace cependant, pas très enchanté de devoir la laisser partir. Je n’ai pas tellement l’habitude qu’on me force à faire des choses que je n’apprécie pas. Je détourne mes yeux du « tyran » pour regarder Sharly. Je l’embrasse sur le bout du nez avant d’écouter sagement les conseils de l’infirmière et d’inciter ma fiancée à se séparer de moi l’espace d’une nuit. «Mademoiselle Princeton, je vais être obligé de vous laisser filer, on ne me laisse pas tellement le choix. » Je l’embrasse délicatement du bout des lèvres puis me penche à son oreille. «Je t’aime…Ca va passer vite, tu verras.»




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MessageSujet: Re: I could die for you # Sharly Ven 22 Juil - 7:59



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«On pourrait continuer à débattre comme ça très longtemps tu sais. Parce que je reste persuadé qu’il y’a forcément une personne avec qui tu t’entendrais très bien, aussi bien qu’avec moi peut être. Mais je sais aussi que tu penses réellement ce que tu dis, et que tu n’arriverais pas à retomber amoureuse, même si le gars en face de toi en valait la peine. Et comme moi je veux que tu sois heureuse, il n’y a qu’une solution à notre problème : qu’aucun de nous ne meurt disons dans les… cinquante prochaines années… !» M’entendre c’était bien ça le problème. Je ne désirais pas seulement m’entendre. Il me fallait bien plus que ça pour arriver à vivre sans lui. Les hommes qui partageaient ma vie par le passé, je m’entendais bien avec eux. Certains, c’était au lit. Et puis d’autres, c’était en parlant. Mais jamais une seule seconde, je n’ai vu le futur avec eux. Jamais il n’y a eu l’étincelle qui a fait battre mon cœur et qui m’a permise de dire « je t’aime ». Ils me laissaient de marbre pour tout ce qui concernait le futur. Avec Oakley, c’était différent. Je pensais au mariage, aux enfants, à nos vieux jours… je ne voyais pas seulement le jour présent. Je rêvais d’un bonheur absolu jusqu’à la fin de ma vie. J’étais pour sa solution. C’était le seul moyen qu’aucun de nous deux, n’est à souffrir. C’était bien facile de le dire. Seulement, nous ne sommes pas maitres de notre destin. On ne sait pas ce qui peut nous arriver à chaque seconde. On peut aussi bien mourir d’un arrêt cardiaque ou d’un cancer que d’un accident. Et ce qui nous est arrivé le montre très bien. Le bonheur et l’amour n’éloignent pas la mort parce que la mort n’en n’a rien foutre de tout ça. Elle est égoïste et ne pense qu’à conduire des âmes en Enfer. « Bonne idée. Je propose même qu’on reste enfermé dans notre appartement toute notre vie et qu’on vive d’amour et d’eau fraîche. Et pourquoi pas, partir sur une île déserte. Personne et rien pour nous séparer. » J’aime Phoenix. Cependant, je saurais capable de partir loin d’ici. Le seul truc qu’il me faut : c’est lui. Tous les deux sur une île déserte. Je nous vois déjà entrain de nous baigner et nous enlacer sur le sable blanc. Plus de travail, plus de patron. Plus d’ennui. Plus de réveil. Une vie idéal loin de tout.

Ne pas pouvoir profiter de mon fiancé comme je le veux. Voilà ce qui m’énerve ici. Et je ne parle pas de cette odeur horrible de désinfectant et de mort qui règnent dans chaque couloir, dans chaque recoin. Et puis, pourquoi les portes des chambres d’hôpital ne se ferment pas. Ça serait une idée à mettre en place pour mettre au couple de passer un petit peu de temps ensemble. Car moi, j’ai réussi à avoir une date de sortie pour Oakley, mais ceux qui ne peuvent pas. Je les pleins de ne pas pouvoir avoir un moment avec leur âme sœur. Le temps doit être encore plus long. «Une fois à la maison tu auras tout le loisir de le faire.» Je n’allais pas me gêner. J’allais de nouveau redécouvrir chaque partie de son corps sans me presser et avec minutie. J’acquiesçais de la tête avec un joli petit sourire. Et puis à le voir, je savais qu’il en avait autant envie que moi. Deux corps, deux personnes qui n’ont envie que d’une chose et qui ne peuvent pas le faire. C’est fou comme la vie est injuste. Parfois, on dirait qu’on se trouve dans une série télé tels les héros qui ne peuvent pas succomber et qui doivent se battre sans se soucier de leurs sentiments. Aller Sharly, une seule nuit et tout ça sera fini. Je devais me le répéter afin de réussir à tenir. Et si je prenais un fauteuil roulant et que j’emmenais Oakley loin de là pour profiter de lui. Non, Sharly revient sur Terre. Je crois qu’Oakley et l’infermière ont raison. Je commence sérieusement à être fatigué. Je n’ai pas le droit d’être fatiguer. Je me retiens de bailler pour montrer que je vais bien et que je suis sur pieds. «Oh tu crois vraiment que tu pourras faire tout ce que tu veux ? Je n’ai plus de jambe, mais assez de force dans les bras pour t’en empêcher. » Face à lui, c’est vrai que je n’avais aucune chance. Même avec mes deux bras et mes deux jambes, il avait bien plus de force que moi. Il me soulèverait comme une plume. C’est pour cela que la plupart du temps, j’utilisais ma petite cervelle au lieu de mes muscles. Et mon pouvoir féminin aussi. Je dois dire que ça marche très bien dans toutes les situations. Etre une femme n’avait pas que des désavantages. « Bah tant pis, j’irais dormir sur le canapé. Comme ça, tu n’auras rien non plus. » et hop, je lui tire la langue comme une petite fille. Je me tourne faisant semblant de bouder dans mon coin. Le bruit d’une porte se fait entendre. Je me retourne vers celle de la chambre d’Oakley. Je reconnais toute de suite, l’infermière qui s’est occupée de moi et avec qui j’ai énormément parlé. C’est une femme extraordinaire. Je suis heureuse que ça soit elle qui est pris soin de nous deux. On n’aurait pas pû rêvé mieux. Elle était une femme forte et franche, le genre de femme que je voudrais être plus tard. « Vous en aurez mis du temps à vous réveiller ! Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de tout le travail que ça peut être d’avoir à faire à une femme aussi têtue que votre fiancée. » Et elle est drôle aussi. Je la regarde avec mon plus beau sourire pour lui montrer que je suis fière d’être aussi têtue et que ça me gêne pas qu’elle se moque de ce trait de mon caractère. De sa part, je peux tout encaisser. Sans elle, je n’aurais peut-être pas tenue le coup aussi longtemps. Elle m’avait parfois redonné espoir certains soirs où j’avais envie de mourir pour rejoindre Oakley. «Elle avait raison cependant sur une chose : votre sourire vaut le détour. » J’avais bien dit que c’était une infermière adorable. Elle se rappelle de chacun de mes mots. Je lui ai parlé d’Oakley pendant de longues heures quand je ne voulais pas rentré chez moi. Elle m’offrait un café et me posait des questions sur lui, sur nous. Et moi, je lui parlais encore et encore. Pendant ces instants, je pensais à autre chose. Je m’évadais un peu. «Votre fiancé doit se reposer maintenant, et vous vous avez besoin de dormir confortablement plusieurs heures sans vous tracasser. Et ce n’est même pas la peine de râler, ne serais-ce que parce que sa santé à lui en dépend. Et je vous conseille de m’appuyer monsieur Wilson, sans quoi je ne vous fait pas sortir demain.» Tout à fait elle. Je me lève en lui faisant une tête de chien battu. Elle ne flanchera pas. Elle restera ici jusqu’à que je rentre chez moi. Rien ne marchait chez moi. Je retourne me mettre contre Oakley afin d’essayer de lui montrer que je ne veux pas partir. «Mademoiselle Princeton, je vais être obligé de vous laisser filer, on ne me laisse pas tellement le choix.» Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver seule dans notre lit froid. Surtout en sachant qu’Oakley dort dans un autre lit loin de moi. «Je t’aime…Ca va passer vite, tu verras.» Je me blottis contre lui. « Je n’ai pas envie de te laisser là. Je n’arriverais pas à dormir à la maison. Je vais tourner en rond en attendant demain matin. » Je me force à me lever parce que c’est ce que je dois faire. Mais c’est à contre cœur. Je l’embrasse une dernière fois. Attrapant mon manteau que j’ai laissé sur le fauteuil, je l’enfile en le regardant. Puis je me tourne vers l’infermière. « Demain, je serais là dès que les visites seront autorisés. »


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I could die for you # Sharly

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