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“I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo.

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MessageSujet: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Sam 30 Avr - 10:51


En sept jours Dieu créa le monde et en sept secondes on a anéanti le mien. Dur d'affirmer cela à seulement dix-huit ans et pourtant c'est le cas. A dix-huit ans on doit respirer la joie de vivre, on doit rire à en mourir et c'est tout. Mais le jour où cet homme nous a enlevé, mon monde c'est anéanti et finis la joie de vivre. Cela fait seulement un an que je suis de retour dans le vrai monde. Un an que je peux enfin affirmer que je vis comme les autres. Enfin. Les blessures, les souvenirs et les cauchemars sont là pour me rappeler que je n'ai rien vécu de normal. En ce matin d'avril, je me sens mal. Cela fait une semaine que j'ai fui de chez moi. Mes parents avaient décidé de me séparer de Mélody et je ne pouvais plus vivre comme cela. Mélody c'est celle qui a partagé mon enfer pendant neuf ans. Elle est ma meilleure amie, mon âme soeur, la femme de ma vie. Son absence m'a révélé beaucoup de choses. Je suis malade sans elle. Elle est la seule à pouvoir me comprendre, la seule à pouvoir guérir mes blessures et me rendre mon sourire. Quand on a vécu neuf ans à part du monde, on ne connaît rien des sentiments, de l'amour et de toutes ces choses que l'on apprend en grandissant. Je ne connais pas ça c'est vrai, mais... J'ai compris une chose. J'ai besoin d'elle à mes côtés pour vivre. Aujourd'hui cela fait un an et trois semaines que je ne l'ai pas vue. La dernière fois c'était à l'hôpital. Elle était encore dans le coma et mon père était venu me chercher de force pour que je rentre avec eux. J'étais mineur, je n'avais pas le choix. Mais aujourd'hui, les choses ont changé. Je suis majeur et bien déterminé à la retrouver ! J'ai déjà fait des tonnes de recherches. A l'hôpital, à la mairie de Phoenix, sur internet... De partout j'ai cherché des informations la concernant. Je sais que ses parents sont morts trois ans avant que nous soyons libre. Elle a été adoptée par une famille américaine et vit toujours à Phoenix. Je n'ai pas réussi a en savoir plus, malheureusement... Tous les jours, je erre dans les rues dans l'espoir de finir par l'apercevoir. A chaque fois que je vois une jeune femme blonde mon coeur s'emballe, mais ce n'est jamais elle. Malgré tout je ne désespère pas. Je sais que je vais finir par la retrouver. Parce que cela doit se finir ainsi. J'ai besoin de la retrouver. Cela devient vitale ! Alors, aujourd'hui encore je m'en vais errer dans les rues. Peut-être qu'aujourd'hui la chance sera de mon côté...

Aujourd'hui ce sera le sud de la ville que je vais quadriller. Je ne connais pas très bien l'endroit, mais on m'a dit que les jeunes traînaient souvent par là-bas. Alors, je croise les doigts. Je suis simplement vêtu d'un jean un peu décoloré, d'un tee-shirt blanc et d'une veste très populaire grise. La mode je ne connais pas vraiment, alors je fais toujours très simple. Au Lycée je n'ai pas d'amis. Tout le monde me trouve bizarre alors personne ne me parle. Pourtant, dans la rue j'arrive à me mêler à la foule. C'est comme si je faisais partie d'eux. Là dans la rue je suis un jeune homme de dix-huit ans qui attire le regard des filles et qui semble sûr de lui. Les apparences sont parfois trompeuses... Mais je ne fais pas réellement attention à tout ce qui se passe autour de moi. Enfin si ! Je cherche. Mon regard ce pose sur tous les visages que je rencontre. Il y a beaucoup de monde dans les rues aujourd'hui. Sans doute parce qu'il fait très beau et que nous sommes samedi. J'étouffe un peu, mais je ne lâche pas l'affaire. Quand soudain j'aperçois une chevelure blonde. La jeune femme est à quelques mètres de moi et marche d'un pas assez rapide. Je me faufile entre les gens pour tenter d'apercevoir son visage. Mon coeur s'emballe. Au plus profond de moi-même j'espère que c'est elle. Elle se fait bousculer par un jeune et ce tourne dans ma direction. Je m'arrête tout de suite. Et non ce n'est pas elle ! Encore un faux espoir... Je passe une main sur mon visage et lâche un profond soupir. Je me trouve devant un bar, le Rylee's. A l'intérieur il y a beaucoup de jeunes, la plupart ont mon âge. Je me décide a rentré. J'ai l'impression que ce n'est pas aujourd'hui que je vais retrouver Mélody. Je commande une boisson au barman et vais m'asseoir au fond de la salle. D'ici j'ai une vue imprenable sur tout ce qui peux se passer aussi bien dans le bar que dans la rue. Mon regard ce pose sur un couple. Ils ont l'air heureux tous les deux. Heureux de vivre, d'être ensemble. Je les envie... J'aimerais connaître quelque chose comme cela. J'aimerais réellement avoir une bande d'amis avec qui passer mes soirées, avec qui je pourrais rire de tout et de rien. J'aimerais pouvoir oublier mon passé d'un claquement de doigts, mais je crois que cela n'est pas vraiment possible. Pourtant, mes parents ont essayé. On m'apporte ma boisson. J'en bois la moitié sans respirer. Inconsciemment mes doigts tapent un rythme sur la table. J'ai mal au coeur. Je voudrais juste aller mieux. Je voudrais juste vivre !

Cela fait désormais une bonne dizaine de minutes que je suis assis ici au beau milieu de gens qui me ressemblent et qui pourtant me semblent inaccessible. Je ne cesse de fixer la table. Je suis un peu perdu dans mes pensées. Dès que je suis seul, je m'enferme dans une bulle. Ici rien ne peut m'atteindre. Je me sens presque bien. Presque en sécurité. Pourtant, aujourd'hui je n'arrive pas à rester totalement concentrer. Je relève la tête et là... Je la vois. Oui c'est bien elle, c'est Mélody. Mon coeur à un rater. J'ai l'impression que quelqu'un viens de me frapper dans le ventre. J'ai du mal à respirer. Et pourtant tout est bien réel. Ses cheveux blonds, son beau sourire et ses magnifiques yeux verts. Oui cela ne peut être qu'elle. Je l'ai retrouvé ! Elle est là ! Mais je n'arrive pas à bouger comme terroriser de la rejoindre. Et si elle ne voulait plus me voir ? Et si elle me détestait ? Je sens que je vais tourner de l'oeil. C'est trop d'émotion d'un coup. Elle ne m'a pas vu. Elle semble seule et perdue dans cet endroit. Pourtant, elle est radieuse. Je n'ose pas me lever. Mais lorsqu'elle commence à me tourner le dos je me lève d'un bond. Je ne peux pas la laisser partir. Aller Enzo va la retrouver. Elle est là, c'est elle ! Zut elle sort dans la rue. J'accélère le pas. Au passage je renverse un serveur. Je ne prends pas le temps de m'excuser. Non je n'ai pas le temps, je dois la rattraper. Me voilà dans la rue soudainement vide. Elle est juste à quelques mètres de moi. Mon coeur bat a cent à l'heure. « MELODY ! ». Elle se retourne et son regard ce pose enfin sur moi. Pour la première fois depuis des années je me sens heureux.

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Mar 3 Mai - 1:28



MELODY & ENZO ♥

    J'ouvrai les yeux. Encore un cauchemar. Il m'était devenu si familier d'en faire, que la sensation courbaturée et ankylosée du réveil n'éveillait même plus mon attention. Exaspérée, je me levai et me dirigeai vers la salle de bain adjacente à ma chambre. Le miroir reflétait un visage qui m'était encore étranger. Je n'avais pas connu mon reflet pendant neuf ans, et aujourd'hui que je le retrouvais, j'avais l'impression de me retrouver face à quelqu'un que je ne connaissais pas. Bien sûr, je connaissais les courbes de mon visage et de mon corps, la blondeur de mes cheveux, et les fossettes qui se creusaient sur mes joues quand je souriais. Mais tout ensemble, non, c'était irréel. J'évitais les miroirs, en général, je dois dire. Rien que les vitrines des magasins, je les évitais. Ma mère adoptive, madame Cohen, ne cessait de répéter qu'il me faudrait du temps, mais qu'un jour, j'arriverais à m'approprier mon corps, et à m'approprier cette beauté qui -disait-elle- était mienne. J'avais hâte que ce jour arrive. Lorsque dans la rue, je croisais toutes ces magnifiques jeunes filles de mon âge, si à l'aise avec leurs corps, avec beaucoup de style, et maitrisant leurs cheveux à la perfection, je me rendais compte à quel point les années que j'avais manquées avaient été les plus importantes. Aujourd'hui que j'avais tout perdu, je tentais de me reconstruire, et c'était déjà ça. Mes parents me manquaient, c'était indéniable, et chaque jour de liberté, je le leur dédiais. Le fait de les avoir connus uniquement jusqu'à mes six ans m'aidait à me remettre de leur disparition. Lorsqu'on ne connaît pas les gens très bien, ils nous manquent moins. Mais je me mettais à les idéaliser, et je savais que ce n'était pas très bon non plus. Mais le manque qui me déchirais sur place, ce n'était pas celui de mes parents. Il suffisait d'un nom pour l'éveiller : Enzo. La dernière image que j'avais de lui remontait à plus d'un an désormais. J'avais le souvenir de son visage fatigué, de sa main retenant la mienne avec affection. J'avais le souvenir de ses bras autour de moi, et de ce regard incroyable qui lui était unique. Ses yeux me manquaient. Chaque chose qui le constituait me manquait. Ses petites blagues pour détendre l'atmosphère, le son de sa voix, chacune de ses intonations. Y repenser me faisait un mal fou, et il m'arrivait d'avoir besoin de m'asseoir en me remémorant tout ça. Ces souvenirs me donnaient des crampes au ventre, des haut-le-cœur, et me faisaient même tourner la tête. N'importe quelle personne censée aurait dit que je devenais folle, mais après ce que j'avais vécu, j'avais des circonstances atténuantes.

    J'avais parlé par-ci par-là de tout ça avec Lizzie, ma mère adoptive. Je ne cessais de lui parler d'Enzo, sans arrêt, comme si j'avais besoin de me prouver sa réalité. Je ne parlais de lui à personne d'autre, parce que je ne voulais pas qu'on me considère comme faible. Lizzie me donnait des solutions, à chaque fois, mais je les balayais d'un coup de main. Le retrouver, ça aurait été stupide. Ses parents m'auraient détruite. Ils étaient des gens bien, mais quand il s'agissait d'Enzo, ils n'avaient aucune pitié. Certes, j'aurais eu envie, de le retrouver, de serrer sa carrure d'athlète dans mes bras, de retrouver son odeur, ses cheveux.. Mais c'était trop compliqué, et il fallait que j'avance, à tout prix. Que j'avance en ne me retournant pas. Une nouvelle vie s'offrait à moi, et je ne devais pas louper cette chance. Je me rappelle, qu'une fois qu'on en discutait, Lizzie m'a posé une question, une question à laquelle je n'avais jamais songé. Un simple « Tu l'aimes ? ». J'avais bien compris ce qu'elle ne me demandait pas si je l'aimais comme un frère, mais si je l'aimais, de l'autre façon. Par fierté, j'avais dit « Non », mais cette question qui m'avais surprise, me taraudait depuis. Enzo avait toujours été à mes côtés, et il était vrai que dans ce genre de situation, on en vient à considérer la personne à côté de nous comme un frère. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, je n'avais jamais réussi à le voir comme tel. Il n'était pas mon frère, il était mon meilleur ami, et moi qui ne connaissais rien à l'amour, je ne pouvais penser qu'il puisse être autre chose, bien que mon cœur explosait dans ma poitrine à la moindre évocation de son nom. Je n'en savais rien, et maintenant qu'il était loin, mieux valait ne pas se poser la question. Que je l'aime ou pas n'avait plus d'importance désormais.

    Je me maquillai en vitesse. J'avais besoin de prendre l'air. C'était un rituel quotidien : aller au parc pendant un long moment, puis flâner dans les rues, regarder les gens, observer la vie autour de moi. Il faisait plutôt chaud, je décidai donc de mettre la robe bleue que j'avais achetée avec l'une de mes amies, Billie. C'était elle qui m'avait poussée à la prendre, ajoutant que cette robe était faite pour moi. Je n'avais pas franchement d'avis sur la question, mais j'avouais me trouver plutôt jolie dedans, ce qui était quelque chose de rare. J'enfilai mes chaussures préférées, attrapai mon sac dans l'entrée, et, glissant un rapide baiser sur la joue de Lizzie, me précipitai dehors. J'avais la chance d'habiter au cœur d'un endroit vivant et plein de choses à faire. Bien que mon appartement se trouvait au Nord-Ouest de Phoenix, mes parents adoptifs habitait au Sud, et j'adorais venir là-bas. Comme à mon habitude, je me mis à flâner dans les rues. Les gens n'étaient jamais les mêmes, et c'était drôle de voir à quel point tous se ressemblaient, pourtant.

    Ce ne fut qu'au bout d'un heure que me m'aperçus que je n'avais même pas pris de petit-déjeuner. Ma hâte d'aller à l'extérieur avait tu tout autre sentiment, même mon appétit. J'avais gardé un appétit d'oiseau, les médecins disaient qu'il fallait que mon estomac s'habitue de nouveau à la nourriture « normale ». J'entrai, tout sourire, répondant aux bonjours des employés et de quelques clients. Je sentis le regard d'un jeune homme sur moi, et cela me donna un frisson. Je détestais qu'on m'observe, cela me rappelait de mauvais souvenirs, et les hommes me faisaient peur. Certes, certains étaient devenus mes amis, mais tous ceux que je ne connaissais pas m'effrayaient au plus au point. M'asseyant sur l'une des tables à la lumière du jour, je commandai un chocolat chaud et un jus d'orange. Rien de mieux pour me réveiller totalement. En attendant, mon regard se perdis dans la foule. Mon cœur eut un raté lorsqu'un garçon qui ressemblait beaucoup à Enzo passa au travers de la foule. Je sentis ma vue se troubler, et mis immédiatement mon visage dans mes mains. Il faut que ça s'arrête. Je ne peux plus continuer comme ça. Il n'est PAS LA. Il ne peut pas être là. Mélody arrête tes conneries, tu te fais plus de mal qu'autre chose. Le serveur, en m'apportant ma commande, me demanda si j'allais bien, et je lui répondis avec un faux sourire radieux que tout allait pour le mieux. Je n'en bus que plus vite mon chocolat chaud qui me brûla la langue. Peu importait, cela ne me touchait même pas. Je pris mon jus d'orange en vitesse, me concentrant sur les nouvelles d'un journal laissé sur ma table par un client précédent. Rien de particulièrement intéressant. Enfin si, plutôt rien qui n'éveillait mon attention. Des noms que je ne connaissais pas, des photos de visages étrangers et pourtant célèbres, beaucoup de choses ne me parlaient pas. Je sortis mon porte-monnaie et déposai quelques pièces pour payer, et me dirigeai vers l'entrée, avec la perspective de prendre ma voiture (j'avais eu le permis quelques semaines auparavant) et de retourner ranger un peu mon appartement. Poussant la porte du café, je regardai le soleil, présage de bonne humeur. Mais quelques secondes à peine plus tard, une voix éveilla tous mes sens. Une voix, criant mon nom, que j'aurais pu reconnaître entre dix milles. Je crus rêver, le temps d'un instant, mais tandis que je me retournai pour apercevoir ce que je supposai être un mirage, je me rendis compte que la situation était bien réelle.

    Ce fut comme une bombe qui explosa dans ma tête, dans mon corps, et surtout dans mon cœur. Lorsque ses yeux couleur lagon me transpercèrent, j'eus l'impression qu'on enfonçait une grenade au plus profond de mon âme. Mon cœur eut tellement de ratés que je crus qu'il allait s'arrêter. J'étais incapable de bouger, incapable de dire quoi que ce soit. Comme si on m'avait lancé un sortilège de paralysie. Plus rien n'avait d'importance dans le monde si ce n'était ces deux prunelles plongées dans les miennes, et ce visage que j'aimais tant. Je n'y croyais pas. J'avais beau me dire qu'il fallait que je dise quelque chose, ma gorge était nouée, et chaque parcelle de mon corps engourdie par le bonheur, et la douleur à la fois. J'étais incapable de faire un pas. J'avais tellement attendu ce moment, que je ne savais même pas comment y faire face.

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Mar 3 Mai - 6:51


« MELODY ! ». Elle se retourne et son regard ce pose enfin sur moi. Pour la première fois depuis des années je me sens heureux. Même mieux que cela. Enfin. C’est du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C’est mieux que tout. Mieux que la liberté, mieux que la vie… Elle se tient là devant moi. Plus belle que jamais. Sa chevelure dorée tombe en cascade sur ses épaules. Son regard me transperce. C’est comme si quelqu’un venait de plonger sa main dans ma poitrine pour aller serrer mon cœur. Je n’arrive pas a reprendre ma respiration. Je ne bouge pas. Elle non plus. C’est réellement troublant de la voir. Un an. Cela fait un an que j’attends ça. Et je la retrouve là comme ça par un pur hasard. La chance est de mon côté on dirait. Des millions de pensée m’assaillent. J’ai des milliers de choses à lui dire. A lui montre. Je ne sais même pas par quoi commencer. Je suis carrément incapable de faire un pas en avant. Je ne cesse de la fixer. Elle semble aussi déboussolée que moi. D’un coup ma bulle de souvenir et de bonheur éclate. Quelqu’un vient de me bousculer. J’échange de rapides excuses et cette fois j’avance vers elle. On ne peut pas rester silencieux comme cela pendant des heures. Elle ne bouge pas. Je continue à me rapprocher d’elle. Je veux de nouveau sentir son parfum. Toucher son doux visage et voir ses yeux plonger dans les miens. Je suis de plus en plus proche d’elle. Ma vue commence à ce brouiller. Oh. Je n’ai pas pour habitude de pleurer. Enfin. Je ne pleure jamais. Mais là. C’est un trop plein d’émotions que je suis incapable de gérer. Je prends une longue respiration. J’ai presque peur que tout cela ne soit qu’un rêve. J’ai tellement attendu ce moment que j’ai peur de la moindre chose qui pourrait venir gâcher ce moment. Mais tout semble bien réel. Je sens les rayons du soleil sur ma peau et son regard. Son regard me fait cet effet bizarre que je n’arrive toujours pas à comprendre. Elle a cette façon de me regarder qui fait chavirer mon cœur. J’ai l’impression que je suis sur le point d’avoir une crise cardiaque tellement mon pauvre cœur subit des rater. Je l’observe un peu plus. Ces yeux verts ont retrouver leurs éclats. Un instant je ferme les yeux. La dernière fois que je l’ai vu son visage était blanc et son corps fragile. Elle ressemble désormais a toutes les filles de son âge. Elle est belle. Bien habiller et surtout très féminine. Ce détail attire mon attention. Je ne l’avais jamais vu autant femme qu’aujourd’hui. Cela fait presque cinq minutes que nous nous observons sans rien nous dire. Un simple sourire apparaît sur mes lèvres. Je pose une main sur son visage. Le plus tendrement possible. « Tu m’as tellement manquer… » murmurais-je. Sans réfléchir plus longtemps, je m’avance encore d’un pas et la prends dans mes bras…

Je me sens à nouveau vivant. Là avec elle. Dans cette rue de Phœnix. Elle est dans mes bras et moi je revis. A ce moment précis, je ne comprends pas pourquoi mon père tenait tellement a ce que je reste éloigner d’elle. Certes les souvenirs refont surface, mais ils ont toujours été là. Et je les trouve beaucoup plus supportable depuis qu’elle a poser son regard sur moi. Comme quoi les adultes n’ont pas toujours les meilleures solutions. Il pensait faire ce qu’il y avait de mieux pour moi. Il a juste perpétuer l’enfer pendant un an. Mais maintenant je sais que tout ira mieux. Parce que je l’ai enfin retrouvée. Je pose ma joue contre sa tête. Ses mains s’accrochent à mon tee-shirt. Je souris. « Je partirais plus Mélody, je te le promets ! » lui dis-je tout en la serrant un peu plus contre moi. Non je ne partirais plus. Ou tout du moins pas sans elle. Plus maintenant. Je jette un coup d’œil au couple que j’observais tout à l’heure. Je n’ai plus vraiment a les envier. Je viens de retrouver ma moitié. Celle qui m’a permis de rester en vie. Celle qui me fait sourire et pour qui, étrangement, mon cœur ne cesse de battre à cent à l’heure. Je fais mon possible pour ne pas flancher. Je dois continuer à rester fort juste pour elle. Mais les larmes sont là. Au coin de mes yeux. Et elles n’attendent qu’une chose. Dévaler sur mes joues. A nouveau je prends une longue respiration. J’ai presque envie de crier. De crier au monde entier que je suis heureux. Qu’en réalité la vie est peut être pas si nulle que cela. Qu’après le malheur, le bonheur arrive enfin. Je ne connais rien de la vie. La mienne se résume à neuf ans passer dans une minuscule pièce avec Mélody. C’est comme si on me rendait une moitié de moi-même. C’est tellement difficile a expliquer ou même a comprendre. Je me recule délicatement pour la regarder encore un peu. Elle n’a toujours pas parler et je commence à me poser quelques questions. Est-ce qu’elle est aussi heureuse que moi de me revoir ? Après tout je l’ai laisser tomber. Enfin. Mon père m’as forcer à la laisser tomber, mais ça elle ne le sait sûrement pas. Peut-être qu’au fond elle me déteste. Et voilà. Je commence à me poser trop de questions. Je recule encore un peu et pose mon regard dans le sien. « Dit quelque chose je t’en supplie… ». Nerveusement je passe une main sur ma nuque sans la quitter des yeux. Mon dieu elle m’avait vraiment manquer. Mon cœur ne s’en remet toujours pas…

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Mar 3 Mai - 13:20



MELODY & ENZO ♥

    La situation me semblait toujours aussi absurde. Bien que je sois convaincue de sa réalité. Je ne comprenais pas. Comment pouvait-il, lui, mon espérance, ma moitié, mon souffle de vie, se trouver en face de moi, dans cette rue quasiment déserte de Phoenix ? Comment était-ce possible qu'au bout d'un an sans nouvelles, sans un seul signe de vie, il apparaisse devant moi, comme dans un conte de fée. Plusieurs sentiments se mêlaient en moi, et je sentais la boule dans ma gorge monter de plus en plus, prête à créer des larmes aux coins de mes yeux. J'étais heureuse. Terriblement heureuse. Plus heureuse que les six milliards et demi de personnes sur cette terre. Mais je ne savais comment réagir. Après tout, il m'avait laissée seule, et bien qu'il n'ait pas eu le choix de partir, il ne m'avait pour autant pas donné une seule nouvelle. Ce sentiment s'effaça immédiatement quand il fut bousculé par une personne au téléphone. Le monde s'était arrêté dans une sphère qui nous détachait de toute réalité, tous les deux, ce fut comme une bulle idéale qui explosa d'un coup. Relevant son visage vers moi, il fit un pas en avant, puis deux. Chaque pas augmentait la vitesse à laquelle mon cœur battait. Chacun de ses pas était comme un retour à la liberté, un retour au bonheur, l'explosion de tout ce que j'avais gardé en moi depuis un an. Sa démarche m'avait manquée. Je repris un peu mes esprits. Mais rien ne semblait logique en moi, à cet instant précis. Je remarquai une chose : je ne sentais pas la gravité, du moins, je n'avais plus l'impression de la sentir. J'étais rattachée, par tous les fils du destin, à ces deux prunelles méditerranéennes, qui se rapprochaient de plus en plus de mon visage. Mon cœur battait tellement vite qu'il résonnait à mes tempes, et me donnait l'impression qu'il pouvait éclater d'un moment à l'autre. Il était si près désormais que je pouvais apercevoir une petite lueur dans ses yeux, cette étincelle que je n'avais pas vu depuis des années. Ses yeux brillaient, tellement fort que toute petite fille naïve aurait pu croire qu'il pouvaient briller dans la nuit. Je n'avais qu'une chose à dire : il était magnifique. Plus soigné, plus musclé, plus souriant qu'auparavant. Cela ne lui allait que mieux. Il dépassait de loin tous les garçons que je pouvais connaître. Oui, aucun ne lui arrivait à la cheville, il était le seul, il était tout. Je ne pouvais m'empêcher de l'observer, ma gorge toujours nouée. Je me familiarisais de nouveau avec chaque parcelle de son visage. Ses fossettes, le coin de ses yeux, ces cils, ses lèvres. Ce petit sourire naissant qui chamboulait le bon fonctionnement de mon organisme. Je n'avais qu'une envie : lui sauter au cou, mais quelque chose d'invisible et de terriblement handicapant m'en empêchais, sans que je sache ce que c'était.

    Mon état se calma légèrement lorsque, arrivé à quelques centimètres de mon visage, il posa sur moi ce regard que j'aimais tant, ce regard que je n'avais su trouver nulle part ailleurs. Je n'avais aucune notion de temps. Il n'existait plus rien pour moi si ce n'était lui. Doucement, il posa alors sa main sur ma joue, et cela engendra une décharge électrique-féérique dans tout mon corps. Comme si, de l'endroit où il avait posé sa peau était parti un antidote, qui se répandait dans mes veines le plus délicieusement possible. Puis il murmura « tu m'as tellement manqué.. » d'une voix douce, mélodieuse qui entraîna une seconde décharge électrique. J'avais l'impression d'être malade, sans savoir de quelle maladie il s'agissait. Il fit un pas, se retrouvant à à peine trois centimètres de mon visage, et entoura ses bras autour de moi, comme une tour, comme un abri duquel je ne voudrais plus jamais partir. J'avais peur qu'il entende à quel point mon cœur battait la chamade. Son parfum s'engouffrait par tous les pores de ma peau, et je me sentais vivante, revigorée. Comme s'il avait fallu cette petite chose pour me faire renaître. Enzo était là, plus rien n'avait d'importance. Posant mon menton au creux de son cou, je l'enlaçai un peu plus fort, et sans m'en rendre vraiment compte, agrippait son tee-shirt avec une force qui m'était inconnue. Comme s'il s'apprêtait à s'envoler, et que j'essayais de le retenir plus longtemps, de le garder auprès de moi avant de me réveiller de ce beau rêve. « Je partirais plus Mélody, je te le promets ! » me dit-il, comme en réponse à mes questions et à mes peurs intérieures. Comme s'il pensait la même chose que moi, sans me concerter. Je sentis mes jambes engourdies prêtes à me lâcher, mais ses bras autour de moi me permettaient de rester debout, forte. Tout se précipitait en moi : les larmes, les sanglots, les pensées, mon cœur. Pas une seule chose n'était épargnée. Je sentis une perle d'eau courir sur ma joue, et la laissait terminer sa course sur l'épaule de celui qui m'avait tant manqué. J'avais envie de le garder auprès de moi, comme cela, pour le restant de mes jours. Je ne savais pas ce que cela signifiait, je savais uniquement que j'en avais envie, et que j'aurais tout donné pour que ce soit le cas. Il se détacha délicatement de moi, laissant ses mais sur ma taille, pour plonger son regard dans le mien une nouvelle fois. Je décelai une pointe d'appréhension dans son regard, qui se confirma lorsqu'il ouvrit de nouveau la bouche pour me prier : « Dis quelque chose je t’en supplie… »

    Je laissai alors, explosant d'émotion, un sourire radieux se dessiner sur mon visage, et les larmes couler sur mes joues sans s'arrêter. « Je.. » commençai-je, essayant de trouver mes mots. Inspirant, je posai mes mains en haut de son cou, caressant ses cheveux. J'avais envie de le serrer de nouveau dans mes bras, cette envie inexplicable d'embrasser chaque parcelle de son visage. « J'ai bien cru que tu ne reviendrais jamais. J'ai bien cru que je devrais vivre sans toi pendant des années. J'ai eu peur que tu m'oublie, que tu refasse ta vie... que tu ne m'aimes pas assez pour revenir me chercher. ». Caressant l'une de ses joues, j'ajoutai : « J'ai failli devenir folle. Te rends-tu compte combien tu m'as manqué ? ». Entourant mes bras autour de son cou, je sautai dans ses bras, et murmurai à son oreille « La vie ne vaut rien, les sourires ne valent rien, sans toi. ». N'importe quelle personne arrivant au milieu de la scène m'aurait trouvée pathétique. Rien ne l'était, pour moi. Ces mots étaient lourds de sens, et certainement pas jetés à la légère. Il était tout ce que j'avais, tout ce qui me rattachait à cette vie, et mon seul espoir avait été de le revoir, même pour cinq minutes. « Ne me quitte plus jamais. Plus jamais. »

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Mer 4 Mai - 7:41


L’Enfer, c’est quand tu peux plus voir les gens que t’aimes… Tout le reste ça compte pas. Plus rien ne comptait avant ce moment. Avant ces cinq dernières minutes je n’étais rien. Je n’étais qu’un pion manipuler par le destin, mon entourage ou la vie en générale. Mais, désormais les choses vont changer. Là sur ce trottoir. Au beau milieu de Phœnix. Je reprends enfin possession de ma vie, de mon avenir ! J’ai assez joué au pantin. Maintenant je suis bien décider à prendre ma revanche sur la vie avec elle à mes côtés. D’un seul coup, tout semble plus facile. Plus facile à supporter, plus facile à voir et à comprendre. Le monde semble beaucoup plus beau. Alors voilà fini l’enfer ! Désormais, j’avance vers ma vie. Vers celle qui donne un sens a tout cela. Qui fait que mon monde tourne rond. Je ne pensais pouvoir affirmer tout cela ce matin lorsque je me suis lever. Comme quoi la vie nous réserve des surprises après nous avoir fait subir le pire. Au plus profond de moi-même, je sens que la plaie béante qui avait laissé pris la place de mon cœur commençais déjà a ce refermé. Je me sens encore plus heureux que le jour où nous avons retrouvé notre liberté. L’euphorie ne cesse de me gagner. Je serais capable de danser, de chanter juste pour montrer au monde entier à quel point je suis heureux. Je suis heureux ! C’est bien la première fois de ma vie que je suis capable d’affirmer cela. Mais je ne sais trop comment agir. La prendre dans mes bras, sourire, lui parler, rire, pleurer, hurler de joie. Je ne sais pas par où commencer. Tout ce mélange. Les émotions prennent le dessus. Elles me poussent à avancé vers Mélody. Je la dévisage totalement. Elle a tellement changer physiquement. Son corps est devenu celui d’une vraie femme. Les bleus ont disparus de son visage pour laisser place à son magnifique sourire. Ces yeux d’un vert profond me transperce et m’emporte. Je ressens quelque chose de nouveau et d’inconnu. C’est comme si on venait farfouiller dans mon cœur et dans mon ventre. Pourtant cela ne fait pas mal. Non au contraire. Je me sens bien. Je me suis d’ailleurs jamais sentit aussi bien. Je ne capte plus ce qui se passe autour de moi. Je suis uniquement concentrer sur Mélody. Je n’arrive pas a encore réaliser qu’oui elle est là. Que je l’ai retrouver et que cette fois personne ne pourra me dire de la laisser de tomber. Oui j’ai vraiment du mal à réaliser. Pourtant tout ceci est plus que réel.

Une main posée sur sa joue je lui murmure qu’elle m’as manqué. Ces quelques mots sont bien faibles pour lui montrer à quel point elle m’as réellement manqué. Son absence m’as rendue malade. Presque fou. Ma mère ce faisait du soucis pour moi toutes les nuits. Je hurlais son prénom a m’en casser la voix. Mon père m’as même envoyer chez un psy. D’ailleurs ce gars était un con finis. Il ne cessait de me répéter qu’il fallait que je l’oublie, que je passe a autre chose. Il me faisait raconter tout un tas de truc pour finir par me dire cela. Alors qu’en réalité je souffrais de plus en plus de ne pas la voir. Chaque fois que je fermais les yeux son visage venait me hanter. Dans mes rêves elle m’appelait à l’aide, je l’entendais pleurer. Aujourd’hui est le jour de la délivrance. Pour la première fois depuis longtemps je la prends dans mes bras. Elle s’agrippe a moi de toutes ses forces. Elle ne c’est jamais attacher comme cela à moi. Je sens de nouveau son parfum. Cette odeur enivrante qui m’as tant aider a survivre. Pendant neuf longues années je n’ai connu que ce parfum. Je baisse légèrement la tête. Mon nez frôle ces cheveux blonds. Je m’agrippe à elle comme a une bouée de sauvetage. Je pourrais rester ainsi pendant des heures. Juste comme cela dans ses bras. D’un seul coup, je prends peur. J’ai peur qu’elle reparte. Qu’elle me laisse ou pire encore qu’elle me déteste. Après tout elle aurait tous les droits du monde pour me détester. Je l’ai laisser tomber dans le pire moment de sa vie et je ne lui ai jamais donner de nouvelles. Mon dieu. Elle pourrait me haïr. Un frisson me parcours. Je doute. Ce serait sans doute la pire chose qui pourrait m’arriver. Je me recule légèrement. Mes mains descendent sur ses hanches. Je la regarde tendrement. « Dis quelque chose je t’en supplie… » finis-je par dire. J’ai juste besoin qu’elle me parle. Même si c’est pour dire n’importe quoi. J’ai besoin de savoir qu’elle me déteste pas. Qu’elle est aussi heureuse que moi à ce moment même. Je vois qu’elle a compris. C’est fou tout de même. On arrive a ce comprendre juste avec un regard. Nous n’avons même pas besoin de nous parler. C’est un lien réellement unique qui nous lie. Un lien que je n’arrive pas encore a comprendre ou même à définir. Peut-être un jour ça arrivera, mais pour le moment ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus important. Pour l’instant, je veux juste la retrouvée. Pour de bon…

Un sourire finis par apparaître sur son doux visage. D’accord. Là mon cœur va réellement exploser. Je ne me souvenait plus à quel point elle était belle lorsqu’elle souriait. Les larmes commencent à couler le long de ses joues. Cela me fait mal de la voir pleurer, même si je sais que ce sont des larmes de joie. J’ai tellement vu ses larmes que j’ai encore du mal à les supporter. « Je… » finit-elle par me dire. Je ne peux m’empêcher de sourire. Apparemment je ne suis pas le seul à ne pas savoir par où commencer. Délicatement, je pose à nouveau ma main sur sa joue et j’essuie du pouce les quelques larmes qui coulent encore. Je lui souris comme j’avais l’habitude de faire pour la rassurer pendant neuf ans. Elle est la seule a pouvoir comprendre ce sourire. Et de toute façon, elle est la seule a qui je peut l’adresser. Cette fois, c’est elle qui bouge. Elle pose ses mains sur ma nuque et me caresse doucement les cheveux. Un instant je ferme les yeux. Une vague de bonheur m’irradie. Je ne peux m’arrêter de sourire. « J’ai bien cru que tu ne reviendrais jamais. J’ai bien cru que je devrais vivre sans toi pendant des années. J’ai eu peur que tu m’oublie, que tu refasse ta vie… Que tu ne m’aimes pas assez pour revenir me chercher. ». Cette déclaration me coupe le souffle. Alors oui, elle a vraiment cru que je ne l’aime pas assez pour venir la retrouver. Je ne peux pas lui en vouloir d’avoir cru cela. Malgré tout, je ressens le besoin de lui montrer que tout cela n’as jamais été fait de mon plein gré. Mais je la laisse me parler. Entendre sa douce voix me calme. Elle caresse ma joue avec sa main. Je profite de chacun de ses mouvements. « J’ai failli devenir folle. Te rends-tu compte combien tu m’as manqué ? » me demanda-t-elle. Je repose mes yeux dans les siens. Au moins, je ne suis vraiment pas le seul a être devenu dingue après cette histoire. Tout ce qu’elle viens de me dire me rassure. Cette fois je suis sûre que tout ira bien. Pour de bon ! « J’étais malade sans toi. Je me suis battu avec mon père pour qu’il me laisse avec toi, mais j’ai pas eu le choix Mélody. Je voulais pas te laisser… » lui dis-je doucement. D’un coup elle me saute dans les bras. Je la sers contre moi de toutes mes forces. Je crois que nous avons des tas de choses à nous dire et que la journée ne va pas suffire. Mais au moins une chose est sûre. Nous sommes de nouveau ensemble. Et ce pour toujours cette fois ! « La vie ne vaut rien, les sourires ne valent rien, sans toi. » me murmura-t-elle a l’oreille. Je dépose un baiser sur sa joue. Je comprends l’importance de chacun des mots qu’elle vient de prononcer. Tout cela est lourd de sens pour nous deux. Pendant neuf ans nous avons vécu l’un pour l’autre et aujourd’hui encore les règles du jeu n’ont pas changer. Je vis toujours pour elle et je vivrais toujours pour elle quoiqu’il arrive. De nouveau, sa bouche s’approche de mon oreille. « Ne me quitte plus jamais. Plus jamais. » Un frisson me parcours de nouveau. L’idée de la laisser m’effraye. Je dépose un baiser sur son front et me recul de nouveau pour la voir un peu mieux. Je remet une de ses boucles derrières sont oreilles. Doucement ma main ce rapproche de la sienne et mes doigts ce mélangent au siens. « Je te promet que je ne te laisserais plus jamais toute seule ! Tu m’as tellement manquer Mélody, sans toi la vie n’était plus pareil. Il me manquais constamment quelque chose. Je t’ai chercher de partout. J’ai fait des tas de recherches, mais personne ne voulait jamais rien me dire. » Je lâche un léger soupire. Ma voix tremblant légèrement. C’est réellement trop d’émotion. « Je t’aime Mélody et je m’en veux réellement de ne pas avoir été a tes côtés pendant cette année, mais je te laisserais plus. Je veux tout savoir de toi. Comment tu va ? Comment tu trouve ce monde ? » Je lui souris et lui montre le café d’un mouvement de tête. Autant s’installer confortablement pour ce parler de nos vies. Je ne lâche pas sa main de peur qu’elle ne s’en aille…

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Mar 10 Mai - 6:48



MELODY & ENZO ♥

    Des tas d'anecdotes me revinrent en mémoire, au contact de ses cheveux, de ses joues, de sa carrure. Je me souvins de cette fois où, alors qu'il croyait que je dormais, il m'avait prise dans ses bras, et avait embrassé mon épaule meurtrie par les derniers coups de l'homme qui nous avait volé notre enfance. Il ne l'avait pas fait pour me rassurer, ou pour soigner de manière imaginaire mes blessures.. Il l'avait fait de lui-même, pendant que je dormais, pensant que je ne le saurais jamais. Je me rappelais le bien que ce simple petit geste tendre m'avait fait. C'était grâce à ce genre de choses que j'avais survécu : par la preuve, tous les jours, qu'au moins quelqu'un m'aimait sur cette terre, et que si je ne me battais pas pour moi, je devais au moins me battre pour lui. Je m'étais toujours demandé si ces sentiments que j'avais ressenti à son égard avaient été normaux. J'osais croire qu'ils l'étaient, lorsqu'on vit une telle chose pendant autant de temps avec quelqu'un. Cependant, j'avais eu l'occasion, depuis mon retour à l'air libre, de me rendre compte que notre relation ne ressemblait en rien à celle de deux amis qui se connaissent depuis tant de temps. J'avais observé, dans mon entourages, ces duos d'inséparables qui se disaient meilleurs amis d'enfance, mais n'avais jamais retrouvé une once de ce que j'avais vécu avec Enzo dans leurs comportements. Je n'en avais jamais parlé à personne, de peur qu'on se foute de moi. Après tout, repenser à tout cela m'avait été proscrit par l'une de mes psychologues -très peu douée, soit dit en passant- et je n'avais donc pas eu l'occasion d'en parler à qui que ce soit. D'ailleurs, je n'en avais pas envie. J'avais tellement du me confier aux policiers, aux psychologues, que j'avais ressenti le besoin de garder quelques traces cachées de ma relation avec Enzo. Ces moments qui n'appartenaient qu'à nous, que personne n'aurait jamais pu me voler. Toutes ces fois où il s'était endormi comme un bébé quand je lui relisais pour une énième fois un des livres de notre bibliothèque trop restreinte. Ces fois où nous passions des heures, allongés l'un auprès de l'autre, main dans la main, à nous regarder, à la recherche d'une lueur de bonheur, d'une solution à notre enfer. Je me demandais si nous pourrions retrouver tout ça, passer du temps ensemble. Il me vint soudain à l'esprit qu'il allait peut-être devoir repartir. Je me raccrochai encore plus fort.

    J'avais prononcé chacun de mes mots avec la sincérité la plus dingue du monde. J'avais tant de choses à lui dire que les mots se pressaient dans ma gorge, se bousculaient. Alors qu'une douleur inconnue m'avait empêché de parler plus tôt, je ne ressentais plus rien désormais que le besoin de lui dire tout ce que j'avais sur le cœur, ce que j'avais vécu pendant cette année sans lui. Je devais aussi lui dire combien je l'aimais, combien revoir son visage réchauffait tous mes sens. Quoique, je n'étais pas obligée de lui dire ça. Cette sensation était étrange, mais pour une fois, j'avais l'impression qu'il fallait que je garde certaines choses pour moi. Ça valait peut-être mieux, et je devais faire confiance à mon instinct. Les bras enlacés autour de son cou, je me sentais enfin heureuse, enfin « chez moi » si je puis dire. C'était comme retrouver la liberté, retrouver un sens à ma vie. J'avais envie de le bouffer tellement il m'avait manqué. Je devenais presque dingue à son contact, là, maintenant. Je me remémorai cette tête qu'il avait fait lorsque je lui avais avoué que j'avais eu peur qu'il ne m'aime pas assez pour revenir me chercher. Il avait semblé offusqué que je puisse dire une chose pareille. Cela m'avait du bien. Peut-être m'étais-je trompée, après tout. Il restait mon Enzo, et mon Enzo ne m'aurait jamais laissée tomber, il me le prouvait. J'avais eu peur qu'il ai changé. Pendant toutes ces fois où j'avais pensé à le revoir, j'avais peur que, peut-être, il ne ressemblerait plus à celui que j'aimais tant. Qu'il soit devenu n'importe quoi, qu'il soit devenu un Dom Juan, qu'il ai d'autre filles dans ses bras. Pire, qu'il tombe amoureux. J'avais vraiment peur que ça arrive. J'avais comme la terrible sensation qu'il m'abandonnerait si jamais cela arrivait. J'étais heureuse de constater qu'il était là, dans mes bras, et donc qu'il n'avait pas changé.

    Et puis cette phrase, qui m'avait choquée par la sincérité qu'il avait mise à la dire : « J’étais malade sans toi. Je me suis battu avec mon père pour qu’il me laisse avec toi, mais j’ai pas eu le choix Mélody. Je voulais pas te laisser… » . Cette phrase, qui me prouvait que malgré tout, il avait réellement voulu rester avec moi. J'avais complètement perdu la tête, ce jour où il était parti, et avais même imaginé, que peut-être, les docteurs avaient inventé le fait qu'il se soit battu avec son père pour me faire plaisir, pour ne pas me faire de trop gros choc. Le sourire aux lèvres, je lui avais répondu « Je sais. Je le sais maintenant. ». J'étais toujours dans ses bras, m'agrippant comme si ma vie en dépendait. Il me lâcha doucement, embrassa mon front avec tendresse avant de replacer une mèche de mes cheveux. Un frisson me parcourut. Je le réapprenais, au fur et à mesure. Je m'habituais de nouveau à ses gestes, à son regard doux, à ses expressions, au son de sa voix. Puis, il pris ma main, enlaçant ses doigts dans les miens. Cela me rappelait des souvenirs, de bons souvenirs. C'était quelque chose qu'il avait l'habitude de faire dans le passé, mais cette fois, ce n'était pas avec la même émotion, ni de la même façon. Parce que nous étions libres, et que nous pouvions faire ce que nous voulions. Parce que nous avions changé, parce que nous pouvions sentir le soleil sur nos peaux. « Je te promet que je ne te laisserais plus jamais toute seule ! Tu m’as tellement manqué Mélody, sans toi la vie n’était plus pareille. Il me manquait constamment quelque chose. Je t’ai cherchée de partout. J’ai fais des tas de recherches, mais personne ne voulait jamais rien me dire. » me dit-il. Surprise, je répondais « Tu.. Tu as fait des recherches ? Ça veut dire que.. Aujourd'hui, ce n'est pas tant un hasard que ça ? » Un sourire radieux aux lèvres, ma voix chevrotante sous le coup du bonheur que ses paroles me procuraient, j'ajoutai : « Enfin, on aurait pu se rater à quelques secondes mais.. mon dieu, je n'imaginais pas que tu avais fait des recherches. Si tu savais comme ça me fait du bien d'entendre ça.. ». Je resserrai mon étreinte autour de sa main, et lui prenait l'autre, de la même façon. « Je t’aime Mélody et je m’en veux réellement de ne pas avoir été a tes côtés pendant cette année, mais je te laisserais plus. Je veux tout savoir de toi. Comment tu va ? Comment tu trouve ce monde ? ». Avec un soupir, et levant les yeux au ciel, je lui montrai que j'avais des tas de choses à lui raconter. Il comprit immédiatement, et me montra le café d'un signe de tête. « Très bonne idée, Di Constanzo ! -dis-je, usant son nom de famille, comme j'en avais l'habitude auparavant- J'aime beaucoup ce café, en plus. ». Le tirant par la main, je commençai à m'avancer vers le café, avant de me retourner, hésitante, et de plonger au plus profond de ses yeux, pour qu'il comprenne combien je pensais ce que je disais : « et moi aussi, je t'aime. ». Ne lui laissant pas le temps de répondre, je poussai la porte et l'emmenai jusqu'à la table où j'avais été assise, quelques minutes plus tôt. Il s'assit en face de moi, et même à ce moment-là, je n'eus pas le courage de lui lâcher la main. Posant ma seconde main sur son poignet, comme pour le forcer à rester là, je commençai : « J'ai tant de choses à te dire. Il s'est passé tant de choses.. Ce monde est merveilleux, tu ne trouves pas ? Je le trouve superbe. Certes, il n'est pas parfait, mais c'est mieux comme ça. Et puis s'il était rempli de gens comme toi, j'aurais été définitivement heureuse, mais j'avoue que je me contente de ce que j'ai. »

    Puis, je commençai mon récit : « Quand je me suis réveillée, à l'hôpital, on m'a fait passer un tas d'examens, on m'a fait répondre à plein d'interrogatoires. J'en avais la migraine, ça me faisait tellement mal, d'avoir à raconter et accepter ton absence et la mort de mes parents au même moment, j'avais envie de m'arracher la peau, le cœur, les yeux. Ça faisait tellement mal. Je ne sais pas si tu as déjà connu cette sensation, mais j'avais l'impression que j'allais mourir sur place. Bref. Je suis restée quelques jours à l'hôpital. J'y ai rencontré beaucoup de monde. Tout le monde prenait soin de moi, ça m'a un peu calmée. C'est après que j'ai rencontré les Cohen. Je ne pouvais pas rester à l'hôpital éternellement, et il ne pouvaient pas me mettre en orphelinat ou me lâcher comme ça dans la nature. Amelia et Peter étaient les seuls qui acceptaient de me recueillir, et je crois que j'ai eu de la chance. Ils sont les meilleurs parents adoptifs du monde. J'ai une grande chambre, avec du bois, des couleurs vives.. Je peux jouer de la musique.. Je ne manque de rien. Ils me traitent comme si j'étais leur propre fille, c'est incroyable. Je me sens tellement en sécurité avec eux.. Ils sont toujours là pour me serrer dans leurs bras, pour m'aider à me fonder dans la masse, pour m'expliquer les choses que je ne comprends pas. Je crois vraiment que j'ai tiré le bon numéro, j'ai de la .. » Je fus interrompue par un serveur, très maniéré, qui me demanda d'une voix suraigüe ce que je voulais boire. Je le regardai avec de grands yeux surpris, avant de tomber dans un fou rire très embarrassant et incontrôlable. Ce n'était pas de sa faute, j'étais à fleur de peau, mais je ne pouvais pas m'arrêter, c'était impossible, il parlait d'une manière tellement.. spéciale !

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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo. Dim 15 Mai - 5:58



Parfois un silence vaut plus que tous les mots du monde, mais aujourd’hui j’ai besoin qu’elle me parle. Cela fait désormais une bonne dizaine de minute que l’on ce retrouve en silence. On s’observe. On ce touche. Je retrouve des sensations que j’avais perdu. Les frissons qui me parcourent lorsque sa peau touche la mienne, mon cœur qui s’emballe dès que son regard se pose sur moi. Je suis tellement heureux de retrouver cela. Doucement malgré tout, nous brisons le silence. J’ai besoin qu’elle me parle. Après tout ce temps passer sans la voir je voudrais que jamais elle ne s’arrête de me parler. Au moins, je suis sûre qu’elle ne me quittera pas. Chacune de ses paroles sont sincères. Elle n’a pas besoin de me le dire pour que je le comprenne. Mais l’une d’entre elles, m’interpelle. Elle avait peur que je ne veuille jamais la retrouver. Malgré tout le bonheur que me procurent ces retrouvailles, j’ai un léger pincement au cœur. Comment a-t-elle pu penser une chose pareille ? Mais je ne dis rien. Après tout. C’est bien moi qui l’ai laissé tomber alors qu’elle était encore dans le coma. Elle a tout à fait le droit de m’en vouloir pour cela. Je ne lui ai jamais donné d’explication a ce geste, mais aujourd’hui je vais pouvoir rattraper les erreurs de mon père. Parce que je ne veux pas qu’elle pense que j’ai réellement voulu l’abandonner et que je m’en suis voulu après. Ce n’est vraiment pas le cas… Je n’avais pas le choix ! Je veux lui montrer que je n’ai pas changé et que je suis toujours le même. Je veux lui montrer tout cela. Je veux lui montrer le Enzo adulte et responsable que je suis devenu. Le Enzo qui cache ses blessures et qui en secret rêve de ce vengé. Celui que personne ne connaît excepter-elle. J’ai besoin d’elle pour réussir à faire sortir tout cela. Et elle est là désormais. Dans mes bras. Je m’accroche encore à elle comme si ma vie en dépendait. Elle me parle dans le creux de mon oreille. Je suis incapable de me reculer ne serait-ce que pour la laisser parler. De plus. Je sens ses mains s’accrocher à mon tee-shirt. Chacun se raccroche à la vie.

Les mots viennent tout seul. Je n’ai pas besoin de réfléchir. La sincérité est là elle aussi. Je lui parle sans me détacher de son regard. Je lui avoue que je n’ai jamais voulu la quitter. Que je n’avais pas le choix et que je me suis battu avec mon père ! Elle semble surprise. Surprise, mais heureuse. C’est le plus important. Elle s’agrippe encore plus a moi. Je ne sais pas ce qu’on a pu lui raconter sur mon départ. Sans doute les pires choses… Mais maintenant la vérité est rétablie. C’est le plus important pour moi. Elle se met à sourire. Pour la première fois depuis que je l’ai retrouver, je me recule légèrement. J’embrasse son front. Je me souviens avoir toujours eu l’habitude de faire cela. En particulier, lorsqu’elle revenait couverte de bleu et tremblante de peur. C’était ma façon à moi de la rassurer. De lui dire que j’étais là et qu’elle pouvait compter sur moi. Aujourd’hui elle ne tremble plus, elle sourit ! Ma plus belle victoire. Sa plus belle revanche sur la vie. Ma main descend vers la sienne. Nos doigts s’enlacent. Comme auparavant ! Sauf que les émotions sont différentes, la situation aussi. Beaucoup de choses ont changer. Nous avons changer… Je ressens le besoin de lui parler. De tout lui dire. Je lui dois bien cela. « Je te promets que je ne te laisserais plus jamais toute seule ! Tu m’as tellement manqué Mélody, sans toi la vie n’était plus pareille. Il me manquait constamment quelque chose. Je t’ai cherchée de partout. J’ai fais des tas de recherches, mais personne ne voulait jamais rien me dire. ». Je lis la surprise sur son visage. Je sens également le frisson qui parcourent son bras. Un sourire éclaire mes lèvres. « Tu… Tu as fait des recherches ? Ca veut dire que… Aujourd’hui, ce n’est pas tant un hasard que cela ? ». Sa voix tremble, elle semble plus heureuse que jamais. De nouveau je plonge mon regard dans le sien. Instinctivement mon pouce caresse la paume de sa main. Elle finis par ajouter que l’on aurais pu ce rater de quelques minutes. Si cela avait été le cas, j’aurais encaisser un nouvel échec et j’aurais abandonner tout espoir de la retrouver. Aujourd’hui était mon jour de sursis. Dieu merci c’est aujourd’hui que je l’ai enfin retrouver. Je lui souris toujours. « Je suis retourner à l’hôpital, le médecin ne voulait me rien dire à cause d’un truc bizarre, enfin… Il appel cela le secret médical, j’ai pas tout compris, mais l’infirmière qui c’était occuper de nous m’as reconnu et elle m’as un peu aider. Après je suis parti de chez moi et j’ai commencer à quadriller tous les quartiers de Phoenix dans l’espoir de t’apercevoir. Dès que je voyais une jeune femme blonde mon cœur s’emballait. J’ai encaisser des tonnes d’échecs… Aujourd’hui est mon jour de chance ! » lui dis-je en réalisant que OUI enfin je l’ai trouver. Après avoir quadriller ces quartiers des semaines durant j’ai enfin réussi ! C’est le plus beau jour de ma vie. Celui dont je me souviendrais toujours. Que je raconterais à mes enfants. Un instant, je pense à mon père. Je voudrais juste qu’il soit là. Qu’il nous voit tous les deux. Qu’il se rende enfin compte à quel point nous sommes heureux ensemble Mélody et moi. A quel point, j’avais besoin d’elle pour me sentir mieux. Je veux qu’il comprenne son erreur. Je reviens sur terre lorsque je sens la main de Mélody écraser la mienne. « Je t’aime Mélody et je m’en veux réellement de ne pas avoir été à tes côtés pendant cette année, mais je te laisserais plus. Je veux tout savoir de toi. Comment ça va ? Comment trouve tu ce monde ? » finis-je par lui demander. On a tellement de temps perdu a rattraper. Tellement de choses à ce dire qu’il faut commencer tout de suite. Elle lève les yeux au ciel. Je comprends que la conversation va durer des heures. D’un signe de tête je lui montre le café qui se trouve à côté de nous. Au moins, on pourra passer des heures à ce parler sans ce faire déranger. Elle m’appel par mon nom de famille et m’entraîne sans lâcher ma main. Cela fait bien longtemps que personne ne m’avais appeler comme cela. Je ne peux m’empêcher de sourire. Les souvenirs remontent de plus en plus à la surface. Mélody stop sa marche et ce tourne vers moi. Lorsque son regard ce pose sur moi je comprends que je dois faire très attention à ce qu’elle va me dire. « Et moi aussi, je t’aime. ». Elle ne me laisse pas le temps de répondre, mais… Ces quelques mots me firent frissonner. Ils étaient tellement puissant. Tellement lourd de sens. Ce n’est pas un simple je t’aime que l’on balance facilement. Il me touche au plus profond de moi-même.

On s’installe sur une table. Sans me lâcher la main elle prends place. Je pose nos deux mains sur la table. Je vois bien qu’elle a peur de me lâcher. De nouveau, je souris. C’est fou a quel point nous sommes sur la même longueur d’onde. « J’ai tant de choses à te dire. Il s’est passé tant de choses… Ce monde est merveilleux, tu ne trouves pas ? Je le trouve superbe. Certes, il n’est pas parfait, mais c’est mieux comme ça. Et puis s’il était rempli de gens comme toi, j’aurais été définitivement heureuse, mais j’avoue que je me contente de ce que j’ai. » Je l’écoute parler sans rien dire. Elle semble heureuse malgré tout. Avec ou sans moi. Les garçons dans le bar là regarde. Elle est tellement belle en même temps. Je suis persuader qu’ils m’envient. Je me retiens de rire. Elle attire mon attention en me demandant mon avis sur ce monde. Je lâche un léger soupire. « J’arrive pas trop à comprendre ce monde. On a rater trop de choses, mais c’est vrai que tout est intéressant. » Je n’arrive pas à en dire plus. J’ai tellement vécu en dehors de la société que j’ai réellement du mal à m’y intégrer… Mes parents m’ont souvent reprocher cela et comme pour compenser ils m’ont emmener voir des millions de choses. Sans jamais retourner en Italie malgré tout. Une nouvelle fois je commence à me perdre dans mes pensées. Malgré tout je vois qu’elle est loin d’avoir terminer. Je sens qu’elle déborde de mots, d’idée, de souvenir à me faire partager. Je lui fais un sourire comme pour lui dire qu’elle peut tout lâcher. C’est alors ce qu’elle fait. « Quand je me suis réveillée, à l'hôpital, on m'a fait passer un tas d'examens, on m'a fait répondre à plein d'interrogatoires. J'en avais la migraine, ça me faisait tellement mal, d'avoir à raconter et accepter ton absence et la mort de mes parents au même moment, j'avais envie de m'arracher la peau, le cœur, les yeux. Ça faisait tellement mal. Je ne sais pas si tu as déjà connu cette sensation, mais j'avais l'impression que j'allais mourir sur place. Bref. Je suis restée quelques jours à l'hôpital. J'y ai rencontré beaucoup de monde. Tout le monde prenait soin de moi, ça m'a un peu calmée. C'est après que j'ai rencontré les Cohen. Je ne pouvais pas rester à l'hôpital éternellement, et il ne pouvaient pas me mettre en orphelinat ou me lâcher comme ça dans la nature. Amelia et Peter étaient les seuls qui acceptaient de me recueillir, et je crois que j'ai eu de la chance. Ils sont les meilleurs parents adoptifs du monde. J'ai une grande chambre, avec du bois, des couleurs vives.. Je peux jouer de la musique.. Je ne manque de rien. Ils me traitent comme si j'étais leur propre fille, c'est incroyable. Je me sens tellement en sécurité avec eux.. Ils sont toujours là pour me serrer dans leurs bras, pour m'aider à me fonder dans la masse, pour m'expliquer les choses que je ne comprends pas. Je crois vraiment que j'ai tiré le bon numéro, j'ai de la .. ».

Un serveur vient interrompre son discours. Je lui aurais cloué le bec avec plaisir, mais Mélody se mis à rire lorsque celui-ci nous demanda qu’est-ce qu’on voulait. Il était très maniérer et je pense que c’est ce qui a déclencher son fou rire. Je ne peu m’empêcher de sourire en la voyant comme cela. « Deux cafés s’il vous plaît ! » dis-je au serveur tout en lui montrant d’un signe de tête qu’on ne ce moque pas de lui. J’ai pris la liberté de commander pour Mélody. De toute façon, je suis presque totalement sûr que je ne me suis pas tromper. Certes nous avons du temps a rattraper, mais je la connais toujours autant. Elle ne cesse de rire. « J’adore te voir rire ! » lui dis-je tout en attendant qu’elle ce calme un peu pour lui parler à mon tour. J’ai écouter tout ce qu’elle m’a dit avec beaucoup d’attention. Je suis content de savoir qu’elle a trouver une famille où elle est heureuse. Ces gens semblent lui avoir apporter tout ce dont elle avait besoin. Je sens dans son regard que c’est à mon tour de parler. Alors avec un peu de difficulté je me lance. C’est la première fois que je vais sortir tout cela. « Quand je me suis réveillé mes parents m’ont pas laisser le choix et en moins de deux jours j’étais sortit de l’hôpital sans toi. Et pourtant j’ai tout essayer pour rester avec toi. Les médecins ont dû me mettre sous tranquillisant pour que je me calme. On m’a noyer sous les cachets et j’étais obliger d’aller voir ce débile de psy qui me disait de t’oublier à chaque fois que je le voyais. A partir de ce jour-là j’ai détester mon père. Il ne voulait pas qu’on retourne en Italie alors j’ai dû apprendre à vivre ici. J’ai vraiment eu dû mal. Au Lycée on me parle pas, je suis le gars bizarre qui fait peur a tout le monde. J’ai été un fantôme jusqu’à aujourd’hui… Toutes les nuits je te voyais dans mes cauchemars, j’arrive pas à oublier et ça me bouffe. J’ai pas vraiment vécu, tu sais… En tout cas, je suis vraiment heureux de voir que ces gens t’ont apporter tout ce dont tu avais besoin. J’avais peur pour toi quand mes parents m’ont annoncer que tu étais orpheline… » Pour la première fois depuis longtemps, je laisse ressortir mon côté fragile que je tente de cacher sous une carapace depuis un an. Devant Mélody je ne peux rien cacher ce n’est pas possible. « Mais bon tu vois je suis devenu un jeune homme comme les autres. Je tente de comprendre ce qu’un garçon de mon âge est censer faire. » Je lui souris et laisse planer un peu le silence après toutes ses révélations.


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MessageSujet: Re: “I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo.

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“I feel so alone in this nightmare” ♦ Melody&Enzo.

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